J'ai longtemps cru que la vitalité était une affaire de nutrition et de principes/ piliers exclusivement physiologiques.
Puis j'ai compris que le sujet était bien plus vaste.
La vitalité est une façon d'habiter le monde.
Nous vivons dans une époque qui nous pousse vers la sécurité permanente.
Température contrôlée.
Lumière artificielle.
Alimentation transformée.
Rythmes déconnectés du soleil.
Corps immobilisés.
Risques minimisés.
Inconfort supprimé.
Tout est conçu pour nous protéger.
Et pourtant, jamais les populations n'ont semblé aussi fatiguées.
Car le vivant ne s'est jamais développé dans la sécurité.
Le vivant s'est construit dans l'adaptation.
Dans le froid.
Dans la chaleur.
Dans le mouvement.
Dans l'incertitude.
Dans l'effort.
Dans la lumière naturelle.
Dans les cycles du jour et de la nuit.
Chaque système de notre physiologie est né de cette rencontre permanente avec le réel.
Le cœur a besoin d'effort.
Les muscles ont besoin de résistance.
Les os ont besoin de charge.
Le cerveau a besoin de défis.
Le système immunitaire a besoin d'exposition.
La conscience a besoin de sens.
À force de vouloir supprimer toutes les contraintes, nous avons supprimé une partie des signaux qui rappelaient à notre organisme pourquoi il devait rester fort.
Le paradoxe est là.
Ce qui nous maintient en vie n'est pas toujours ce qui nous rend vivants.
La vitalité n'est pas l'absence de stress.
C'est la capacité à rencontrer le stress et à en ressortir plus robuste.
Le froid n'est pas l'ennemi.
Le soleil n'est pas l'ennemi.
L'effort n'est pas l'ennemi.
Le risque n'est pas l'ennemi.
L'ennemi est parfois cette lente anesthésie qui nous éloigne du monde réel.
Retrouver la vitalité consiste peut-être simplement à revenir vers les principes qui ont façonné l'être humain pendant des centaines de milliers d'années.
Sortir.
Bouger.
Respirer.
Observer.
S'exposer au vivant.
Aimer.
C'est peut-être pour cela que Point Break continue de résonner plus de trente ans après sa sortie.
Le film ne parle pas vraiment de surf, de braquages ou d'agents infiltrés.
Il parle de cette part de nous qui refuse de passer son existence derrière une vitre.
De cette intuition profonde que la vie n'est pas faite pour être observée à distance, mais vécue pleinement.
Bien sûr, la réponse n'est pas dans les excès de Bodhi.
Mais la question qu'il pose reste universelle :
À quel moment avons-nous commencé à confondre être en sécurité avec être vivant ?
Le vivant n'a jamais promis le confort permanent.
Il nous a offert quelque chose de plus précieux :
la capacité de nous adapter, de grandir, de nous renforcer et de nous émerveiller au contact du réel.
Alors peut-être que retrouver sa vitalité commence simplement ici :
sortir de la spectature de sa propre existence et revenir, pas à pas, vers la vie elle-même. (Mon présent ✨)
Prenez soin de vous ✨🙏
@WolvinMetParel Pour ça je suis d'accord, mais Netanyau n'est pas Israël et Trump n'est pas les USA...l'impact à simplifier chez les petits est dramatique