Le désert constitutionnel que nous traversons ne peut tenir lieu de prétexte pour renoncer à l’esprit des lois. Tout processus de mise en place d’un nouvel ordre constitutionnel doit etre une pédagogie démocratique et juridique. L’époque des constitutions octroyées est révolue.
Une classe d’affaires historiquement établie contre l’État-nation peut-elle vraiment se muer en force motrice du développement économique ? Pareille métamorphose non conforme à son génome social semble fort improbable.
Vous avez dit plaidoyer pour une nouvelle Constitution? Mais laquelle? Celle qui serait préparée dans les officines du pouvoir? Celle qui serait vite instrumentalisée par le statu quo? Celle qui résulterait d’un vrai dialogue national? Celle qui serait enfin appliquée? Laquelle?
Peut-on instruire le procès de la Constitution au motif qu’elle serait la cause de nos maux? Ses imperfections justifient-elles le refus endémique des dirigeants de se plier aux normes? Quel est le nom de cette volonté de la remplacer en faisant fi de ses conditions d’amendement?
Le “banditisme d’État” s’est installé au pays avec la complicité de groupes sociaux servant d’auxiliaires diffus aux flibustiers de l’économie. Il faut casser ces pratiques étatiques et rompre les liens qui les soutiennent pour abolir le vieux système de monopole et de corruption
Qui ose nous demander de signer le feuillet de l’apaisement avec nos bourreaux et nous déclarer intransigeants d’y opposer notre refus? Notre dignité est coulée dans l’insoumission à l’infâme présent. Nous saurons nous réconcilier avec nos douleurs à la fin du règne de l’horreur.
Les gardiens du système ont livré le pays au râteau maléfique des gangs car ils savent que toute rupture véritable signe leur arrêt de mort économique. Gardons l’éclair de la critique, la révolte contre l’abomination et notre entier destin dans nos mains bâtisseuses de renouveau
Dans l’actuelle conjoncture, un chef de gouvernement anachronique peut s’auto-instituer, nier toute légitimité, aliéner les institutions, diriger le vide, attendre la bénédiction de la classe d’affaires et du Core Group tandis que se meurt la République. C’est ça la realpolitik.
Prenons garde que ceux qui ont pactisé dans le crime et l’horreur en assassinant le bâtonnier Dorval ne redeviennent nos tourmenteurs à la faveur de l’impunité que leur garantirait une poursuite pénale sous influence du pouvoir politique.
Le vol du coffre du greffe général du parquet montre que les mêmes forces obscures sont à l’œuvre, conspirant à étouffer à tout prix l’affaire Dorval et confirmant par là même que les assassins sont encore dans nos murs.
Aujourd’hui, au moment où le dossier Dorval est repris par un nouveau juge instructeur, le greffe du tribunal fait l’objet d’une autre effraction insolite, sans qu’aucune responsabilité ne soit établie, alors même que le tribunal est sous la garde de la police judiciaire.
Notre défi aujourd'hui : sortir du séisme social à répétition auquel des flibustiers économiques, servis par leurs opérateurs politiques, ont soumis le pays.
L’état de siège déclaré en Haïti par un Premier ministre intérimaire, agissant inconstitutionnellement dans le régime de l'urgence, entre la cessation de ses fonctions et la prise de fonction de son successeur, s’inscrit dans le fil des pratiques autocratiques de l’ex-président.
L’assassinat de M. Jovenel Moïse, survenu dans des conditions qui renvoient à des pratiques infra-étatiques, illustre tragiquement le niveau d’effondrement planifié de l’Etat même.
Petite chronique du #CoupDEtatConstitutionnel continu en Haïti : la perversion du processus électoral, le pillage des fonds publics, la liquidation des contre-pouvoirs institués, le travestissement du mécanisme référendaire, la mise à mort des droits et libertés individuelles.
La réponse vertueuse de l’oligarchie économique haïtienne bénéficiaire de la faiblesse de l’Etat : l’oligarchie politique est la seule responsable de la détérioration des conditions sociales du pays.
L’argument simpliste selon lequel la rigidité de la Constitution haïtienne serait la principale cause de ses violations, à force d’être répété, a fini par faire fortune. Mais le véritable enjeu n’est-il pas de reformater le logiciel politique du rapport à la loi ?
By applying Trump’s phraseology to US in a seemingly challenging stance, you actually incorporate his own racist claim. Where human beings live there can be no such things as “Shithole countries”. You cannot free yourself from a negative discourse by reinvesting it in your own.
Trump often tried to humiliate other countries and those of us who were born in those countries and his final act is an epic humiliation of America.
The event of yesterday will forever impact America’s global standing. https://t.co/gRQMpSYtgT