À la suite de la chronique d’aujourd’hui de Mario Dumont qui use de mots très forts tels « attaque en règle » pour décrire ma réplique écrite à Régis Labeaume en avril dernier dans le Journal de Montréal, je prends soin de la remettre ici.
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Dans la perspective d’un débat démocratique sain et respectueux, mon propos n’avait rien d'une attaque en règle, mais tout d'un débat sur le fond de la question fondamentale à savoir s’il serait « kamikaze » de consulter les Québécoises et Québécois sur leur avenir lors d’un gouvernement du Parti Québécois. La question nationale est un élément fondamental de la politique québécoise, dont on doit pouvoir débattre poliment tout en assumant franchement ses positions.
J'ai soutenu, et je soutiens encore, que de ne pas tenir de référendum dans le contexte où le fédéral nous impose des politiques migratoires, linguistiques et financières qui dans tous les cas mènent à notre perte, reviendrait à le perdre. Ce n’est pas une approche croîs ou meurs, c’est un parti politique qui fait valoir son point de vue et explique ce qui motive ses orientations.
En 2020, lors d’un entretien avec l’équipe éditoriale du Devoir, M. Dumont soutenait qu’un troisième référendum serait possible advenant un nouveau cycle politique. Maintenant que les citoyens du Québec se réapproprient la question nationale, que les différences entre le multiculturalisme canadien et les aspirations de la société québécoise éclatent au grand jour et que les ingérences et l’inefficacité de l’appareil fédéral nous asphyxient de plus en plus, les éléments d’un nouveau cycle référendaire sont réunis.
Mon initiative était motivée par la volonté profonde de convaincre les citoyens qui ont peut-être gardé des réticences des épisodes de 1980 et de 1995 de relever la tête et de renouer avec l'espoir de voir le Québec réaliser son potentiel et acquérir sa pleine liberté politique. D'ailleurs, les jeunes s’engagent chaque jour davantage pour le pays, tel que l’indique le dernier sondage Léger publié en juin dernier qui montre que l’appui à l’indépendance chez les 18-34 ans s’élève maintenant à 48%. Il y a à peine quelques jours, l'hommage à Serge Fiori nous a rappelé toute l'importance de l’indépendance encore aujourd’hui pour la génération d'On a mis quelqu'un au monde.
Bien que Régis Labeaume et moi ayons des visions différentes,il y est néanmoins allé d’un vibrant éloge - j’étais d’ailleurs parmi les nombreux qui se sont levés dans la salle - concluant son discours en évoquant son « immense soif de liberté politique pour les Québécois » et que le chanteur d’Harmonium n’avait jamais accepté qu’on se dise non.
Serge Fiori chantait :
Ça va être notre tour ça sera pas long
Reste par icitte parce que ça s'en vient.
Ce n'est pas dans l'attente ni dans le renoncement que nous allons obtenir l'indépendance, mais dans l'action et la conviction. C'est à ce principe que nous sommes et demeurerons fidèles.
Justin Trudeau a plombé les finances publiques, accéléré la centralisation fédérale, versé dans un wokisme délirant et un multiculturalisme autodestructeur, poussé plus loin que jamais l'immigration massive qui déstructure l'ensemble de nos services sociaux, en plus de noyer démographiquement le Québec. Je ne vois pas pourquoi, au moment où il se retire de la vie politique, je devrais faire semblant que ce n'est plus vrai, et saluer son «engagement». Son passage au pouvoir aura été catastrophique. Point final. La vérité a quand même ses droits.
Mon texte d'aujourd'hui dans le Journal de Montréal
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