Politologue de formation
Analyste politique / Licencié en fiscalité, douanes et accises.
Secrétaire Provincial chargé des Arts et Métiers / ECiDé Haut-Katanga
À condition de respecter toutes les voies et procédures légales, cette fermeté est nécessaire pour garantir la sécurité des citoyens et de leurs biens.
✅ En même temps, le gouvernement devrait mettre en place un programme de sensibilisation de la population pour encourager les parents à dissuader leurs enfants à se livrer à des activités criminelles malgré la pauvreté !
✅ Simultanément, il devient urgent de multiplier les formations professionnelles de courte durée pour les jeunes, sur le modèle de l’INPP. Beaucoup de ces jeunes ont été à l’école mais l’ont quittée sans qualifications et sans compétences professionnelles. En d’autres termes, beaucoup de ces jeunes kuluna ne savent rien faire ! Ils ne peuvent pas, non plus, continuer à vivre sur le dos de leurs parents dont la plupart vivent sous le seuil de la pauvreté ! Aidons ces jeunes à apprendre des métiers, comme le font le Service National, l’INPP et les centres Don Bosco !
✅ En même temps, pensons aux solutions à long terme: chaque année, environ 900.000 jeunes terminent l’école secondaire. Ils sont diplômés d’Etat. Très peu ont la chance d’aller à l’Université ou de poursuivre des études supérieures en RDC ou ailleurs. Nos universités et instituts supérieurs n’ont d’ailleurs pas la capacité d’accueillir tous les diplômés d’Etat.
La plupart de ces derniers seront donc versés sur le marché du travail. Or, nous savons qu’à part quelques rares écoles professionnelles et techniques, l’école secondaire en RDC ne prépare pas les jeunes à l’emploi ! Diplômés d’Etat, sans compétences, sans perspectives d’obtenir un emploi, ils ne leur restent pas beaucoup d’options… Les circonstances les poussent à devenir Kuluna, malgré eux ! Pour prévenir cette situation, transformons notre « modèle éducatif »: privilégions des écoles professionnelles et techniques. Transformons nos humanités littéraires, pédagogiques, etc, en filières technologiques, professionnelles et techniques, de telle sorte que les jeunes puissent terminer l’école secondaire en ayant l’assurance d’avoir des métiers qui leur permettraient d’aller chercher du travail, de s’installer à leur propre compte comme community managers, soudeurs, électriciens, plombiers, etc.
✅ En résumé, trois solutions:
1) Solution immédiate: condamnations judiciaires de tous les délinquants et sensibilisation de la population/des parents.
2) Solution à court terme: formations professionnelles de courte durée, avec de modestes appuis financiers pour que ces jeunes apprennent rapidement de petits métiers (à travers le Service National, l’INPP ou d’autres centres comme Don Bosco)
3) Solution à long terme : créer davantage d’écoles professionnelles et techniques pour que les jeunes sortent de l’école secondaire avec des compétences professionnelles, prêts à travailler.