Jamais en commençant cette série je n'aurais pensé parler à tant de gens.
Merci à vous tous qui avez lu, commenté ou reposté. Ces textes n'existent que par l'envol que vous leur conférez !
Six croquis existent déjà, j'espère pouvoir vous en fournir d'autres la semaine prochaine
Ma génération de Français a vécu la Marseillaise sifflée au Stade de France, les émeutes de 2005, les attentats djihadistes contre Charlie Hebdo, au Bataclan et à Nice, les meurtres d'enfants juifs au cri d'« Allah Akbar », les prières de rue, les professeurs décapités, les innocentes assassinées par des clandestins, l'introduction des termes « wesh » et « wallah » dans la langue française, la repentance décoloniale, les controverses autour des crèches de Noël, les pillages ponctués de « Nique la France », l'affaire Nahel, les saccages commis aux cris de « Free Palestine », la montée en puissance de partis ouvertement anti-français, les maires contraints de sortir sous escorte au milieu des cris de sauvages.
Ma génération de Français a vécu le chantage au racisme, les procès en intolérance, la doxa victimaire imposée, les renoncements, puis la complicité des universités, le fardeau culturel de Mai 68, la bien-pensance des intellectuels, la foi naïve dans le multiculturalisme, le fanatisme inclusif, la dérision de toute fierté nationale, la diabolisation de tout orgueil civilisationnel.
Ma génération de Français a subi, impuissante, l'hégémonie idéologique de la gauche, l'aveuglement coupable du centre, la soumission d'une partie de la droite, le clientélisme des élus, le court-termisme économique.
Pendant 50 ans, notre pays a été abandonné à un sort funeste.
Mais aujourd'hui, ma génération est adulte.
Elle ne se laissera plus faire, ne se laissera plus impressionner et ne se laissera plus dicter ce qu'elle a le droit ou non de penser.
Ma génération est passionnément française, et rien de ce que vous pourrez dire ne nous arrêtera.
Nous réparerons ce que vous avez brisé.
Nous reconstruirons le plus beau pays du monde.
On a piraté votre vie.
Vos données personnelles ne vous appartiennent plus. Elles appartiennent à des criminels, avec l’administration à leur service.
Le fisc. L'Urssaf. L'Intérieur. Tous vos documents ont pu être dévoilés. Un adolescent de 15 ans a hacké l'État français ! 11 millions de cartes d'identité, passeports et permis de conduire dans la nature.
L'État vous impose de tout déclarer. Puis il laisse fuiter vos données.
Résultat : usurpations d'identité, comptes vidés, cambriolages, et même des familles séquestrées pour leur Bitcoin.
Et pourtant, l'administration et Bruxelles en exigent toujours plus « pour vous protéger ».
Mon intervention au Parlement européen.👇
Lecornu parle de "casse du siècle" sur le piratage de l'ANTS.
Sauf que c'est un casse de TP étudiant.
Une faille de 2007.
Avec 200 millions d'euros d'effet d'annonce par-dessus.
Le 15 avril 2026, deux choses se sont passées.
À Bruxelles, Ursula von der Leyen présente l'app européenne de vérification d'âge. "Techniquement prête". "Normes les plus élevées au monde" pour la vie privée.
À Paris, le même jour, l'ANTS détecte une intrusion massive.
11,7 millions de Français.
24h plus tard, le consultant Paul Moore poste la démo du hack de l'app d'Ursula.
Moins de 2 minutes.
Sur Android. Sans outil spécialisé.
Une édition de fichier de configuration.
Petit disclaimer.
Je m'exprime peu sur l'actualité cyber sur twitter.
J'ai 6 mandats en cours. Pas de chaîne YouTube à nourrir. Pas de newsletter à promouvoir.
Et zéro CVE recyclée en thread alarmiste cette semaine.
Donc oui, j'arrive après les 800 premiers "ENFIN UN EXPERT OSE PARLER".
Sans emoji feu. Sans hot take.
Mais le dossier est trop bien aligné pour le laisser aux threads-alerte.
L'ANTS, c'est quoi ?
Le portail unique pour ta carte d'identité, ton passeport, ton permis, ta carte grise.
Le socle de ton identité administrative.
Date de naissance, lieu de naissance, nom de naissance.
Une fois dehors, c'est dehors pour toujours.
La cause technique tient en quatre lettres.
IDOR.
Insecure Direct Object Reference.
Sans jargon : tu modifies un chiffre dans une URL, le serveur te renvoie le dossier d'un autre citoyen.
Pas de zero-day.
Pas de génie criminel.
Le pirate (15 ans, interpellé) a qualifié la faille de "vraiment stupide".
Il a raison.
Cette faille IDOR figure dans le top 10 OWASP depuis 2007.
L'iPhone venait de sortir.
Dix-neuf ans dans tous les manuels.
Analogie pompiers.
Tu n'attends pas que ta maison brûle pour appeler les pompiers.
Tu installes les détecteurs AVANT.
L'État français a fait l'inverse.
Il a payé sa caserne (l'ANSSI). Il a financé son portail (315M€ de budget ANTS).
Il découvre, le jour où ça brûle, que les détecteurs n'avaient jamais été branchés.
Réponse politique : 200 millions d'euros pour acheter de nouveaux détecteurs.
Sauf que les anciens étaient déjà budgétés.
Le moment où ça devient gênant.
Si tu es une PME qui laisse fuiter des données ?
Jusqu'à 4% du CA mondial d'amende CNIL.
500M€ d'amendes prononcées en 2025.
L'ANTS, agence d'État qui gère tes papiers ?
Pas de MFA côté dev. Pas de détection des aspirations massives.
DMARC en mode "p=none" depuis juillet 2019.
Sept ans sans politique anti-spoofing sur un domaine .gouv.fr.
L'État sanctionne les autres.
Et laisse une faille de première année sur son propre portail.
La paille dans l'œil du voisin.
La poutre dans le tien.
Maintenant, l'alignement du 15 avril.
Pendant que l'ANTS s'effondre sur une faille de 2007, on annonce à 450 millions d'Européens qu'ils vont devoir scanner leur carte d'identité pour accéder à Twitch.
Promesse : "normes les plus élevées au monde".
24h plus tard : app piratée en 2 minutes.
Le pattern qu'il faut nommer.
→ Back doors dans les messageries chiffrées
→ Chatcontrol et scan automatisé des messages privés
→ Carte d'identité pour les sites adultes (déjà en vigueur)
→ Carte d'identité pour les réseaux sociaux (l'app hackée)
Le motif est toujours le même.
"Donne-nous tes données pour ta sécurité."
Confiées à des acteurs publics qui n'arrivent pas à fermer un IDOR.
Le problème, ce n'est pas l'enveloppe.
L'État met déjà 700M€ à 1Md€ par an dans le cyber.
L'ANTS avait 315M€ de budget propre en 2026.
Le problème, c'est la discipline d'exécution.
Et ça, personne ne l'achète avec un chèque annoncé en pleine crise.
La cybersécurité n'est pas une arrière-pensée.
Ça se planifie EN AMONT.
Avant le code. Avant la mise en prod.
Avant qu'on demande à 450 millions d'Européens de scanner leur identité pour aller sur Twitch.
Tant qu'on traite la cyber comme une réaction à l'incident, on signera tous les chèques de 200 millions du monde sans corriger l'écart.
Et on aura, tous les six mois, un nouveau "casse du siècle".
La faille de l'ANTS est de 2007.
La discipline d'exécution qui aurait dû la corriger, on l'attend depuis aussi longtemps.