Modération sur Meta : l’incroyable annonce et mea-culpa de Zuckerberg, un changement de paradigme pour Meta et les réseaux sociaux ? https://t.co/3eSZpegdkx #meta#zuckerberg#modération#facebook
@jattali et à partir du moment ou un phénomène est multi-causal (et c'est le cas de beaucoup de disciplines comme l'histoire, la médecine, la sociologie, l'économie), l'analyse des causes est de fait biaisée (pas forcément volontairement) par le modèle de pensée de leur auteur
@jattali parce qu'information et faits sont quasiment systématiquement agrémentés d'une opinion ou d'une lecture. A l'exception des états de fait (l'homme a marché sur la lune le 21 juillet 1969, la Russie a envoyé des troupes le 24 février 2022 en Ukraine)
@EugenieBastie À partir du moment où il y a médiation (qu'elle soit algorithmique ou humaine, les algo étants faits...par des humains !) il existe des biais et des idéologies sous-jacentes. Le problème existe quand celles-ci ne sont pas connues, dénoncées ou débattues : https://t.co/hJ2VrK1wH8
@SamuelFitouss10 "Ces hommes, du nom de Copernic et Galilée, étalent leur inculture en affirmant que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil et non l’inverse. Ces pseudo-savants, malins, contournent la validation par les fact-checkeurs du clergé" 🤣 Un régal
@EugenieBastie Cette tendance est très présente en Europe et particulièrement en France. Dans les grandes universités, c'est très clairement une tendance française, pas de vagues de départ dans les autres pays https://t.co/Epgm3WuiWC
@SamuelFitouss10 C'est le coeur du sujet : certains personnes ATTENDENT qu'on leur livre une certitude qui devienne vérité et qui va être structurante > donc une incapacité à gérer le doute et à penser (au sens d'Arendt)...et donc une incapacité à penser que d'autres sont capables de le faire
Plaidoyer d’un fact-checker contre la liberté d’expression (dans Le Figaro du jour)
Sur X, tout est mis sur le même plan et l’internaute, sans repères, ne sait plus quoi croire ni penser. Les faits divers (le viol de dizaines de milliers de fillettes anglaises par des gangs pakistanais) sont mis au même niveau que les faits de société (la drague lourde dans le cinéma français) ; les mensonges (l’idée farfelue d’une surdélinquance immigrée) au même niveau que les vérités incontestables (l’existence d’hommes enceints) ; les pseudosciences (la biologie comportementale, la psychologie évolutive…) au même niveau que les vraies sciences (la sociologie des injustices de genre dans les cours de récréation). Les réseaux sociaux deviennent le temple de la postvérité, et le citoyen, impuissant et confus, se noie dans un océan d’imprécisions, d’erreurs et de fadaises populistes. N’ayant pas fait d’école de journalisme, il ne sait pas discerner le vrai du faux. Manipulé par les bulles algorithmiques, il est propulsé dans les bras de l’extrême droite.
Nous, fact-checkers, pouvons prendre par la main l’internaute déboussolé, l’aider à résister à la manipulation. Car nous, contrairement à lui, ne sommes pas manipulables. Là où les masses acquièrent leurs opinions par mimétisme social, nos convictions découlent d’une analyse rigoureuse de la réalité (telle que la rapporte Le Monde). Là où le petit peuple est prisonnier de bulles de confirmation de ses croyances, nous évoluons dans des environnements pluralistes (dans les locaux de France Télévisions, les laveurs de carreaux votent RN). Là où les esprits faibles se ferment à la contradiction, nous écoutons aussi bien France Inter que CNews (via les compilations désopilantes que fait Yann Barthès pour se moquer de Pascal Praud). Et puis, surtout, nous n’avons pas de biais idéologique puisque nous prônons l’objectivité. Les faits, rien que les faits (tant qu’ils ne font pas le jeu du RN).
@Romain_Pigenel oui car cette modération possède ces 4 caractères : "a posteriori", collaboratif, transparent (3 de wikipédia @RemiMathis ) + mon préféré : qui ne supprime pas mais qui contextualise : pas de censure mais du contexte
@RemiMathis mon opinion est que le fact checking est inopérant car soit il conforte les personnes dans leur opinion, soit il n'est pas accessible par ceux qui pensent différemment
@RemiMathis il ne me semble pas avoir vu d'études sérieuses démontrant l'efficacité du fact checking sur la qualité de l'information (à mon avis étude impossible à mener) ni même la baisse des fake news (si tant est que l'on soit d'accord sur une définition).