Patrick Pouyanne, PDG de TotalEnergies :
"La vraie question, au niveau européen mais aussi français. Cela fait 40 ans qu'on construit une Europe des consommateurs, avec un seul objectif : battre l'inflation. Et donc on a ouvert nos frontières, on fait rentrer les produits.
Ce n'est pas une Europe de producteurs. Ce n'est pas vrai. On se ment à nous-mêmes. On construit tous les jours une Europe de consommateurs. Tous les matins, les décisions sont prises dans ce sens-là.
Donc à un moment, la vraie question, et c'est très prond ce que je pense là, on veut une Europe de consommation et une Europe écologique, mais cela ce n'est pas une Europe de producteurs.
Donc il n'y a plus d'industrie [en Europe], mais pourquoi ? Parce qu'on est mal accueillis, parce qu'on ne nous protège pas.
On a des facteurs profonds de productivité que sont les salaires, l'énergie, qu'on veut défendre dans notre modèle, mais qui ne sont pas comptaibles avec un monde ouvert.
La vraie question qu'on doit se poser collectivement, c'est : "Est-ce qu'on veut faire un projet de producteurs, ou continuer à satisfaire les consommateurs ?".
C'est un débat très compliqué, parce que nous sommes dans une crise du pouvoir d'achat.
Je vais poursuivre mon raisonnement. Pourquoi est-ce qu'il faut des producteurs ? Parce qu'on ne va pas s'en sortir si on ne fait pas grossir le gâteau avant de le redistribuer.
Notre problème, dans notre pays, c'est qu'on veut redistribuer une richesse qu'on n'a pas suffisamment créée. (...)
Si on pense production, on va re-réfléchir à la façon de faire grossir ce gâteau.
Producteur, ça veut dire augmenter le temps de travail. Enfin, pas le temps, sinon ça va grogner. Il faut que la masse de travail disponible soit plus importante. Il y a un écart par rapport à tous nos concurrents...
Alors, bien sûr, il fait bon vivre dans notre pays. Mais, simplement, on vit au-dessus de nos moyens. Et on redistribue avant d'avoir créé la richesse. Il faut d'abord des producteurs. Il faut une masse de travail plus importante.
Et il faut que notre système, je le dis, de charges, favorise le travail. Aujourd'hui, si je veux augmenter un de mes salariés de 100€, je vais payer 300€. Tout ça ne marche pas.
La contrepartie pour baisser les charges, c'est de diminuer les aides [aux entreprises]. Pourquoi y a-t-il tant d'aides ? Les aides, on les augmente parce que l'on compense les charges. C'est totalement absurde. Baissons les charges, et baissons les aides. Les grandes entreprises n'ont pas besoin d'aides si on leur baisse les charges.
Le fameux CIR [Crédit Impôt Recherche], dont on ne cesse de nous rabattre les zoreilles, pourquoi est-ce qu'on l'a créé ? Parce que l'ingénieur en France, il coûte trop cher. Donc on construit un système pour compenser.
Mais ce n'est pas ça [qu'il faut faire]. Il faut baisser els charges, et baisser les aides. Et, à ce moment-là, on va retrouver une dynamique collective. Si on n'arrive pas à se dire que l'algorythme, c'est la production, et c'est de faire croître le gâteau par le travail, je peux vous dire qu'on ne va pas trouver de solution collectivement.
Mais c'est un projet de société."
Une petite histoire française, une simple anecdote... Mais qui raconte bien notre beau pays...
Aujourd'hui, j'ai pris le bus, à Paris. C'est la première fois que je le fais, depuis près de 3 ans.
D'habitude, je prends le métro.
Je monte, je valide, et je vais m'asseoir.
Plus tard, trois personnes certifieront m'avoir vu valider ma carte Navigo Easy.
Sauf que, paraît il, cela a bipé quand j'ai validé.
En ce qui me concerne, avec une cheville abimée, et tentant d'aller m'asseoir sans me me casser la figure quand le bus a démarré, je ne m'en suis pas rendu compte.
Cinq minutes plus tard, trois contrôleurs contrôlent. Et me disent que je fraude. Car ma carte Navigo Easy est chargée en tickets de métro.
Or, me disent ils, cela ne fonctionne pas dans le bus. Et "cela n'a jamais fonctionné".
Je crois à une blague, et j'éclate de rire; je prends les transports en commun à Paris depuis 60 ans. Et depuis 60 ans, le ticket de métro fonctionnait dans les bus...
Mais un passager intervient pour me préciser que, oui, les règles ont changé au 1er janvier 2025.
Et que, sauf à payer une carte très chère, il faut deux tickets différents : un pour le bus, un pour le métro.
J'ai donc dû payer une amende de 70 euros.
Et ce n'est qu'ensuite que j'ai découvert ... que le ticket de bus est moins cher que le ticket de métro.
Résumons :
- A Londres, Bruxelles, Athènes, Madrid, Amsterdam, Lisbonne, Rome, Singapour, Reykjavik, Canberra, Pékin, New York... : on peut payer ses transports en bus ou en métro simplement, avec une carte bleue sans contact ou avec son téléphone.
Pas à Paris.
A Ouagadougou non plus, remarque...🙂
- A Paris, quelqu'un qui ne circule qu'occasionnellement en transports en commun doit donc décider, en partant le matin, s'il doit prendre sa carte tickets de bus, sa carte tickets de métro... ou les deux.
Comme à Jakarta, remarque...🙂
(Alors que même Moscou, non : le billet est identique pour le bus et le métro...)
- A Paris, plus amusant encore : si tu veux payer le bus avec un ticket de métro valant 2,55 € à l'unité, au lieu d'un ticket de bus valant 2,05 €... c'est impossible.
Les bornes de validation refusent d'ailleurs que tu payes plus cher.
Et on te met même une amende de 70 €, si tu veux payer davantage...
Et bizarrement, là, pour l'amende, la carte bleue fonctionne. Mais pas assez pour simplement transformer ton ticket de métro en ticket de bus.
Commercialement, c'est brillant, remarque.🙂
-A Paris, donc : si tu n'as pas de métro proche et pas de tickets de bus... comme on ne peut plus acheter de tickets au conducteur... eh ben tu marches.
Ca donne modérément envie de prendre les transports en commun.
La voiture, au moins t'as toujours le bon ticket.🙂
- A Paris, on ne peut plus acheter son ticket au conducteur. Mais je lis sur le web : "si tu n'as pas de ticket de bus, tu peux acheter un "Ticket d'accès à bord par SMS" : en envoyant le SMS indiqué pour la ligne. Il coûte 2,55 €".
Morale : si tu n'as plus de batterie ou que tu as oublié ton portable... eh ben tu marches.
Mais ce n'est pas tout : pour prendre le 21, il faut donc envoyer au 93100 un SMS, disant BUS21.
Attention : si tu veux prendre le 21...
Parce que si tu veux prendre le 11, et que tu t'es trompé en tapant ton SMS... tu paieras 70 € d'amende.
Bien sûr, on aurait pu penser à un numéro unique, valable pour toutes les lignes; mais le jeu perdrait sans doute de son charme.🙂
Et ce qui est encore mieux, j'ai testé. Et on me dit que le ticket pour le bus 21, ainsi obtenu, est valable... une heure seulement.
C'est logique. Faudrait pas que les gens puissent s'organiser un peu à l'avance : ce serait moins joueur.🙂
- A Paris, de plus, j'ai payé 70 € comme amende, parce que je voulais payer mon ticket plus cher que ce qui est nécessaire.
Mais je sais que ces 70 € ne seront pas perdus.
Comme l'indiquait le Canard Enchaîné, la RATP a fait bénéficier 200 élus d’un emploi à temps plein, mais pas trop prenant, pour les aider à exercer facilement leur mandat en échange de leur soutien.
Comme Bally Bagayoko.
Et ça, ça me console.🙂
J'ajoute, pour conclure : à tous ceux qui répondront que "tout le monde sait ça, t'as qu'à prendre le bus plus souvent", et "c'est très bien ainsi, car gna gna... "...
Je rappellerai juste que le PIB par habitant français (en dollars constants 2020, convertis en parité de pouvoir d'achat) a augmenté deux fois moins vite que son équivalent dans les pays de l'OCDE, au cours des dix dernières années.
Et que ce décrochage terrifiant vient, sans doute, largement, de ce genre de système... certes très doux avec les élus... mais d'abord ringard, bureaucratique, et parfaitement absurde.
Bref, bravo, @JeanCASTEX , bravo @ClientsRATP , bravo @RATPgroup , bravo @iledefrance . Grâce à vous, j'ai mieux compris mon pays, aujourd'hui.🙂
@ZeClint Ça s’appelle un alignement d’intérêt. Je paierai même des bonus pour bonne gestion pour accélérer les choses (réduction de la dette, budget en excédent, services rendus à la population, niveau d’éducation, etc.)
@gro_tsen Tout à fait d’accord, devoir créer un compte + mdp pour recharger est une hérésie. La voiture devrait même stocker les références bancaires (ou d’abonnement à son fournisseur d’énergie), on branche et on est débité directement sans avoir rien d’autre à faire (éventuelmnt un code)
🏚️ En septembre dernier, une annonce de location parisienne recevait en moyenne 743 candidatures. Certaines ont dépassé le millier. Face à cette foule, une question simple : où sont passés les appartements ? Réponse : personne ne les a interdits. On a fait mieux — on a rendu leur location comptablement absurde. Je vous montre le calcul que Bercy ne fera jamais devant vous. 🧵
Prenez un cas banal : un 60 m² haussmannien, 9 530 €/m² de valeur, dans un patrimoine soumis à l'IFI. Loyer encadré : environ 26 €/m², soit 18 900 € par an. Retirez les charges non récupérables, l'assurance, l'entretien d'un immeuble ancien : ~14 500 €. Retirez la taxe foncière parisienne — dont le taux a bondi de 52 % en 2023 : reste ~13 000 €. L'impôt maintenant : au taux marginal de 41 %, plus la CSG-CRDS relevée à 18,6 % en janvier, l'État prend 59,6 % du revenu foncier : reste ~5 200 €. Et voici la dernière mâchoire : l'IFI, assis non pas sur le loyer mais sur la VALEUR du bien — 0,7 à 1 % en tranche marginale, soit 4 000 à 5 700 € pour ce seul appartement. Faites la soustraction : il reste zéro. Souvent moins. Louer ce bien rapporte un taux d'imposition réel supérieur à 100 %. Le propriétaire qui le laisse vide s'appauvrit moins que celui qui le loue. 🧮
Arrêtez-vous sur la mécanique, car elle est d'une perversité remarquable. L'encadrement des loyers plafonne le FRUIT du capital. L'IFI taxe la VALEUR du capital. Or que fait la pénurie créée par le plafonnement ? Elle soutient les prix — 9 530 €/m² malgré des ventes en chute de 24 % — donc elle soutient l'assiette de l'IFI. La mesure qui étrangle le revenu locatif gonfle l'impôt assis sur la valeur locative. Chaque tour de vis sur les loyers resserre mécaniquement l'autre mâchoire. Et le seuil de l'IFI, 1,3 million, n'a jamais été réévalué depuis 2018 : l'inflation immobilière y fait entrer chaque année des bailleurs qui ne s'y attendaient pas. C'est ce que j'appelle la destruction par truchement comptable : aucune loi n'interdit de louer — les lois, combinées, rendent la location ruineuse. L'interdiction n'a pas besoin d'exister : elle s'additionne.
Les résultats sont exactement ceux qu'on attendrait. Offre de location longue durée : −25 % par rapport à l'avant-Covid (SeLoger). Investissement locatif : tombé de 31 % à 23,9 % des acquisitions parisiennes (Century 21) — un investisseur sur quatre a disparu. Au national, un bailleur sortant sur deux vend (LPI-SeLoger). Et pendant que 743 dossiers s'entassent par annonce, la Ville de Paris publie une étude — commandée par elle, réalisée avec elle — concluant que l'encadrement n'a pas réduit l'offre. Le pyromane a rendu son rapport sur l'incendie : il conclut à la combustion spontanée.
La suite est écrite : l'expérimentation expire le 23 novembre, sa pérennisation est déjà votée en première lecture. On gravera donc dans le marbre le dispositif dont chaque locataire parisien paie la pénurie — 743 concurrents par visite —, et l'on s'étonnera, l'hiver prochain, que les appartements dorment volets fermés pendant que les files s'allongent. L'aquoibonisme a gagné les bailleurs, et il est, ici aussi, parfaitement rationnel.
Louer à Paris n'est pas interdit.
C'est juste devenu ruineux.
(Sources : PAP, septembre 2025 ; SeLoger/LPI ; Century 21, bilan annuel ; Apur, évaluation 2026 ; CGI, art. 964 à 977 ; délibérations Ville de Paris 2023)
Climatiser toute la France au niveau d’un pays comme le Japon arrivera de toute façon au cours des quinze prochaines années.
Quand il y aura trente jours de canicule par an, des écoles fermées, des morts qui s’accumulent dans les hôpitaux et les EHPAD, la résistance ne sera plus tenable.
Cela coûtera environ 150 milliards d’euros d’investissement, dont une cinquantaine pour les fabricants de matériel. Un marché colossal donc.
La France ne compte qu’un seul fabricant national de clim, Atlantic, et qui ne maîtrise pas les composants les plus technologiques, le compresseur inverter et l’électronique de puissance qui le pilote. D’où son partenariat de longue date avec le japonais Fujitsu. Le groupe pèse tout de même 2,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploie environ 6 000 personnes en France, réparties sur treize usines.
Manque de chance, vu le calendrier : Atlantic est en train de se faire racheter, par un ensemble nippo-américain, Paloma et Fujitsu côté japonais, Rheem côté américain. Le dossier est sur le bureau de Bercy, soumis au contrôle des investissements étrangers, et doit être tranché dans les prochains mois.
Pour quiconque a la tête sur les épaules, la solution est évidente : il faut conditionner l’autorisation du rachat à l’implantation en France d’une unité de R&D et de fabrication des composants critiques, compresseur inverter et électronique de puissance, opérée et dotée en personnel français formé par Fujitsu. Le bâton, c’est le feu vert de Bercy et la carotte, l’accès à un marché de plusieurs dizaines de milliards. Si nous validons le rachat sans négocier avant, nous perdons une occasion unique.
L’enjeu est de transférer le savoir-faire dans des têtes françaises. Quand des centaines d’ingénieurs et de techniciens sauront concevoir et industrialiser ces composants, la compétence pourra se diffuser dans tout l’écosystème. Ce n’est rien de plus que la bonne vieille technique utilisée par la Corée et la Chine pour remonter la filière.
Mais contrairement à la Chine, nous n’avons plus du tout le réflexe de nous demander comment nous ancrons tous les savoir-faire critiques sur notre territoire. Comment nous faisons en sorte que les dizaines de milliards que nous allons dépenser pour empêcher des petits vieux de mourir et des enfants de suffoquer en classe profitent à la reconstitution de notre tissu industriel et de notre prospérité.
Il est temps d’être beaucoup plus agressif dans notre politique industrielle et de mieux anticiper.
Il nous reste quelques mois.
Récemment je parlais avec un politique de haut vol qui a quitté la politique. Un mec brillant, cultivé, qui a fréquenté le sommet de l'État pendant des années. Il m'a dit un truc qui m'a fasciné.
"Je ne suis pas tombé dans le gauchisme intellectuel au sens économique du terme parce que je me suis intéressé à la science et à la biologie avant de m'intéresser à la politique. La science t'apprend un truc fondamental : tu ne négocies pas avec le réel. Une hypothèse est vraie ou fausse, indépendamment de ce que tu voudrais qu'elle soit. Et quand tu appliques cette rigueur à l'économie, le socialisme ne survit pas au contact des données."
Cette phrase m'a obsédé pendant des jours. Parce qu'elle explique un des phénomènes les plus fascinants du paysage intellectuel français : comment des gens objectivement brillants, cultivés, grands lecteurs, peuvent réciter en économie une soupe marxiste réfutée depuis 150 ans sans sourciller.
La réponse c'est le silotage intellectuel. Et c'est un piège dans lequel tombent les esprits les plus brillants.
Quand tu es un littéraire pur, que tu as lu Zola, Hugo, Sartre, Bourdieu, que toute ta formation intellectuelle est construite sur la critique sociale et la dénonciation des inégalités, tu développes une grille de lecture du monde qui est cohérente, esthétiquement séduisante et émotionnellement puissante. Le problème c'est qu'elle est construite sur des prémisses économiques fausses. Mais tu ne le sais pas, parce que tu n'as jamais ouvert un livre d'économie sérieux, tu n'as jamais monté une boîte, tu n'as jamais eu à faire une paie, tu n'as jamais pris un risque financier de ta vie.
Tu es brillant dans ton domaine. Mais ton domaine ne t'a jamais confronté au réel économique. Alors tu extrapoles. Tu prends ta grille littéraire et tu l'appliques à l'économie. Et ça donne Piketty. Et ça donne Zucman. Des mecs intellectuellement brillants qui construisent des châteaux de cartes sophistiqués sur des prémisses économiques fausses.
Les gens qui ont la vision la plus juste de l'économie, ceux que j'ai croisés en tout cas, sont toujours des profils multidisciplinaires. Un mec qui a monté une boîte, qui a lu de la science, qui s'intéresse à l'histoire, qui a voyagé, qui a fait de la littérature. Parce que l'économie c'est pas un domaine isolé. C'est l'intersection de la nature humaine, des mathématiques, de l'histoire et de la psychologie.
Quelqu'un qui n'a fait que de la littérature et n'a jamais monté une société de sa vie peut très facilement tomber dans le gauchisme économique. Parce que sa grille de lecture du monde est construite exclusivement sur l'empathie et la critique, jamais sur la confrontation avec les contraintes du réel. Il voit les inégalités mais pas les mécanismes qui les réduisent. Il voit la souffrance mais pas ce qui la fait reculer historiquement. Il voit le symptôme et propose un remède qui aggrave la maladie.
Et d'ailleurs le libéralisme économique n'est pas une idéologie. C'est le contraire d'une idéologie. Une idéologie te dit comment le monde devrait fonctionner et force la réalité à s'y conformer. Le libéralisme observe comment le monde fonctionne réellement et construit des institutions qui s'alignent avec la nature humaine au lieu de la combattre.
Les humains sont égoïstes ? Le marché transforme l'égoïsme en coopération par l'échange volontaire. Les humains sont faillibles ? La concurrence élimine les mauvaises décisions sans avoir besoin d'un planificateur omniscient. Les humains concentrent le pouvoir ? La décentralisation et les contre-pouvoirs limitent les dégâts.
Taleb dirait que le socialisme est fragile, il casse au premier choc parce qu'il concentre les décisions. Le social-démocratisme est robuste, il résiste mais ne s'améliore pas. Et le libéralisme est antifragile, il s'améliore sous le stress parce que la concurrence et la destruction créatrice éliminent ce qui ne marche pas.
Les intellectuels français qui récitent du Marx en 2026 ne sont pas bêtes. Ils sont silotés. Et dans un pays où l'éducation nationale enseigne les "défaillances du marché" sans jamais mentionner les défaillances de l'État, où Hayek, Mises et Buchanan sont absents des programmes, et où l'entrepreneur est invisible dans les manuels scolaires, c'est pas surprenant.
Le problème c'est pas l'intelligence des gens. C'est la largeur de leur fenêtre sur le réel économique.
@barriere_dr@PatSeb_officiel Enfumage, on ne tient pas compte de la TVA dans le calcul de la marge. Mélanger charges sociales, impôt sur les sociétés et ressources publicitaires n’a ni queue ni tête et comme nos députés n’y comprennent rien, ils croient y tout cela sur parole…