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l'IA, pourrait être un catalyseur pour la créativité humaine, mais seulement si elle est utilisée de manière critique. #alorsquoidemain#cetaitmieuxdemain
Il y a quelques jours, lors d’un débat, certains participants m’ont demandé si je n’exagérais pas le glissement vers le techno-fascisme des États-Unis. Il est vrai que je ne suis pas politologue, et que chercher à comprendre les États-Unis essentiellement par le prisme du monde de la technologie peut être limitant.
Il y a quelques années, j’avais écrit un livre — Comment les hippies, Dieu et la science-fiction ont inventé Internet — dont la thèse était justement celle d’un glissement techno-fasciste, aujourd’hui visible.
Cette analyse n’a rien de magique. Cela a simplement consisté à observer que la volonté de puissance et l’hubris étaient de moins en moins contenus.
Voici par exemple une déclaration datant de 2012 de Peter Thiel (qui, on le rappelle, a littéralement « fait » JD Vance, sans même parler de Donald Trump, qu’il a largement soutenu) :
« Nous n’aurions jamais pu gagner une élection pour faire adopter certaines idées, parce que nous étions une minorité beaucoup trop faible. Mais peut-être pouvait-on transformer le monde de manière unilatérale, sans avoir à convaincre en permanence, à supplier ou à implorer des gens qui, de toute façon, ne seraient jamais d’accord avec nous, par des moyens technologiques. Et c’est là que, selon moi, la technologie constitue une alternative incroyable à la politique. »
Cette déclaration semble assez emblématique de ce qui est en train de se passer. Si l’on parle aujourd’hui de Dark Enlightenment — ou "d’ère des Lumières sombres" — c’est qu’à la différence du siècle des Lumières, où existait une volonté explicite d’instruire et d’émanciper les masses (Diderot, Voltaire, Rousseau...), la conviction des acteurs les plus extrêmes de la Silicon Valley est qu'aujourd’hui, la démocratie ralentit le processus d’amélioration technologique.
Il faudrait donc, selon eux, concentrer le pouvoir entre les mains d’une petite élite technologique supposée plus rationnelle, plus efficace, plus éclairée. Or ce qui est impressionnant c'est que ces idées se diffusent peu à peu dans ce monde de la technologie. Ce qui est impressionnant, c'est d'observer pas mal de monde dire "Ne te trompe pas, je n'aime pas Trump, ni Vance, mais il faut reconnaitre que certaines de leurs idées sont pertinentes". Et on peine à trouver quelque chose que ceux-là reprochent finalement au camp Maga.
Pour revenir à Thiel, sa stratégie, proche de celle de Land et Yarvin (Dark Enlightment), a consisté à s’allier à Trump et aux chrétiens blancs, en s’en servant comme d’un cheval de Troie : prendre le pouvoir, déstabiliser les institutions, puis — le moment venu — les écarter afin d’instaurer une dictature technologique. Rien qu'hier, Musk a invité Trump à utiliser "l'insurrection act" pour envoyer l'armée à Minneapolis, ou encore à "Nuke the Filibuster" (les Sénateurs récalcitrants) pour réformer la loi électorale, etc, etc.
C'est une dérive lente mais continue, que l'on peut observer depuis de longues années ; et Trump n'en est que la partie la plus visible.
Elon Musk promised a lot of things by 2025
- colonists arriving on Mars
- xAI achieving AGI
- Tesla robotaxis serving half the U.S.
- completely driverless robotaxis
- a Tesla Roadster demo
- DOGE cutting trillions
none of them happened
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Je partage l'analyse : les craintes d'une disparition massive d'emplois par l'IA sont souvent exagérées, dues à une confusion entre gains micro (tâches automatisées) et macro (évolution des métiers). Des sources comme l'OCDE et le FT estiment un gain de productivité annuel de ~1 %, doublant les niveaux actuels, sans chômage structurel si redistribution et formation suivent. Le vrai risque ? Une concentration des bénéfices chez les investisseurs, aggravant les inégalités. L'Europe doit accélérer pour équilibrer cela.
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"La Belgique devient un narco-Etat" : une juge d’instruction anversoise dénonce la situation et propose des pistes de solution #alorsquoidemain
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