En admettant que la loi soit qd meme miraculeusement abrogée dans ces conditions, se repose tjrs la meme question, qui va nettoyer les chiottes ? Sur quels autres criteres s'organisera le tri ? Question legerement sensible pour les antiracistes consequents.
Cette carte est gravissime. Mais elle n'a pas fait la une de l'actualité. Pour moi, l'été 2026 marque un tournant. Après celui de 2022, il devient difficile de ne plus parler de "rupture écologique" ou de "point de non retour" pour une partie des milieux aquatiques français.
D'après l'@OFBiodiversite, au 1er août, 43% des petits cours d'eau français sont en rupture d'écoulement voire "d'assecs" (i.e. l'eau ne coule plus). Cela n'avait jamais été observé, à ce niveau, jusqu'à présent en France.
Après 2022, l'été 2026 est la sécheresse de trop. Il devient de plus en plus probable que certains milieux aquatiques franchissent des seuils de rupture écologique dont le retour en arrière sera extrêmement difficile :
➡️ Lors d'un assec, c'est-à-dire lorsque le lit d'une rivière s'assèche complètement, presque toute la biodiversité aquatique (faune comme flore) disparaît. Les conséquences se répercutent ensuite sur l'ensemble de la chaîne alimentaire : oiseaux, amphibiens, mammifères et insectes qui dépendent de ces milieux sont à leur tour affectés.
➡️ Il existe bien des rivières dites intermittentes, notamment dans le sud de la France, dont les espèces sont adaptées à des assecs estivaux réguliers. Mais pour la grande majorité des cours d'eau français, un assèchement complet reste un phénomène exceptionnel. Après le choc de 2022, la biodiversité subit une nouvelle dégradation majeure.
➡️ Lorsque la rivière ne s'assèche pas totalement, la situation n'est pas forcément meilleure. Les faibles débits entraînent un fort réchauffement de l'eau, une diminution de l'oxygène dissous, des proliférations végétales et algales, ainsi qu'un profond déséquilibre des écosystèmes, pouvant conduire à une mortalité massive des espèces locales.
Comme tout écosystème, une rivière possède une certaine résilience : après une perturbation, elle peut progressivement retrouver son fonctionnement initial.
Mais cette résilience dépend de trois paramètres essentiels : la durée, la fréquence et l'intensité des perturbations. Or, avec le changement climatique, ces trois facteurs augmentent simultanément.
Trois trajectoires sont désormais possibles après la sécheresse de 2026 :
1⃣Le milieu retrouve progressivement son état initial. Cette hypothèse reste possible, mais elle nécessitera probablement de nombreuses années. Or, si des sécheresses comparables se répètent avant que cette reconstruction ne soit achevée, la résilience pourrait ne plus suffire. C'est précisément ce qui fait craindre le franchissement de points de bascule écologiques.
2⃣Le milieu s'effondre durablement. Certaines espèces disparaissent localement sans parvenir à recoloniser le cours d'eau, entraînant un appauvrissement durable de la biodiversité.
3⃣Le milieu évolue vers un nouvel équilibre, composé d'espèces plus adaptées aux conditions climatiques futures. Mais cette évolution soulève de nombreuses questions : combien de temps faudra-t-il ? Quelles espèces remplaceront les anciennes ? Les nouvelles communautés seront-elles aussi riches et fonctionnelles ? Et surtout, les écosystèmes auront-ils le temps de s'adapter alors que le climat évolue plus vite que de nombreux processus écologiques ?
Quoi qu'il en soit, comme je l'ai dit, il me semble que l'été 2026 marque un tournant. Après celui de 2022, il devient difficile de ne plus parler de rupture écologique pour une partie des milieux aquatiques français. Le changement climatique impose la révision complète du fonctionnement même de certains écosystèmes. En silence, à priori.
Y’a qd même un certain niveau de méprise (ou de mauvaise foi) qd autant de monde pense que toutes les critiques du surinvestissement dans le quitte ou double électoral ont pour objet la peur d’une victoire soc-dèm plutôt que celle d’une défaite soc-dèm qui n’a pas été préparée.
Il y a un an, il te disait : « Est-ce que quelques jours d’extrême chaleur dans l’année justifient de payer 3 milliards pour généraliser la climatisation dans toutes les écoles ? »
Et aujourd’hui, cette girouette d’extrême droite déplore le manque de clim dans les classes...🙃
Hier : contre l'idée d'une température maximale au travail
Aujourd'hui, après le malaise au volant d'un conducteur de bus : "mais enfin, c'est évident, passé un certain seuil de température il n'aurait pas dû travailler !"
Le macronisme est un foutage de gueule permanent
La France a connu une canicule en 1911, 1921, 1947, 1976, 1983, 1994, 2003, 2006, 2012, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023, 2024, 2025, 2026
Le cadrage techniciste sur la clim, piege dans lequel tombe chaque année une partie des gauchistes, masque pourtant très mal la lutte des classes qui se joue derrière
@campvolant Et c'est pourquoi l'islamophobie (comme l'antisémitisme) doit être comprise comme une forme de racisme et non comme une intolérance ou une oppression religieuse et que ce n'est pas la laïcité mais l'antiracisme qu'il faut lui opposer.
🌡️Puisque tout le monde ne comprends pas trop ce qui se passe, si on prenait les anomalies de cette semaine et qu'on décidait de tout inverser ?
Une vague de froid tardive où les minimales seraient 10 à 15°C sous les normales de saison d'une fin mai, ça donnerait ça :