🚨 Le Japon a donc défendu le yen. Une opération à laquelle les États-Unis ont participé grandement, eux qui semblent désormais considérer qu’un yen trop faible n’est plus seulement un problème japonais mais aussi et surtout un vrai sujet de stabilité financière internationale.
🇯🇵 Jeudi, le yen a brutalement rebondi après avoir approché des niveaux complètement extrêmes face au dollar. Le mouvement a été tellement violent que le marché y a vu une intervention japonaise assez massive pour casser la dynamique de dépréciation. Mais vendredi, le sujet a pris une autre dimension puisque le Trésor américain a prévenu plusieurs banques qu’elles devaient être prêtes à une éventuelle intervention sur le yen. Dans le même temps, le responsable japonais des changes a laissé entendre que le soutien américain allait au-delà du simple soutien psychologique. Du coup, le yen est revenu d’un point bas autour de 164 à environ 157 contre un dollar.
🤔 Franchement, c’est assez dingue parce que le Trésor américain n’a plus soutenu directement le yen depuis 2011. Pour moi, le message implicite est assez clair. À partir d’un certain niveau, le short yen n’est plus un trade macro confortable mais un trade contre les autorités, et ça change tout. Jusqu’ici, les taux japonais restent trop bas, les taux américains restent hauts, donc on emprunte en yen, on achète des actifs mieux rémunérés ailleurs, et on laisse le carry trade faire le travail. Sauf que si le marché comprend que Tokyo peut intervenir et que Washington peut au minimum couvrir l’opération, alors le trade devient beaucoup plus asymétrique. On peut toujours avoir raison sur les fondamentaux mais se faire exploser sur le chemin.
✅ La grande réussite est que tout cela n’a pas déclenché de panique sur les marchés actions. Normalement, quand le yen remonte violemment, le risque est de provoquer un débouclage du carry trade avec des investisseurs qui rachètent du yen, vendent des actifs risqués, réduisent l’effet de levier, et envoient ainsi les actions au tapis, sauf que ce n’est clairement pas ce qu’on a vu.
🤷♂️ L’intervention a été lue comme une opération de stabilisation et pas comme un signal de panique. Le marché s’est dit que les autorités veulent empêcher un mouvement désordonné. Par contre, il faut être conscient qu’une intervention de change peut casser une dynamique sans changer les fondamentaux à elle seule. Le vrai problème du yen reste l’écart de taux entre le Japon et les États-Unis. Tant que la rémunération du dollar reste très supérieure à celle du yen, la pression structurelle ne disparaît pas. La BoJ ne peut pas monter trop vite les taux sans créer d’autres problèmes au Japon sur la dette publique, l’immobilier, les banques, et la croissance.
⚠️ À court terme, on a assisté à une nouvelle masterclass sur les marchés signée Scott Bessent mais c’est surtout un achat de temps (encore une fois). Si le dollar-yen reteste les mêmes zones dans les prochains jours ou prochaines semaines, le marché va vouloir savoir si les autorités sont prêtes à recommencer. Mais là, le sujet deviendra beaucoup plus lourd parce qu’une intervention ponctuelle peut impressionner, mais une défense répétée d’une devise coûte cher et finit toujours par poser la question des fondamentaux.
➡️ Le vrai signal à surveiller maintenant n’est donc pas seulement le yen mais aussi le marché obligataire américain parce que pendant que les actions tenaient, les taux longs, eux, restaient sous pression avec un 30 ans américain qui est monté autour de 5,24%, un plus haut depuis 2007. Si la défense du yen commence à s’accompagner d’une tension durable sur les rendements américains, alors le marché actions ne pourra pas indéfiniment regarder ailleurs.
Pour l’instant, tout le monde se dit qu’on a eu une intervention crédible donc pas de panique, sauf que si les taux continuent de monter, le narratif peut changer très vite.
Japan🇯🇵 is currently executing what may become the most catastrophic monetary policy error in modern financial history.
The Bank of Japan (BOJ) is trapped in a brutal, zero-sum macroeconomic corner: they cannot raise rates aggressively without completely nuking the finances of the most heavily indebted nation in the developed world, yet holding off means watching their sovereign bond market slide toward a systemic collapse.
By burning billions in foreign reserves to artificially prop up a dying Yen while simultaneously printing money to buy their own crashing bonds, Japanese policymakers are essentially holding a grenade with the pin pulled.
If this experiment detonates, it will make Arthur Burns’ 1970s stagflationary missteps look like a minor accounting error.
🚨 THE JAPANESE DOOM LOOP: Why a Economic Crisis is Unfolding
1. The Burning Yen & Empty Buffers
The Sinking Currency: The Yen continues to languish near historic 40-year lows against the US Dollar.
Desperate Interventions: Tokyo is burning through its real-money reserves, executing massive FX "ambush" interventions..selling US Treasuries to buy Yen.
The Limited Impact: This multi-billion dollar defence is failing. The market is absorbing the intervention cash and continuing to dump the currency because the underlying structural math is broken.
2. A Sovereign Bond Market Under Siege
Yields Exploding: Long-term Japanese Government Bond (JGB) yields are hitting multi-decade highs, with 40-year yields breaching 4%.
The BOJ Left Holding the Bag: Traditional institutional investors are fleeing the fixed-income market. To prevent an outright market freeze, the BOJ is forced to act as the ultimate "buyer of last resort," absorbing more than 50% of all outstanding government debt.
3. The 250% Debt Trap meets an Aging Demographic
The World’s Highest Debt: Japan’s gross national debt sits at an astronomical 250%+ of its GDP.
The Math of Ruin: If the BOJ raises short-term rates aggressively to protect the Yen, government interest payments will explode exponentially.
Demographic Collapse: A rapidly aging, shrinking workforce cannot generate the tax revenue needed to cover skyrocketing debt-servicing costs. Raising rates directly threatens to bankrupt the state's social safety net.
4. The Onset of Vicious Stagflation
Imported Inflation Shock: Because Japan imports the vast majority of its energy and food, the obliterated Yen has triggered a massive cost-of-living crisis.
Drowning Living Standards: While basic survival costs surge due to global supply shocks, real domestic GDP growth remains functionally stagnant.
The Policy Trap: Japan has effectively engineered a worst-case scenario: a hyper-inflated cost of living paired with an economic growth trajectory that is completely flatlined.
Curtains.
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🚨 Une information m’a fait tiquer hier soir. Pour un projet de data centers d’environ 27 milliards de dollars, Meta a choisi de créer une joint-venture avec Blue Owl Capital afin de les maintenir hors de son bilan en expliquant ne pas en être le bénéficiaire économique principal, un montage que l’auditeur a signalé par un red flag. Ce type d'évènement doit vous faire comprendre que l’IA est en train de devenir avant tout un sujet financier.
🧐 La conséquence directe de l'acte de Meta est de faire en sorte que l’actif et la dette ne soient pas consolidés au bilan financier car ça reste plus léger comptablement tout en permettant garder ce projet qui reste absolument central pour sa stratégie IA. Mais quand Ernst & Young parle de red flag, cela veut dire que la frontière est jugée fine entre une structuration acceptable et une interprétation agressive des règles. Je préfère préciser que le montage est légal et qu'il est fréquent dans l’infrastructure mais appliqué à des montants aussi massifs et à un acteur aussi systémique, ça peut devenir financièrement sensible.
🤔 Le problème n’est pas Meta mais plutôt le système qui se met en place autour du financement de l’IA. Les CapEx sont si énormes que même les Big Tech, pourtant parmi les entreprises les plus génératives de cash du monde, cherchent à les sortir du bilan non pas parce qu’elles ne peuvent pas les financer mais parce que l’accumulation devient elle-même un risque (ratios, perception du marché et flexibilité future).
📊 Le hors bilan ne signifie pas un désengagement car au contraire la dépendance économique est totale parce que si les data centers ne délivrent pas les rendements attendus, si la demande IA ralentit ou si les coûts de financement deviennent un sujet, Blue Owl ne pourra pas faire comme si de rien n’était. Qu’il y ait ou non consolidation comptable, le risque revient toujours à celui qui a besoin de l’actif pour faire tourner son modèle. Le hors bilan allège la présentation pour les actionnaires et les investisseurs mais pas la réalité.
🤷♂️ C’est aussi pour ça que les appels à enquête par les autorités américaines ne sont pas anodins parce que derrière le discours sur l’opacité, ce qui inquiète réellement, c’est la concentration du risque dans des structures moins visibles comme le private credit, les fonds infra, les véhicules dédiés et les joint-ventures. On parle d'un écosystème parallèle qui finance désormais une part critique de l’économie future. Tant que la liquidité est abondante, que les taux sont maîtrisés et que la croissance est là, tout fonctionne, mais en cas de stress, le canal de transmission du risque devient beaucoup plus difficile à lire. C'est aussi pour ça que je dis que l'IA devient un sujet macro.
⚠️ Je le redirai autant de fois qu'il le faut, le financement est probablement le talon d’Achille potentiel du cycle IA parce que l’ampleur des investissements augmente mécaniquement le risque de mauvaise allocation du capital. Quand l’argent afflue, la discipline baisse et on finance sur des hypothèses ambitieuses de taux d’utilisation, de croissance et de pricing, parfois très en avance sur la réalité économique.
💰 Aujourd’hui, les CapEx IA sont perçus comme stratégiques, visionnaires voire intouchables mais l’histoire montre que quand les structures financières deviennent complexes, quand les leaders cherchent à optimiser le bilan, quand les régulateurs commencent à poser des questions, c’est souvent un signal de maturité où la volatilité ne vient plus de la tech elle-même mais de la façon dont elle est financée.
L’IA changera le monde, mais avant ça, elle va surtout tester la solidité du système financier qui la porte.
BREAKING: President Trump says he had a phone call with China’s President Xi and they have an “extremely good” relationship.
Trump says they discussed China buying oil from the US and lifting soybean purchases to 20 million metric tons.
BREAKING: Sales of electric vehicles (EVs) in China last year hit a record 13.1 million vehicles, exceeding ICE car sales for the first time.
Sales of internal combustion engine (ICE) vehicles in China fell -13% YoY, to 12.3 million in 2025, the lowest in 15 years.
This marks the 8th consecutive annual decline.
Since the 2017 peak, sales of ICE vehicles have fallen -49%, or -11.6 million.
It is projected that China will sell 21.2 million EVs and 4.9 million combustion engine vehicles in 2030.
The global electric vehicle race is intensifying.
🚨 Ce qui s’est passé hier sur les marchés est surtout révélateur de la manière dont ces derniers transforment aujourd’hui une information partielle en narratif global puis en mouvement massif. Cela devrait, encore une fois, vous faire réfléchir sur l’état actuel du marché.
📉 On parle d’un outil d’automatisation juridique développé par Anthropic, pas d’un effondrement constaté de chiffres d’affaires, ni de profit warning. Pourtant, en quelques heures, des centaines de milliards de capitalisation se sont évaporés sur le software et sur certaines financières exposées. Il faut donc décortiquer.
1️⃣ Le point de départ est une peur très symbolique où l’IA commencerait à automatiser des tâches à forte valeur ajoutée (droit, conformité, recherche). Le marché voit une remise en cause potentielle d’une rente d’où la réaction immédiate sur des groupes comme Thomson Reuters, RELX ou Experian dont une partie de la valeur repose sur des bases de données propriétaires et des logiciels métiers historiquement chers mais à ce stade, on ne price pas des revenus qui baissent, on price un risque futur de pression sur le pricing power ce qui est très différent.
2️⃣ Ensuite, la mécanique de marché prend le relais avec des paniers software qui baissent, des ETF sectoriels vendus, des fonds qui réduisent l’exposition au facteur software et des stops qui sautent. On sort de l’analyse entreprise par entreprise pour entrer dans un mouvement global. La deuxième vague arrive avec des acteurs financiers comme Blackstone ou Blue Owl Capital qui chutent parce qu’ils détiennent des participations dans des sociétés software (20% globalement).
⚠️ L’erreur de lecture serait de conclure que l’IA détruit le software car réalité est plutôt que l’IA remet en question certaines rentes historiques du software. Le secteur ne disparaît pas mais il se transforme. On passe d’un monde où être un SaaS suffisait à un monde où il faut cumuler logiciel, données propriétaires, intégration profonde dans les workflows et capacités IA natives. Ceux qui n’ont qu’une couche superficielle sont fragiles alors que ceux qui contrôlent les données, la distribution et les usages critiques sont beaucoup mieux protégés.
🤔 Pourquoi une réaction aussi violente maintenant ? Parce que le software était déjà cher en relatif, déjà en sous-performance face au reste de la tech et déjà moins sexy que d’autres sous secteurs liés à l’IA. Alors oui, il existe un sujet structurel avec une pression sur certains modèles de prix, une disparition de certaines lignes de revenus et un déplacement de la valeur vers la décision mais ce genre de transformation se joue sur des années, pas en une séance.
🤷♂️ Ma conclusion est donc simple : l’ampleur et la vitesse du mouvement sont excessives par rapport à l’information initiale. On est beaucoup plus face à une réaction émotionnelle amplifiée par des mécaniques techniques qu’à une réévaluation rationnelle et profonde de la valeur intrinsèque du secteur.
Le software entre dans une phase de tri beaucoup plus dure et c’est une nuance essentielle pour que vous, investisseurs, fassiez le votre.
🚨 Ce matin je parlais de l'inflation américaine mais quand on regarde l’inflation française retomber à des niveaux proches de zéro, beaucoup peut y voir une excellente nouvelle. De mon côté, ce qui compte, c’est pourquoi l’inflation baisse, et là, le diagnostic devient beaucoup moins confortable.
1⃣ La demande intérieure est très faible puisque la consommation des ménages reste contrainte, le pouvoir d’achat a été entamé par le choc inflationniste précédent, les taux d’intérêt élevés ont gelé le crédit, l’immobilier est à l’arrêt et les ménages arbitrent de plus en plus leurs dépenses. Quand la demande est molle, les entreprises hésitent à augmenter leurs prix et parfois doivent même baisser certaines grilles tarifaires pour écouler leurs volumes. Cette désinflation-là raconte une économie qui ne chauffe pas et qui n'est pas en forme.
2⃣ Les services ralentissent aussi et dans une économie développée comme la France, l’inflation structurelle est d’abord une inflation de services (salaires, loyers, restauration, services aux ménages, santé, éducation privée, etc.), si cette composante se calme, ça signifie que les salaires nominaux ralentissent, que le marché du travail se détend et que les entreprises cherchent d’abord à protéger leurs marges par des ajustements de coûts plutôt que par des hausses de prix.
📉 Une inflation basse peut être excellente si elle provient de gains massifs de productivité, d’innovation, d’offre abondante et bon marché mais une inflation basse peut aussi être le symptôme d’une économie anémique. Aujourd’hui, la France ressemble bien davantage au second cas avec une croissance faible, un investissement privé timide, un immobilier bloqué et un moral économique fragile. C’est une économie proche de la décrépitude.
🇪🇺 Sur le plan de la politique monétaire, ce type de configuration renforce la probabilité de baisses de taux de la BCE cette année mais pas d’un pivot brutal comme l'a dit @C_Barraud dans notre podcast. La BCE regarde surtout l’inflation sous-jacente, les services et les salaires, et sait que l’inflation peut repartir si l’énergie remonte ou si les salaires surprennent. On est donc plutôt dans un scénario de baisses très prudentes et espacées, loin d'un retour rapide aux taux zéro.
⚠️ Aujourd'hui la France est face à un drame lent, un drame de trajectoire, et le vrai risque est l’anémie nominale. Si les prix stagnent, si les salaires ralentissent et si la croissance réelle est faible alors le PIB nominal progresse très lentement. Mais un État très endetté a besoin soit de croissance, soit d’un peu d’inflation, et idéalement des deux. Sans l’un ni l’autre, la dynamique de dette devient mécaniquement plus difficile, le problème n’est plus idéologique, il devient arithmétique.
🤷♂️ Dans ce contexte, les marges de manœuvre politiques se réduisent : soit on augmente les impôts, soit on coupe dans les dépenses, soit on laisse filer la dette, et dans tous les cas, les tensions sociales montent. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, psychologiquement, une économie à inflation basse issue de la faiblesse génère de la frilosité car les ménages reportent leurs achats, les entreprises retardent leurs investissements, les banques prêtent moins.
Ce graphique raconte un vrai avertissement.
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🇫🇷 Budget 2026, 49.3, crédibilité financière, tensions politiques et signaux envoyés aux marchés : décryptage d’un budget de transition aux implications très concrètes pour les investisseurs.
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Central banks want to stretch the money and credit cycle to make it last for as long as it can because that is so much better than the alternative. So when the system of hard money and claims on hard money becomes too painfully constrictive, governments typically abandon it in favor of what is called “fiat money.” No hard money is involved in fiat systems; there is just paper money that the central bank can print without restriction. As a result, there is no risk that the central bank will have its stash of hard money drawn down and have to default on its promises to deliver it. Rather, the risk is that, freed from the constraints on the supply of tangible gold, silver, or some other hard asset, the people who control the printing presses (i.e., the central bankers working with the commercial bankers) will create ever more money and debt assets and liabilities in relation to the amount of goods and services being produced until the time comes when those holding the enormous amount of debt will try to turn it in for goods and services, which will have the same effect as a run on a bank and result in either debt defaults or the devaluation of money. #principleoftheday
🚨 On vit des choses très étranges sur les marchés. Pour ne pas vous mentir, plus les jours passent, plus je reste bouche bée et je pense sincèrement que beaucoup de gens sous-estiment la portée de ce qui est en train de se produire.
🗓️ Mardi dernier, la dette japonaise à 30 ans enregistre une séance dite « 6-sigma ». Hier, l’argent fait encore plus fort puisqu’on était sur 5-sigma lors de la hausse pour voir 6-sigma lors de la baisse. EN UNE SEULE SÉANCE.
📊 Pour expliquer rapidement, en finance on mesure les variations de prix autour d’une moyenne à l’aide de l’écart-type qu’on appelle sigma. Un mouvement de 1-sigma est banal. 2-sigma est courant. 3-sigma devient rare. 4-sigma est exceptionnel. 5-sigma correspond déjà à quelque chose qui, en théorie, ne devrait arriver qu’une fois sur un million d’observations. 6-sigma, lui, est censé se produire une fois sur 500 millions.
📚 Parmi les épisodes de type 6-sigma, il y a le krach d’octobre 1987 avec un Dow Jones à -22% en une séance, le crash Covid de mars 2020 avec un S&P 500 à -12% et un VIX à 80, l’envolée du franc suisse en janvier 2015 après l’abandon du peg EUR/CHF ou encore le pétrole WTI devenu négatif en avril 2020. Vous comprenez le sujet ?
➡️ Un événement 6-sigma n’est presque jamais provoqué par une simple nouvelle macro mais ça vient quasiment toujours de la structure du marché via du levier, des positions trop concentrées, des appels de marge, des problèmes de collatéral et des ventes ou achats forcés. C’est important à comprendre parce qu'on parle de tensions internes dans la mécanique du système.
🧐 Comme vous le savez, le marché obligataire japonais est au cœur du système financier mondial et je ne vais pas revenir sur le sujet mais un mouvement 6-sigma sur un marché aussi colossal ne laisse pas indifférent. Observer un mouvement 6-sigma sur l’argent quelques jours plus tard fait longuement réfléchir. Au delà de l'industrie, l'argent est utilisé comme réserve de valeur alternative et comme instrument de couverture contre la dépréciation monétaire. Aussi, ce marché est assez étroit et très financiarisé donc quand des positions sont déséquilibrées, les ajustements sont violents donc voir un mouvement aussi rare sur l’argent suggère que l'on est sur un gros mouvement sous contrainte.
🤔 Pourquoi voit-on, à quelques jours d’intervalle, des événements statistiques extrêmes sur des marchés aussi différents ?
1️⃣ Quand un pilier du financement mondial devient instable, le levier tend à se contracter et deux choses se produisent en même temps : des ventes forcées sur certains actifs et des achats forcés de protection sur d’autres. Historiquement, les métaux précieux font souvent partie des bénéficiaires.
2️⃣ Les taux longs racontent quelque chose sur la crédibilité des États, c’est-à-dire leur capacité à honorer leurs dettes futures sans recourir massivement à l’inflation. Les métaux précieux racontent quelque chose sur la crédibilité de la monnaie elle-même et quand les deux deviennent instables en même temps, on est face à une remise en question du cadre monétaire.
🎙️ Je ne vais pas m'étaler davantage car c’est en partie le sujet du prochain épisode de notre podcast mais généralement quand un régime commence à se fissurer, les ajustements sont brutaux et c’est exactement dans ces moments que surgissent plusieurs événements sigma élevés sur des classes d’actifs différentes. Je le répète mais voir deux événements 6-sigma coup sur coup n’est pas banal.
L’or et l’argent vous disent explicitement que l’on vit un véritable changement de paradigme.
Economics 101:
Milton Friedman on 4 ways to spend money:
1). Your money on yourself (you’re careful about both cost and quality).
2). Your money on others (you care about cost, less about quality).
3). Someone else’s money on yourself (you care about quality, not cost).
4). Someone else’s money on others (you care about neither).
The last one is how government spending works.
L'Euro n'a mis personne K.O.
A cause de la politique de Trump, les fonds de pensions n'ont pas voulu garder des dollars et ont rapatriés des fonds en Euros faisant ainsi monter la devise.
Pour autant, cela ne démontre en rien "une force économique" de la zone et il est stupide de le prétendre.
En dehors de pays nordiques, l'industrie ne s'est jamais aussi mal portée en Europe, tous nos pays sont endettés, et la monnaie Euro n'a aucune force structurelle.
A proper goal is something that you really need to achieve. Desires are things that you want that can prevent you from reaching your goals. Typically, desires are first-order consequences. For example, your goal might be physical fitness, while your desire is to eat good-tasting but unhealthy food. Don't get me wrong, if you want to be a couch potato, that's fine with me. You can pursue whatever goals you want. But if you don't want to be a couch potato, then you better not open that bag of chips. #principleoftheday
🚨 Les actions américaines au Venezuela ont clairement pris tout le monde de court. Par contre, si on remet tout à plat, il faut arrêter de regarder chaque décision américaine isolément. Tout est cohérent si on raisonne en hiérarchie des menaces et en gestion du temps.
🇨🇳 Le point de départ est que la Chine est aujourd’hui l’adversaire central des États-Unis. Pas la Russie, pas l’Iran, pas le Venezuela. La Chine est la seule puissance capable de contester à la fois la suprématie économique, technologique, industrielle et militaire américaine, donc toutes les grandes décisions de Washington doivent être lues à travers ce prisme-là.
⛽️ Dans ce cadre, l’énergie devient un levier clé. La Chine est ultra-dépendante de ses importations de pétrole et une partie importante de ces flux vient de pays sous sanctions ou en tension avec les États-Unis, on parle des trois pays cités plus haut. L’idée américaine n’est pas de couper le pétrole chinois mais plutôt d’augmenter l’incertitude, le coût et le risque autour de cet approvisionnement.
🧐 En clair, il faut rendre toute planification stratégique chinoise plus compliquée et c’est là qu’interviennent l’Iran et le Venezuela car ce sont des fournisseurs très orientés vers la Chine, souvent à prix cassés, via des circuits opaques. Si Washington parvient à normaliser, influencer ou encadrer politiquement ces pays, même partiellement, il récupère un levier indirect sur une partie de l’approvisionnement chinois. Ce n’est pas un bouton On/Off mais plutôt une pression marginale qui compte dans un calcul de guerre.
🤷♂️ Dans ce contexte, c’est un très bon coup tactique de Trump car peu coûteux et avec un rapport risque/rendement très favorable. Pas forcément un coup de maître au sens d’un verrou stratégique définitif mais c'est clairement un coup qui gagne du temps, et comme vous l'avez vu l'an dernier, gagner du temps est exactement ce que cherchent les États-Unis face à la Chine aujourd'hui.
🌎 Ensuite, il faut regarder l’Amérique Latine où la Chine y est déjà très présente via le commerce, les infrastructures, les matières premières et les financements, mais le continent devient plus multipolaire et pragmatique avec sa libéralisation en cours. La Chine n’a pas la capacité de contrôler politiquement la région mais ce qu’elle fait, pour l'instant, est très bien fait : s’insérer dans les interstices et devenir indispensable économiquement sans assumer le coût sécuritaire. La Chine ne perd pas tout car elle reste créancière, partenaire commercial et acheteur structurel de matières premières.
🤔 Du coup, quid de l’Ukraine ? Pourquoi chercher la paix avec la Russie ? Parce que la Russie n’est plus la priorité stratégique, désormais devenue une puissance régionale affaiblie, dépendante et sous contrainte. Une guerre longue en Ukraine maintient une prime de risque sur l’énergie, nourrit l’inflation mondiale, fragilise l’Europe et complique la politique monétaire américaine. Tout ce dont Washington n’a pas besoin avant un affrontement de long terme avec la Chine. Chercher une paix ou un gel du conflit n'a pas pour but d'aider la Russie, on veut surtout retirer un bruit macro majeur, stabiliser l’énergie mondiale et libérer de la bande passante stratégique.
Nous ne sommes qu'au début de la partie d'échecs.
What you are seeing is a classic economic contradiction that suggests Japan is losing control of its finances.
The Japanese government is currently trying to boost the economy by handing out $135 billion in stimulus money to help citizens with rising costs.
However, at the exact same time, their central bank is planning to raise interest rates to fight inflation.
This is like slamming on the gas pedal and the brake pedal simultaneously, one policy pumps money into the system while the other tries to pull it out.
This confusion has panicked investors, causing the interest rate (yield) on Japan's 30 year government bonds to spike to 3.43%, a massive jump from the near zero rates seen for the last decade.
The implications here are dangerous because Japan has a staggering amount of national debt that it built up when interest rates were basically zero.
For years, the debt was free to carry, but now that rates are rising, the interest payments on that debt are becoming unaffordable.
By passing a huge stimulus package now, they are adding even more debt to the pile right as that debt becomes historically expensive to service.
Markets are calling this broken because it looks like a debt spiral, Japan has to print money to pay its bills, which causes inflation, which forces them to raise rates, which makes the debt even harder to pay.
Excellente note, et je conseille de lire l'interview de Trump dans le Times avant les élections de 2024, notamment sa vue sur le fonctionnement de l'économie chinoise. De manière implicite, il veut un contrôle "total" sur l'aspect budgétaire et monétaire pour faire face à eux.
Current situation:
1. The US is preparing $2,000 stimulus checks
2. Japan is preparing a $110 billion stimulus package
3. China has approved a $1.4 trillion stimulus package
4. The Fed is officially ending QT on December 1st
5. The US is issuing~$1.9 trillion in treasures per year
6. Canada is restarting its Quantitative Easing program
7. Global M2 money supply is at a record $137 trillion
8. Global rate cuts are at 320+ over the last 24 months
In what world is another wave of inflation not on its way?
Et oui ... si vous pensez que les actionnaires gagnent trop d'argent, devenez actionnaires ! Il n'y a rien de plus simple, il suffit de commencer aujourd'hui à acheter des actions. Aucun montant minimal requis pour démarrer aujourd'hui.
Si vous pensez que les patrons gagnent trop, devenez patron, il y a tout un marché de la reprise d'entreprise très intéressante en France dû à la pyramide des âges.
Et si vous pensez que tout cela est trop risqué, trop ceci ou trop cela, vous comprenez alors sur quelle base et pour quels risques les actionnaires et les patrons gagnent de l'argent.