[💬INTERVIEW] Leonardo Rocha 🇵🇹 : "Barilaro est l'un des responsables de ma progression"
Pour @AnciensDuRocher, Leonardo Rocha 🇵🇹, passé par l'Academy entre 2015 et 2017 et aujourd'hui à JEF United Chiba 🇯🇵 au Japon revient sur son parcours atypique. N'hésitez pas à partager 🫶
Ton parcours en jeune est plutôt atypique : tu as commencé au Portugal, tu es passé par le Brésil et l'Italie avant d'arriver à Monaco. Qu'est-ce qui t'as poussé à changer autant de pays si jeune ?
En réalité, j'ai quitté mon pays depuis mes 13 ans. La raison principale n’était pas liée au football mais plutôt au travail de mes parents. Donc en fait, à partir de ce moment-là, mon père cherchait toujours un endroit où je pourrais continuer à poursuivre mon rêve de devenir joueur de football professionnel.
Quels souvenirs gardes-tu de ta période à l’Academy (entraîneurs, coéquipiers, infrastructures), et qu’est-ce que Monaco t’a apporté sur le plan footballistique et humain ?
Que des bonnes choses. Fred Barilaro est l’un des responsables de ma progression en tant que joueur. Il était peut-être un peu dur avec moi parfois, mais aujourd’hui je ne peux que le remercier, parce que ça a fait de moi qui je suis aujourd’hui, et ça a probablement eu une grande influence sur ma personnalité et ma mentalité pour devenir joueur de football professionnel. Je garde contact avec certains de mes anciens coéquipiers, on a vécu des moments incroyables, on a gagné la Gambardella ensemble, et tout est passé tellement vite. À ce moment-là, on n’aurait jamais pu imaginer à quoi ressembleraient nos vies futures, et que ces moments-là nous marqueraient pour toujours.
Comment as-tu su que tu n’allais pas jouer en pro avec l’AS Monaco ? As-tu douté de ton avenir dans le football à un moment donné ?
J’ai suis quelqu’un qui a l'habitude de faire face aux difficultés et aux défis. Je suis revenu de très loin. Je me doutais déjà que Monaco n’allait pas m’offrir de contrat, même si j’avais fait une très bonne année en U19. Alors j’ai parlé avec le club et j’ai demandé à partir. Je suis resté 6 mois sans club, je m'entraînais tous les jours tout seul.
Tu as enchaîné plusieurs saisons en Belgique (Lommel, Eupen, RWDM, Lierse). Tu sembles y avoir trouvé une véritable stabilité. Quel souvenir gardes-tu de ta période belge ?
La Belgique est l’endroit où ma carrière s'est vraiment lancée. Lors de ma véritable première année, j’ai terminé meilleur buteur de la deuxième division, et j’ai eu l’opportunité de signer un premier bon contrat à Eupen. Grâce à ça, j’ai pu aider ma famille et commencer à fonder une famille. Ma fille est née en Belgique, donc ce pays fera toujours partie de moi, et je suis reconnaissant pour tout ce que j’ai accompli, ainsi que pour les difficultés que j’ai rencontrées, parce qu’elles ont fait de moi un homme meilleur et un meilleur joueur.
Entre le Portugal, l’Italie, le Brésil, l’Espagne, la Belgique, la Pologne et maintenant le Japon : quel pays a exigé le plus d’adaptation en dehors du terrain (langue, nourriture, mode de vie) ?
Je pense que le plus différent sera certainement le Japon, mais en Europe, la Pologne, au niveau de la langue, a été le plus compliqué. Mais comme c’est un pays magnifique pour vivre, tout a été très facile, et mon premier club, le Radomiak, comptait beaucoup de Brésiliens et de Portugais, ce qui a rendu l’adaptation très facile et rapide.
Tu as connu beaucoup de clubs. En règle générale, tu en profites pour faire du tourisme ou tu es plutôt du genre casanier ?
Ma femme aime découvrir les endroits, visiter et se promener. Moi, j’aime seulement sortir pour aller au restaurant ou acheter quelque chose dont j’ai besoin (rire). Je suis du genre casanier, tranquille.
Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?
La santé, et que Dieu me donne la force pour tous les défis à venir, afin que je puisse les surmonter.
Un grand merci à @LMRocha_ pour sa gentillesse et sa disponibilité ! #UnoDiNoi