“L’abandon du programme Astrid restera dans l’histoire comme un modèle de stupidité ou de cynisme”, l’ex Haut Commissaire a l’énergie atomique ne mâche pas ses mots devant la Commission d’enquête parlementaire..
@sc_cath Mais, si la préférence de liquidation implique de récupérer l’investissement initial, cela équivaut à ne pas prendre de risques, n’est-ce pas ? Contrairement aux entreprises cotées les investisseurs privés ne peuvent pas en profiter…
Demain, la Cour des Comptes publie son rapport sur le déficit des retraites. Voici une analyse concise de mon point de vue.
Le principe de la retraite par répartition repose sur le fait que les cotisations des actifs financent les pensions des retraités actuels. Ce transfert est assuré par les cotisations retraites, représentant légalement 28 % des salaires bruts, parts salariales et patronales comprises, complémentaires incluses.
Pour évaluer l'équilibre du système, on peut comparer deux agrégats macroéconomiques :
1⃣ La somme des pensions ;
2⃣ La somme des salaires bruts et, pour les fonctionnaires, des traitements bruts.
Le ratio des deux aggrégats donne la courbe bleue sur le graphique suivant. Les retraites représentent 38 % des salaires bruts et ne sont couvertes qu'à 75 % par un taux de cotisation de 28 %, appliqué à tous les salariés (donc avec réintégration des exonérations) ainsi qu'à la fonction publique.
Officiellement, cette différence n'est pas considérée comme un déficit mais est compensée par des transferts d'autres ressources fiscales (et sociales) vers les différents régimes de retraite. Par exemple, le taux de cotisation patronale des fonctionnaires de l'État n'est pas de 28 % mais de 78 %. Sur le bulletin de paie d'un fonctionnaire, les cotisations retraites dépassent le salaire net. Cela correspond-il au fonctionnement normal d'un système par répartition ?
Plutôt que de parler de déficit, le Conseil d'Orientation des Retraites préfère évoquer une diversification des sources de financement. Cependant, hors exonérations sur les bas salaires (réintégrées dans mon graphique), cette "diversification" s'ajoute aux cotisations sociales, qui n'ont jamais baissé, plutôt que de les remplacer.
Dès lors que les recettes du système de retraite peuvent être "diversifiées," son déficit perd toute interprétation économique utile. Le déficit public peut être arbitrairement attribué à n'importe quelle branche de la Sécurité Sociale ou au budget de l'État. En effet, lorsque des ressources fiscales ou les cotisations d'autres branches du système social viennent "diversifier le financement" du système de retraite, son déficit apparent diminue d'autant, tandis que celui des autres administrations publiques augmente du même montant, car elles sont privées de ces recettes.
Cette tuyauterie complexe pourrait inspirer une nouvelle façade pour le musée national d'art moderne, mais elle ne change rien au déficit public global. Elle ne fait que redistribuer le déficit d'un compte à un autre pour orienter le débat démocratique dans la "bonne direction."
Pour ne pas s'attarder inutilement sur ces arrangements comptables, aussi artistiques soient-ils, imaginons un instant que le rapport entre l'agrégat des pensions et celui des salaires bruts ne se soit pas dégradé au cours des vingt dernières années. Quelle différence cela ferait-il pour la dette publique actuelle ?
Entre 2003 et 2023, la part des pensions dans les salaires bruts est passée de 33 % à 38 %. Ce dérapage correspondait à un déficit cumulé de 915 milliards d'euros (hors intérêts) à la fin 2023, soit 33 points de PIB. Sur la même période, le taux d'endettement du pays est passé de 65 à 110 points de PIB. La hausse du poids relatif des pensions depuis 2003 explique donc 73 % de l'augmentation de la dette.
La prétendue diversification des sources de financement n'est pas cachée, mais elle a des implications sur le débat concernant l'équité générationnelle du système.
En effet, lorsque le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) estime le taux de rendement des cotisations pour chaque génération, il conclut que les générations actuelles d'actifs obtiendront un rendement proche de zéro, mais récupéreront au moins leurs cotisations. Cependant, cette estimation pose deux problèmes :
1⃣ Elle ne prend pas en compte les inévitables futures réformes. Bien que cela soit un facteur à considérer, le COR ne peut guère faire mieux.
2⃣ Surtout, elle ne rapporte les futures pensions qu'aux seules cotisations retraites, ignorant tous les impôts payés par les actifs qui "diversifient" le financement des pensions. Si ces transferts étaient requalifiés en cotisations, le rendement attendu pour les générations actuelles d'actifs serait probablement d'ores et déjà négatif.
On voit ainsi qu'en s'écartant du financement normal d'un système par répartition et en adoptant la comptabilité baroque qui l'accompagne, nous ne sommes plus en mesure de répondre à des questions fondamentales telles que celle de l'équité du système.
💬 @ClaudeMalhuret : « La cinquième colonne de l’extrême droite et de l’extrême gauche, les poutino-pétainistes et les poutino-wokistes, ceux qui hier ont voté contre ou se sont abstenus, sont évidemment vent debout contre ces accords. » #DirectSenat#Ukraine
« Si la paix c'est négocier en acceptant des pertes territoriales de 20% pour l'Ukraine, cette recette a déjà mené à 5 autres guerres. » @vidalelsaMoscou Rédactrice en chef du service en langue russe @RFI
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#DPG 💬 "Les marinistes sont silencieux, cravatés et attendent leur heure (...) Ils n’ont aucun programme. Ils affichent des convictions absolues, mais ils n’ont aucun problème pour en changer si elles ne plaisent pas" @ClaudeMalhuret#DirectSénat
En gros, il y a deux options :
- interdire les produits agricoles importés qui n’ont pas les mêmes contraintes que nous. Cela veut dire une grosse pénurie de pas mal de produits.
- abaisser les contraintes au niveau de nos voisins, pour jouer à armes égales. Cela veut dire une révolution de notre logiciel écologique agricole.
(3ème option qui sera choisie à coup sûr : distribuer de l’argent pour tenter de calmer les gens, en laissant les problèmes intacts).
La fin de #MarineLepen ? Cet article sortit à l’instant dans le @washingtonpost va faire l’effet d’une bombe
Jean-Luc Schaffhauser, l’homme qui a aidé à financer la campagne présidentielle française de la candidate d’extrême droite @MLP_officiel travaille sur des plans pour propulser au pouvoir des politiciens pro-Moscou « Nous devons changer tous les gouvernements… Tous les gouvernements en Europe occidentale seront changés »
Si vous aviez encore des doutes entre les liens qui existent entre le #RN et la Russie de #VladimirPoutine avec cet article vous n’en aurez plus 👇🏻
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Bravo à l'ingénieure de recherche Anne Debregeas d'avoir rappelé au président du fournisseur alternatif d'électricité ekWateur en quoi consistait exactement son activité ! 🍿
https://t.co/iZASJZrfzl
It’s not a short video, but one that everyone should watch. This is Rachel Goldberg, the mother of Hersh Goldberg Polin, one of the hostages held in Gaza. What a powerful speech. What a powerful woman
The greatest man you've never heard of died this week on Wednesday, September 6th.
Marcel Boiteux built the French nuclear fleet as head of national utility EdF, making superb, far-sighted decisions against powerful entrenched interests.
Decisions such as abandoning the poorly-performing French gas reactors for outstanding Westinghouse technology.
And insisting on ruthless standardization that allowed true learning-by-doing, with his teams completing several reactors a year for more than a decade.
His fleet provides 70% of French electricity, and but for the sabotage by his weak, stupid successors inside and outside French government, it should be making half again as much electricity as the 56 reactors do today.
Boiteux's reactor fleet (plus a few more units after his retirement) cost about $150 billion. Compare this to Germany spending about $500 billion on their mess of an "energy transition" which requires them to keep almost all of their coal and gas plants in service.
As a young man Marcel Boiteux refused to accept France's defeat and at age 21 in 1942 as an elite university student he escaped Nazi-occupied France while escorting downed Allied pilots over the Pyrenees mountains to safety in Spain.
Brass. Balls.
This episode revealed the pattern for the rest of his life.
After the war, he studied economics and wrote *the* foundational paper in electricity economics, on how to price electricity service in a way that covered system costs while being fair and sustainable.
He completely understood liberal economics, and knew it did not apply to electricity grids and service. He built cheap power for all, then after his retirement watched as a bunch of pathetic hack economists broke the grid with idiotic "markets" that are failing all over the world.
He rapidly rose in public service after university graduation, and after appointment to the head of Electricité de France, successfully built the most astonishing energy system in the history of the world, proving for all time that a country could truly rely on its own fleet of standardized nuclear reactors producing low-cost emissions-free energy.
Anti-nuclear terrorists exploded a bomb outside the door of his family home in 1977 but he kept building.
It must have been torture for this truly great man to watch twenty years of silly, unserious leaders damage and begin to destroy his beloved EDF and its fleet of reactors, leading France straight into its worst energy crisis since the oil crisis of 1973 that triggered Boiteux's nuclear fleet construction in the first place.
But he didn't come up with the idea of a nuclear fleet powering a total electrification of the economy because an oil crisis hit. He was too prophetic to be a mere reactionary. Rather, he declared the slogan "All nuclear, all electric" months before the OPEC embargo hit in 1973.
Marcel Boiteux died this week at the age of 101.