La France a gagné sa Coupe du monde dans un stade qui a failli ne jamais exister.
Le Stade de France.
1992. La FIFA confie le Mondial 1998 à la France. Une condition : un stade de 80 000 places, couvert. Problème, le plus grand stade du pays n'en compte que 45 000.
Il faut tout construire. Et l'État n'a pas bâti d'enceinte sportive depuis les Jeux de 1924, soit près de 70 ans.
Le chantier démarre le 2 mai 1995 à Saint-Denis. 31 mois pour sortir un colosse de terre. Le toit elliptique, suspendu par 18 mâts d'acier, est inspiré d'un terminal de l'aéroport JFK de New York.
Détail unique au monde en 1997 : 25 000 sièges sont mobiles. Les tribunes basses coulissent pour passer du football à l'athlétisme.
28 janvier 1998. Inauguration. France-Espagne. Le premier but de l'histoire du stade est signé Zinedine Zidane.
Six mois plus tard, le 12 juillet, la France bat le Brésil 3-0 en finale. Sur cette même pelouse. Zidane, encore.
Aujourd'hui, 80 000 places, le plus grand stade de France. Foot, rugby, concerts, Jeux de 2024.
Tout ça pour un stade que personne ne voulait financer.