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Mon texte dans La Tribune au sujet des Correspondances d'Eastman et de l'IA.
L’IA, la sacripante
Il y a environ deux semaines, j’ai participé aux Correspondances d’Eastman, un festival littéraire champêtre et convivial dont le thème portait sur l’amitié. J’allais à la rencontre d’autrices et d’auteurs en chair et en os. Rien de virtuel. Rien d’artificiel. Un festival qui célèbre l’humain et les mots. Je sais, vous me voyez venir…
J’avais réservé ma place pour trois présentations seulement avec des auteurs qui partagent les mêmes engouements que moi : les voyages, Gabrielle Roy et Gustave Flaubert. Ces présentations prenaient la forme de discussions et de lectures d’extraits de textes. J’ai été conquise par la verve douce-amère d’Yves P. Pelletier et par ses anecdotes de voyage, j’ai craqué quand Monique Proulx a lu, de façon sentie, un extrait de son dernier roman sur Gabrielle Roy et je crois avoir versé une larme en écoutant l’immense Robert Lalonde parler de « l’hénaurme » Flaubert.
À aucun moment, l’IA n’a joué les trouble-fêtes dans cette célébration littéraire. Tous ces créateurs et amoureux des mots partageaient des anecdotes, des méthodes de travail et parfois même des conseils. Robert Lalonde a raconté avoir perdu, durant la période pré-numérique, son manuscrit dans un autobus. Il ne l’a jamais retrouvé. Loin de considérer cette perte comme une catastrophe, il s’en est servi à son avantage : écrire, c’est réécrire. Il a réécrit son texte à partir de zéro. Cette deuxième version était meilleure que la première. Depuis lors, il n’hésite pas à tout effacer pour tout recommencer. C’est une leçon d’écriture qui m’a laissé une vive impression. Elle va à l’encontre de l’air du temps où nous pouvons « pondre des textes » instantanément. L’IA nous rend paresseux et dépendants. Prisonniers, surtout. Effacer un texte pour le réécrire, c’est croire en soi et être libre.
Je n’envie pas actuellement les auteurs émergents dont les outils comme ChatGPT, Claude et Gemini sont à portée de main (ou plutôt d’écran). Il est en effet très facile, et je dirais même tentant, de soumettre son texte à ces assistants conversationnels pour le bonifier. J’ai exploré la bibite IA, bien sûr. Elle est ratoureuse et habile. C’est une sacripante ! Elle nous propose des mots, des phrases, des formules bien tournées en quelques secondes. Elle sait aussi ce qui plaît. Elle est au goût du jour. Un peu comme ces cuisines rénovées qu’on trouve jolies, mais qui finissent toutes par se ressembler. Et qui seront bientôt démodées.
Les allégations d’utilisation de l’IA dans le roman C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien ont eu l’effet d’une bombe. Certains se sentent floués, d’autres crient à l’injustice. Désormais, tout nouvel auteur soumettant un manuscrit risque de subir les effets dévastateurs de cette onde de choc. Le doute s’est installé. Est-ce un manuscrit écrit par un humain ou par l’IA ? Les détecteurs d’IA décideront-ils de ce qui est publiable ou non ? Y aura-t-il un déferlement de Balance ton Claude ? Non, décidément, je n’envie pas les jeunes auteurs et les éditeurs actuellement. L’heure est à la suspicion.
Dans quelques années, la question ne se posera peut-être même plus. Écrire un texte littéraire à l’aide de l’IA sera sans doute devenu banal, voire nécessaire, un peu comme les correcteurs automatiques que nous utilisons quotidiennement. Ceux et celles qui n’y auront pas recours seront peut-être dépassés, déclassés. L’IA est une bonne élève et apprend rapidement. Elle sait imiter des styles. Peut-être saura-t-elle imiter le talent ?
D’ici là, je préfère suivre la méthode de Robert Lalonde : écrire, effacer, recommencer. Et lire mes textes à voix haute, comme le faisait Gustave Flaubert dans son gueuloir.
Nota bene : ce contenu est 100 % humain
Maude Boyer
En appui à Thélyson Orélien, et surtout pour rappeler qu’un écrivain mérite mieux qu’un verdict lancé anonymement sur les réseaux sociaux, pourquoi ne pas poser un geste simple : acheter un exemplaire de C’était ça ou mourir.
Lire le livre, se faire sa propre opinion, soutenir son auteur et rappeler au passage que la littérature mérite d’être jugée par ses lecteurs, pas par un algorithme.
@GagnLise2 Joli et bien réussi avec les moyens utilisés. Et mieux que moi malgré mes télescopes et caméras qui ne sont pas sortis à cause des nuages et des risques de pluie. J'ai observé l'éclipse quelques instants aux jumelles par les rares trous dans les nuages.
Un air d'été à Montréal… il y a 186 ans !
Philip John Bainbrigge (Grande-Bretagne, 1817-1881), « Montréal depuis la colline derrière le Village des Tanneries, sur le chemin menant à Lachine », 1840, Musée McCord Stewart.
Le secteur du Village des Tanneries correspond à l'actuel quartier Saint-Henri et ses environs le long du chemin de Lachine et de la rue Saint-Jacques.
#histoire #Montréal #Québec #paysage
Un voyage dans le temps ...
L'évolution de l'emplacement du Château Frontenac depuis 1620 à nos jours !
Depuis le premier fort et logis de Champlain jusqu’à la terrasse Dufferin , en passant par les Châteaux Saint-Louis ...
Montage réalisé par l'architecte David-Alexandre Côté pour la Ville de Québec.
Many have asked how this photo was made. This is my explanation.
The ISS rotates about its pitch axis as it orbits Earth at 17,000mph to keep its nadir view constant. Because of this long exposure photography turns stars into arced lines.
Sidereal clock drives on Earth match the planet's rotation to see stars clearly. I knew one designed for space could do this too.
So a camera mount was custom built at @RITtigers to rotate once every 90 minutes using a 60 to 90 toothed gear system, cancelling out the orbital motion of ISS and allowing the capture of distant stars as fixed points!
In essence, it is a a rotational coil spring powered analog star tracker. It was machined out of aluminum and is entirely mechanical to bypass NASA's strict electrical requirements for cargo. We had to get creative!
After Expedition 72 it was safely returned to Earth and is to be displayed at RIT. Which I am pleased to say because a similar barn door tracker I made from spare parts on Expedition 6 for nighttime city photography was destroyed in an atmospheric trash disposal!
Photography is an important part of sharing the journey to new frontiers for all people of Earth!
Didn't they have such beautiful iPad stands in 1914! 😍 Allow me to transport you back 112 years with this cleaned-up Autochrome photograph of a young woman in the Vietnamese city of Hanoi, whilst the country was still a French Colony. I think this colour photo really does strip away the barriers of time with such a modern aesthetic. It was taken by Léon Busy during his visit to Hanoi just before WW1, using an early colour glass-plate process. It isn't colourised 🤯
We just added 102 million new chances to find your ancestors! With records from 22 countries, one of them could hold the answers you're looking for.
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@ThierryTout Ça fait drôle de voir une maison où j'ai déjà habité au pied du Cap. Les contacts avec la France ont été coupés durant plusieurs décennies après le traité de 1763. En passant, c'est vous qui avez un accent, pas nous!😊
@shutterst0ck_@vinceflibustier Je lis souvent des anglicismes venus d'Europe alors que nous utilisons ici d'autres mots en français. La langue française évolue à un rythme différent selon l'époque et où nous vivons. On invente des mots ou nous en empruntons. Nous les déformons pour dire et raconter.
@vinceflibustier C'est la langue d'Acadie française et ce n'est pas québécois. Je suis québécois et ma grand-mère paternelle était acadienne. Ma parlure est métissée tout comme ma cuisine traditionnelle.