Bergé veut tuer Zemmour, toi, tu es le suivant…
Site Riposte Laïque Auteur : Jerôme Viguès (2026)
Elle s’appelle Aurore Bergé et elle va tuer la démocratie le 1er juillet.
Pas métaphoriquement. Juridiquement. Avec un texte de dix articles présenté en Conseil des ministres le premier jour des vacances scolaires, quand les Français sont dans les bouchons et que l’Assemblée est aux trois quarts vide. Ce calendrier a été choisi.
Tout a été choisi.
Bergé, quarante ans, Sciences Po, Renaissance — la femme qui a servi Borne, qui sert Bayrou, qui servira le suivant avec le même sourire et le même vide dans le regard. On lui a confié ce travail parce qu’il fallait quelqu’un d’assez servile pour le faire et d’assez lisse pour le présenter sans que ça fasse trop désordre. Elle a accepté sans ciller. Ce sont toujours les mêmes qui acceptent.
Le texte qu’elle porte s’appelait la loi Yadan il y a deux mois. Il avait été retiré sous la pression en avril — une levée de boucliers suffisamment large pour forcer le gouvernement à reculer publiquement. Deux mois de patience. Deux mois pour changer le nom, trouver une nouvelle marionnette, et attendre que tout le monde soit à la mer. Ce qu’ils appellent un retrait, c’est ce que les gens normaux appellent une tactique.
Voilà ce que ce texte fait.
Il donne à un juge le pouvoir d’interdire à un candidat de se présenter à la présidentielle. La mesure s’appelle inéligibilité. Elle s’applique aux condamnés pour racisme, antisémitisme, négationnisme. Éric Zemmour a été condamné plusieurs fois pour provocation à la haine raciale. La Cour de cassation a confirmé en septembre 2025. Sous ce nouveau régime, un juge peut l’écarter de 2027 par ordonnance, proprement, sans bruit, avant même que la campagne commence. Le seul candidat capable de dynamiter la mécanique présidentielle qu’ils ont déjà toute entière construite autour d’Édouard Philippe disparaît sur décision judiciaire. Bergé a eu l’impudeur de le dire elle-même — ce texte enverrait selon elle « un signal républicain absolument essentiel, à un an de l’élection présidentielle. » Elle a dit présidentielle. Elle a dit 2027. Ce n’est pas un lapsus. C’est un aveu.
Il transforme SOS Racisme, la LICRA et la LDH en bras armé judiciaire de l’État. Ces associations — subventionnées par votre argent, muettes comme des carpes quand les synagogues brûlent après les prières du vendredi, militantes de trente ans pour l’immigration de masse et la criminalisation de ceux qui s’y opposaient — vont pouvoir traîner en justice élus, auteurs, journalistes, citoyens ordinaires pour des infractions d’opinion. Leur avocat touche. Vous payez votre défense, vous subissez les délais, la mise en cause publique de votre nom, la pression sur votre famille, votre employeur, vos proches. Avant même qu’un jugement soit rendu. C’est du harcèlement judiciaire institutionnalisé, financé par le contribuable, retourné contre le contribuable.
Ils ont construit une guillotine avec vos impôts. Et ils vous invitent à mettre la tête dedans.
Il élargit le délit de négationnisme à des « crimes contre l’humanité » que personne ne définit précisément — parce que des contours précis limiteraient l’usage, et que l’usage est le but.
Il autorise les mandats de dépôt contre les « multirécidivistes de la haine », catégorie dont les contours sont fixés par ceux qui ont intérêt à l’élargir indéfiniment.
Il renforce la censure sur les plateformes pour verrouiller ce qui reste d’espace public libre.
Pendant ce temps les tribunaux de ce pays sont engorgés à un point qui rend la justice ordinaire impossible. Des procédures pour pédocriminalité dorment dans des tiroirs faute de moyens depuis des années. Des victimes de viols attendent leur procès pendant que leurs agresseurs sont dehors. Ce gouvernement, lui, a trouvé le temps et l’argent pour ça. Ce choix n’est pas un hasard. Il dit exactement qui ce pouvoir protège et qui il veut faire taire.
Maintenant regardez bien ce qui va se passer.
Ce texte sera adopté sans débat réel. Les grands médias ne lèveront pas le petit doigt. L’opposition dite sérieuse ne prendra pas le risque de se compromettre en le combattant vraiment. Et dans six mois, dans un an, quelqu’un d’autre tombera dessous. Pas Zemmour cette fois. Un élu local qui aura dit ce qu’il pensait sur l’insécurité dans sa commune. Un auteur qui aura publié le mauvais livre au mauvais moment. Un lecteur de Riposte Laïque qui aura partagé le mauvais article.
C’est toujours comme ça que ça commence. Une première cible présentée comme indéfendable, que personne n’ose défendre sans se salir. Puis le filet se resserre. Il se resserre toujours. C’est mécanique. C’est prévu. C’est le but.
Ce système ne peut plus gagner les arguments. Alors il fabrique des lois pour faire disparaître ceux qui les formulent. Ce n’est pas une dérive. Ce n’est pas un excès. C’est la politique délibérée d’un pouvoir qui a choisi son camp, qui sait que le temps lui est compté, et qui construit en urgence les murs derrière lesquels il espère se barricader avant 2027.
Ils ont peur.
Pas de Zemmour. De vous.
Jérôme Viguès