Insultes, moqueries, violences.
Voilà le quotidien d’un jeune sur dix, à l’école et sur les réseaux sociaux.
Je vous parle là d’un fléau, le harcèlement.
Je vous parle de vies retranchées peu à peu des autres, de destins brisés, d’enfances volées. De la boule au ventre pendant les cours, de drames intimes, de solitude, de honte.
Mais la honte, c’est le harcèlement.
Depuis 2017 j’ai fait de cette cause, la lutte contre le harcèlement à l’école, une cause qui m’oblige.
Cela s’est traduit par des mesures :
Nous avons lancé le 30 18, un numéro et une application mobile gratuits pour signaler un fait de harcèlement et être accompagné. Il faut en parler encore et encore, le faire connaître de tous.
Nous avons créé un réseau de référents harcèlement pour venir en aide aux victimes et sensibiliser chaque communauté éducative. D’ici 2027, tout le personnel sera formé pour mieux accompagner.
Parce que les réseaux sociaux amplifient le harcèlement, nous avons interdit l’usage des téléphones portables à l’école et au collège.
Ces mesures ont commencé à porter leurs fruits, mais tant qu’il y aura du harcèlement, nous devrons redoubler nos efforts collectivement.
J’ai confiance en nous.
Confiance dans l’État, dans les collectivités, dans l’École ; confiance dans la Justice ; toujours du côté des victimes et des familles.
Confiance en nos enseignants. Je le dis à tous les jeunes de France : n’en doutez jamais, vos enseignants se lèvent chaque matin pour vous. Alors, si vous êtes harcelé, si vous êtes témoin de harcèlement, allez vers eux. Ils seront là.
Confiance en tous les opérateurs du 30 18, engagés pour vous.
Confiance dans les 67 000 collégiens et lycéens qui se sont portés volontaires pour être ambassadeurs de la lutte contre le harcèlement dans leur établissement.
Confiance dans les 157 000 élèves qui ont participé au prix « Non au harcèlement ».
Ils sont notre fierté.
Avec eux, tous ensemble, ne lâchons rien dans cette lutte.
Ne cédons rien aux premiers gestes, aux premiers mots, aux premiers messages qui dérapent sur les réseaux, aux premiers regards qui dénigrent, qui blessent, qui moquent. Tenons-nous toujours aux côtés des victimes et des familles.
Forgeons des âmes fraternelles et citoyennes, dans toutes nos écoles.
Car la France c’est cela, la nation de la Fraternité.
N’entamons rien de cette grande espérance : venir à bout, pour cette génération et les prochaines, du harcèlement.
Confiance, engagement et espoir.
Je compte sur chacun de vous.