Ce premier Grand Oral est fini ! Merci à tous d’avoir été présent et d’avoir suivi ce live en direct. Merci @LaurentMauduit pour votre présence parmi nous. Bonne soirée à tous !
Bonsoir à tous et bienvenue dans notre premier Grand Oral. Ce soir nous accueillons Laurent Mauduit, journaliste d’investigation et co-fondateur de Mediapart. Suivez en direct cette conférence avec le live-tweet.
@LaurentMauduit@LaPeniche#LaurentMauduit#GrandOral
Sur l’évolution du service public : on assiste à « une privatisation de l’Etat par l’intérieur. Il y a eu une vague de pantouflages puis de rétro-pantouflages ». « Il y a une porosité entre privé et public. »
Sur le journalisme d’investigation : « c’est dur d’expliquer les règles de l’investigation, c’est un métier qui se transforme par les transmissions. Il faut une équipe solidaire, les plus vieux pour la mémoire et les jeunes pour la pugnacité ».
L.M. « La prédation marche sur les médias. […] Le groupe Bouygues s’est approprié une ressource publique (TF1). […] Bolloré s’est assis sur la loi, que la puissance publique n’a pas fait respecter, par complicité, par entente ».
Sur Jean-Luc Mélenchon : « je lui fait un reproche majeur : il y a un problème démocratique dans le fonctionnement de LFI, il n’y a pas d’élections ». « Les moyens indiquent la fin qu’on poursuit ». « Il y a une évolution inquiétante, non appréciable ».
Sur les défiances médias / citoyens : « il y a une porosité entre secteur public et privé. Plein de journalistes sont à cheval entre les deux, les mœurs sont dégradées ».
L.M. « J’aime bien T. Jefferson, lorsqu’il était ambassadeur en France, il a écrit une lettre : si j’avais à choisir entre un pays qui a un gouvernement et pas de presse ou un pays avec de la presse mais pas de gouvernement, je choisirais la deuxième solution ».
Sur la haute fonction publique : « il y a une exaspération au rituel démocratique, c’est un terreau [futur] possible pour des prises de position d’extrême-droite. Il y a une tentation autoritaire, il faut aller plus vite ».
L.M. : Un nouveau capitalisme arrive, libertarien. On n’a pas été vigilants, il y a depuis 20 ans un bouillonnement intellectuel de pensée réactionnaire dans le secteur de la tech américaine. On retrouve des symptômes avec les élections de Bolsonaro, Milei et Trump.
À la question « Notre démocratie est-elle en danger ? »
L.M. « La France est une démocratie de basse intensité [on vit] dans un monarchisme républicain ». « Si l’extrême droite arrivait en France, ce serait beaucoup plus dangereux qu’en Italie ».
Sur des peurs durant son enquête : «la seule crainte dans ma carrière récente ce sont les procès ». À Mediapart « on a une écriture très judiciarisée, on n’écrit pas ce qu’on sait, on écrit ce qu’on peut prouver »
Je passerai le « grand oral » mercredi devant Sciences Po Tv @sciencespotv et présenterai les principales conclusions de mon enquête sur l’extrême droite et les milieux d’affaires consignées dans mon livre #Collaborations (La découverte)