Saviez -vous que le @MSR_Tlse de #Toulouse renferme dans ses vitrines la plus grande collection de casques républicains romains en bronze trouvés en Gaule (type Coolus- Manheim et datant de la moitié du Ier siècle avant JC) ?
Ces casques en bronze équipaient notamment les armées de Jules César lors de la guerre des Gaules, cavaliers ou fantassins.
Apparus dans l'armée romaine après la réforme de Marius vers 80 -70 avant JC , ces casques, faciles à fabriquer, pouvaient être produits en masse et étaient coulés en bronze d'une seule pièce.
Pour tout savoir sur l'histoire de ces casques, je vous invite à lire en ligne en commentaire l'excellent article complet d'Alexis Gorgue dans la revue "Gladius" de 2005: "les casques Coolus-Mannheim de Vieille-Toulouse. Remarques sur les transferts d'armement à l'époque républicaine dans les provinces occidentales" :
Attention rareté absolue : le château de Richelieu, aujourd’hui détruit, a abrité après le Cardinal une petite imprimerie dont sont sortis seulement trois titres différents . En voici un ! Elle est restée mythique pour ses caractères minuscules et très élégants, dits « caractères d’argent » utilisés quelques mois après cette impression pour la « Bible de Richelieu »
Cette photo mérite absolument tous les prix. Elle a même sa place au Louvre.
Elle relate précisément l’inertie de l’individu face à l’effondrement.
Regardez la composition. Un chef-d’œuvre involontaire.
Au premier plan, le sable doré, les tongs abandonnées, la glacière. Le décor ordinaire du bonheur estival. Deux personnages assis, de dos, comme dans un tableau de Caspar David Friedrich. Sauf que Friedrich peignait des hommes contemplant le sublime. Ici, ils contemplent la catastrophe. Et ils ne bougent pas.
Au centre, le parasol. Publicitaire, criard, dérisoire. Un pastis face à l’apocalypse. C’est presque trop parfait : la France qui prend l’apéro pendant que le monde brûle. Aucun scénariste n’aurait osé.
Et puis le ciel. Les deux tiers de l’image. Cette muraille de fumée qui avale la lumière, ce dégradé d’ocre et de noir digne d’un Turner. La nature qui reprend la palette des maîtres pour peindre notre propre fin.
La femme photographie l’incendie avec son téléphone. Mise en abyme totale : nous documentons notre disparition au lieu de l’empêcher.
Cette image dit tout. Le déni, le confort, l’habitude. Nous sommes tous sur cette plage. Nous voyons tous le nuage. Et nous restons assis, parce que l’eau est bonne et qu’on a posé nos congés.
Les historiens de l’art parleront un jour de cette photo comme on parle du Radeau de la Méduse.
Sauf que cette fois, le naufrage, c’est nous qui le regardons depuis la plage.
💔🌍
La série noire du pillage des musées archéologiques continue, cette fois c'est le musée de Vix avec le vol du fabuleux torque en or de la Dame de Vix datant du Ve siècle avant JC au musée de Vix- pays du Châtilllonais.
Les voleurs sont entrés en plein jour en tant que visiteurs. Ils ont ensuite agi avec une rapidité et la logistique de professionnels. Les auteurs de ce crime ont réussi à s'emparer du torque malgré le dispositif de sécurité important, renforcé après 2 tentatives en 2025, et parvenus à s'enfuir par l'entrée principale." La vitrine contenant le torque a été brisée selon le procureur de la République de Dijon.
#Mythologie: et voici à quoi ressemblait la fameuse "boite de Pandore"
Et oui, ce n'était pas une boite, mais une très grande jarre, appelée Pithos (πίθος) qui servait à stocker les denrées et les liquides chez les grecs anciens.
L'erreur de traduction viendrait d'Erasme.
C’est le plus ancien règlement de bibliothèque retrouvé à ce jour. Découvert sur l’agora d’Athènes, il stipule, ciselé dans le marbre :
« Aucun livre ne sera emporté au-dehors, car nous en avons prêté le serment. La bibliothèque sera ouverte de la première heure jusqu'à la sixième. »
BYBΛION OYK EΞENEXΘHΣETAI EΠEI ΩMOΣAMEN: ANYΓHΣETAI AΠO ΩPAΣ ΠPΩTHΣ MEXPI EKTHΣ
Bibliothèque de Pantainos, musée de l’Agora, Athènes, Ier siècle.
I'm still entirely obsessing with this.
I can't describe the ache I feel in my actual bones to be navigating the high seas in antique vessels or charting unknown territory in the black of space
"Avant que Platon commençât à philosopher, l’art grec avait déjà vécu sa grande époque dans tous les domaines: tout ce qui lui est postérieur dans le monde hellénique, à Rome et dans l’Europe qui s’est inspirée de l’Antiquité, n’est qu’un retentissement de cette génération originelle issue de l’esprit du mythe et donc de la religion. Tout grand art est religieux, c’est-à-dire acte d’hommage à la gloire de l’être. Là où se dilue la dimension religieuse, cet hommage dégénère en excitation et en complaisance ; là où la gloire [das Herrliche] pâlit, ce que nous appelons « le beau » n’est plus qu’un déchet. Goethe le disait à Riemer, avec une humilité surprenante pour l’époque: « Les hommes ne sont productifs en poésie et en art qu’aussi longtemps qu’ils sont religieux ; ensuite ils ne font qu’imiter et répéter, tout comme nous, par rapport à une Antiquité dont tous les monuments étaient des œuvres de foi et que notre imagination ne pourra que copier » (juillet 1810). " Hans Urs von Balthasar, La gloire et la croix.
J’ai rencontré un voyageur venu d’une terre antique
Qui m’a dit : « Deux jambes de pierre immenses et sans tronc
Se dressent dans le désert. Près d’elles, sur le sable,
À demi enfoui, gît un visage brisé, dont les sourcils froncés
Et la lèvre plissée, et le rictus de froide autorité
Disent que le sculpteur sut bien lire ces passions
Qui survivent encore, empreintes sur ces objets sans vie,
À la main qui les imita et au cœur qui les nourrit.
Et sur le piédestal apparaissent ces mots :
« Mon nom est Ozymandias, Roi des Rois ;
Regardez mes œuvres, ô puissants, et désespérez ! »
À côté, rien ne subsiste. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,
Les sables plats et solitaires s'étendent au loin. »
Shelley, Ozymandias.
Ombre dont je n'ai pas le souvenir sur un portrait de cette époque.
(Lancé, finir par discerner un chapeau melon peint par Magritte...)
- Peintre hispano-flamand, v. 1525-1535, Kunstmuseum, Bâle
🇹🇷
Turquie: Les archéologues ont découvert une statue de la déesse Athéna lors des travaux de réhabilitation du théâtre de la ville antique de Laodicée..
L'architecte Dinocrate de Rhodes avait proposé à Alexandre de sculpter le mont Athos à l'image du Conquérant. Le colosse royal, ciselé dans la montagne, aurait tenu de sa main gauche une véritable cité, tandis qu'une rivière aurait coulé en cascade dans sa main droite, tenue en coupe.
Alexandre refusa car ériger une cité dans un tel endroit dépourvu de chôra - territoire agricole permettant l'auto-suffisance d'une polis - l'aurait rendue entièrement dépendante du commerce maritime.