🗳️🏛️ Socrate avait prévenu que la démocratie était dangereuse car les foules préfèrent le confort à la Vérité...
Il n’a jamais écrit un seul livre. Pourtant, plus de 2 400 ans plus tard, sa critique de la démocratie continue de poser une question profondément dérangeante.
Pour lui, le problème n’était pas simplement de donner une voix au peuple. Le problème était de considérer que toutes les opinions se valent lorsqu’il s’agit de prendre des décisions complexes.
L’expert et l’ignorant disposent du même vote. Celui qui a consacré sa vie à comprendre un sujet pèse, dans l’urne, exactement autant que celui qui n’en connaît presque rien.
Socrate et Platon illustrent cette idée avec une analogie particulièrement simple : si vous êtes gravement malade, vous n’organisez pas un vote pour choisir votre traitement. Vous cherchez un médecin. Quelqu’un qui possède les connaissances, l’expérience et la compétence nécessaires.
Alors pourquoi imaginer que gouverner une cité serait différent ?
Car il existe un autre problème, peut-être encore plus dangereux : la vérité n’est pas toujours populaire.
Une foule ne récompense pas nécessairement celui qui a raison. Elle peut récompenser celui qui parle le mieux. Celui qui rassure. Celui qui promet. Celui qui transforme des problèmes extrêmement complexes en réponses simples et séduisantes.
Et c’est à ce moment précis que la démocratie devient vulnérable à la démagogie du peuple.
Un orateur suffisamment charismatique peut jouer sur la peur, la colère, l’ego ou l’espoir. Il peut dire exactement ce que les gens veulent entendre et battre quelqu’un de beaucoup plus compétent simplement parce que son discours procure davantage de confort.
La popularité peut alors remplacer la compétence.
L’émotion remplacer la réflexion. La persuasion remplacer la vérité.
Et l’histoire de Socrate se termine par une ironie presque parfaite.
L’homme qui passa sa vie à questionner les certitudes, à pousser les autres à réfléchir et à défendre l’examen critique de nos propres convictions fut lui-même condamné à mort à Athènes à l’issue d’un procès décidé par des citoyens-jurés.
Il faut évidemment replacer cette démocratie athénienne dans son époque : elle était très différente de nos démocraties représentatives modernes. Mais le mécanisme psychologique qu’il interrogeait, lui, reste troublant d’actualité.
Parce qu’au fond, sa critique nous renvoie une question beaucoup plus inconfortable que « la démocratie est-elle bonne ou mauvaise ? »
Que devient une démocratie lorsque savoir convaincre devient plus important que savoir, lorsque l’opinion devient plus puissante que la connaissance, lorsque les idéologies deviennent plus importantes que le réel et lorsque ce que nous avons envie d’entendre pour nous rassurer finit par compter davantage que ce qui est vrai ?
Wow Afriforum giving audience to this black genocide strategist who narrated his apartheid biological warfare tactics at the TRC. Now he is a hero doing a road show gloating
@PhumlaniMMajozi@matthewparkscpt What “ most things” are you referring to?
I had to get “ministerial consent” from the Apartheid Minister of Bantu Education just to start my entrance to Wits!
( that’s just 1 example!)
The student residences were segregated. Or was this “political”?
@SizweLo “…Elections won’t fix it. They just rotate who gets access.”…do we need an armed insurrection or true revolution perhaps? Ibrahim Traore ✊🏿 has proven that if the will is there, Africa ( including our Southern side of Africa) can be saved!