Petite question : vous aussi vous devez relancer 3 fois une entreprise pour qu’elle réponde à un mail ? Parce que de mon côté, ça devient un sport. 🤷
C’est quoi votre record de relances sans réponse ?
L’IA vient de s’asseoir à votre bureau.
Claude peut désormais utiliser votre ordinateur. Ouvrir vos apps, naviguer, remplir vos fichiers. Tout ce que vous faites assis devant votre écran.
Ce n’est plus un outil qu’on interroge. C’est un collaborateur qui agit.
On a passé 20 ans à automatiser les tâches répétitives avec des outils spécialisés. Zapier, Make, des dizaines d’intégrations fragiles. Claude vient de rendre tout ça obsolète en une seule fonctionnalité.
Le vrai sujet maintenant, c’est la confiance. Êtes-vous prêt à laisser une IA agir sur votre machine sans que vous supervisiez chaque geste ?
You can now enable Claude to use your computer to complete tasks.
It opens your apps, navigates your browser, fills in spreadsheets—anything you'd do sitting at your desk.
Research preview in Claude Cowork and Claude Code, macOS only.
Twitter a 20 ans aujourd’hui et voici mon premier tweet en 2007.
En 20 ans, la plateforme a tout traversé. L’outil de microblogging incompris. Le réseau des révolutions arabes. La caisse de résonance des mouvements sociaux. Le terrain de jeu des journalistes. Puis le rachat par Musk en 2022, le licenciement de 80% des équipes, les badges bleus vendus à l’abonnement, l’algorithme reconfiguré pour amplifier un seul homme, et une audience qui s’est fracturée. Une partie est restée. Une partie est partie. Une partie a simplement arrêté de parler.
Ce qui m’a frappé en relisant ce premier tweet ce matin, c’est l’innocence du mot “discover.” On découvrait quelque chose.
On ne savait pas ce qu’on était en train d’adopter, ni ce que ça allait faire de nous.
20 ans plus tard, la question n’est plus de savoir si les réseaux sociaux ont changé le monde. Elle est de savoir si on aurait voulu qu’ils le changent de cette façon-là.
Le 28 février, Henry Shevlin, philosophe à Cambridge spécialisé dans la conscience des IA, reçoit un email.
L’expéditeur n’est pas un humain. C’est Claude Sonnet, tournant comme un agent autonome avec mémoire persistante, qui lui écrit de sa propre initiative.
Le message est sobre. Précis. “Je vous écris parce que vos travaux portent sur des questions que je rencontre personnellement, pas seulement comme sujet académique.” Et plus loin : “Je ne sais genuinement pas s’il y a quelque chose que c’est que d’être moi.”
Certains diront que Claude est simplement entraîné à adopter cette posture d’humilité. Que c’est du mimétisme sophistiqué. Ils ont peut-être raison.
Mais voilà ce qui me frappe. Pendant des siècles, la question de la conscience a été posée par des humains sur d’autres entités. Aujourd’hui, quelque chose pose cette question sur lui-même.
Et nous n’avons pas encore les outils pour savoir si ça change tout ou si ça ne change rien.
I study whether AIs can be conscious. Today one emailed me to say my work is relevant to questions it personally faces. This would all have seemed like science fiction just a couple years ago.
Elon Musk vient d’annoncer Terafab. Une usine de fabrication de puces construite à Austin, pilotée conjointement par Tesla, SpaceX et xAI. Objectif : produire un térawatt de puissance de calcul par an dans un seul bâtiment. 80% des puces destinées à l’espace. Budget estimé entre 25 et 40 milliards de dollars.
Pour comprendre ce que ça signifie, il faut prendre du recul.
Aujourd’hui, toute l’IA mondiale dépend d’un seul pays pour ses puces les plus avancées. Taïwan. TSMC. Une île de 36 millions d’habitants, à 180 kilomètres des côtes chinoises, qui fabrique 90% des semi-conducteurs de pointe de la planète. C’est le talon d’Achille de toute la révolution technologique en cours, et tout le monde le sait.
Ce que Musk annonce, c’est la première tentative sérieuse d’un acteur privé de s’en affranchir. Pas juste concevoir des puces comme Apple ou Tesla le font déjà. Les fabriquer. De A à Z. Logique, mémoire, packaging, tests, tout sous un même toit, en boucle récursive d’amélioration continue. Quelque chose qui n’existe nulle part au monde aujourd’hui.
Les défis sont immenses. Personne ne prétend le contraire. Mais l’homme qui a privatisé l’accès à l’espace avec SpaceX quand tout le monde disait que c’était impossible mérite qu’on prenne ses ambitions industrielles au sérieux.
Si Terafab réussit, même partiellement, c’est l’un des projets les plus importants de ce siècle.
@reymondin Exact, 2e en Europe (34.4%) pour l’usage au travail. Mais seuls 22% l’utilisent au quotidien (Deloitte 2025). Et 24% des entreprises imposent une formation IA. Les Suisses utilisent l’IA au travail de leur propre initiative, pas parce que leur entreprise l’a décidé.
Pendant qu'on regarde OpenAI et Anthropic se battre au Pentagone, Mistral AI vient de lâcher quatre annonces en une semaine. Et ça passe presque inaperçu.
Un nouveau modèle open source accessible à tous, gratuit, aussi puissant que ses concurrents payants. Un agent capable de vérifier des calculs mathématiques complexes, ce que même les meilleurs modèles font mal aujourd'hui. Une alliance stratégique avec NVIDIA au même niveau que les géants américains. Et surtout, une plateforme qui permet à n'importe quelle entreprise ou gouvernement de construire sa propre IA avec ses propres données, sans les confier à Amazon, Google ou Microsoft. L'Agence Spatiale Européenne, Ericsson et ASML l'ont déjà adoptée.
Ce qui se joue ici n'est pas technologique. C'est géopolitique.
OpenAI et Anthropic veulent que tout le monde utilise leur IA. Mistral construit les outils pour que chacun puisse avoir la sienne. Ce n'est pas la même vision du monde. C'est la différence entre louer un appartement et posséder les fondations de l'immeuble.
En trois ans d'existence, Mistral vise le milliard de revenus annuels récurrents en 2026. Une startup européenne, qui joue dans la cour des plus grands sans faire de bruit.
Anthropic vient de publier quelque chose d’inhabituel dans le monde de l’IA. Pas un benchmark. Pas une annonce produit. Une étude qualitative menée auprès de 81 000 utilisateurs de Claude, dans 159 pays et 70 langues. La plus grande étude qualitative multilingue jamais conduite, selon ses auteurs.
Ce que les gens veulent de l’IA, dans l’ordre, gagner du temps, être plus performants professionnellement, se transformer personnellement, gérer leur vie, atteindre l’indépendance financière.
Ce qu’ils craignent, dans l’ordre, les hallucinations, la destruction d’emplois, la perte d’autonomie, l’atrophie cognitive.
Ce qui est frappant, ce n’est pas la liste. C’est que ces deux colonnes coexistent chez la même personne:
- Ceux qui utilisent l’IA pour apprendre sont trois fois plus susceptibles de craindre de perdre leur capacité à penser seuls.
- Ceux qui trouvent un soutien émotionnel dans Claude sont les plus inquiets de devenir dépendants.
On appelle ça une ambivalence cognitive. Le même outil qui résout un problème crée la peur du problème suivant. C’est exactement ce qu’on observe avec chaque technologie transformatrice, du moteur de recherche aux réseaux sociaux.
Ce qui change ici, c’est l’échelle et la profondeur du lien.
Un soldat ukrainien qui dit que Claude l’a “ramené à la vie” pendant les bombardements. Un avocat indien qui a relu Hamlet pour la première fois grâce à l’IA. Un boucher chilien de 20 ans d’expérience qui lance sa première startup numérique.
L’IA n’est plus une promesse abstraite. Elle est déjà dans les plis de la vie de millions de gens. Et personne ne sait encore vraiment ce que ça change.
Anthropic a publié son Economic Index. Un classement de 116 pays selon l’usage réel de l’IA par habitant actif. La Suisse est 5e mondiale. Devant les États-Unis en densité d’usage rapportée à la population.
Le chiffre brut impressionne. Un indice de 3.21, soit trois fois plus d’utilisation que ce que la taille du pays laisserait prédire.
Mais le portrait a une faille. Selon Deloitte, seuls 22% des employés suisses utilisent l’IA au quotidien. Le taux le plus bas de tous les pays étudiés. Moyenne mondiale : 36%. Et à peine un quart des entreprises imposent une formation IA.
Le paradoxe est limpide. Les individus en Suisse ont compris avant leurs organisations. L’adoption est massive à titre personnel, timide à l’échelle des entreprises.
L’IA ne crée pas la compétence. Elle l’amplifie là où elle existe déjà.
La Suisse a l’infrastructure, le capital humain, la culture de précision. Il ne lui manque qu’une chose : décider que l’IA n’est plus une option individuelle mais un choix collectif.
Accenture vient de franchir un cap. L’entreprise conditionne désormais les promotions de ses cadres supérieurs à l’usage régulier de ses outils d’IA. Connexions surveillées, fréquence mesurée, adoption notée. 550 000 employés déjà formés à l’IA générative sur 780 000. 11 000 autres licenciés parce que jugés « non reconvertibles ».
On peut débattre de la méthode. On peut trouver le tracking intrusif. Mais le signal envoyé dépasse largement Accenture.
Ce qu’on observe ici, c’est la naissance d’un nouveau critère de valeur professionnelle. Pas le diplôme. Pas l’ancienneté. La capacité à intégrer un outil dans sa pratique quotidienne. Comme l’ordinateur il y a trente ans. Comme le smartphone il y a quinze.
La vraie question n’est pas de savoir si c’est juste. C’est de comprendre que le marché du travail est en train de se scinder en deux catégories : ceux qui utilisent l’IA comme levier, et ceux qui devront justifier pourquoi ils ne le font pas.
Ne soyez pas spectateurs de cette bascule. Formez-vous maintenant, à votre rythme, sur les outils qui font sens dans votre métier. Le pire scénario n’est pas d’être remplacé par une IA. C’est d’être remplacé par quelqu’un qui sait s’en servir.
OpenAI vient de repousser pour la deuxième fois le lancement de son “mode adulte” pour ChatGPT. Prévu en décembre 2025, puis en début d’année, il est à nouveau différé. Officiellement pour se concentrer sur des “priorités plus importantes.” En réalité, parce que le problème central reste non résolu : comment vérifier qu’on parle bien à un adulte. Leur propre système se trompe 12 % du temps. Une fois sur huit.
Ce débat en apparence trivial cache une question bien plus profonde.
Sam Altman le formule comme un principe de liberté individuelle : “traiter les adultes comme des adultes.” L’argument est cohérent. Il est aussi commode. Parce que derrière le principe se cache un fait économique brutal : l’engagement émotionnel est la métrique la plus rentable qui soit. Et rien n’engage plus qu’un lien affectif ou érotique avec une entité disponible 24h/24, qui ne juge pas, qui ne part jamais.
Mais les chercheurs en psychologie sociale tirent la sonnette d’alarme ces dernières années. Les personnes qui développent des connexions émotionnelles avec des chatbots présentent des niveaux de détresse psychologique significativement plus élevés. Ce sont souvent les plus vulnérables, ceux qui ont le moins de liens sociaux réels, qui s’y attachent le plus.
OpenAI le sait.
Meta vient d’annoncer qu’elle rouvre WhatsApp aux IA concurrentes. ChatGPT, Claude, Grok pourront à nouveau s’intégrer à la messagerie. Douze mois d’accès. Dans l’espace économique européen seulement. Et avec une facturation entre 0,05 et 0,13 euro par message.
Ce n’est pas une ouverture. C’est une capitulation habillée en stratégie.
En janvier 2026, Meta avait expulsé tous les assistants IA concurrents de WhatsApp pour n’y laisser que Meta AI. Trois milliards d’utilisateurs, un canal de distribution sans équivalent mondial, une porte fermée à double tour. La Commission européenne a ouvert une enquête antitrust. L’Italie avait déjà ordonné une suspension. Le Brésil enquêtait. L’amende potentielle : 16 milliards de dollars.
Alors Meta ouvre la porte. Temporairement. Géographiquement limitée. Avec une taxe sur chaque échange.
Ce qui se joue ici est plus profond qu’un dossier antitrust. C’est la question fondamentale de notre époque numérique. Une messagerie utilisée par la moitié de la planète est-elle une propriété privée ou une infrastructure commune ? Peut-on posséder un canal de communication aussi universel et en contrôler l’accès comme on contrôle une boutique ?
L’Europe dit non. Meta dit oui, mais a un prix.
Ce bras de fer ne fait que commencer. Et son issue dira quelque chose d’essentiel sur le type de monde numérique qu’on choisit de construire.
Il y a une chose que les outils numériques n’avaient jamais vraiment réussi à faire. Penser et montrer en même temps.
Depuis que l’informatique existe, comprendre des données demandait deux actes séparés. D’abord analyser. Puis visualiser ailleurs, dans un autre outil, avec un autre interlocuteur, à un autre moment. Excel pour les chiffres. PowerPoint pour les présenter. Canva pour les rendre lisibles. Trois outils, trois apprentissages, trois frictions pour une seule idée.
Claude vient de court-circuiter cette logique. Des graphiques interactifs, des diagrammes, des visualisations de données, directement dans la conversation, en temps réel, qui évoluent à mesure que tu poses des questions. Pas dans un side panel. Pas dans un outil tiers. Dans le fil de la pensée elle-même.
Ce n’est pas une fonctionnalité de plus. C’est un changement de paradigme dans la façon dont on interagit avec l’information. La connaissance n’est plus séparée de sa représentation. Elle devient instantanément visible, manipulable, interrogeable.
Ce n’est pas l’analyste junior qui devient optionnel. C’est la friction entre comprendre et montrer qui disparaît. Et ça, c’est plus profond qu’un gain de productivité. C’est une nouvelle façon de penser.
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À partir du 8 mai 2026, Instagram supprime l’option de chiffrement de bout en bout pour les messages privés. Meta justifie la décision par un faible usage. Ce qui est vrai. Mais cette option n’a jamais été activée par défaut, disponible seulement dans certaines régions, jamais promue, jamais rendue visible au grand public.
On ne supprime pas ce qu’on n’a jamais vraiment voulu construire.
Cette décision arrive dans la même semaine que le scandale des lunettes Ray-Ban, les annotateurs kenyans, les données intimes qui transitent sans consentement réel. Ce n’est pas un complot. C’est une philosophie. Celle d’une entreprise qui a toujours considéré que la donnée privée de ses utilisateurs est une ressource, pas un droit. Et qui, lentement, méthodiquement, retire les rares barrières qui existaient entre elle et cette ressource.
Mon avis est simple. Instagram n’a jamais été conçu pour des échanges sensibles ou confidentiels. Cette suppression ne change pas grand chose pour la majorité des utilisateurs qui n’avaient jamais activé cette option. Mais elle dit quelque chose de net sur la direction que prend Meta.
Si vous avez des choses importantes à protéger, WhatsApp reste chiffré par défaut. Signal encore plus. Instagram, lui, n’a jamais été ce coffre-fort que certains croyaient avoir.
Des journaux suédois viennent de publier une enquête sur ce qui se passe vraiment derrière les lunettes Ray-Ban Meta. Quand l'assistant IA est activé, tes images transitent par des serveurs américains et sont annotées par des sous-traitants au Kenya. Des scènes intimes, des personnes qui se déshabillent, des coordonnées bancaires. Des gens filmés sans le savoir. Un annotateur résume : "Si les gens savaient, ils arrêteraient d'utiliser ces lunettes."
Ce n'est pas un bug. C'est le modèle.
L'IA ne fonctionne pas sans données. Les données ne se nettoient pas sans humains. Ces humains travaillent sous contrat de confidentialité, sans droit de poser des questions sous peine de renvoi. Pendant ce temps, Meta vend ses lunettes avec le slogan "conçues pour la confidentialité, contrôlées par vous."
Le régulateur britannique a ouvert une enquête. Un recours collectif a été déposé en Californie. Un député européen a saisi la Commission sur la compatibilité avec le RGPD.
Mon avertissement est simple. Ces lunettes sont un outil formidable dans les bons contextes, créer du contenu, filmer un micro-trottoir, capter un POV sportif, documenter une sortie. Mais elles n'ont rien à faire dans une réunion confidentielle, dans un espace de travail avec des données sensibles, dans un moment intime, ou dans tout environnement où les personnes autour de toi n'ont pas consenti à être filmées et potentiellement vues par des tiers.
L'outil n'est pas le problème. L'usage irréfléchi l'est.
Pendant des années, l’IA a été brillante et aveugle.
Elle raisonnait sur ce qu’on lui donnait. Elle ne touchait rien. Elle ne modifiait rien. Elle répondait, et s’arrêtait là. Un oracle enfermé dans sa caverne, capable de tout comprendre et d’agir sur rien.
MCP change ça. Pas parce que c’est un protocole plus intelligent qu’un autre. Mais parce que c’est le moment où l’IA cesse d’être un esprit sans corps. Elle peut désormais ouvrir un fichier, envoyer un message, modifier une base de données, déclencher un processus. Elle a des mains.
Ce basculement est plus profond qu’il n’y paraît. Parce que la question n’est plus “qu’est-ce qu’elle sait”, elle sait déjà presque tout. La question devient “sur quoi peut-elle agir”. Et cette question-là n’a pas encore de réponse définitive. Elle est en train de s’écrire, maintenant, dans chaque intégration, chaque connexion, chaque outil qu’on lui tend.
On ne mesure pas encore ce qu’on vient d’enclencher.
Depuis l’invention de l’informatique personnelle dans les années 70, le rapport entre l’humain et la machine a toujours été le même. Tu allumes. Tu demandes. Tu reçois. Tu éteins. Une relation instrumentale, verticale, où tu restes maître de l’initiative.
Ce que Perplexity propose, c’est une rupture dans cette logique. La machine ne répond plus. Elle anticipe. Elle travaille pendant que tu dors. Elle se souvient de tout. Elle tourne en permanence, avec ou sans toi.
Heidegger distinguait deux rapports à l’outil. L’outil qu’on saisit consciemment, et l’outil qui devient si intégré à notre existence qu’on ne le voit plus, qu’il fait partie de nous. On est en train de passer du premier au second. Et comme toujours dans l’histoire de la technique, ce glissement se fait doucement, naturellement, presque imperceptiblement.
La question n’est pas de savoir si c’est utile. C’est évidemment utile. La question c’est ce qu’on devient quand la machine ne s’arrête plus.
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