Il y a des lieux où l’on se sent bien sans toujours savoir pourquoi.
Des lieux qui apaisent le regard, qui retiennent les pas, qui donnent envie de rester.
Ils ne brillent pas nécessairement par l’originalité, mais ils parlent immédiatement au corps, à l'esprit, à l’imaginaire...
Ce n’est ni une affaire de goût, ni une question de mode, c’est le sentiment que les choses sont à leur juste place, que l’espace est fait pour être habité, traversé, partagé.
Cette beauté naît de cette harmonie entre l’usage et le sens, entre l’intention et le lieu.
Elle est cette clarté silencieuse qui relie les individus à leur environnement, et les fait entrer en relation avec ce qui les dépasse.
Chaque quartier devrait au moins posséder une place centrale et une rue principale qui constituent la colonne vertébrale d'un réseau de rues et de places, comme le rappelait Léon Krier.
Les bienfaits des arbres dans la ville :
1) Protéger la biodiversité, en fournissant un habitat aux oiseaux migrateurs et aux pollinisateurs.
2) Réduire les niveaux d’obésité, en favorisant l’activité physique comme la marche et le vélo.
3) Gérer les eaux pluviales, en empêchant les polluants de se déverser dans les cours d’eau et en réduisant les inondations urbaines.
4) Réduire le stress, en aidant à interrompre les schémas de pensée qui mènent à l’anxiété et à la dépression.
5) Augmenter la valeur immobilière des quartiers.
6) Filtrer jusqu’à un tiers des particules polluantes fines dans un rayon de 300 mètres autour de l’arbre.
7) Refroidir les rues de 1 à 2 °C, réduisant ainsi les décès dus à la chaleur et la consommation d’énergie.
8) Réduire les taux de maladies cardiaques, d’AVC et d’asthme grâce à une meilleure qualité de l’air.
Situé à Clamart, le quartier du Panorama bénéficie d’un emplacement privilégié.
Un site unique qui met en évidence le fait que tout le monde a droit au Beau !
Il faut en finir avec les faux monuments !
Léon Krier, dans son ouvrage “The Architecture of Community” disait très justement que :
“Le gratte-ciel utilitaire et le gratte-ciel terrestre sont de faux monuments.
Ils abritent des usages privés dans une posture et un déguisement publics. Ce sont des surconcentrations horizontales et verticales d'une fonction utilitaire sous un seul toit.
Non seulement la nudité symbolique transparaît à travers les murs minces comme des rideaux, mais le caractère utilitaire de leurs volumes obèses humilie la dignité et le rang des bâtiments publics.
Les bâtiments civiques, les arènes, les temples, les théâtres, les sanctuaires, les bibliothèques, les églises, les flèches, les fontaines, les musées, les thermes, les mémoriaux, les terminaux et les ponts sont les véritables éléments symboliques et publics d'une ville.
Ce sont des objets privilégiés et exclusifs de l'architecture monumentale. Les places publiques et l'horizon de la ville sont leur domaine et leur scène privilégiés, leurs protectorats sacrés.
La fausse « monumentalité » du gratte-ciel utilitaire se révèle dans la mesquinerie de ses hauteurs de plafond et de la taille de ses pièces. Quelles que soient ses prétentions architecturales, un centre commercial de banlieue n'acquerra jamais de valeur symbolique significative, quel que soit son revêtement architectural, qu'il soit commercial, nautique ou « déconstructif ».
Lorsqu'il est situé dans une zone commerciale, sa vocation même l'empêche d'acquérir une signification autre que sa fonction utilitaire.”
Chaque civilisation a inscrit ses valeurs dans la pierre.
Les cathédrales, les fontaines, les théâtres, les marchés couverts, les gares, les musées, les hôtels de ville : tous ces lieux n’étaient pas seulement fonctionnels, ils étaient porteurs d’une symbolique puissante, visibles depuis les rues, les places, les horizons.
Ils rappelaient à chacun que la cité appartenait à tous. Qu’il existait un centre, une hiérarchie, un sens commun.
Ces lieux sont les véritables repères d’une ville, ses points cardinaux symboliques, ses balises collectives.
Soyons clair : nous ne plaidons pas ici pour une ville-musée constellée de chefs-d’œuvre architecturaux isolés, conçus pour flatter l’égo ou attirer les touristes.
Ce n’est pas la monumentalité qui nous intéresse.
Ce que nous défendons, c’est une beauté quotidienne, discrète, presque silencieuse.
Une beauté humble, portée par les bâtiments ordinaires : les maisons de ville, les petits immeubles d’angle, les écoles, les cafés, les commerces. Ce sont eux, les vrais protagonistes de la ville vivable.
La beauté ne doit pas être l’exception spectaculaire, mais la norme partagée.
L’urbanisme actuel manque de repères clairs et stables pour les citoyens.
Il oublie souvent la dimension symbolique et culturelle de l’espace, ce qui affaiblit le sentiment d’appartenance.
Il ne prend que trop rarement en compte la transmission intergénérationnelle, et laisse peu de place à la mémoire collective.
Trop de constructions sont pensées pour l’immédiat, sans véritable projection dans le temps.
We really don't appreciate the skill of roadmenders, look at this, perfectly blended in, you can't tell where the original road ends and the repairs begin.
Une ville à taille humaine, c’est un projet de civilisation.
Quand on remet la marche au cœur du quotidien, tout change :
– Les corps bougent.
– Les esprits respirent. Moins de stress, une meilleure santé mentale.
– Les anciens retrouvent leur place. Les rues ne les excluent plus.
– Les voisins se croisent, se parlent, tissent des liens.
– Les rues deviennent des lieux de rencontre.
– Les commerces de quartier revivent. L’économie locale se renforce.
– Les accidents de la route chutent.
– La culture s’épanouit. Musique, art, festivals de rue trouvent un sol fertile.
– L’identité locale renaît. Chaque quartier peut retrouver son âme.
– L’inclusion devient réelle. Plus besoin d’avoir une voiture pour exister.
– Le climat respire.
La charte du Congrès pour le Nouvel Urbanisme est claire : 12. La plupart des activités domestiques quotidiennes doit s’effectuer dans un perimètre accessible à pieds, pour assurer l’indépendence de ceux qui ne conduisent pas, comme les personnes agées et les enfants. Le réseau des voieries doit être dessiné pour encourager la marche à pieds, réduire le nombre et la longueur des déplacements automobiles et préserver l’énergie.
📸 Le Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine)
🌳 Et si la nature retrouvait toute sa place dans nos villes ?
Pas comme un supplément décoratif, mais comme une composante essentielle de notre qualité de vie.
Aujourd’hui, on redécouvre le rôle des arbres dans la fabrique urbaine.
Et pour cause : ils font bien plus qu’embellir l’espace.
✔ Ils régulent la température
✔ Ils atténuent le bruit
✔ Ils accueillent la biodiversité
✔ Ils apaisent l'esprit
✔ Ils absorbent les eaux de pluie
✔ Ils offrent des repères, de la beauté, du sens
Les arbres incarnent le vivant.
Ils relient la ville au sol, au temps, aux saisons.
Ils rappellent que la nature n’est pas un décor, mais une nécessité.
Pour que la ville devienne à nouveau un milieu de vie harmonieux, nous avons besoin d’un urbanisme qui conjugue écologie et beauté !
Dans un contexte où l’urbanisme et l’architecture font face à des défis croissants (standardisation excessive, perte de repères culturels, besoins accrus de durabilité)...
... notre think tank se positionne comme un acteur engagé dans le changement.
Au-delà de la réflexion théorique, notre ambition est d’être un moteur de transformation, en structurant et pilotant des projets à fort impact, combinant modèles économiques viables et mission d’intérêt général.
Aujourd'hui, la population considère souvent comme laides les nouvelles réalisations.
Elle y habite par contrainte plutôt que par choix, particulièrement dans les zones périphériques.
De plus, il existe une dichotomie croissante entre ce que produisent les urbanistes et architectes et ce que souhaitent les habitants, une dichotomie que nombre d'urbanistes et d'architectes semblent ignorer.
Nous ne pouvons aspirer à une vie quotidienne épanouie dans des lieux défigurés.
La beauté des bâtiments, loin d’être un luxe, est une nécessité.
Il faut bien comprendre qu'il n’existe aucune justification valable à la laideur bâtie.
Bâtir, c’est un acte de transmission. C’est façonner un morceau de ville, inscrire une forme dans le paysage, offrir un cadre à la vie.
Il n’y a aucun plaisir à dessiner des lieux qui blessent le regard.
La seule émotion que ces constructions suscitent bien souvent, c’est le soulagement lorsqu’elles disparaissent.
On parle beaucoup de la France Moche.
Mais on oublie souvent que la France Belle existe, elle aussi.
Partout sur le territoire, des milliers de villages sont absolument MAGNIFIQUES.
Ils ne feront jamais la une des guides. Et pourtant...
Prenez Villeneuve-sur-Verberie, dans l’Oise. Environ 700 habitants. Une allée arborée, de belles maisons en pierre, et tout autour, la nature !
Ce village ne défigure pas le paysage, il l’honore.
Il faut rendre hommage à cette belle France, et bâtir à partir de là.