Mélenchon veut qu'on soit « fort des leçons de l'Histoire ».
Excellente idée, Jean-Luc. Faisons-la, cette leçon d'Histoire. Ensemble. Jusqu'au bout.
Le communisme a été essayé. Pas une fois, pas dans un seul pays mal choisi, mais partout, sur quatre continents, dans des cultures qui n'avaient rien en commun : Russie, Chine, Cambodge, Vietnam, Laos, Corée du Nord, Cuba, Éthiopie, Angola, Mozambique, Afghanistan, Pologne, Roumanie, Hongrie, Tchécoslovaquie, Bulgarie, Albanie, Allemagne de l'Est, Yougoslavie. Puis sa version « socialisme du XXIe siècle » au Venezuela et au Nicaragua.
Chaque fois, c'est le même film : parti unique, police politique, camps, famine, exil.
Le bilan, selon les estimations des historiens :
Chine (Mao) : 40 à 70 millions de morts
URSS (Lénine, Staline) : environ 20 millions
Cambodge (Pol Pot) : 1,5 à 2 millions, près d'un quart de la population en moins de quatre ans
Corée du Nord (dynastie Kim) : jusqu'à 2 millions
Afghanistan (régime communiste et guerre soviétique) : environ 1,5 million
Éthiopie (Mengistu) : des centaines de milliers de morts entre la Terreur rouge et des famines aggravées par le régime
Vietnam : environ 1 million
Europe de l'Est : environ 1 million
Cuba (Castro) : des milliers de fusillés, des milliers de noyés en fuyant par la mer
Venezuela (Chávez, Maduro) : pas de charniers, mais près de 8 millions d'exilés, un quart du pays qui a fui le paradis
Total selon Le Livre noir du communisme : autour de 100 millions de morts. En moins d'un siècle.
Et derrière les chiffres, il y a les détails, ceux qu'on n'enseigne presque jamais.
Mao ordonne d'exterminer les moineaux. Les insectes prolifèrent, les récoltes s'effondrent. Il fait fondre les casseroles des paysans dans des hauts fourneaux de jardin pour produire un acier inutilisable. Résultat : la plus grande famine de l'histoire humaine, avec des cas de cannibalisme documentés. Pendant la Révolution culturelle, des élèves battent leurs professeurs à mort et des enfants dénoncent leurs parents.
Staline fixe des quotas d'arrestations par région, comme on fixe des objectifs de production. La « loi des épis » envoie au goulag ou au peloton des paysans affamés coupables d'avoir glané quelques grains. En Ukraine, on affame délibérément un peuple entier : l'Holodomor.
Pol Pot vide Phnom Penh en quelques jours. Porter des lunettes ou parler une langue étrangère suffit à faire de vous un « intellectuel », donc un condamné. À Choeung Ek, il y a un arbre contre lequel on fracassait les bébés. À la prison S-21, sur plus de 14 000 détenus, une poignée seulement a survécu.
En Corée du Nord, on envoie au camp trois générations d'une même famille pour la faute d'un seul.
En Éthiopie, les familles devaient payer la balle pour récupérer le corps de leur enfant exécuté.
En Roumanie, Ceaușescu interdit contraception et avortement pour gonfler la natalité. Il en sort des orphelinats-mouroirs que le monde découvrira avec horreur en 1990.
À Cuba, des camps de « rééducation » pour homosexuels. En RDA, on tirait à vue sur ceux qui franchissaient le Mur. Au Venezuela, en 2017, les habitants ont perdu en moyenne 11 kilos en un an. Ils appelaient ça « le régime Maduro ».
Voilà la leçon de l'Histoire.
Quand on lit ça, n'importe quel esprit rationnel devrait se dire : mais c'est quoi ce bordel ? Comment peut-on encore se dire communiste en 2026 ? Comment peut-on monter sur une estrade, se réclamer des « internationales communistes », et redescendre sans se faire cracher dessus ?
Mon cher Jean-Luc, je crois que tu es né au mauvais siècle. Au XXe, tu aurais réussi ton coup. Au XXIe, pas de chance : l'humanité apprend. Internet a brisé le monopole du récit. Les archives sont ouvertes, les témoins ont parlé, les chiffres sont sur la table.
Bientôt, se dire communiste sera aussi infamant que se dire pédophile. Et quand le mur du mensonge tombera, ce mur de l'empire socialiste international qui craque déjà de partout, il y aura un Nuremberg du communisme. Ce jour-là, le discours que tu tiens sur cette estrade sera lu pour ce qu'il est : l'équivalent d'un éloge du nazisme.
Les nazis ont eu leur procès. Les communistes ont eu des rues à leur nom. Cette asymétrie ne durera pas.
@gchampeau Ce qu'on retrouve chez les membres de la TCC, et ceux qu'on appelle les extrémistes violents nihilistes, c'est une fascination pour les idéologies violentes et la violence en général. Donc on retrouve des références qui peuvent varier beaucoup, de l'ultra-droite à l'ultra-gauche
@RGuediguian Depuis la prise de contrôle de Canal+ par Vincent Bolloré en 2015, Robert Guediguian a accepté 7,2M€ du groupe du milliardaire breton (7 films)
@BallyBagayoko Bally Bagayoko, le « candidat du peuple » qui traite Glucksmann de « gauche caviar »… après avoir fait doubler ses indemnités d’adjoint (+102 % en 2015) dans une des villes les plus pauvres de France. Bienvenue chez la gauche tarama.
@JLMelenchon Avec le droit de vote à 16 ans, Jean-Luc Mélenchon serait sûr d'accéder au second tour. Si on l'abaissait à 12 ans, il pourrait même être élu dès le premier tour, à moins que Léna Situations, Jul ou Aya Nakamura ne se présentent contre lui.
@cartococo Pas faux, même si certains n'ont pas honte de se dire communiste, dictature politique qui a tué, torturé et asservit le plus grand nombre d'être humain au monde !