tu as besoin que je dirige ta vie. maintenant que tu as goûté à mes abus de pouvoir, une journée sans les subir semble insensée~~ tout ton petit monde pathétique tourne autour de moi. t’es foutu ♡
avoir ta cb sur mon apple pay c’est vraiment un trigger constant pour toi… t’es là, tu vaques à tes occupations, t’es au travail, ou bien à côté de ta femme, quand, tout à coup, bim, une notification de paiement de ma part et te voilà parcouru d’un frisson irrépressible qui te ramène irrémédiablement à ta condition : t’es 𝓂𝒶 chose, et c’est mon moyen de te le rappeller
Vous êtes plusieurs à me faire ce compliment ces derniers jours et sachez que ça me fait presque monter les larmes tellement ça me fait plaisir 😭🥰
Je reviens de loiiiins après qu’une coiffeuse m’ai tout cramé en decolo
Depuis je laisse pousser
Ça c’était fin 2022 🤡
la porte se referme doucement derrière lui, avec ce petit clic presque insignifiant — et pourtant chargé d’un poids qu’il ressent immédiatement.
il reste là un instant. debout. immobile. comme s’il venait d’entrer dans un espace où les règles ne lui appartiennent plus.
je ne me lève pas. je le regarde simplement, longuement. assez pour qu’il comprenne que chaque seconde qui passe creuse un peu plus l’écart entre nous.
ses doigts serrent l’enveloppe légèrement froissée. il la tient trop fort, comme s’il espérait encore pouvoir retenir quelque chose — un contrôle, une illusion, n’importe quoi.
« approche »
ma voix est basse. posée. sans effort. il obéit aussitôt. pas par politesse. par nécessité. il s’arrête à quelques pas. hésite, puis tend l’enveloppe sans me regarder, comme si ce simple geste le mettait à nu.
je ne la prends pas tout de suite. je laisse planer ce flottement. je laisse son bras suspendu entre nous, figé, vulnérable. puis, lentement, je tends la main. mes doigts effleurent les siens au moment de saisir l’enveloppe. un contact bref, volontaire, suffisant pour faire naître ce frisson que je vois remonter le long de sa nuque.
je pèse l’enveloppe dans ma main. sans l’ouvrir. sans vérifier. comme si sa valeur n’avait jamais été la question. mes yeux reviennent aux siens.
« tu sais pourquoi tu es là »
ce n’est pas une question. il hoche la tête. presque imperceptiblement. je m’avance d’un pas. lui recule d’un demi. réflexe. un léger sourire passe sur mes lèvres. pas tendre, ni cruel. juste certain.
je glisse l’enveloppe sur la table, hors de sa portée. un geste simple, définitif.
« ici, tu ne décides plus »
ma voix est calme. stable. enveloppante. c’est ça qui l’atteint. pas la dureté, mais la certitude. il avale sa salive. son regard vacille une seconde avant de se fixer de nouveau sur moi, comme attiré malgré lui, comme s’il comprenait déjà qu’il n’était pas venu pour échanger, mais pour céder.
je m’approche encore. assez pour réduire l’espace. assez pour qu’il sente ma présence sans pouvoir l’éviter.
« tu peux encore partir »
je murmure. doucement. presque comme une permission… mais mes yeux disent tout l’inverse. il ne bouge pas. évidemment. alors je penche légèrement la tête, observant ce moment précis où quelque chose en lui bascule. ce point silencieux où la décision n’est plus vraiment une décision. je laisse passer une seconde. puis deux. et enfin :
« bien »
un mot. léger, mais qui referme tout. je tourne les talons, sans vérifier s’il suit. je sais déjà. et derrière moi, je perçois ce pas, hésitant. puis un autre. comme une réponse. comme une acceptation. irreversible.