@campacorsu Ils continuent de s’aligner sur ceux qui considèrent la terre, le peuple, la nation et l’identité comme des notions abjectes. La rupture est la plus nette avec LFI, car elle est sur le fond. En votant des autonomistes je pense qu’on a pas voté pour ce slop gauchiste…
Je trouve que les régionalistes portent à l’État français une critique valable : la France se pense comme un agrégat d’individus abstraits et égaux reliés entre eux sans intermédiaire sinon la nation elle-même. Ça a évidemment été une force quand il s’est agit d’unifier, d’homogénéiser le pays, mais poussé jusqu’au bout cette logique fait de la France une pure abstraction, une entité désincarnée, sans réalité charnelle et dont les attributs ( langue, culture, frontières) semblent tomber du ciel.
En même temps à part fracturer un pays déjà moribond et faire de leur région un paradis fiscal, les régionalistes n’ont pas grand chose à proposer.
Je pense que l’idéal se trouve sur une ligne de crête qui consiste à maintenir le caractère unitaire et centralisé du pays sur le plan politique, mais à en faire une sorte de fédération sur le plan culturel, en en profitant au passage pour « ancrer » l’identité française dans sa réalité charnelle locale.
Au lieu d’être une abstraction désincarnée, la France serait reconnue comme étant le produit de l’union de « communautés historiques locales » : bretons, picards, provençaux, alsaciens, basques, flamands, champenois, bourguignons etc.
Une liberté culturelle totale serait accordée mais uniquement à ces « communautés historiques locales », dont les éléments seront sélectionnés à partir de critères très stricts : présence ancienne sur le territoire national et liée à un espace géographique déterminé ( pour éviter qu’une diaspora puisse s’en revendiquer).
Pour ce faire je modifierais trois choses dans la Constitution :
- dans le préambule : « le peuple français, un, indivisible et souverain, reconnait la diversité des communautés historiques locales dont l’union a, au fil des siècles, constitué la nation
La République veille à la continuité de la nation »
- un article pour lister ces communautés et les reconnaître
- dans un article : « Tout citoyen est libre de connaître, de pratiquer, d’enseigner et de transmettre les langues, les traditions et la culture des communautés mentionnées à l’article X.
La République en favorise la sauvegarde, l’enseignement et la diffusion, dans les conditions fixées par la loi organique. »
Ca règlerait plusieurs problèmes (ou excuses) :
- La disparition des cultures régionales du fait de la politique culturelle du pays : ici, en ce qui concerne les communautés historiques, la liberté culturelle est totale et la préservation des cultures locales reconnues est même une des missions de l’État.
- La désincarnation : la France n’est pas un truc qui flotte dans l’air mais un pays dont l’identité est le produit des éléments qui le composent : Français et Breton, ou Français et Alsacien ne sont pas deux identités concurrentes mais superposées : la petite nation appartient à la grande, donc on est membre des deux simultanément.
- Esquiver les critiques de midwit à base de « c’est quoi un français de souche : un Auvergnat, un Catalan, un Picard ? » : cette question n’a plus de sens à partir du moment ou on affirme que la France est précisément l’union de ces identités et l’ensemble qu’elles constituent : un français de souche est alors tout individu dont les ancêtres viennent de ces communautés.
- Réaffirmer l’unité politique et administrative du pays. En apparence dire « le peuple français est un, indivisible et souverain » puis parler de ses composantes peut paraitre paradoxal, mais on distingue justement deux plans : le plan politique, et le plan culturel et social. Sur le plan politique, le seul sujet politique reconnu par la Constitution est le peuple français.
En revanche sur tous les autres plans, on reconnait que ce peuple est un composé : unité politique mais diversité culturelle enracinée dans des cultures locales : État unitaire centralisé culturellement fédéral.
En revendiquant un statut d’autonomie pour la Corse, le nationalisme revient à ce qu’il est : à sa dimension inévitablement identitaire. Discours, que nos élus refusent le reste du temps en Corse. Dire ce que l’on est exclut forcément et donc hiérarchise
La notion de "lien singulier à la terre" va entrer dans la Constitution française.
Pour moi qui ne suis pas née ici, c'est une évolution alarmante. Les identitaires se régalent. N'y a-t-il plus aucune digue ?
La Corse est la seule partie du territoire où l’islamisation -affaires de Sisco ou des Jardins de l’Empereur - se heurte à une vraie résistance locale. Grace aux « Corses de souche » et aussi parce que l’Etat ( préfets, procureurs, police, gendarmerie) y fait moins le malin. Là où l’Etat est faible l’identité des natifs est mieux protégée. Moins d’Etat « républicain » c’est moins d’ #AnarchoTyrannie.
@PalatinuAssociu@BenjaminMorel63@FrDesouche
Un héritage millénaire en flammes, comme à Notre-Dame.
Et demain, Bolloré, Mariani, Philippe de Villiers et toute la clique viendront encore prêcher le rapprochement avec une Russie « protectrice de la civilisation chrétienne ».
Toute honte bue, comme à chaque fois.
@BenjaminMorel63 Le séparatisme religieux et la recrudescence de zones de non-droit sur le territoire français n’a jamais été aussi important, mais ce qui inquiète seulement M. Morel, c’est un prétendu « racisme », pour le grand ogre jacobin…
Le monde à l’envers.
C'est amusant de voir que ce qui "inquiète" chez les garçons s'est banalisé avec dix ans d'avance sinon plus chez les filles sans qu'on en parle à peine... là l'aspect pathologique du lookmaxxing saute aux yeux
Plutôt que d'y voir un complot ou l'oeuvre de minuscules groupes d'influence cachés sur des forums internets, c'est surtout la conséquence de la virtualisation et de l'insécurité morale rampante depuis l'apparition des smartphones pour ces jeunes-là, qu'on a en plus mis sous cloche pendant deux ans pour les protéger du rhumid-19, ce qui a encore entamé le capital social qui avait survécu aux années 2010
La rencontre amoureuse se fait sur une photo désormais, la moindre publication en ligne avec son physique apparent va faire l'objet d'abondants commentaires d'excités des deux sexes façon marché au bestiau et mettre en péril tout le clout qu'on a auprès de sa seule communauté, la virtuelle, face à cette pression constante les comportements s'adaptent et la psyché masculine se rapproche de la féminine ; à défaut de pouvoir encaisser les critiques on essaie de les désamorcer en renforçant tous ses supposés "points faibles" dont la quête devient obsessive
Les garçons commencent eux aussi à arriver chez le chirurgien esthétique en lui demandant de leur faire la tête qu'ils ont avec le filtre "gigachad" de Snapshat, convaincus que ça changerait leur vie, c'est le progrès
@ThomasSelvini Définir l’identité d’un peuple, ça devrait être la condition sine qua non, autrement dit une hiérarchie de légitimité. Sinon, autant pisser dans un violon…
Processus autonomie, entièrement pour, je peine à croire que le but est de protéger le peuple corse et ses intérêts quand je lis:
« Le lien à sa terre, c’est la possibilité de réguler le foncier
Il n’y a aucune caractéristique identitaire dans le lien à sa terre
Il n’y a pas de référence à ses origines
Il n’est pas question de créer de catégories de citoyens »
@Venturi46234439@eus550905727154 L’enjeu identitaire est bien plus vital qu’une autonomie politique qui n’est qu’un eldorado fantasmé par des élus déconnectés des revendications sociales du peuple touché par les questions identitaires (cf taux de vite RN en Corse) et sociales.
@Venturi46234439@eus550905727154 La vision de la « communauté de destin »à l’heure d’une crise de natalité et des enjeux actuels sur l’immigration, est dépassée. Du nord ou du sud, il faudra statuer sur une régulation des arrivées. Toute conciliation avec des organismes et partis pro-immigration est suicidaire.
@Venturi46234439@eus550905727154 Si vous le dites. Mais je ne vois pas en quoi la complaisance avec un lobby qui promeut l’accueil et la régularisation des étrangers est cohérent avec un discours qui vise précisément le fait de défendre sa terre contre les étrangers et les comportements importés.
@eus550905727154@Venturi46234439 A LDH hè l’antitesi di u naziunalisimu, postu ch’ella vole a regularizazione di i stranieri è soppratuttu parlà d’« identità » serebbe « Fascisimu». 😉
« La Corse connaît une dilution de peuplement »
> L’insécurité gagne Bastia et Ajaccio
Pendant ce temps à Bastia :
*débloquer une aide financière pour une association qui soutient les racailles et l’accueil de tous les étrangers et sans papiers*. 🤡👌
Après plusieurs vols à l'arraché commis en Haute-Corse, dernièrement, tandis que les zones urbaines de l'île n'échappent plus aux faits de petite et moyenne délinquance, quid de la cité impériale ? Prise de pouls.
https://t.co/vbWjnL6o8u
@LorianeLafont@pierre_jacquel2 Exact. La philosophie c’est penser sa vie et vivre sa pensée comme disait Hadot. Réduire la philosophie à l’abstraction c’est ne pas comprendre son intérêt premier.
@ThibautREICH@dannyconversano@Samuel_Lafont Sauf que le Kremlin a le même discours que notre gauche en France, donc être identitaire et soutenir le tropisme russe actuel est une auto-mutilation. https://t.co/Yv9ksymGEn
Poutine n’est pas un défenseur de la Chrétienté ou des valeurs traditionnelles. Il utilise son soft power pour désorganiser l’Occident, choisissant l’idéologie à promouvoir en fonction de sa capacite à nuire à la cohésion sociale (antivax, woke ou antinucléaire par exemple).
@nicolasgeoffro3@JulienPernici Oui, c’est ça. On critique le Républicanisme mais on reprend complètement son modèle. On réduit l’identité à une langue, à un projet, et l’on nie la question ethno-culturelle, ce que les premiers mouvements nationalistes corses défendaient. Ils oublient ce narratif là.