Des enfants palestiniens regardent Le Roi Lion dans un cinéma improvisé au milieu d’un camp de déplacés dans la bande de Gaza. La photo a été prise le 30 août dernier par le jeune photographe palestinien Omar N. Ashtawy.
Parce que oui… un enfant reste un enfant, même au milieu de la guerre.
Je le dis souvent : l’histoire se répète. Alors, regardons un peu en arrière.
Le 12 mars 2003, Bernard Landry déclenche les élections au Québec.
Huit jours plus tard, le 20 mars, la guerre en Irak éclate.
Et que fait le chef du Parti québécois?
Il suspend sa campagne électorale et remet son chapeau de premier ministre. Bernard Landry annonce alors la mise sur pied d’un comité spécial du gouvernement chargé d’assurer la sécurité publique, sociale et économique du Québec.
Le reportage de l’époque précise même que les autres chefs de parti ont salué sa démarche.
Aujourd’hui, le PQ parle de détournement.
Alors, que diraient les péquistes de 2026 aux péquistes de 2003?
Parce qu’en 2003, soyons sérieux : le gouvernement du Québec avait très peu de leviers directs sur une guerre menée en Irak. En 2026, face à une guerre commerciale déclenchée par Donald Trump, c’est exactement l’inverse : Québec a un rôle absolument majeur à jouer pour protéger nos entreprises, nos emplois, nos travailleurs, nos secteurs stratégiques et, ultimement, l’économie des Québécois.
Si suspendre momentanément une campagne était justifié en 2003 pour une guerre à des milliers de kilomètres, il est difficile de soutenir que ce serait aujourd’hui un « détournement » lorsqu’une guerre commerciale frappe directement l’économie du Québec.
Quand les circonstances l’exigent, un premier ministre demeure d’abord un premier ministre.