Je ne viens pas d'un milieu bourgeois.
Et justement, parce que je ne viens pas de là, j'ai beaucoup réfléchi à la question de l'héritage.
Voici pourquoi vouloir le taxer est une connerie intellectuelle et morale.
1/ L'État est le pire allocateur de capital de l'histoire moderne.
Minitel contre Internet. Crédit Lyonnais. Bull. Areva. Alstom bradé. La 5G en retard. 57% de dépenses publiques pour un pays qui décroche. Chaque fois que l'État a voulu "piloter" le capital, il a détruit de la valeur. Le marché, lui, sanctionne en temps réel. L'État sanctionne dans 20 ans avec l'argent des autres.
2/ Si les héritiers sont de mauvais allocateurs, le marché s'en charge.
"Mais les enfants de riches ne méritent pas !" Ok. Et ? S'ils sont nuls, ils dilapident. Le capital change de mains. C'est exactement comme ça que ça doit marcher. Trois générations en moyenne pour qu'une fortune se dissolve si elle n'est pas entretenue. Le marché fait le tri. La taxe, elle, fait disparaître le capital — pas le transfère, le détruit.
3/ Croire qu'un héritage taxé finance des hôpitaux est d'une naïveté désarmante.
Il finance des postes, des commissions, des rapports, des cabinets de conseil et des retraites de hauts fonctionnaires. Braun-Pivet le sait très bien. Elle sait exactement où va l'argent. Elle préfère juste qu'il aille là plutôt que de rester dans des mains privées qu'elle ne contrôle pas.
4/ C'est du collectivisme déguisé en justice.
La mécanique est toujours la même : on prend à ceux qui ont, on confie à un appareil bureaucratique, on appelle ça solidarité. Le mot change, la logique est identique depuis 1917. "Personne ne devrait avoir plus que…" est la phrase la plus dangereuse de l'histoire politique.
5/ Sous le vernis vertueux, c'est de la haine de la réussite.
L'héritage, ce n'est pas "un truc qui tombe du ciel". C'est une vie de travail qu'un parent transmet pour que son enfant parte avec un cran d'avance. C'est l'acte le plus naturel du monde vivant : transmettre. Vouloir l'empêcher, c'est vouloir casser le lien entre l'effort d'une génération et le futur de la suivante. C'est nihiliste.
Le vrai sujet, ce n'est pas que certains héritent.
C'est que d'autres n'ont rien à transmettre — et la réponse à ça, ce n'est pas de niveler par le bas. C'est de créer un pays où on peut bâtir.
Arrêtez de vous faire avoir.
Aujourd'hui, les médias noient le poisson avec le clivage "gauche / droite". C'est devenu une mise en scène. Un théâtre. Un storytelling qui sert à une seule chose : vous empêcher de voir le vrai clivage.
Le vrai clivage, c'est étatiste vs non-étatiste.
Et quand on regarde la France avec cette grille, tout devient limpide. Le RN propose la taxation des surprofits, la retraite à 60 ans, la "priorité nationale" coûteuse ? Étatiste. LFI veut nationaliser, taxer, redistribuer ? Étatiste. LR défend "l'État stratège" et n'a pas baissé un budget depuis 30 ans ? Étatiste. Macron a fait passer la dépense publique de 55% à 57% du PIB ? Étatiste.
La "droite" française est de gauche. La "gauche" française est d'extrême-gauche. Et personne, à part une poignée de marginaux, ne propose ce que la situation exige : une réduction massive de la dépense publique. Entre 20 et 30% pour commencer.
Parce que c'est ça, le nerf de la guerre. C'est l'économie. Tout le reste — l'identité, la sécurité, l'écologie, l'éducation — découle de ça. Un État à 57% du PIB ne peut PAS être efficace, peu importe qui le pilote. C'est mécanique. Plus de la moitié de la richesse produite passe par une bureaucratie qui n'a aucun mécanisme de feedback, aucun calcul économique possible (Mises, 1920), aucune sanction de l'échec.
L'État obèse, c'est :
3 200 milliards de dette
112% de dette/PIB
Fitch qui nous a dégradés
Le spread avec l'Allemagne qui se creuse
Des services publics qui s'effondrent malgré des dépenses record
Une fiscalité confiscatoire qui fait fuir les capitaux et les talents
Une croissance atone depuis 20 ans
Et la solution proposée par 95% du spectre politique ? Plus d'État. Plus de dépenses. Plus d'impôts. Plus de "plans". Plus de "stratégies nationales". Plus de "souveraineté" (= subventions). C'est de la folie au sens strict : faire la même chose en attendant un résultat différent.
Le seul critère qui devrait compter en 2027 :
Est-ce que ce candidat propose de réduire la dépense publique de 20 à 30% ?
Si non, il vous ment. Peu importe son drapeau, son slogan, sa famille politique. Il vous ment. Il vous promet de réparer la maison en rajoutant des étages alors que les fondations s'effondrent.
Arrêtez de vous laisser piéger par "gauche" / "droite". Ces mots ne veulent plus rien dire. Demandez à chaque politique une seule chose : combien tu coupes, et où. S'il répond par du vent, des "priorités", des "investissements d'avenir" — il est étatiste. Il fait partie du problème.
Le clivage du XXIe siècle, ce n'est pas progressistes vs conservateurs. C'est ceux qui veulent libérer la société de l'État, et ceux qui veulent l'y enchaîner davantage.
Choisissez votre camp. Mais choisissez en connaissance de cause.
Je suis complètement d'accord avec Luc Ferry. Le fait que l'on ne mette pas au pied du mur les idées relatives au communisme m'a toujours fasciné.
On compare le régime nazi au régime communiste, et en fait, je pense que collectivement, le jour où on associera enfin les idées communistes et marxistes au pire système que l'humanité ait jamais produit en termes de morts, on pourra peut-être commencer à avancer.
Les chiffres, parlons-en sérieusement.
Nazisme : environ 25 millions de morts. Horreur absolue, condamnée partout, à juste titre.
Communisme : environ 100 millions de morts. Le Livre noir du communisme, dirigé par Stéphane Courtois, l'a documenté pays par pays, avec une équipe d'historiens.
URSS sous Staline : 20 millions de morts. Goulag, Holodomor, purges, déportations.
Chine sous Mao : entre 45 et 65 millions selon les estimations. Le seul Grand Bond en avant (1958-1962), c'est entre 20 et 45 millions de morts par famine organisée. Frank Dikötter parle de millions de personnes battues à mort. Mao en personne, lors d'une réunion à Shanghai en 1959 : "quand il n'y a pas assez de nourriture, des gens meurent de faim. Il vaut mieux laisser mourir la moitié de la population pour que l'autre puisse manger."
Cambodge sous Pol Pot : 1,7 million de morts, soit un quart de la population du pays exterminé en 4 ans. Record absolu d'efficacité génocidaire.
Corée du Nord, Vietnam, Éthiopie de Mengistu, Cuba, Roumanie de Ceaușescu, Allemagne de l'Est. Partout où l'idéologie a été appliquée, le même résultat : famines, goulags, terreur de masse, dictature.
Et pourtant.
Pourtant, en 2026, en France, on peut afficher Marx, Lénine, Mao sur un t-shirt et passer pour un type cool. On peut citer Trotski en soirée et passer pour un intellectuel. On peut être député de la République et défendre Cuba ou le Venezuela sans qu'aucun journaliste ne demande des comptes.
Imaginez deux secondes l'inverse. Imaginez quelqu'un défendant publiquement le national-socialisme parce que "l'idée de base était bonne mais elle a été mal appliquée." Carrière finie en 30 secondes. Et c'est très bien comme ça.
Alors pourquoi le double standard ?
Parce qu'on a accepté l'idée que le communisme est une "belle idée mal appliquée." C'est faux. Profondément faux. Le communisme, dans sa logique même, suppose la suppression de la propriété privée, donc la coercition, donc la police politique, donc le camp, donc la fosse commune. Hayek l'avait expliqué dès 1944 dans La Route de la servitude : la planification centralisée mène mécaniquement au totalitarisme. Mises l'avait démontré encore avant : sans prix, pas de calcul économique possible, donc pénurie, donc rationnement, donc terreur.
Ce ne sont pas des dérives. C'est le programme.
Tant que la France considérera qu'on peut être communiste comme on est socialiste ou écologiste, qu'on peut citer Marx en cours d'éco sans citer ses 100 millions de morts, qu'on peut faire défiler le drapeau rouge dans les manifs sans susciter le même rejet que le drapeau noir à croix gammée, on n'aura pas fait le travail historique.
Ferry a raison. Il faut le dire. Et le redire.
Le pire système politique de l'histoire de l'humanité s'appelle le communisme. Pas par accident. Par construction.
@Dermatopoullos@maccannister@cprba@tipsbutters Tu suis d’accord sur le fond avec ton post initial.
Je n’approuve pas la forme.
C’est un peu trop frontal.
Tu aurais pu aborder sur la sémiologie de la kératose seboreique et finir par un simple conseil de non indication d’avis dermato dans ce cadre.
@Dermatopoullos@maccannister@cprba@tipsbutters Tu suis d’accord sur le fond avec ton post initial.
Je n’approuve pas la forme.
C’est un peu trop frontal.
Tu aurais pu aborder sur la sémiologie de la kératose seboreique et finir par un simple conseil de non indication d’avis dermato dans ce cadre.
@SVuittoni@ZeClint Dans une structure privée (comme un ESPIC) tout le monde est salarié du privé (droit privé , grille de salaire propre,etc …)
D’où ma distinction entre la structure dans la quelle je travaille et certains hôpitaux publics où j’ai pu passé
@SVuittoni@ZeClint Il n’a jamais été question de fonctionnariat dans ce que j’ai écrit mais ok !
Personnel hôpital (public , espic ou autre ) ou libéral = secu = fonctionnaire
Ok ok ok !!! Vous avez tellement raison !!!
Ne changez rien 👍
@SVuittoni@ZeClint « Cette vision idyllique hors sol du fonctionnariat » ce sont vos mots
Relisez moi tranquillement quand vous aurez le temps (post1 , 2 et réponse au votre)
On est d’accord mais votre a priori initial basée sur un défaut de compréhension vous enferme dans une discussion inutile
@SVuittoni@ZeClint 1/ je ne suis pas fonctionnaire , je suis salarié du privé
2/ j’ai écrit qu’il fallait surtout revoir la charge administrative (post bis)
@ZeClint Donc le problème est peut être la charge administrative plus que les gens en eux mêmes
(Après je ne parle pas de certains hôpitaux publics où effectivement c’est cata …)
À tout ça, j’ajouterai le travail et les exigences des services informatiques (merci à eux !)
@ZeClint Dans mon service, les cadres sont indispensables et très proches du terrain, cela me libère énormément de temps médical.
Au sein de l’hôpital (Espic), je trouve que les cadres font un travail de ouf.
Le problème c’est pourquoi ils le font: pour satisfaire aux exigences de ARS
@Bilalftb@Dermatopoullos Boomer ? Mon choupinou le sens clinique te fait cruellement défaut !
C’est le problème de l’éducation Montessori de maman Bilal !
Mais c’est pas grave mon choupi, t’es le meilleur !
@Bilalftb@Dermatopoullos Oh ! Il est beau ce petit externe qui sait tout ! Il est trop mignon !
N’empêche que si on demande dépistage? Tu réponds « oui » ben t’as zéro mon choupinou … mais c’est pas grave, maman Bilal continuera à te dire que t’es le plus beau, allez Bilal retour sous la jupe de maman!