Je vis dans un pays où le président de la République a accordé un QR Code à Bob l’éponge pour assister au 14-Juillet et me l’a refusé pour couvrir l’événement en tant que journaliste professionnel depuis 38 ans.
"Il n'est pas interdit de penser que si l'Angleterre n'a pas été envahie depuis 1066, c'est que les étrangers redoutent d'avoir à y passer un dimanche." (Pierre Daninos)
Voir tout l’extrême centre défendre la liberté d’expression de Barbara Butch, alors qu’il tente dans le même temps d’instaurer les mesures de censure des masses les plus extrêmes de l'histoire, relève d’une hypocrisie presque parfaite.
Confier à la Fondation Descartes, organisme sans mandat électif ni légitimité démocratique, le pouvoir de faire invisibiliser, en pleine campagne électorale, des utilisateurs qualifiés de "fautifs", sans qu’un juge ait préalablement constaté la moindre infraction, ce n’est pas protéger la démocratie : c’est la contourner.
La perversité de l’extrême centre en général et du macronisme en particulier, tient à une mécanique très simple : rendre la politique toujours plus floue, technocratique et illisible, dissoudre les responsabilités dans les procédures, les cabinets, les agences et les experts, puis traiter de complotiste quiconque tente de comprendre qui décide réellement, au nom de quels intérêts et dans quel but.
On organise l’opacité, puis on disqualifie ceux qui cherchent à la percer. On rend le pouvoir incompréhensible, puis on reproche aux citoyens de ne plus croire au récit officiel et on dénonce les "ingérences intérieures".
C’est comme un architecte qui construirait volontairement un labyrinthe, retirerait tous les panneaux, puis traiterait de paranoïaques ceux qui cherchent leur chemin.
17 juillet 1429, sacre de Charles VII. « O gentil roi, maintenant est fait le plaisir de Dieu, qui voulait que je vous amenasse en votre cité de Reims recevoir votre saint sacre, montrant que vous êtes vrai roi, et qu'à vous doit appartenir le royaume de France. » Sainte Jeanne d'Arc
« Tu choisiras la vie » (Deutéronome 30, 19)
L’Assemblée nationale a adopté hier, en lecture définitive, la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir.
En ma qualité d’Aumônier général israélite des hôpitaux de France, je publie aujourd’hui le communiqué ci-dessous.
Face à la douleur, notre réponse doit rester le soulagement. Face à la solitude, la présence. Face à la peur, l’accompagnement. Face au désespoir, l’espérance.
Une société ne révèle pas sa grandeur en rendant la mort disponible, mais en rendant la fraternité indéfectible.
Et jusqu’au dernier souffle, le choix de la vie.
Rabbin Mikaël Journo
Aumônier général israélite des hôpitaux de France
Voici la liste des 27 problèmes graves identifiés dans la proposition de loi « relative au droit à l’aide à mourir » :
C'est un seul et même médecin qui décide de toute la procédure d'euthanasie (art. 5 et 6).
La loi ne prévoit aucune exigence formelle quant à l'expression de la volonté de mourir ; elle peut être formulée par écrit ou « par tout autre mode d’expression adapté à ses capacités » (art. 5, III).
Il suffit, en pratique, que le médecin affirme que la personne veut mourir. Aucun témoin n’est requis pour attester de la réalité de la demande de mourir. À chaque fois, le médecin rencontre seul la personne concernée (art. 5, 6 et 7).
Ce médecin peut rencontrer la personne pour la première fois le jour de la "demande" de mort, il n’est pas nécessairement le médecin traitant (art. 5).
L'euthanasie est possible sur les personnes sous tutelle et sous curatelle, et sur les personnes dont le discernement est altéré (art. 5).
Il suffit que le discernement ne soit pas "gravement" altéré lorsque la personne est supposée exprimer sa demande de mort (art. 6, I).
Une personne ayant un trouble psychique grave, telle une tendance suicidaire, n’est pas exclue du processus (art. 4, al. 4).
Les proches de la personne n'ont pas un droit à être informés qu’une procédure d’euthanasie est en cours (art. 6, II, al. 4 et art. 7).
Les proches n'ont pas le droit de contester en justice la décision du médecin (art. 12).
Le médecin ou l’infirmier doit veiller à ce que l’entourage de la personne objet de l’euthanasie n’exerce aucune pression pour lui faire « renoncer à l’administration de la substance létale » (art. 9, I).
La personne n’est informée « des modalités d’action de la substance létale » qu’après avoir confirmé sa demande de mourir (art. 6, V).
Les médecins objecteurs de conscience qui refusent l'euthanasie sont obligés de désigner un autre médecin qui accepte de pratiquer l’euthanasie à leur place (art. 14).
Les établissements privés, en particulier religieux, même si tous leur personnel est objecteur, sont obligés d’accueillir des équipes mobiles d’euthanasie et d'accepter l'euthanasie de leurs résidents et patients, sous peine de poursuites et de sanctions administratives et financières (art. 14).
Les pharmaciens sont privés de clause de conscience et obligés de préparer le poison, sous peine de sanctions disciplinaires (art. 8 et 14).
Les amendements visant à séparer les procédures d’euthanasie de celles de prélèvements d’organes ont tous été rejetés (par exemple l’amendement n°547).
Le « contrôle » est réalisé après la mort sur la base des informations transmises par le seul médecin (art. 11 et 15).
Le « contrôle » est réalisé par une commission composée de quatre membres d’associations et professionnels en sciences humaines et sociales, ainsi que de deux médecins et de seulement deux juges (art. 15 IV).
Tout le coût de la procédure, y compris les honoraires et les rémunérations, est pris en charge par la Sécurité Sociale (art. 18).
Commission sur les ingérences intérieures : selon @PaulSugy, les auteurs souhaiteraient confier la mission de surveillance à la Fondation Descartes.
Derrière cette fondation, on ne trouve pas un simple laboratoire universitaire indépendant, mais un écosystème particulièrement dense, situé au croisement de la finance privée, de la recherche en sciences sociales, des grands médias, du fact-checking, de la régulation numérique et des services chargés de lutter contre les ingérences.
La Fondation Descartes est juridiquement portée par un fonds de dotation créé à l’initiative de Tiphaine et Jean-Philippe Hecketsweiler, qui en ont assuré le financement initial avant de rechercher d’autres donateurs privés. Jean-Philippe Hecketsweiler, président de la Fondation, est cofondateur du groupe d’investissement HLD. Tiphaine Hecketsweiler, sa trésorière, est consultante en communication. La liste complète des autres mécènes privés n’est pas publiquement détaillée sur le site de la Fondation.
La direction intellectuelle repose notamment sur Laurent Cordonier, docteur en sciences sociales et directeur de la recherche, ainsi que sur Gérald Bronner, professeur de sociologie à Sorbonne Université, administrateur de la Fondation et responsable de son conseil scientifique. Bronner a également présidé, à la demande d’Emmanuel Macron, la commission « Les Lumières à l’ère numérique », consacrée à la désinformation, à la régulation des plateformes et aux moyens d’empêcher le financement des acteurs jugés nuisibles à l’information. Laurent Cordonier faisait lui aussi partie de cette commission.
Son conseil d’administration rassemble aussi des profils issus de l’appareil diplomatique, de la régulation et des industries culturelles : Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, diplomate et ambassadeur de France ; Carole Bienaimé Besse, productrice, essayiste et ancienne membre de l’Arcom ; Béatrice de Clermont-Tonnerre, spécialiste de l’intelligence artificielle ; ainsi que des responsables venus des médias et de la communication.
Son conseil scientifique comprend notamment Frédérick Douzet, professeure de géopolitique, directrice d’IFG Lab et du centre GEODE spécialisé dans la géopolitique de la datasphère, ainsi que Fabrice d’Almeida, historien à l’Institut français de presse de l’Université Panthéon-Assas. La Fondation a d’ailleurs créé avec cette université un Observatoire des manipulations de l’information, sous la forme d’une chaire universitaire.
Depuis 2024, la Fondation appartient également au réseau DE FACTO, qui réunit l’AFP, Franceinfo, Libération, 20 Minutes, Les Surligneurs, le CLEMI, le laboratoire CARISM de Panthéon-Assas, l’association Entre les lignes, MediaConnect et XWiki. Autrement dit : des chercheurs, des journalistes, des fact-checkeurs, des professionnels de l’éducation aux médias et des entreprises spécialisées dans la circulation ou la certification de l’information.
Ses colloques réunissent régulièrement des dirigeants de l’AFP et de France Télévisions, des représentants de Radio France, de l’Arcom, du Service d’information du gouvernement, de Google, TikTok, Publicis, de l’IRSEM, d’EU DisinfoLab, de Conspiracy Watch et de l’Institute for Strategic Dialogue. On y trouve donc simultanément ceux qui produisent l’information, ceux qui l’analysent, ceux qui la fact-checkent, ceux qui régulent les plateformes et ceux qui conseillent les pouvoirs publics.
Une autre passerelle mène à Open Society Foundations. Iris Boyer, présentée comme experte de la Fondation Descartes et invitée à ses colloques, a été secrétaire générale de la branche française de l’Institute for Strategic Dialogue, un think tank spécialisé dans l’extrémisme, la haine en ligne, la polarisation et la désinformation. Elle avait auparavant travaillé pour Facebook et YouTube sur des programmes de lutte contre la haine en ligne.
Or l’Institute for Strategic Dialogue inscrit officiellement Open Society Foundations parmi ses financeurs. Cela établit une connexion institutionnelle indirecte entre l’écosystème Descartes et Open Society, par l’intermédiaire d’une experte et d’une organisation partenaire. Cela ne permet toutefois pas d’affirmer qu’Open Society finance directement la Fondation Descartes : aucun versement direct de cette nature n’est publiquement établi.
Le lien avec Sleeping Giants est lui aussi indirect, mais documenté. La commission Bronner, présidée par Gérald Bronner et à laquelle participait Laurent Cordonier, a reçu une contribution officielle de Sleeping Giants France. Son rapport présente le collectif comme une organisation alertant les annonceurs afin qu’ils retirent leurs publicités des sites qualifiés d’extrémistes, complotistes ou diffuseurs de fausses informations. L’Élysée avait alors retenu parmi les objectifs de la commission la nécessité d’empêcher le financement des acteurs considérés comme nuisibles à l’information et à la cohésion sociale.
Une seconde passerelle passe par EU DisinfoLab. Son directeur Alexandre Alaphilippe a participé à un colloque de la Fondation Descartes sur la régulation des plateformes. EU DisinfoLab avait parallèlement invité Nandini Jammi, cofondatrice de Sleeping Giants, pour présenter les méthodes de démonétisation des sites accusés de diffuser de la désinformation.
Il ne s’agit donc pas de prétendre qu’une organisation unique, dirigée par Open Society ou Sleeping Giants, contrôlerait l’ensemble du dispositif. Ce serait aller au-delà de ce que permettent d’établir les sources.
En revanche, il existe bien un milieu particulièrement imbriqué, dans lequel circulent les mêmes chercheurs, experts, associations, médias, fact-checkeurs, plateformes, régulateurs et services de l’État. Ce milieu participe à la fois à la définition de la « désinformation », à sa mesure, à sa médiatisation, à la formation des journalistes et des élèves, à la rédaction de recommandations publiques, à la régulation des plateformes et parfois à la démonétisation des médias désignés comme problématiques.
Dès lors, la question démocratique est immense : peut-on confier la surveillance de supposées « ingérences intérieures » à un écosystème qui participe déjà à toutes les étapes du processus depuis la définition du discours suspect jusqu’à sa régulation, sa déplateformisation ou son assèchement publicitaire ?
Ce ne sont plus seulement les ingérences étrangères que l’on prétend combattre. Ce sont désormais des citoyens, des médias et des courants politiques français qui pourraient être surveillés par un réseau privé et institutionnel dont les membres décideraient eux-mêmes de ce qui relève de l’information légitime, de la désinformation ou d’une influence politique jugée dangereuse.
Le sénateur @L_Lafon ne découvre pas aujourd’hui la Fondation Descartes. Dès 2022, il était l’un des conférenciers de son colloque sur la désinformation, aux côtés de Gérald Bronner, Rudy Reichstadt, Iris Boyer, EU DisinfoLab, l’Arcom et plusieurs dirigeants des grands médias.
En 2025, il a ensuite réuni la Fondation Descartes, Viginum, l’Arcom, la Cnil et le ministère de l’Intérieur pour réfléchir aux « influences nationales ». Quelques mois plus tard, il propose qu’un nouvel observatoire des « ingérences intérieures » soit précisément alimenté par les travaux de cette fondation et puisse demander aux plateformes d’invisibiliser certains utilisateurs.
Il ne s’agit donc pas d’une expertise extérieure choisie au hasard, mais d’un écosystème que Laurent Lafon fréquente depuis plusieurs années.
La commission n’a fait qu’entériner une orientation déjà construite en amont et lui donner une façade démocratique.
Nous sommes face à une véritable ingérence et un scandale démocratique.
À Fontainebleau, les agriculteurs se retroussent les manches pour aider les pompiers : ils chargent l’eau et la portent au plus près de l’incendie. Une aide précieuse.
Après le traitement violent réservé aux agriculteurs par Macron, ce sont des braves.
Qui avait annoncé que l'extrême-centre voudrait verrouiller intégralement le système médiatique et l'espace public au nom de la sauvegarde de la démocratie ? Et accessoirement, ce concept "d'ingérence intérieure" consiste à traiter le désaccord politique sur le mode de l'insurrection factieuse.
@PapiTrumpo@FortBastion Pendant ce temps-là, les Français ont comme référence d’unité une révolution sanguinaire et vomissent leur monarchie millénaire