Des gisements d’économies existent partout, bien entendu cher @chdevoogd ! Il importe néanmoins d’avoir en tête à la fois la structure de la dépense publique et les causes de son dynamisme.
Si, par exemple, le Parlement avait décidé en 2025 de supprimer intégralement les crédits de l’aide publique au développement (4,2 Md€ au titre de l’APD), les ressources de l’audiovisuel public (4 Md€), l’aide médicale l’État (un peu moins de 1,5 Md€ pour l’AME) ou encore les crédits affectés à la prise en charge des mineurs non-accompagnés (0,1 Md€), cela n’aurait même pas couvert la seule indexation des pensions de retraite (9,8 Md€ versus 13,2 Md€).
Les dépenses sociales sont non seulement les plus importantes (46 % du total contre 27 % pour les dépenses de l’État, 20 % pour les dépenses des collectivités locales et 7 % pour les « organismes divers d’administration centrale » (ODAC) qui regroupent un grand nombre d’agences et opérateurs de l’État), mais elles sont surtout les plus dynamiques : près de 70 % de la hausse de la dépense publique en 2025 (hors charge d’intérêts de la dette) provenait des seules prestations sociales.
Et parmi les dépenses sociales, les dépenses de chômage (qui ont stagné voire légèrement reculé…), les minima et allocations ou encore les dépenses de santé orientées vers la population en âge de travailler (+ 0,8 Md€ pour les indemnités journalières, + 0,4 Md€ pour les prestations incapacité et invalidité) ont été nettement moins dynamiques que les dépenses sociales orientées vers les retraités (+ 13,2 Md€ pour les pensions et + 5,5 Md€ pour les seuls remboursements de santé, qui sont très logiquement fonction de l’âge).
Que cette dégradation accélérée des finances publiques s’accompagne d’un taux d’épargne qui continue de croître après 60 ans est une anomalie économique et sociale au regard de la théorie du cycle de vie.
Signalons par ailleurs que, côté recettes, les niches fiscales les plus coûteuses et les plus dynamiques (12,5 Md€ au titre de l’ensemble des taux dérogatoires de CSG en 2025, 7 Md€ au titre du crédit d’impôt en faveur de l’emploi des salariés à domicile, 5 Md€ au titre de l’abattement de 10 % sur les pensions de retraite…) bénéficient assez largement aux personnes retraitées.
Bref, si l’effort de redressement des comptes doit être partagé par tout le monde, il ne peut pas ne pas reposer prioritairement sur les retraités. Ce n’est pas une position anti-« boomers », c’est une analyse objective de la structure de nos finances publiques :)
La voiture électrique n’est pas qu'une solution écologique.
C’est aussi un instrument de souveraineté :
électrifier le transport routier diviserait par 2 la dépendance française au pétrole.
La liste Doucet Mélenchon est tombée à Lyon 9 places ont été accordées à LFI. La suppression de la police municipale, des caméras urbaines, l’ouverture des salles de shoot, la réquisition des logements sont en route….
🔴EN DIRECT - La candidate insoumise, Anaïs Belouassa-Cherifi, se retrouve en bonne position, 6e sur la liste de l’union de la gauche et des écologistes emmenée au second tour des Municipales à #Lyon par Grégory #Doucet.
https://t.co/8Nog34MwMr
Il est passionnément antisémite, retweete le pire de X, affirme que les juifs contrôlent les médias ou que le CRIF est le « patron » du Président…
Retour sur Bruno Gaccio, candidat insoumis et cheville bourgeoise d’une gauche soralisée.
Nous avons fait le choix d’un système fiscalo-social puissamment redistributif supprimant quasiment toute différence de revenus disponibles après impôts et prestations sociales. Son mérite est d’avoir fait de la France l’un des pays les moins inégalitaires. Son défaut est d’avoir réduit la richesse agrégée en annulant un élément moteur de l’économie de marché que sont des rémunérations différenciées en fonction de la productivité.
Monsieur Faure,
Vous ne pouvez pas parler de ce montant d’aides aux entreprises et de la taxe Zucman dans la même phrase.
L’ensemble de l’argumentation développée sur la taxe Zucman part de l’hypothèse que l’incidence fiscale de la TVA et des cotisations sociales employeurs est intégralement à la charge des consommateurs et des salariés. Si une partie de cette incidence se porte en réalité sur les propriétaires d’entreprises, alors l’ensemble des graphiques sur la répartition de l’impôt sont à refaire (ils sont à refaire pour d’autres raisons aussi).
Or si l’incidence de la TVA et des cotisations employeurs se porte sur les prix à la consommation et les salaires, alors l’allègement de ces impôts est une aide aux consommateurs et aux salariés.
C’est l’un ou l’autre ou une pondération des deux. Soit l’incidence fiscale se porte sur Charles, soit sur Pierre, soit elle est partagée. Mais un euro d’impôt n’est pas payé par l’un ou l’autre selon le sujet de discussion du moment.
Pas de fiscalité de Schrödinger.
"Les 2 000 milliards de dette sociale, sur les 3 500 milliards de dette, sont en grande partie de la dette de retraites. La fin du voyage est que l’on travaillera plus tard (…) Or 40 % des cadres partent en retraite anticipée". @NicolasDufourcq invité d'@AureCasse#cdanslair.
🔴 ALERTE INFO : l'OCDE vient de publier la toute dernière édition de son rapport (très attendu) sur les retraites.
👴👵 Il révèle que la générosité du système français envers les retraités actuels est une exception mondiale. Petit fil en 6 points clés :
@lordmahammer_ Et ne pas oublier que cela gonfle le revenu fiscal de référence, vous faisant payer encore plus cher à peu près tout (cantine des enfants, moins d’aide pour la garde à domicile, moins d’aide en cas de rénovation…)