Les espagnols qui pensent que la France va perdre une demi-finale de Coupe du Monde le jour de la fête nationale 🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣
La sortie de Sonko sur la loi contre les “actes contre nature” n’est pas une prise de position morale mais c’est un calcul politique.
Le populiste ne gouverne pas, il mobilise. Il ne cherche pas à résoudre un problème, il cherche un ennemi commode. Ici, l’ennemi c’est l’Occident, abstraitement accusé d’ “imposer l’homosexualité” formule vague, invérifiable, mais émotionnellement efficace auprès d’un électorat conservateur et religieux.
C’est le manuel classique du populisme :
→ Désigner un bouc émissaire extérieur (l’Occident)
→ Se poser en défenseur du peuple pur contre une élite corrompue ou une influence étrangère.
→ Instrumentaliser une question identitaire pour détourner l’attention des vrais échecs de gouvernance.
Sonko vient d’être limogé. Il sort fragilisé, contesté, sur la défensive. Dans ce contexte, brandir la question LGBT+ n’est pas un acte de conviction, c’est une bouée de sauvetage. Une manière de reconsolider sa base, de se repositionner comme le gardien des valeurs populaires, au moment précis où son bilan politique est remis en question.
Le vrai populiste ne parle jamais des hôpitaux qui manquent de médicaments, du chômage des jeunes, ou de la gestion des deniers publics. Il parle de ce qui divise, de ce qui fait peur, de ce qui soude même superficiellement.
Sonko ne défend pas le Sénégal. Il se défend lui-même.
Tous ceux qui soutiennent Usmaan Sonkoo bec et ongles le font davantage sous l’emprise de l’émotion que sous l’autorité de la raison. Car aucun esprit véritablement critique ne peut absorber sans réserve tant de contradictions, d’incohérences, de boniments et de discours populistes sans qu’à un moment la conscience intellectuelle ne se réveille pour exiger lucidité et discernement.