Je parle souvent de la forme physique des surfeurs forgée par leur activité physique océanique.
Mais je crois que leur longévité tient surtout à leur passion.
Passion des vagues, des planches, des voyages, des rencontres…
Le surf n’est peut-être qu’un prétexte finalement.
Après un brassage en shore break en hiver, je certifie un lavage naso-sinusien garanti et un lavage broncho-alvéolaire en option.
Je sors « rincé » de la session.
Bravo Kauli Vaast pour cette médaille d’or olympique bien méritée sur son spot de toujours de Teahupoo !
Au-delà de sa technique du tube, c’est un athlète très concerné par la sécurité et un ambassadeur du port du casque depuis le plus jeune âge qui triomphe aux JO #Paris2024
Félicitations Johanne Defay, première médaillée olympique porteuse d’un casque en surf.
D’autant plus méritante qu’elle a subi un traumatisme crânien, des points de suture et un protocole commotion dès sa première série.
#Paris2024
Les JO de surf sur la vague de Teahupoo sont l’occasion de relancer le débat sur le port du casque en surf.
Ceux qui me suivent savent que je milite pour son utilisation depuis ma thèse de médecine sur la traumatologie du surf.
Peu de sports provoquent autant de blessures à la tête (environ 50%) et pourtant c’est l’un des sports à risques où les pratiquants le portent le moins.
Pour conserver une image « cool » et attirer le grand public vers le surf, les marques n’ont jamais vraiment mis en avant son usage.
Les surfeurs eux-mêmes ne sont pas toujours conscients de son utilité… jusqu’à l’inévitable accident (statistiquement).
Si c’est souvent la planche de surf qui blesse le surfeur, c’est bien le récif qui peut blesser gravement ou tuer sur des spots comme Pipeline ou Teahupoo.
Après une série noire de graves accidents chez des professionnels, et de grosses frayeurs chez mes propres patients, je crois qu’il est temps de faire une piqûre de rappel sur son utilité.
Une surfeuse de la délégation française a été victime d’un traumatisme crânien cette nuit et a quand même poursuivi sa série avec un casque.
Il est de la responsabilité de l’organisation de proposer un casque adapté à chaque compétiteur et un protocole commotion, comme au rugby.
Cela permettra de limiter les risques de voir survenir un grave accident pendant ces JO dont le choix de Teahupoo pour « faire de belles images » ne doit pas mettre en péril la sécurité des athlètes.
#Paris2024 #JOParis2024
Pour @lemondefr, on parle du port du casque sur la dangereuse vague de Teahupoo, là où les 48 surfeurs olympiques ont commencé leurs épreuves aujourd’hui
#jeuxolympiques#olympics#tahiti#surf https://t.co/yyHs1O122t
Cette semaine dans #EnvoyéSpécial :
🚨 Sous le pavillon, la pollution ?
🔴 Législatives, un choix crucial
🔥 Athlètes : qui sera qualifié ?
C’est jeudi à 21h10 avec @EliseLucet sur France 2 !
Flamme olympique ou pas, les surfeurs auraient dû être avertis en temps réel des déversements d’eaux usées dans l’océan.
Et annuler la manifestation en signe de protestation.
Au moins le passage de la flamme aurait servi à faire de la sensibilisation sur la pollution.