L'intégralité des gens les plus brillants que j'ai croisés ces dernières années ont compris la même chose au même moment : le système des diplômes est un Ponzi.
La séquence est toujours identique. Ils rentrent dans une bonne école. Ils réalisent en 6 mois que ce qu'on leur enseigne a 20 ans de retard sur ce qu'eux savent déjà faire seuls. Ils réalisent que le seul produit réel du diplôme, c'est un signal social pour les RH et les belles-mères. Ils drop-out. Ils montent une boîte.
Le dernier en date : @khadri_othmane . 1M+ d'ARR en quelques mois. Il sera milliardaire. Pas parce qu'il a un talent magique — parce qu'il réfléchit par lui-même et qu'il a compris que tout le système autour de lui est un théâtre.
Et c'est là qu'on touche au vrai problème français : un drop-out US, c'est un héros potentiel. Un drop-out français, c'est un raté que les parents cachent en dîner. Le ratio de dropouts qui montent une boîte entre les US et l'Europe est de l'ordre de 4 à 5 pour 1. Pas parce que les jeunes européens sont moins intelligents. Parce que le coût social de quitter HEC ou Centrale est énorme — et qu'on continue à traiter le diplôme comme une preuve de valeur.
C'est là que le serpent se mord la queue. On donne du crédit aux diplômes → personne n'ose drop-out → les meilleurs cerveaux restent prisonniers de cursus inutiles → ils sortent à 24 ans avec un CV et zéro produit livré → ils vont chez McKinsey ou BNP → ils ne construisent jamais rien.
Il faut casser le signal. Massivement. Publiquement. Jusqu'à ce que monter sa boîte à 19 ans devienne le default path et que rester 5 ans à Centrale soit considéré comme le truc bizarre.
Message direct aux mecs qui rentrent en grande école là maintenant : ne restez pas. Sérieusement. Vous êtes dans la cage la plus dorée de France, mais c'est toujours une cage. Le seul truc que vous y apprendrez vraiment, c'est à obéir aux concours suivants. Personne dans le monde réel n'a jamais embauché quelqu'un en regardant son rang au concours d'X.
Sortez. Construisez. Vendez. Cassez-vous la gueule. Recommencez.
C'est ce qui fera de vous quelqu'un. Pas un papier signé rue Descartes.
Aujourd'hui je déconstruis la déconstruction.
La déconstruction est le virus mental le plus efficace jamais conçu contre une civilisation. Il a été fabriqué en France entre 1966 et 1980 par trois hommes : Foucault, Derrida, Deleuze. Il a été exporté aux États-Unis, hybridé avec le puritanisme racial américain, et il est revenu trente ans plus tard sous le nom de wokisme paralyser l'Occident entier. Voici comment il fonctionne, et pourquoi il faut le détruire.
La thèse est simple. Toute vérité n'est qu'un rapport de pouvoir déguisé. Tout texte sacré, toute loi, toute science, toute norme, toute hiérarchie, toute identité, toute institution cache en réalité une domination. Déconstruire, c'est montrer le rapport de force sous le vernis du vrai. C'est arracher le masque. C'est "démasquer".
Formulé comme ça, ça paraît inoffensif. Voire utile. Qui n'aime pas un peu d'esprit critique ? Le piège est là. La déconstruction se présente comme une méthode. Elle est en réalité une ontologie. Elle ne dit pas seulement "interrogeons les normes", elle dit "il n'y a *que* des rapports de pouvoir". La différence est civilisationnelle.
Une société qui interroge ses normes reste debout. Une société qui croit que ses normes ne sont *rien d'autre* que de la domination s'effondre. Parce qu'elle ne peut plus rien défendre. Plus une frontière, plus une loi, plus une science, plus une langue, plus une histoire, plus une biologie, plus une famille. Tout devient suspect. Tout devient négociable. Tout devient "construit donc déconstructible".
C'est la première raison pour laquelle c'est un virus. Il s'auto-réplique. Une fois inoculé, il transforme tout ce qu'il touche en cible. La science est patriarcale, donc déconstruisons-la. Le langage est colonial, donc réinventons-le. La méritocratie est raciste, donc abolissons-la. Le sexe est une construction, donc choisissons-le. Il n'y a plus de roc. Tout est sable.
Deuxième raison. Le virus est *non-falsifiable*. Si vous défendez une norme, c'est que vous êtes l'oppresseur. Si vous niez être oppresseur, c'est la preuve de votre privilège inconscient. Si vous citez des faits, vos faits sont contaminés par le pouvoir qui les a produits. Si vous citez la raison, la raison elle-même est blanche, masculine, occidentale. Il n'y a aucune sortie possible. Le système est conçu pour rendre toute objection irrecevable par définition.
C'est exactement la structure d'une secte. Et c'est exactement ce qui s'est installé dans les universités, les RH, les médias, les administrations, les conseils d'administration depuis vingt ans.
Troisième raison. Le virus s'auto-réfute mais ne s'auto-détruit pas. Si toute vérité est pouvoir, alors la phrase "toute vérité est pouvoir" est elle-même du pouvoir, donc sans valeur. Logiquement, la déconstruction se mord la queue dès la première phrase. Mais elle s'en moque. Parce qu'elle n'a jamais cherché la cohérence. Elle cherche l'efficacité politique. Et son efficacité politique est immense. Elle désarme ses ennemis et arme ses militants. Elle paralyse le défenseur et libère l'attaquant. C'est une arme asymétrique parfaite.
Quatrième raison. Le virus produit des humains diminués. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Elle sait soupçonner, jamais admirer. Elle voit le pouvoir partout et la beauté nulle part. Elle peut produire mille pages sur le caractère opprimant de Shakespeare et zéro ligne qui vaille la peine d'être lue dans cent ans. Elle a confondu l'intelligence critique avec la pose critique. Elle est stérile par construction. Un esprit nourri à la déconstruction est un esprit qui ne sait plus rien édifier.
Cinquième raison, la plus grave. Une civilisation se tient debout sur trois piliers. La croyance qu'une vérité est accessible à la raison. La croyance qu'un bien se distingue d'un mal. La croyance qu'un héritage mérite d'être transmis. La déconstruction a méthodiquement dynamité les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui avait nourri ses prophètes. Mais le résultat est là. Une civilisation qui ne croit plus en sa vérité, ni en son bien, ni en son héritage ne se défend pas. Elle s'excuse en attendant la fin.
Voilà ce qu'on a fait. Voilà ce qu'il faut nommer.
La bonne nouvelle, c'est qu'un virus mental ne survit que tant qu'on lui cède l'autorité du discours. Il meurt dès qu'on cesse de jouer son jeu. Dès qu'on réaffirme tranquillement qu'il existe une vérité, un beau, un bien, un héritage. Dès qu'on cesse de demander la permission aux déconstructeurs pour bâtir. Dès qu'on refait. Dès qu'on transmet. Dès qu'on crée.
Les bâtisseurs ont toujours le dernier mot sur les commentateurs. Toujours. Parce qu'à la fin il reste ce qui est construit, et rien de ce qui a été déconstruit.
Alors aujourd'hui je déconstruis la déconstruction. Et demain je construis.
Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme).
Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l'après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l'élégance de notre langue, l'arme idéologique qui paralyse aujourd'hui l'Occident.
Il faut comprendre ce qu'ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l'institution médicale, l'école, la prison, la sexualité, tout n'est qu'une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n'ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l'auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu'il fallait préférer le rhizome à l'arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l'être, la différence à l'identité.
Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison.
Car voici ce qui s'est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l'Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n'existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s'est mariée à ce substrat, et l'enfant de ce mariage s'appelle le wokisme.
Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l'intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n'y a pas de vérité, il n'y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable.
Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n'ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d'exploitation à une génération entière d'activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d'être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l'opinion.
C'est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu'il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu'il existe un bien distinct du mal, la croyance qu'il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part.
Je m'excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C'est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n'auraient jamais traversé l'océan. Nous avons exporté le doute comme d'autres exportent des armes.
Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d'IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c'est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les bâtisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu'elle vaut qu'on s'y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n'ont pas honte de la transmettre.
Alors pardon. Et au travail.
Los expertos alertan… tarde. Mientras tanto, TikTok y YouTube han hecho su trabajo: enganchar desde la infancia. Y Meta ya enfrenta demandas por diseñar plataformas que generan adicción en menores.
¿El resultado? Menos lectura, menos pensamiento, más impulsividad. Perfecto. Una sociedad que no piensa no se controla. Se dirige sola.
Después de más de 23 años como enfermero, aquí están los mejores consejos de salud que se me ocurren:
1. Deja de tratar tu cuerpo como si fuera inmortal.
Aprendí a jugar a tenis mientras caían bombas.
Tenía seis años y vivía en Belgrado. Afuera, los aviones de la OTAN cruzaban el cielo. Mi madre nos bajaba al sótano cuando sonaban las sirenas. Olía a humedad y a miedo. Pero entre alarma y alarma, yo salía.
Había una piscina vacía, abandonada, cerca de casa. Sin agua. Solo hormigón agrietado y un eco perfecto.
Agarraba mi raqueta y golpeaba pelotas contra esa pared, una y otra vez, mientras el mundo que me rodeaba se desmoronaba.
Nadie me enseñó. No había academia. No había entrenador con metodología ni planificación anual. Solo había ese sonido: toc, toc, toc, que era lo único sobre lo que yo tenía control absoluto.
Mi familia no tenía dinero para mandarme a entrenar en el extranjero como los niños que después serían mis rivales. Mis padres convirtieron su restaurante en un hogar para que yo pudiera seguir jugando. Lo apostaron todo. Todo.
Hubo noches en las que escuché a mi padre hablar en voz baja, preocupado, pensando que yo dormía.
No dormía. Escuché todo.
Y decidí que su sacrificio no podía terminar en nada.
Hoy tengo más Grand Slams que cualquier ser humano en la historia de este deporte.
Pero cuando alguien me pregunta de dónde saco la mentalidad para no rendirme nunca en una final, no pienso en tácticas ni en psicología deportiva.
Pienso en esa piscina vacía. Pienso en el olor a sótano.
Pienso en el sonido de los aviones.
Las mejores fortalezas mentales no se construyen en academias de élite, se construyen en los lugares donde no te quedó otra opción que seguir golpeando la pared.
Novak Djokovic 🇷🇸
El discurso de Marco Rubio en Munich pasará a la historia por su claridad, razón y valentía.
Esperanza para Occidente y oportunidad para recuperar la senda de la prosperidad.
Todo hombre libre debería estudiar:
1.- Geopolítica para cabrearse
2.- Historia para calmarse
3.- Filosofía para cuestionarlo todo
4.- Economía para saber cómo te explotan
Y las cuatro a la vez para dejar de ser un esclavo
Hoy, alguien me preguntó porqué amo a los venezolanos. Se me quedan cortas las palabras pero me pareció oportuno explicarlo. Para ti, que me vas a leer y para mis más cercanos. Mis venezolanos. 🧵
¿Sabías que cuando dices América Latina o Latinoamérica sirves a una maniobra diseñada en París para borrar la labor histórica de España en América? Algo útil para Francia y Estados Unidos, inútil para los descendientes de la América realmente existente: la española. Hilo va:🧵👇
El siglo de oro español, XVI-XVII, fue lo que ningún otro país ha sido nunca.
Éramos la mayor potencia del mundo.
El teatro, la escritura, la moda, todos nos imitaban.
Nuestros ejércitos eran los más temidos.
La hazaña que se hizo en América, sombras aparte, nadie lo igualó.
Cambiamos la historia de la humanidad.
De ahí lo absurdo de que quieran demoler todo eso.
Pérez Reverte
El dañino imperativo que nos transmite el sistema productivo (ser empresarios de nosotros mismos para alcanzar éxito y reconocimiento) nos somete a la soledad y a la tristeza: nos hacen creer el relato de que aislados y competitivos somos mejores que juntos y en solidaridad.
Nuestro pequeño homenaje a Antonio Gala, que hoy cumple 94 años:
- Jesús Quintero: "Señor Gala, ¿Qué es lo más inteligente que se puede hacer en esta vida?"
- Antonio Gala: "En principio yo le diría: irse a una playa. Pero en el fondo, de verdad, tengo que decirle que salir de esta especie de laberinto en que nos han metido, una vida que no es la nuestra y que no es la mandada. Que es una organización que necesita esclavos para seguir manteniendo la pura organización que necesita esclavos, y así hasta el final. Salirse de esa cadena terrible, desencadenarse. A riesgo de la soledad, a riesgo de la falta de comprensión, pero irse un poco al campo, en el mejor de los sentidos. Salir de esa extraña y monótona esclavitud de cada día. Darle a cada día su propio afán, pero también su propia sonrisa, su propio gozo, su propio color, su propio aroma. Eso es la inteligencia. Porque una inteligencia que no nos ayude a vivir, no la quiero. No me sirve para nada. No creo que le sirva para nada a nadie".
Fotografía de Braulio Valderas