Je vais le dire sans chercher à grossir le trait, car l’Humanité est un journal que je respecte beaucoup, mais très grand malaise devant cette Une.
Une Palestinienne en larmes qui vient se consoler sur l’épaule de la Marianne sauveuse au keffieh ? Et puis quoi encore ??
Dans quelques jours, je monterai à bord d’un bateau qui mettra le cap vers Gaza.
Comme beaucoup d'entre nous, je me sens impuissant face aux horreurs d'un génocide que nos gouvernements semblent ignorer. Entre les concerts caritatifs, les stories, les manifestations : nous, les artistes, on se doit de continuer à amplifier la voix des résistances.
Je décide donc de rejoindre des citoyennes et citoyens de dizaines de pays différents, qui prennent la mer pour dénoncer et tenter de briser le blocus illégal et inhumain imposé à la population palestinienne.
Je ne vais pas mentir : j'ai peur, très peur. Il m'a fallu des semaines pour accepter les risques qu'implique une telle décision. Mais je pars en tant qu’être humain, avec la chance d'avoir de la visibilité et de l'influence, convaincu que la culture doit s'organiser au service de la liberté et de la justice.
Avec Thousand Madleens France, nous aurons besoin d'un maximum de soutien à terre : relais, dons, et surtout de la visibilité pour mettre la pression à nos dirigeants et leur rappeler leurs responsabilités.
L'urgence est absolue. On ne peut pas détourner le regard. Il est temps de s’organiser partout pour que l’humanité l’emporte.
CLEARER IMAGE: Israeli soldiers have BOARDED the Handala aid flotilla.
Cameras being shut down.
The ship seeking to give aid to Palestinians is carrying volunteers from the US, France, Italy, UK, Spain, Australia, and more.
Volunteers’ hands are up.
"Demilitarisation of Palestine"?
As Israel commits genocide in its most sadistic forms, are new conditions being quietly slipped into the defunct peace process? And still no word on justice, accountability, or reparations, without which peace is unacceptable (post-WWII history docet).
As always, the devil is in the details. May colonial boots and hats be left at the doorstep of every future political discussion.
La reconnaissance de la Palestine n’est pas une faveur c’est un devoir. Et la France est bien à la traîne sur ce sujet pour rappel 148 États reconnaissent déjà la Palestine à travers le monde. La France souhaite avec cette reconnaissance imposer des conditions de démilitarisation à un peuple qui subit colonisation et occupation depuis des décennies tout en continuant à armer l’Etat qui colonise, occupe et qui désormais génocide en toute impunité. Les Palestiniens n’ont pas à se soumettre à un dictat colonialiste et impérialiste. Leur État, leur armée, leur destinée c’est à eux et eux seuls de dessiner cet avenir et ce droit à l’autodétermination. Les palestiniens ne renonceront jamais à la lutte armée tant qu’Israël continuera à coloniser et à occuper les terres palestiniennes.
« Depuis que l'AFP a été fondée en août 1944, nous avons perdu des journalistes dans des conflits, nous avons eu des blessés et des prisonniers dans nos rangs, mais aucun de nous n'a le souvenir d'avoir vu un collaborateur mourir de faim. »
Le mot rafle a une définition : opération policière consistants en des arrestations de masse, pouvant viser une population ciblée.
Vous êtes les fascistes qui en 40’ auraient contesté le mot rafle par la legitimation des crimes d’Etats.
Quand ils procéderont à notre arrestation je les regarderai comme Larbi Ben M’Hidi a regardé les colonisateurs de sa terre : sereine, assurée de la libération de la Palestine. Ils sont les occupants de cette terre, nous sommes ses racines.
On pense libérer la Palestine mais c’est elle qui chaque jour nous libère un peu plus.
J’accuse la complicité coloniale occidentale.
J’accuse la lâcheté arabe.
J’accuse la collaboration de la bourgeoisie palestinienne.
Soutien aux résistants, aux révolutionnaires, aux rebelles, aux indisciplinés, aux rêveurs, aux désobéissants, aux éternels inadaptés au désordre de notre monde. « Jetez la révolution dans la rue le peuple la ramassera ». Larbi Ben M’Hidi.