What the fuck is the United States doing. Everyone is out on a Monday night for this. This tournament happens once every 4 years. You’re on home soil. The entire city of Seattle is 4x vacinated and wasted off craft beer getting so loud for this game. Wake the fuck up
La victoire de m’sieur Uber « l’indépendant ».
La Ministre, George Orwell et la défense des travailleurs, indépendants ou salariés.
Un message publié il y a quelques jours sur X par la ministre fédérale des « indépendants », @EleSimonet , a jusqu'ici fait peu parler de lui (photo)
La Ministre y présente une décision de justice rendue récemment comme une « victoire importante pour les indépendants », sans plus de détails.
Elle concluait : « en tant que ministre MR, je continuerai à me battre sans relâche pour cette cause : les indépendants ne sont pas une échappatoire, mais un moteur essentiel pour notre économie ».
En effet, difficile de reprocher à une ministre des indépendants de vouloir se battre pour…les indépendants, et de les louer comme moteur économique.
Pour trouver des détails sur cette « victoire importante », il faut aller lire ailleurs, par exemple le journal @lecho (photo dans le tweet suivant).
Cette affaire en justice opposait 3 anciens livreurs d’Uber Eats à la plateforme. Ces travailleurs réclamaient de bénéficier du statut de salarié. La justice a donné raison à Uber. (je n'entre pas ici dans le débat juridique, mais une loi peut être précisée, amendée etc.)
Il faut relire à présent la publication de la Ministre à l'aune de cette information : une multinationale a gagné en justice contre trois de ses travailleurs qui réclamaient le droit de bénéficier du statut de salarié, ce que leur refusait la plateforme.
Ce n’est donc pas une victoire du petit indépendant qui a lancé sa boulangerie, sa startup, ou réalisé sa volonté de travailler à son propre compte, pour créer de l’activité, ni même une victoire pour le statut d’indépendant. C’est en réalité une victoire d’une multinationale qui exige de pouvoir continuer à octroyer un statut moins protecteur à ses travailleurs.
C’est du Orwell dans le texte (de la Ministre), rien de moins:
Les travailleurs indépendants impliqués dans ce litige judiciaire ont donc en réalité… perdu en justice. La victoire judiciaire est celle de la plateforme, qui n’est ni un travailleur indépendant, ni un travailleur salarié.
Et les conséquences de cette défaite sont pour ces trois travailleurs : un statut moins protecteur, notamment face au risque d’accident de travail, de vieillesse, de destruction de leur outil de travail, de licenciement, de maladie etc.
Et se féliciter que des livreurs de plateforme soient contraints de prester sous le statut d’indépendant, n'est-ce pas en réalité dévaloriser et détourner ce statut de sa vocation?
Cette "victoire" ne va en tous cas pas rendre le statut d’indépendant plus attractif ou protecteur. Encore moins encourager « l’esprit d’entreprise ». Très concrètement, la publication de la ministre consiste simplement à se réjouir du maintien d’un rapport économique et juridique déséquilibré entre une multinationale et les personnes qu’elle emploie.
Bref, une défaite pour des travailleurs.
On peine aussi à voir en quoi cette décision contribue à faire des indépendants « un moteur essentiel pour notre économie » (sic)….Si quelqu'un a l'occasion de lui demander....
Dans Bonsoir Bruxelles sur BX1, je suis revenu sur la mobilisation de la communauté éducative face au décret-programme proposé par le gouvernement dirigé par Elizabeth Degryse.
Contrairement aux espoirs de la Ministre-Présidente et de Valérie...
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https://t.co/LaFE2mFd1H
En juin 2024, vous avez promis 500€ nets en plus aux gens.
En juin 2026, vous leur imposez 2 heures ou plus de travail gratuit.
C’est une arnaque.
MR et Engagés, vous ne valorisez pas les enseignants. Vous détruisez leur confiance.
#enseignement#colere#greve#fwb
La réforme de l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles est un exemple frappant de cette volonté de "gestion managériale" que j'ai analysé plus tôt dans la journée. Loin d'être une simple mise à jour pédagogique, c'est une restructuration profonde qui transforme l'école en une antichambre de la productivité.
Le discours officiel insiste sur l'exigence, mais le contenu révèle une standardisation calibrée pour le marché. Le relèvement des seuils de réussite (60% pour CEB, CE1D, CESS) et l'introduction du test "CLÉ" (Calculer, Lire, Écrire) dès la 4e primaire sont des outils de pilotage par les résultats. On ne mesure plus la progression de l'enfant, on vérifie si la "machine" produit les scores attendus.
Le principe du tronc commun est maintenu, mais il est réorienté vers une filière précoce. Dès la 3e secondaire, l'élève est plongé dans des activités de choix qui, bien que non définitives, marquent le début d'une spécialisation très tôt, poussant vers une sélection par les aptitudes plutôt que par l'épanouissement.
La précarisation de la condition enseignante est le point où la théorie managériale rencontre la réalité sociale. Les enseignants subissent une pression constante :
Harmonisation du temps, suppression des détachements pédagogiques (qui servaient à l'innovation) pour les remettre devant les élèves sans moyens de soutien accrus, et non-indexation des moyens de fonctionnement.
Ensuite, la réforme des pensions touche durement le secteur. Le relèvement de l'âge de départ et la suppression de certains avantages liés à la pénibilité créent un climat de désenchantement, aggravant la pénurie de profs.
Vient la "Flexibilisation" de l'étudiant.
L'Arizona voit l'étudiant non comme un apprenant, mais comme un futur employé qui doit apprendre la flexibilité dès le plus jeune âge.
L'abaissement de l'âge du travail étudiant à 15 ans et le relèvement du plafond à 650 heures envoient un message clair : le temps de l'étude est désormais concurrentiel avec le temps du travail. C'est le triomphe du "jober pour payer ses études" sur l'idée d'un enseignement accessible et émancipateur.
Ensuite, la révision du minerval (avec des paliers) vise à rationaliser le système, mais elle introduit aussi une logique d'utilisateur-payeur.
Les mesures comme l'interdiction des smartphones ne sont pas seulement pédagogiques : elles s'inscrivent dans une volonté de reprise de contrôle sur les flux. En supprimant les distractions numériques, on espère optimiser la concentration. C'est une vision très "discipline d'usine" : on élimine les variables parasites pour garantir que l'unité de production (la classe) fonctionne sans interruption.
Pourquoi cette vision est "problématique" ?
Parce qu'elle illustre le paradoxe de l'Arizona : ils prétendent sauver l'école par "l'exigence", mais ils ne le font qu'en démantelant les conditions qui permettent cette exigence.
En se concentrant sur les compétences chiffrables, ils sacrifient la pensée critique, l'art, et l'éducation aux médias (pourtant cruciaux dans notre système).
En voulant des élèves performants sans investir dans le soutien massif aux milieux défavorisés (et en sabrant les cellules de soutien), ils créent une école qui trie plus qu'elle n'élève.
Au fond, ce n'est pas une réforme pour les enfants, c'est une réforme pour l'appareil productif belge. L'Arizona veut des travailleurs disciplinés, compétents dans les outils numériques, et prêts à entrer sur le marché du travail le plus tôt possible.
C'est la fin de l'école comme espace protégé de la logique marchande.
Cour Constitutionnelle : suite et probablement pas fin.
La ministre Van Bossuyt a dit devant le Parlement qu’elle respectait et respecterait la décision de la Cour Constitutionnelle en attendant la réponse de la Cour de Justice de l’UE. C’est la base.
Je prends par ailleurs acte du fait que la ministre invoque une autre base juridique pour, malgré tout, donner les instructions à son administration.
Je dois avouer ne pas être convaincu par les arguments de la Ministre concernant cette nouvelle base juridique.
Je n'ai cependant pas l'intention de me lancer dans une querelle juridique avec elle mais je regrette que l’avis du Conseil d’Etat n’ait pas été demandé avant d’agir afin d’anticiper de potentiels problèmes.
Des recours en extrême urgence ont été introduits au Conseil d’Etat par le CIRE. La justice tranchera.
Mais si la justice confirme nos doutes, la ministre n'aura d'autre choix que de respecter les arrêts rendus et donc de revoir sa politique dans l'attente que la Cour de Justice de l'UE tranche les questions qui lui ont été posées ou que les règles européennes soient revues.
C'est une question de principe. Il y va du respect de l'Etat de droit.
Une fois de plus, je tiens à dire que la question n’est pas une question de fond du dossier mais du fait que dans un Etat de droit, aussi frustrant que cela puisse être, nous devons, tous et toutes, respecter les règles.
C’est le prix à payer pour la Démocratie.
La généralisation de l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) fonctionne très bien dans les écoles !
L’évaluation de l’inspection montre notamment que plus de 90% des écoles organisent des animations dans les 2 années prévues et que les refus de participation sont marginaux.
Après l’arrêt de la Cour constitutionnelle confirmant l’EVRAS comme un enseignement neutre, ce rapport permet de regarder vers l’avenir.
Stop aux tergiversations politiques : il est temps d’aider les quelques écoles qui n’ont pas encore pu mettre en œuvre l’EVRAS et de l’étendre progressivement aux années non couvertes.
https://t.co/YekUw6uouM
La Ligue des familles a toujours rappelé que la gratuité scolaire était un droit fondamental de chaque enfant, quelle que soit sa situation financière. Le Conseil d'Etat pointe également, très clairement, qu'elle ne peut être réservée aux seules familles qui en font la demande.
Le budget disponible pour les repas scolaires, par enfant, va être divisé par… 6, en moyenne. Et ce sera pire dans certaines écoles, selon leur indice socio-économique. Par exemple dans les écoles d’ISE 5, le budget par élève serait divisé par 14.
C’est un message (le tweet du centre Jean Gol ci-dessous) à maints égards intéressant, au-delà du fait qu’historiquement c’est en effet le MR et des élus « comme il faut bien de chez nous » qui ont essentiellement voté contre le mariage des couples de même sexe.
1/ Le thème de la conférence était « quelles mesures face aux frères musulmans ».
Ce message, sélectionné par le Centre Jean Gol, donc considéré comme un élément important de ce débat, ne concerne en rien les frères musulmans, ni la manière de les combattre. Pas plus que la plupart des messages sélectionnés par le Centre Jean Gol pour publication sur x.
Une manière presque chimiquement pure d’étayer la thèse que la mise à l’agenda de la thématique « frères musulmans » vise en réalité à parler des musulmans en général et comme un tous. Et très peu des frères musulmans, sauf pour étirer la dangerosité potentielle à l’écrasante majorité des musulmans. C’est la logique même du soupçon de complot.
2/ « les vérités doivent être dites », introduit le message posté. Pourtant la suite est une question. On comprend que la question est donc purement rhétorique, elle veut dire une VÉRITÉ. L’auteur du propos veut donc signifier que la vérité qui doit être dite est que si le mariage pour tous était une compétence régionale, le parlement bruxellois ne le voterait pas.
Cette question est non seulement rhétorique, mais aussi « diabolique », car infalsifiable : il est impossible de faire la démonstration du fait contraire, étant donné que précisément le mariage pour tous est une compétence fédérale.
Lutter contre les frères musulmans, ce serait donc prétendre vraie une proposition invérifiable basée sur le soupçon et des préjugés antimusulmans ?
3/ On ne peut donc pas répondre à cette question, mais on peut répondre à d’autres questions.
- Y a-t-il des partis qui considèrent qu’être contre l’avortement, le mariage pour tous, l’allongement du délai pour l’IVG etc. sont des positions compatibles avec leur ligne politique et idéologique ? Oui, le MR notamment. Dirions-nous avec malice qu’il est dès lors plus aisé d’être frère musulman (ou chrétien conservateur) au MR que dans la plupart des autres partis ?
- Est-ce que les parlementaires d’origine ou de confession musulmane étaient surreprésentés parmi les opposants à ces différentes lois (avortement, euthanasie, mariage et adoption pour tous) ? Non, ils étaient surreprésentés parmi celles et ceux qui ont voté en faveur de ces lois, au contraire des « blanco, white etc ».
- Y a-t-il un texte récent qui a été voté au parlement (francophone) bruxellois et qui concernait l’éducation à la vie sexuelle et affective, notamment sur les aspects d’orientation de genre ? Oui, le texte relatif à ce que l’on appelle « l’EVRAS » y a été adopté récemment…à l’unanimité.
- Le blocage au niveau fédéral de l’allongement du délai dans lequel l’IVG est autorisée (les experts préconisent 18 semaines) est-il dû à la composition « actuelle de la Chambre ou du parlement bruxellois (lisez « trop de musulmans ») ? Non, il est essentiellement du aux oppositions de la N-VA (dont le président de fait a été accueilli en rock star au dernier congrès du MR), au CD&V, et en sachant que certains députés MR ont exprimé leur opposition à cet allongement (googlez « de maegd IVG »).
4/ dans les débats sur la neutralité, « l’universalisme », certains ne cessent de dire qu’il est contraire à « nos valeurs » de concevoir la société comme étant composés de sous-groupes homogènes, souvent religieux, qu’on ne doit pas enfermer les gens dans ces identités, que ça c’est le communautarisme. Alors comment qualifieriez-vous un propos considérant que la présence de députés d’apparence musulmane signifie nécessairement une position homogène sur le mariage pour les couples de même sexe, et en l’occurrence une opposition communément partagée ?
🔴 Grave et inquiétant ! Pour fonder sa vision de l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle, le @MR_officiel donne la parole à des organisations ultra-conservatrices, ouvertement transphobes, complotistes et anti-genre.
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#Bouchez et les anti-Evras/ L' #Evras, l’éducation à la sexualité est, depuis des mois, au cœur d’une campagne de dénigrement et de rumeurs infamantes ou de théories fantasques. Derrière cette campagne dégueulasse, dangereuse et mensongère, des figures d'extrême-droite, de droite extrême, des conservateurs religieux mais aussi souvent via des personnalités connues de la sphère complotiste. Apparemment, il fallait donc que @GLBouchez, président du #MR, ne rate pas une telle opportunité (aucun tweet ou post du président du MR n'a, tiens, fait état de cette rencontre organisée par Aymeric de Lamotte, ex Listes #Destexhe (droite-extrême) et ici directeur du sulfureux Institut Thomas More. (qui a reçu récemment Mathieu Bock-Côté) C'est aussi, entre autres, l'avocat-propagandiste du groupuscule “l’Observatoire de la Petite Sirène”, anti-Evras patenté)
#NouvelEpuisode #Glandulaire