Entrepreneur. Fondateur de P&R Consulting, propriétaire du Golf du Clou.
Je parle patrimoine, entrepreneuriat, immobilier, réseau, golf et art de vivre.
Je partage ce que je construis, ce que j’apprends et ce que je pense.
Patrimoine. Affaires. Art de vivre.
La transmission ne commence pas avec une donation.
Elle commence quand une famille peut parler d’argent, de responsabilité et de projet commun sans attendre une urgence.
L’immobilier n’est pas automatiquement rassurant.
Il peut être concentré, illiquide, fiscalisé et chronophage.
Un actif familier n’est pas forcément un actif sans risque.
EXCELLENT ! Guillaume Hoarau 🇫🇷 explique COMMENT IL EST DEVENU UN BON ORATEUR EN TANT QUE CONSULTANT… c’est génial 😁👇
🗣️ « J’ai acheté des livres de Platon, Socrate, Aristote, Montaigne, Spinoza, Balzac, Rousseau. 📚
Par exemple je lis Victor Hugo pour travailler la diction, l’éloquence. (…)
Je vais lire cinq-dix minutes à voix haute, ça me suffit. Mais quand je suis beaucoup dans le train, je ne peux pas lire à haute voix, donc je passe en lecture audio.
Je lance la lecture, je ferme les yeux, et dès qu’il y a une phrase qui m’inspire, JE COPIE, COLLE et la répète dans la journée. 📝
Mon objectif est de la placer dans une phrase, une discussion. Je fais pareil avec les citations philosophiques.
Si je vous montre mes notes de mon iPhone, vous allez péter un câble. Sur les plateaux, j’utilise ça. Au départ, c’était de l’autodérision, puis c’est devenu un rituel. (…)
Dans un débrief, on parlait de Marseille, du PSG,et je balance : “Oui mais pour connaître les hommes, il faut les voir agir.” (Jean-Jacques Rousseau, Emile)
J’étais fier ! Je me suis dit : “Ça y est, ça me vient naturellement !” 😭
Ce bagage m’a donné la confiance de me dire que je sais ce que je fais. Je suis plus détaché. Je ne me dis plus :“Il faut que je sois bon.” Je ne fais plus attention à chaque truc que je dis… Et je commence à trouver ma place. »
🎙️ @lequipe
Nous avons installé P&R Consulting au cœur du Golf du Clou pour une raison simple : les décisions importantes ont besoin de temps, de confiance et d’un lieu.
Pas seulement d’une salle de réunion.
L’indépendance du conseil ne tient pas dans une brochure.
Elle se voit dans la transparence de la rémunération, le traitement des conflits d’intérêts et la capacité à dire : « Cette solution n’est pas faite pour vous. »
Un réseau n’est pas un carnet d’adresses.
C’est un ensemble de personnes qui savent ce qu’elles peuvent attendre les unes des autres — surtout quand il n’y a rien à vendre.
On parle beaucoup du prix de cession.
Pas assez du lundi matin suivant.
Après des années à être indispensable, que devient-on quand l’agenda se vide ? L’après-cession est aussi un projet humain.
Être riche sur le papier n’est pas être libre.
La liberté commence quand une décision personnelle ne dépend plus du prochain dividende, de la prochaine levée ou de la future cession.
Le meilleur moment pour préparer une cession n’est pas quand l’acheteur appelle.
C’est quand le dirigeant peut encore décider sans urgence : rendre l’entreprise moins dépendante de lui, organiser son patrimoine et imaginer l’après.
Opposer performance et art de vivre est une erreur.
À quoi sert de construire un patrimoine si l’on ne construit jamais la vie qu’il devait rendre possible ?
L’actif le plus mal protégé chez beaucoup de dirigeants n’est ni financier ni immobilier.
C’est leur temps.
Un patrimoine bien construit doit aussi rendre des heures, des choix et de la disponibilité.
Un bon conseil patrimonial ne commence pas par :
« Voici le produit. »
Il commence par :
« Qu’essayez-vous de protéger, de construire et de transmettre ? »
Beaucoup d’entreprises de 50 personnes sont encore dirigées comme des entreprises de 5 personnes.
Avec 45 personnes en trop.
Au début d’une boîte, l’informel est une technologie formidable.
Tout le monde sait tout.
Une question se règle en traversant la pièce.
Un client appelle, le fondateur répond.
Une priorité change, dix minutes plus tard tout le monde est au courant.
À cinq personnes, ça va souvent beaucoup plus vite que n’importe quel process.
Puis la boîte grandit.
Et parfois, rien d’autre ne grandit avec elle.
Le fondateur continue à prendre une décision dans WhatsApp, une autre au déjeuner et une troisième en passant derrière l’écran de quelqu’un.
Un manager tranche un sujet le mardi.
Le mercredi, quelqu’un va directement voir le fondateur et obtient une autre réponse.
Le jeudi, plus personne ne sait vraiment quelle décision est la bonne.
À 50 personnes, une décision qui n’existe que dans la tête du fondateur n’est plus une décision. C’est une rumeur.
Et très vite, les équipes apprennent.
Elles apprennent qu’il vaut mieux demander avant d’agir.
Qu’il vaut mieux attendre avant de trancher.
Qu’une décision prise sans le fondateur peut être renversée demain matin.
Puis le fondateur regarde son équipe et dit : « Je ne comprends pas pourquoi personne n’est autonome ici. »
C’est généralement le moment où ça devient intéressant.
Parce que les gens ne manquent pas forcément d’autonomie.
Ils sont devenus parfaitement rationnels dans un système qui récompense l’attente.
Je vois souvent ça avec des fondateurs qui pensent avoir un problème de recrutement, de management ou de culture.
Alors qu’ils ont surtout gardé l’architecture décisionnelle d’une petite boîte dans une entreprise qui ne l’est plus.
Et je comprends pourquoi.
Formaliser qui décide quoi donne facilement l’impression de devenir bureaucratique.
Écrire ce qui était autrefois évident paraît lent.
Accepter qu’une décision puisse être prise différemment de la manière dont vous l’auriez prise vous-même est encore plus difficile.
Mais à partir d’une certaine taille, le boulot change.
Votre travail n’est plus de prendre toutes les bonnes décisions.
C’est de construire une entreprise capable de prendre de bonnes décisions quand vous n’êtes pas dans la pièce.
Sinon vous n’avez pas vraiment fait grandir votre entreprise.
Vous avez simplement agrandi la pièce.
Chaque fois que je montre quelque chose d’intéressant que j’ai fait avec l’IA, on me pose à peu près la même question : « C’était quoi ton prompt ? »
Je pense que c’est presque toujours la mauvaise question.
On a développé une obsession assez amusante pour les prompts.
On les collectionne, on les échange, on les vend, on construit des bibliothèques entières de phrases à copier-coller comme si quelque part existait une formule magique qui permettait d’obtenir le même résultat que quelqu’un d’autre.
Je comprends pourquoi.
Le prompt, c’est la partie qu’on peut copier.
Le problème, c’est que ce n’est généralement pas là que se trouve la compétence.
Quand j’obtiens quelque chose de vraiment bon avec une IA, ce n’est presque jamais parce que j’ai trouvé les bons mots du premier coup.
Je lui donne du contexte.
Elle me rend quelque chose.
Je regarde.
C’est mauvais.
Je cherche pourquoi.
J’ajoute une contrainte.
Je lui donne une information qu’elle n’avait pas.
Je lui demande de critiquer ce qu’elle vient de faire.
Je recommence.
Parfois dix fois.
Les débutants collectionnent des prompts. Les bons construisent des boucles.
C’est d’ailleurs assez drôle : Norbert Wiener avait décrit la mécanique il y a presque quatre-vingts ans.
Le feedback.
Un système produit quelque chose, mesure l’écart avec ce qu’il voulait obtenir, corrige, puis recommence.
Je pense que travailler sérieusement avec l’IA ressemble beaucoup plus à ça qu’à apprendre à lui parler dans un dialecte secret.
Et surtout, ça révèle un problème beaucoup plus intéressant.
Pour améliorer ce que l’IA vous donne, encore faut-il savoir pourquoi ce qu’elle vous donne n’est pas bon.
C’est là que beaucoup de choses se jouent.
Vous pouvez donner exactement le même modèle, les mêmes outils et le même prompt à deux personnes et obtenir des résultats radicalement différents.
Parce que le prompt peut dire à la machine quoi faire.
Il ne peut pas vous apprendre à reconnaître ce qui mérite d’être gardé.
C’est pour ça que je pense que la fascination actuelle pour les prompts va assez vite nous sembler étrange.
Les modèles vont devenir meilleurs pour comprendre ce qu’on veut.
Ils vont poser leurs propres questions.
Récupérer davantage de contexte.
Corriger une partie de leurs propres erreurs.
La valeur va donc probablement se déplacer ailleurs.
Un prompt se copie.
Le jugement, beaucoup moins.
Et c’est peut-être la mauvaise nouvelle pour tous ceux qui pensaient que l’IA allait permettre de court-circuiter l’apprentissage d’un métier.
Si vous ne savez pas reconnaître une bonne stratégie, l’IA peut vous en produire cinquante sans résoudre votre problème.
Si vous ne savez pas reconnaître un bon texte, elle peut vous en écrire cent.
Si vous ne savez pas ce qu’un bon produit doit résoudre, elle peut vous aider à construire très vite quelque chose dont personne n’a besoin.
L’IA rend l’exécution abondante.
Elle ne rend pas automatiquement le jugement abondant.
Et plus j’utilise ces outils, plus je pense que c’est là que va se créer l’écart.
Le patrimoine d’un dirigeant peut sembler important et rester extrêmement fragile.
Si l’entreprise concentre le revenu, le capital, les garanties et l’identité, ce n’est pas seulement un actif.
C’est une dépendance.
Mon écosystème réunit P&R Consulting, MÂAT REALTY, le Golf du Clou, leClub et Maison 19. Nos bureaux sont au golf : pas pour le décor, mais parce que la confiance a besoin de temps et d’un lieu.
Entrepreneur. Fondateur de P&R Consulting, propriétaire du Golf du Clou.
Je parle patrimoine, entrepreneuriat, immobilier, réseau, golf et art de vivre.
Je partage ce que je construis, ce que j’apprends et ce que je pense.
Patrimoine. Affaires. Art de vivre.