I was 12, at a party in the early ’90s.
I spent most of the night working up the courage to ask Maëlys — a blonde girl I liked — to dance to a slow song by Scorpions.
She said yes.
I probably had no idea how to dance. My heart was racing, and my hands were suddenly the most complicated part of my body.
I crossed the dance floor anyway.
For a few minutes, I felt like I’d done something enormous.
I’ve forgotten plenty of parties since.
Not that one.
Pendant des années, je me suis répété la même chose.
Il faudrait que j’y aille un jour.
Il faudrait que je voie cet endroit.
Je le ferai quand j’aurai plus de temps.
Et, d’une manière ou d’une autre, ce « temps en plus » n’est jamais arrivé.
Il y a environ six mois, j’ai décidé d’arrêter de l’attendre.
Alors j’ai commencé à réserver ces journées dans mon calendrier.
Une fois par mois, quelque part à une heure ou une heure et demie maximum de chez moi.
Tous les trois mois, un peu plus loin.
Rien de compliqué.
Juste une journée qu’on ne laisse pas disparaître au milieu de tout le reste.
Aujourd’hui était l’une de ces journées.
Un vieux village médiéval, une longue marche, les montagnes tout autour de moi.
Et ce qui est étrange, c’est que le temps était bien là.
Il fallait simplement le réserver avant qu’autre chose ne le prenne.
I started scraping the peeling paint from the guest bathroom ceiling.
The plan was to repaint it, redo the sealant and be finished in ten evenings.
Then I found damp.
I checked the ventilation. The vent and duct had to be replaced.
Then the sink looked old. Then the cabinet. Then the mirrors and lights.
A heated towel rail, a new toilet bowl and a new flush mechanism followed.
Six weeks later, it still isn’t finished.
On the hottest evenings, ten minutes of masking tape had me sweating.
Fortunately, it’s the guest bathroom.
À côté de mon bureau, j’ai un tableau blanc.
Il n’a rien de particulier.
Quelques tâches.
Une idée à ne pas oublier.
Un papier à régler.
Un truc que je dois faire demain.
Mais dès que je l’écris dessus, quelque chose change.
Je n’ai plus besoin de garder cette pensée en tête.
Elle est là, devant moi.
Je peux passer à autre chose.
Le soir, je fais presque la même chose.
Je prends quelques minutes pour écrire ce que je retiens de ma journée.
Ce qui m’a fait réfléchir.
Ce qui m’a fait sourire.
Une idée que je veux garder.
Un truc à ne pas oublier pour demain.
Parfois, une pensée qui tournait depuis des heures devient beaucoup plus simple une fois posée sur le papier.
C’est assez étrange.
Dans ma tête, elle prend toute la place.
Écrite devant moi, elle devient juste une pensée.
Je crois que c’est aussi pour ça que je me parle souvent à moi-même.
À voix haute parfois.
Mettre une pensée dehors, sur un tableau, sur une page ou simplement en la disant, m’aide à la voir plus clairement.
Et souvent, ce qui paraissait compliqué l’est beaucoup moins une fois sorti de ma tête.
@TvlCampagnol Plus précisement, selon les médias, le type est né en RRRRussie et ce n'est pas une voiture qui a foncé dans la foule mais un RRRRusse...