Une militante du RN a été étranglée hier soir devant chez elle par 2 militants ayant crié des slogans antifas.
C’est l’intervention d’un passant qui lui permettra de s’en sortir.
12 jours d’ITT.
Alors oui, on a peur pour demain mais on ira manifester quoi qu’il en coûte.
J’ai cru à une blague mais non : après avoir râlé des semaines contre les ingérences étrangères de Musk, après 5 années en charge de la souveraineté économique de l’Europe, Thierry Breton va rejoindre Bank of America.
Qui conseille ce type ? Est-il complètement zinzin ?
Thierry Breton rejoint Bank of America : le commissaire européen se recycle en banquier globe-trotter.
L’Europe ? Une étape. Les intérêts privés ? Une vocation. Les bonus n’attendent pas.
Toujours ces mêmes élites bruxelloises qui donnent des grands leçons de souveraineté et qui finissent par se vendre au plus offrant.
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Je veux une sécession complète avec eux, pas seulement sur X.
Qu’ils aient leurs villes, leurs départements, leurs régions, qu’ils fassent ce qu’ils veulent de leur côté, et qu’on puisse faire ce qu’on veut du nôtre.
(Bon bien sûr on mettra des barbelés parce qu’on sait tous comment ça finira : tout le monde voudra quitter leur enfer pour venir chez nous en moins de six mois)
Payer une blinde un loyer pour être dans un quartier riche, supposé plus « secure », et se faire violer en bas de chez soi par trois clandos.
Qu’avez-vous fait de notre pays ?
(C’est arrivé dimanche soir, demain ça peut-être ta fille)
Nous voyons monter tranquille un débat sur l’interdiction ou non de X. En sommes-nous tombés là ? La liberté d’expression, ce n’est pas seulement être d’accord avec son interlocuteur. C’est surtout l’inverse. Interdire X serait un acte inadmissible de censure. Le danger pour la démocratie serait dans ce réflexe totalitaire. Et c’est le pluralisme que nous devons défendre, car il est une des conditions de la démocratie.
Quelle indignité, quelle attitude crasse. Une journaliste du Monde, Ivanne Trippenbach s’est introduite de force et toute fière d’elle dans la messe en hommage à Jean-Marie Le Pen alors strictement interdite à la presse. Il faut vraiment être de gauche pour n’avoir aucune honte.
Jean-Marie Le Pen est mort.
Prophète maudit d'un siècle en perte d'équilibre, il fut celui qui, parmi les premiers, annonça ce que beaucoup reconnaissent désormais comme une évidence : la submersion migratoire sans fin. Ce constat était un blasphème dans les années 70 : il est devenu une évidence tragique en 2025.
Maudit soit celui qui brise les mensonges des époques heureuses. La France des années 70-80 ne voyait pas la vague arriver et préféra l'insouciance à la vérité crue que nous peinons à digérer aujourd'hui.
L’histoire ne pardonne pas aux prophètes annonciateurs du désastre. L’homme fut honni, conspué, calomnié. Tout un système s’acharnait sur lui – médias, partis, institutions – comme s’il fallait conjurer la vérité de ses paroles par l’excès de la haine. Il ne s’agissait pas seulement de le combattre. Il fallait en faire la figure de rejet absolu. En conjurant l'homme, on conjurait ainsi la vérité qu'il portait en lui, accompagné d'une poignée de courageux.
Et pourtant, il tenait bon le "Menhir". Droit dans la tempête. Il voyait les assauts, les coups, mais il restait là. Une masse inébranlable, chacune de ses présences sur un plateau était comme un défi lancé à l’ordre établi du mensonge.
Comme beaucoup, j’ai grandi avec l’idée inculquée dès l’enfance que cet homme était le diable. On ne nous expliquait pas pourquoi, on ne nous laissait pas douter. Le mal portait un nom, un visage, une voix. Je me souviens encore de ce printemps 2002, rentrant de l’école, les affiches déchirées, piétinées par des écoliers fiers de leur besogne. Nos professeurs regardaient. Ils souriaient. Ils encourageaient. Nous ne comprenions pas, mais nous savions qu'il convenait d'approuver.
En 1974, Le Pen n’était rien. Moins de 1 % des Français lui faisaient confiance. En 2024, plus d’un tiers du pays aux urnes donna sa voix au mouvement qu’il avait fondé. Ce chemin, il l’a tracé à la force de sa voix, de son obstination mais aussi sa solitude jusqu'à son dernier souffle. Rien de tout cela n’aurait existé sans lui.
Aujourd’hui, il nous quitte. Et nous voilà seuls. Face à cette menace qu’il n’a cessé de nommer, face à un monde qu’il décrivait avec une acuité prophétique que nous refusions d’entendre. Il n’est plus là pour avertir. Le temps des avertissements est fini : c'est maintenant celui du combat.
Ses paroles sont derrière nous mais la réalité, que tôt ou tard tous les français devront affronter, est devant nous.
L'histoire lui a, hélas, déjà donné raison.
Jean-Marie Le Pen s’est éteint. Une figure majeure de l’extrême droite française. Un colonialiste, un raciste, un négationniste, un sexiste, un homophobe.
Comment peut-on célébrer la mémoire d’un homme pour qui « les chambres à gaz sont un détail de l’histoire ? »
Je ne me réjouirai jamais de la mort d’un homme.
Mais je me battrai pour éteindre ses idées.
Et effacer la marque qu’il a laissé sur notre époque.
Porter un jugement sur Jean-Marie Le Pen, sur l'homme et sur le bilan de son œuvre politique est complexe.
Au Congrès du FN en 1987 au Bourget j'étais seul de mon bord dans le vaste hall empli de milliers de militants et au moment où Jean-Marie Le Pen est apparu j'ai bondi sur l'estrade avec mon T-Shirt « Le Pen Nazi ». J'ai été passé à tabac par les gardes du corps et perdu quelques dixièmes à l'œil gauche.
J'avais de bonnes raisons d'agir ainsi. JMLP venait de déclarer quelques jours plus tôt que la Shoah n'était qu'un détail de la seconde guerre mondiale et que concernant l'existence des chambres à gaz il n'en avait jamais vu. Un point de vue antisémite et négationniste que de temps à autre il ne pouvait maîtriser tout en sachant que cela le desservait si ce n'est dans un noyau de fidèles.
Comme de nombreux Français JMLP n'a pas supporté Dien Bien Phu, un autre désastre après celui de 40, mon père m'a dit qu'adolescent il en avait pleuré. PMLP n'était pas à Dien Bien Phu mais il était en Algérie, où député il s'était porté volontaire pour combattre : de l'héroïsme mais aussi, selon de nombreux témoignages, de la cruauté.
Sur l'immigration il a dit dès les années 80 l'extrême difficulté de faire coexister un islam conquérant sur une terre historiquement chrétienne. L'islamisme radical qui comme une vague s'est abattu sur l'Europe occidentale lui aura donné raison selon l'opinion de nombreux Français. La généralisation d'un courant de l'islam même significatif à quasi tous les membres d'une religion lui aura causé du tort chez ceux épris d'humanisme.
Orateur efficace, démagogue, grande gueule aussi, cultivé et truculent, il est parvenu à créer un parti à partir de rien et à léguer à sa fille un parti d'extrême droite cohérent et massif.
Marine Le Pen l'a transformé en un parti de masse, populiste et populaire dédiabolisé après la répudiation du père par la fille qui elle veut le pouvoir pour rendre à la France le rang qui était le sien à la naissance de son père.
Jean-Marie Le Pen a vécu près d'un siècle et pendant ce siècle la France est passée de super puissance au début du XXème siècle à puissance quasi secondaire au début du XXIème siècle.
Jean-Marie Le Pen avait 17 ans en 1944, on aurait pu croire, en raison de son parcours et de son opposition aux procès Barbie, Bousquet, Touvier et Papon qu'il avait été dans le camp des collabos, lui affirme qu'il avait été résistant.
Jean-Marie Le Pen a été un ennemi politique. Aujourd'hui je suis reconnaissant à sa fille, Marine, d'avoir choisi de transformer un parti d'extrême droite qui soufflait sur les braises de l'antisémitisme et du négationnisme en un parti de masse de droite populaire qui aujourd'hui prend la défense de la communauté juive française et comprend les difficultés d'Israël à se défendre dans un univers hostile.
Aujourd'hui je ressens pour Marine de la peine car je crains moi aussi d'avoir, dans un jour aussi lointain que possible à perdre mes parents.
Jean-Marie Le Pen était profondément français et a servi la France avec passion, de pupille de la nation à candidat au second tour de la présidentielle.
Sa disparition marque la fin d'une page de la Vème République. C’était un homme complexe, aux zones d’ombres mais aussi au courage et au patriotisme sincère.
Mes pensées vont à sa famille, Marine, Yann, Marie-Caroline, et Marion.
J'appelle à respecter la dignité et l'intimité de sa famille en cette période de deuil.