CONFISQUER LA FORTUNE DES MILLIARDAIRES !
Prenons volontairement des ordres de grandeur à la grosse maille.
Les grandes fortunes françaises représentent autour de 1 000 Md€ de patrimoine estimé.
Mais ce ne sont pas 1 000 Md€ en cash.
Ce sont surtout des actions, entreprises, usines, marques, immobilier, dont la valeur est estimée par le marché.
Admettons que l’État confisque tout.
Il ne récupère pas 1 000 Md€ à dépenser.
Il devient propriétaire de ces actifs.
Admettons maintenant quelque chose d’encore plus généreux :
malgré la confiscation, absolument rien ne change.
Même travail.
Mêmes salariés.
Mêmes dirigeants.
Mêmes investissements.
Mêmes ventes.
Mêmes bénéfices.
Ce qui compte alors, ce n’est plus la valeur théorique de ces entreprises, mais ce qu’elles rapportent chaque année.
Le CAC 40 réalise environ 100 à 130 Md€ de bénéfices nets par an.
Et même ces bénéfices ne peuvent pas être intégralement consommés.
Il faut investir, remplacer les machines, financer la croissance, rembourser les dettes, constituer des réserves.
Les dividendes distribués tournent autour de 72 Md€ par an.
Admettons encore que l’État récupère 100 % de ces dividendes.
Résultat :
72 milliards d’euros par an.
Ça paraît énorme.
Jusqu’à ce qu’on le compare aux plus de 1 600 milliards de dépenses publiques annuelles.
La France dépense environ :
4,4 milliards par jour.
Donc ces 72 milliards permettraient de financer la dépense publique pendant environ…
16 jours.
Vous confisquez le capital.
Vous supposez qu’aucune entreprise ne perd en efficacité.
Vous maintenez miraculeusement les mêmes bénéfices.
Vous prenez tous les dividendes.
Et deux semaines plus tard, la machine publique a tout mangé.
Il reste encore environ 349 jours à financer.
Et Mélenchon proposait encore environ 250 Md€ de dépenses supplémentaires par an, certaines évaluations dépassant 300 Md€.
Autrement dit, même dans un scénario extraordinairement favorable à son raisonnement, la confiscation ne financerait même pas un tiers de ses seules dépenses nouvelles.
Voilà l’erreur fondamentale :
une fortune est un stock.
L’État, lui, brûle un flux chaque année.
É por isso que as companhias aéreas odeiam o Claude 4.6
Passagem por $550. Eu paguei $180.
Sem milhas. Sem parcerias. Sem VPN.
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