La historia debería haberte enseñado, muchacho, que a España no le puedes dar ni un 1% de posibilidades de victoria, porque con ese ínfimo porcentaje se organiza en Covadonga, tarda 700 años, y acaba plantando la bandera en Granada.
Con ese 1% Cortés quemó las naves y tomó un imperio con 500 hombres.
Con ese 1% un cojo, manco y tuerto humilló a 180 barcos ingleses en Cartagena de Indias, con las medallas de la victoria de Vernon ya acuñadas en Londres.
Con ese 1% los tercios de Empel, cercados, sin pólvora y sin comida, cruzaron un río helado, encontraron un cuadro de la Inmaculada enterrado, y ganaron en Flandes.
Con ese 1% Bailén hizo capitular por primera vez en Europa a un ejército de Napoleón.
Una lección para el resto de tu vida, uruguayo: Si quiere ganarle a España, no puedes darle ni un 1%.
Esto que hace Antonio Maíllo no es ni nuevo ni suyo: es el manual de la izquierda progre desde que Podemos importó a Laclau a la política española. Y es un insulto a la inteligencia, porque trata a su propio votante como a un menor de edad al que hay que asustar con un monstruo. El truco tiene tres pasos, permítanme explicarlo:
Primero fabrican el muñeco. Te atribuyen cosas que no has dicho: que Vox cree que los gays son enfermos, que quiere resucitar a Franco, que odia a las mujeres. Todo mentira. Pero da igual lo que Vox diga de verdad, porque la idea no es rebatirlo, es sustituirlo por el muñeco. Lo que Vox dice es que la violencia dentro de la familia se persiga igual, con independencia del sexo de quien la sufra, para que un hombre, un menor o un anciano maltratado tengan la misma protección que una mujer. ¡Facha! ¡Machista!
Segundo, le pegan al muñeco, no a la idea. Nunca discuten la tesis real, porque si la discutieran tendrían que argumentar y perderían a media España por el camino, porque se les verían las costuras. Es más fácil colgar el cartel: facha, machista, homófobo y discutir con la etiqueta, no con la persona.
Y tercero, usan el muñeco para chantajear al que se acerca. Cuando el PP se sienta a pactar, no le dicen "discrepamos de tal medida"; le dicen: "¿de verdad vas a pactar con gente que creen que los homosexuales somos enfermos?". El muñeco ya ha sustituido a Vox, y negarse a hablar con el muñeco parece lo decente. Vox jamás ha dicho eso, pero no importa. Cuanto más monstruoso lo pintan, más unidos se sienten ellos y más caro le sale a cualquiera sentarse a debatir. Así mantienen lo que llaman hegemonía cultural (Gramsci). El marco lo ponen ellos. El problema aquí es que el PP centra toda su política en que el PSOE no lo convierta a él en muñeco (con madrileñas excepciones), y por eso es tan pusilánime siempre. Cuando cargan a Vox de etiquetas, la reacción del PP no es negar el relato: es decir "es que sois unos torpes; el inteligente soy yo, que adapto el mensaje para que a mí no me hagan un muñeco".
Ese es todo el mecanismo; hay quien lo hace bien como doña PSOE, que es experta en estos menesteres, y quien lo hace ridículo, como Yolanda ayer diciendo que Feijóo era Trump asaltando el Capitolio. Pero la clave es que funcionar funciona porque saben que la mayoría de la gente no se va a preocupar de comprobar si es verdad o mentira lo que dicen, y porque además refuerzan el sesgo de confirmación de cada uno: si yo soy de izquierdas y soy buenísima persona, cuanto más a la derecha estés, peor persona tienes que ser para que mi esquema encaje; y por eso me trago el muñeco sin comprobarlo, porque me confirma lo que ya necesitaba creer y por tanto me da la razón. Todo esto es lo que Laclau llamó construir el enemigo para cohesionar al propio bando, y está en La razón populista, léanlo, si quieren saber confrontarlo.
Una última cosa: si este tuit se viraliza, el impulso de todo izquierdista progre que se cree revolucionario soviético pero cuyas ideas nacieron todas en un campus de Estados Unidos, con pronombres, arcoíris y triangulitos en el perfil, va a ser venir aquí a pegar enlaces de los mismos medios que fabrican los muñecos y decir "¿ves?, no es un muñeco, es verdad", como si todo el agitprop mediático no fuera parte de la estrategia. Dicho queda, para cuando ocurra.
De hecho, no lo llevaron al Parlamento, lo aprobaron con un Real Decreto para no requiriese la aprobación del Congreso y además, el Congreso aprobó una moción política que exigía su paralización. Es decir, sí, para el PSOE el Parlamento es un elemento decorativo.
Da igual todas las sentencias que veamos, las noticias sobre las investigaciones por corrupción a miembros del Gobierno o a secuaces de este o a familiares del presidente. Nada de todo esto tiene que ser excusa para que la ultra extrema híper y jodidamente peligrosa ultraderecha pueda llegar al poder.
Y con este razonamiento, defendido por miembros del gobierno, militantes de ambos partidos y de sus socios, seguimos caminando hacia el averno.
Posez-vous une seule question, et tout l'édifice s'effondre.
Pourquoi des causes qui n'ont, en apparence, rien à voir entre elles finissent-elles toujours par dire exactement la même chose, avec les mêmes mots, contre les mêmes gens?
Le droit des homosexuels n'a rien à voir avec le climat. Le climat n'a rien à voir avec la question raciale. La question raciale n'a rien à voir avec la théorie du genre. Quatre sujets distincts, quatre histoires, quatre publics, quatre champs d'expertise séparés.
Et pourtant. Prenez le porte-parole le plus visible de chacun de ces combats. Mettez les quatre dans une pièce. Vous obtenez quatre personnes qui votent pareil, qui méprisent les mêmes gens, qui emploient le même lexique (systémique, déconstruire, privilège, inclusif), et qui ne se contredisent jamais. Jamais.
Ce n'est pas une coïncidence. C'est une loi. Elle fonctionne en trois temps, et chacun se vérifie avec des chiffres.
Premier temps. Dans n'importe quel groupe, ce n'est jamais la majorité qui parle. C'est la frange la plus militante.
La masse vit sa vie. Le petit noyau le plus idéologisé s'empare du micro, parce que lui seul a le temps, l'argent et le fanatisme de le tenir. Ce n'est pas une intuition. L'étude Hidden Tribes (8 000 Américains interrogés) chiffre cette frange, les Progressive Activists, à 8% de la population. Un Américain sur douze. En face, une majorité épuisée de deux tiers qui n'a jamais demandé le micro et qui n'a jamais voté pour le porte-parole.
Robert Conquest avait formulé la mécanique dès les années 1960 : toute organisation qui n'est pas explicitement de droite finit, avec le temps, par devenir de gauche. Pas par complot. Par sélection naturelle. Le fanatique reste quand le modéré rentre chez lui.
Deuxième temps. Cette frange ne ressemble en rien à ceux qu'elle prétend représenter, et elle est plus radicale qu'eux.
Voici le chiffre qui devrait clore le débat. Le bloc militant le plus à gauche d'Amérique, celui qui parle au nom des minorités à longueur de journée, est composé à 67% de Blancs. Sept pour cent de Noirs (Pew, juin 2026). Le groupe le plus diplômé, le plus aisé, le plus connecté du pays. Ceux qui hurlent le plus fort au nom des opprimés sont, statistiquement, les plus privilégiés du tableau.
Et ils sont plus extrêmes que les concernés eux-mêmes. 71% des Blancs progressistes veulent couper le budget de la police. Les Noirs américains, eux, sont partagés (53% pour, 44% contre), et seulement 28% ont soutenu le slogan "defund the police". Les Hispaniques y étaient majoritairement opposés (57%). Le porte-parole autoproclamé était donc plus radical que la communauté au nom de laquelle il prétendait parler. Une étude (ANES) pousse jusqu'au vertige : les Blancs progressistes sont le seul groupe du pays à mieux noter les autres races que la leur.
Traduction. Un diplômé aisé a décidé de parler au nom de l'opprimé. Et l'opprimé n'est pas d'accord.
Et ces franges sortent toutes du même moule. Le même appareil universitaire (Foucault, Derrida, l'École de Francfort, dont j'ai raconté la généalogie). Le même écosystème de fondations, qui financent ouvertement, sur catalogue public, l'associatif militant de chaque cause. Le même séminaire, le même lexique, les mêmes formations. On ne produit pas vingt idéologies. On produit vingt antennes d'un seul émetteur.
Troisième temps. Une fois installée, la frange parle au nom de tous et écrase ceux qui, à l'intérieur du groupe, refusent de suivre.
L'homosexuel discret qui ne se reconnaît pas dans le mégaphone. Le Noir conservateur. La femme qui refuse qu'on efface le mot femme. Tous traités en traîtres. Parce que le premier ennemi du militant n'est jamais l'adversaire d'en face. C'est le modéré de son propre camp. Le modéré est le danger absolu : il prouve, par sa seule existence, que le mégaphone ment quand il dit parler au nom de tous.
Résultat. Vous croyez voir une mosaïque de combats pour les droits. Vous voyez en réalité un seul logiciel, installé sur des machines différentes.
La cause n'est jamais la cause. La cause est le costume.
Et celui qui porte le costume sert toujours le même propriétaire : l'idée que tout, absolument tout (la famille, la nation, le mérite, la norme, la frontière, la vérité elle-même) est une structure d'oppression à abattre. C'est la matrice marxiste, qui a simplement quitté l'usine pour l'identité. La lutte des classes ne fonctionnait plus (les ouvriers s'embourgeoisaient), alors on a multiplié les classes : une par minorité, une par cause, à l'infini. Un prolétariat de rechange, renouvelable indéfiniment.
Et voici le test qui ne trompe jamais, le seul qui compte. Une cause sincère accepte la contradiction en son sein. Un costume idéologique, non. Le jour où vous verrez le porte-parole d'une de ces causes défendre publiquement un dissident de son propre camp, contre son propre camp, vous saurez que c'était une vraie cause. Vous attendrez longtemps.
La bonne nouvelle, c'est que ce qui tient par un seul fil tombe par un seul fil. Une frange de 8% ne gouverne que tant que les 92% se taisent. Le jour où la majorité silencieuse de chaque groupe reprend son micro, l'émetteur se retrouve sans antennes. Il n'émet plus que dans le vide.
Ce micro, personne ne vous interdit de le reprendre.
Au travail.
@STICHMEME@Storm_Malaga Gente que se siente a gusto en ese ambiente caldeado los hay, y en todas los clubes, pero la mayoría "silenciosa" no lo comparte. En mi zona y cuando comenzó algún conato de ese cántico, el propio público silbaba para silenciarlo
Nos dicen dos viajeros de primera clase de un transatlántico desde su camarote de lujo que, si se aprietan un poco más los viajeros de tercera, caben unos cuantos cientos de polizones.
En tercera, claro, que todavía hay clases.
Foucault, Derrida, Deleuze. Trois intellectuels qui, dans les années 60, pondent des livres illisibles au fond d'amphis parisiens. Aucun n'a jamais tenu une arme. Aucun n'a jamais entendu parler de Southampton.
Et pourtant, soixante ans plus tard, c'est leur idée qui tient la main qui menotte Henry Nowak, 18 ans, pendant qu'il se vide de son sang.
Comment passe-t-on de l'un à l'autre? Il n'y a pas de hasard. Il y a une ligne droite. Je vais vous la dérouler, maillon par maillon.
Premier maillon. Ces philosophes lâchent une idée d'apparence inoffensive: la vérité ne serait jamais neutre, ce serait toujours une construction du pouvoir. Donc on pourrait, et on devrait, se méfier des faits eux-mêmes. Ils n'ont pas voulu ce qui allait suivre. Mais ils ont armé un mécanisme: le soupçon généralisé envers le réel.
Deuxième maillon. Cette idée traverse l'Atlantique et mute dans les universités américaines. Elle rencontre une impulsion noble, la repentance, reconnaître des injustices historiques réelles. Et elle la transforme en tout autre chose: une hiérarchie morale permanente. Des groupes classés selon leur degré supposé de victimité. Oppresseurs d'un côté, opprimés de l'autre. Pour toujours.
Troisième maillon, et c'est là que tout bascule. Une fois qu'on classe les gens par groupe, on cesse de les juger par leurs actes. On les juge par leur catégorie. La crédibilité n'est plus méritée, elle est assignée d'avance.
Quatrième maillon. Black Lives Matter en fut l'apogée liturgique. « I can't breathe » devient une formule sacrée. La règle implicite: croire d'office la victime désignée, soupçonner d'office l'oppresseur désigné. Avant les faits. À la place des faits.
Comprenez bien ce qu'on installe là. Pas une opinion. Un réflexe. Un automatisme cognitif gravé dans des institutions entières: l'accusation venue de la « bonne » catégorie l'emporte sur ce que vous voyez de vos propres yeux.
Et un réflexe, on sait ce que ça fait à des hommes ordinaires.
Je me suis longtemps passionné pour la psychologie, et une période m'obsède: l'après-guerre. Le moment où des chercheurs se sont posé la question la plus dérangeante du siècle. Comment l'Allemagne nazie avait-elle transformé des pères de famille ordinaires en bourreaux de camp?
La réponse, ils ne l'ont pas trouvée chez des monstres. Ils l'ont trouvée chez des hommes parfaitement banals.
Hannah Arendt a appelé ça la banalité du mal. L'historien Christopher Browning, en étudiant le bataillon de réserve 101 (des policiers d'âge mûr, des pères, des commerçants), a montré que ce ne sont pas des fanatiques qui ont fusillé des civils, mais des hommes normaux incapables de désobéir au cadre dominant.
Puis vint Milgram. À Yale, environ deux tiers de gens ordinaires ont infligé ce qu'ils croyaient être des décharges mortelles, simplement parce qu'une autorité le leur ordonnait. L'expérience de la prison de Stanford a montré la même chose sous un autre angle: donnez à quelqu'un un rôle et un cadre, et il s'y conformera jusqu'à l'inhumain.
La leçon n'est pas allemande. Elle est humaine. Le mécanisme s'active dès qu'un cadre moral dominant fait craindre la sanction sociale plus que ne compte le témoignage de ses propres yeux. L'individu cesse de voir ce qu'il voit. Il voit ce que le cadre l'autorise à voir.
Maintenant, rejouez la scène de Southampton au ralenti.
Henry Nowak, 18 ans, poignardé, allongé au sol, répète aux policiers « j'ai été poignardé », « je ne peux plus respirer ».
Réponse de l'officier: « I don't think you have, mate. »
Pendant ce temps, son meurtrier retourne la situation d'une phrase: il aurait été victime d'une agression raciste, on lui aurait arraché son turban. L'officier n'a pas vu Henry. Il a vu deux catégories. D'un côté, un homme qui dégaine le script de l'agression raciste, crédible par défaut. De l'autre, un jeune homme blanc à terre, sans grief à brandir, sans formule sacrée à réciter, suspect par défaut.
Le cadre a choisi à sa place. Il n'a même pas eu à réfléchir. C'est ça, le conditionnement: la pensée a déjà eu lieu, avant lui. Exactement le mécanisme de Milgram, de Browning. Un homme normal qui cesse de croire ses propres yeux parce qu'un cadre moral lui a appris ce qu'il devait craindre.
René Girard avait tout décrit. Le coupable détourne sa faute en désignant un bouc émissaire, et le système l'accepte d'autant plus volontiers qu'il colle au rôle attendu. Henry n'a pas été cru parce qu'il ne pouvait pas jouer la victime. Sa catégorie le lui interdisait.
Souvenez-vous. Le monde entier s'est agenouillé pour quatre mots, « I can't breathe ». Des entreprises, des gouvernements, des stades entiers. Henry a prononcé exactement les mêmes mots, en train de mourir. Il n'y aura ni genou à terre, ni hashtag, ni minute de silence. Parce que sa mort ne sert pas le cadre. Elle le contredit.
Voilà l'inversion finale, et la plus monstrueuse. Une idéologie née en promettant de protéger les vulnérables a fini par apprendre à des hommes à ignorer la personne la plus vulnérable de la pièce, celle qui agonise, parce que sa catégorie n'était pas la bonne.
Et le vrai piège, c'est de croire que l'erreur aurait été de choisir le mauvais camp. Non. L'erreur, c'est de choisir des camps. De voir des catégories là où il y a un être humain qui saigne devant soi.
De Foucault à Southampton, voilà la ligne droite. Soixante ans pour qu'une idée abstraite apprenne à un homme à ne plus voir un enfant mourir sous ses yeux.
Henry Nowak n'avait rien demandé. Il demandait juste qu'on le voie.
Personne ne l'a vu.