Ce sont les grands bassins créateurs d'emplois qui sauveront la natalité française.
Lundi, je publiais la carte des jeunes : 79% des intercommunalités de France perdent des moins de 30 ans. Et globalement, ceux qui restent se concentrent dans les grands bassins d'emplois et sur les littoraux.
Hier, l'Insee a publié la même carte, pour les naissances cette fois (Insee Première n° 2121, 23 juillet 2026).
Le contexte d'abord : la fécondité française est tombée à 1,55 enfant par femme en 2025, son plus bas niveau depuis 1918. Les naissances ont chuté de 14% entre 2010 et 2022, et encore de 11% depuis.
En 2025, le solde naturel est devenu négatif pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale.
Mais cette baisse n'est pas uniforme sur le territoire.
Voici ce que montre l'étude :
1/ PLUS L'AIRE URBAINE EST PETITE, PLUS LES NAISSANCES CHUTENT.
Entre 2010 et 2022 :
−24% dans les aires de moins de 50 000 habitants,
−18% entre 50 000 et 200 000,
−14% entre 200 000 et 700 000…
−9% dans les grandes aires de plus de 700 000 habitants.
Un gradient net, du plus petit au plus grand bassin.
2/ UNE SEULE GRANDE AIRE EST EN HAUSSE : BORDEAUX (+0,6%).
Nantes est quasi stable (−0,4%),
Montpellier et Toulouse limitent la casse (−4%).
Pourquoi ?
L'arrivée de femmes en âge d'avoir des enfants y compense la chute de la fécondité : à Bordeaux, l'apport migratoire contribue pour +21,1 points.
À l'autre bout du classement, là où cet apport manque :
Rouen −14%,
Lille −18%,
Grenoble −20,5%.
3/ DANS LES GRANDES AIRES, LES CENTRES FONT MOINS D'ENFANTS QUE LEURS COURONNES (fécondité de 1,49 contre 1,86).
Pourtant les centres attirent plus de femmes en âge d'avoir des enfants (+8,7%).
L'explication est résidentielle, et c'est l'Insee qui l'écrit : les jeunes couples s'installent au centre, puis déménagent en périphérie au moment d'agrandir la famille, « pour accéder à des logements plus grands et plus abordables ».
4/ ET LE SEUL DÉPARTEMENT DE MÉTROPOLE OÙ LES NAISSANCES AUGMENTENT (+0,5%) ?
La Haute-Savoie : soit le bassin d'emplois de Genève, où l'Insee classe les mobilités résidentielles comme facteur dominant.
Le seul territoire français qui fait plus de bébés qu'en 2010 est celui dont la métropole est… suisse.
Derrière elle, les plus résistants :
Essonne −2,0%,
Gironde −2,4%,
Val-d'Oise −2,8%,
Haute-Garonne −2,9%.
Ce que j'en conclus :
5/ IL FAUT CONSTRUIRE MASSIVEMENT DES LOGEMENTS NEUFS DANS LES GRANDS BASSINS QUI CRÉENT DE L'EMPLOI.
Les métropoles du Sud, de l'Ouest, l'Ile-de-France, l'axe Lyon - Genève...
C'est là que les jeunes vont, c'est là que les naissances tiennent ; et c'est là, précisément, que nous construisons le moins facilement car nous faisons face aux résistances des propriétaires en place qui font pression sur les élus locaux (NIMBY).
6/ PLUS CES LOGEMENTS SERONT CENTRAUX ET BIEN CONNECTÉS, PLUS ON FACILITERA LA VIE DES FAMILLES.
Aujourd'hui, les couples doivent choisir entre l'accès (au centre, dans des logements trop petits) et l'espace (en périphérie, au prix des trajets).
Produire du logement familial de façon massive, près des emplois et des gares, c'est leur épargner ce choix.
Et c'est l'un des leviers natalistes les plus documentés : une étude récente (Couillard, Université de Toronto, 2025) estime que la hausse des loyers explique à elle seule près de la moitié de la baisse de la fécondité américaine des années 2000.
(i) Les naissances suivent les jeunes ;
(ii) Les jeunes suivent les bassins d'emplois créateurs d'emplois ;
(iii) et à l'intérieur de ces bassins, les berceaux suivent les logements que l'on parvient à réaliser.
On ne relancera pas la natalité française sans un plan massif pour loger les familles :
- là où elles veulent vivre ;
- là où elles ont besoin de vivre ;
- là où elles rêvent de vivre.
@smnjc@vbenard il faut assumer de faire des économies Les cotisations des travailleurs, aujourd’hui, protègent ceux qui ne travaillent pas comme les retraités, les chômeurs, les allocataires du RSA, les personnes en arrêt maladie de longue durée.Ce n’est plus tenable pour les gens qui travaille
@smnjc@vbenard J’ai regardé ce qu’il a dit, ça me paraît aller dans le bon sens. Il ne dit pas super brut parce que personne ne comprend le concept c’est tout. Je cite Attal : « …
J’avoue être très peu convaincu par les arguments "keynésiens" sur la dette publique. Déjà parler d’austérité pour passer de 6% à 2% de déficit public me paraît être une aberration. D’autre part, la structure de la dépense publique et des prélèvements ne me paraît pas du >
C’est de la pure démagogie. Le budget de l’Etat a peu augmenté en proportion du PiB. L’argent est allé dans les retraités et les presentations sociales.
je pense que ce sujet mélange 3 erreurs et une vraie question
première erreur, parler d'abandon, dans cet accord c'est microsoft qui vient acheter du calcul chez mistral, on vend sa capacité en excédent quand on en a (pas quand on renonce) spacex fait pareil en louant ses datacenters, être un fournisseur de puissance c'est un signe de force industrielle
deuxième erreur, croire que microsoft vient entraîner ses modèles sur notre sol: NON c’est faux,ces 200 mégawatts servent l'inférence, à faire tourner l'ia pour les clients européens d'azure, mistral y gagne des revenus & une distribution mondiale de ses propres modèles, ce qui lui manquait le +, des clients
troisième erreur, opposer souveraineté et business, la souveraineté c'est pas s'interdire tout contrat avec les américains hein c'est maîtriser l'infrastructure et fixer les règles comme je l’ai dit 1 milliard de fois donc un datacenter en France sous droit français reste plus souverain qu'une dépendance totale à des serveurs basés au Texas
pour moi la vraie question(la seule qui vaille) c'est celle de la marge??? si on reste le fournisseur d'énergie et de béton pendant que la valeur logicielle remonte à Seattle, on a juste construit une centrale pour le voisin mais si mistral utilise ce chèque et cette vitrine pour bâtir sa propre pile et capter la valeur haute alors il a joué exactement le bon coup, tout se décide dans ce qu'il fait ensuite ET NON pas dans le principe du deal
Cela ne me paraît pas du tout évident. La prévalence des réseaux sociaux repose en grande partie sur les effets de réseau.
Ces effets de réseau rendent plus coûteux, pour la vie sociale des ados, le fait de ne pas y participer, même lorsqu’ils n’en ont pas réellement envie.
Introduire une contrainte susceptible de réduire la part des ados qui utilisent les réseaux sociaux, ainsi que la fréquence à laquelle ils les utilisent, peut affaiblir ces effets de réseau et, par conséquent, avoir un impact important. Cela peut être vrai même si la contrainte est techniquement contournable : il suffit qu’elle introduise une friction supplémentaire. Il est difficile d’en anticiper l’ampleur.
En revanche, cela ne résout pas la question du contrôle des adultes qu’une telle politique implique.
La solution à la toxicité des réseaux sociaux, qui sont toxiques aussi pour les adultes, n’est pas d’interdire à un mineur d’aller sur un Discord consacré à un jeu vidéo ou de publier sur YouTube une musique qu’il a faite avec ses potes, mais de lutter contre les mécanismes qui rendent les réseaux toxiques.
L’interdiction n’est pas une solution c’est une démission , qui ne fera qu’encourager à utiliser des réseaux sociaux étrangers ou obscurs encore moins bien modérés que “les nôtres”.
@EPorteneuve@cortisquared J’entends mais enfin, on ne parle pas de faire décoller des fusées. On parle d’avoir une base avec des dates de naissance et une APi qui teste un âge et qui répond oui ou non
@cortisquared Pourquoi France Connect ne pourrait pas faire une API qui renvoie juste oui ou non à la question « l’utilisateur a t’il plus de 15 ans ? »
Having been involved in budgetary negotiations in Spain, I agree completely: investment is the residual once pensions and healthcare are funded. That is where the political pressure is, and the rest is leftovers. Policy in the West comes down to demographics.
📣 Suite à l’enthousiasme suscité par notre infographie, nous sommes en train de réimprimer notre numéro « Modèle social : comment le réinventer ? » et nous avons rouvert des précommandes !
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20 ans d'égalitarisme scolaire.
La courbe devait se resserrer en glissant vers la droite. Elle s'est juste déplacée vers la gauche.
Bilan OCDE :
Score moyen : 511 → 474
Très performants : 15% → 7%
Élèves en difficulté : 17% → 29%
Écart-type : inchangé.
La chute des transactions immobilières ne fait que commencer
Le véritable massacre est encore devant nous
La promotion immobilière va devenir de plus en plus rare parce que les coûts de construction ont explosé, que les taux restent élevés et que les ménages ont de moins en moins de capacité d’emprunt
À cela s’ajoute une accumulation de règles qui rendent chaque logement neuf plus rare et plus cher
La loi SRU oblige les promoteurs à intégrer une part importante de logements sociaux dans certaines opérations, souvent vendus à un prix inférieur à leur coût réel
La différence est alors reportée sur les autres logements, ce qui fait mécaniquement grimper le prix payé par les acquéreurs privés
Le ZAN raréfie encore davantage le foncier constructible
Moins de terrains disponibles, donc des terrains plus chers, puis un coût global de l’opération plus élevé, répercuté à la fin sur le prix des appartements et des maisons
Les réglementations énergétiques successives alourdissent aussi les coûts de construction avec des matériaux, des équipements, des études et des contraintes techniques toujours plus chers
Dans l’ancien, le DPE retire progressivement du marché une partie des logements ou oblige leurs propriétaires à engager des dizaines de milliers d’euros de travaux
En face, les acheteurs s’appauvrissent
Le crédit coûte plus cher, les salaires sont de plus en plus ponctionnés, les banques prêtent moins facilement et l’apport demandé devient inaccessible pour une grande partie des actifs
Résultat, une génération entière peut travailler correctement, gagner correctement sa vie et rester malgré tout incapable d’acheter sans l’aide de ses parents
Aujourd’hui, les seuls qui peuvent encore entrer facilement sur le marché sont souvent les héritiers, ceux qui possèdent déjà un patrimoine ou ceux dont la famille peut fournir l’apport
Pendant des décennies, nous avons artificiellement gonflé le patrimoine immobilier des Français grâce au crédit bon marché, à la rareté organisée du logement et à des prix toujours plus déconnectés des revenus
Nous avons créé une illusion de richesse fondée sur des mètres carrés que les nouvelles générations ne peuvent plus racheter
Le neuf devient trop cher à produire, l’ancien trop contraignant à conserver, le foncier trop rare, le crédit trop coûteux et les acheteurs trop pauvres
Le marché immobilier français ne ralentit pas simplement
Il entre dans un massacre structurel