6 fermetures de sucreries en 6 ans en France. Et ce n’est pas parce qu’on mange moins de sucre !
Ce sont des activités et des emplois en moins dans les territoires ruraux de notre pays. Des débouchés en moins pour nos agriculteurs.
Par des décisions absurdes que nous sommes les seuls à prendre en Europe, on a restreint la culture de betteraves sucrières 🇫🇷🇪🇺
Résultat : on importe ce que l’on ne produit plus en France. Et on importe en provenance de pays qui utilisent des produits comme l’acetamipride que l’on s’interdit… Ou comment au nom d’une écologie dogmatique et déconnectée de la science, on agit contre l’écologie !
#ecologie #agriculture
@economieecolo@LaurentLesage13@GeWoessner@emma_ducros@BruCardot@PHautefeuille
À l’heure des marchés de Noël et le démarrage de la saison, je voulais vous partager un échange que j’ai eu avec un autre producteur ce matin
Les gens ne se rendent pas forcément compte de ce que nous artisans ou producteurs, vivons quand vous vous rendez sur un marché pour « vous promener »
Panier moyen sur mon site internet : 50€ par vente
Panier moyen sur un marché : 20€ par vente. Pourtant, le même type de clientèle!
Coût d’un emplacement : 40 à 60€ par jour selon les lieux. Tu démarres donc ta journée en négatif.
Alors pourquoi je m’embête à faire les marchés me direz vous ?
Oui, parce que clairement, si je calcule mon taux horaire, je ne gagne pas ma vie sur un marché.
Mais j’apprécie toujours d’être au contact des clients, de les conseiller s’ils ont une problématique de peau particulière, et puis d’entendre « c’est beau ce que vous faites » cela fait toujours plaisir à entendre … (même si bon on est d’accord que c’est pas ce qui va me faire vivre 😅)
Mon message n’est pas de dire « achètes!! » mais plus de comprendre notre situation, quand tu fais un marché à rester 10h debout dans le froid, que tu sens que tu as pas gagné ta journée et en plus, que les gens en face de toi te disent même pas bonjour, bref, il faut nous comprendre.
Nous ne sommes pas juste des potiches derrière notre stand avec des produits à regarder telle une galerie lafayette, si l’on fait l’effort de venir vous voir, c’est que l’on cherche surtout à expliquer notre savoir-faire.
Et on va le dire quand même, acheter un cadeau d’un créateur ou d’un producteur, cela a quand même beaucoup plus la classe, beaucoup de plus de valeur qu’un cadeau made in china…
Pensez-y la prochaine fois que vous allez à un marché « pour vous promener » ;)
@DrPioupiou il ne sent rien mais laisse pas de traces sur les vêtements et pas d'odeurs de transpiration ! la pharmacienne me l'a conseillé pour ça + la compo
rentrée en licence pro dans 1mois et pas d'entreprise d'accueil...
plus personne ne prends d'apprentis avec le manque d'aide et ce qui va avec.
si qqn a des pistes je suis preneuse :)
@TerrierMaxime1@lesyaknous j'étais en Moselle mais j'ai le même ressenti tu vois par rapport au matière etc, en théorie je devrais être diplômé depuis 2ans mais j'ai changé de voie donc j'ai "perdu" 2ans
@TerrierMaxime1@lesyaknous la partie technique c'est pas foufou non plus le mieux que j'ai eu un prof installé + ingénieur là on avait quelque chose à se mettre sous la dent et en gestion c'était pas mal aussi du coup lorsqu'on échangeait
@TerrierMaxime1@lesyaknous oui de même, c'est pas mon projet mais ceux qui le souhaitent compliqué... j'ai fais la réforme ACD de cette année en plus...
Loi Duplomb: l’agribashing de retour?
Cette semaine, avec des amis agriculteurs & membres de la FDSEA 08, nous avons pris notre courage à 2 mains pour organiser une réunion publique afin d’expliquer le pourquoi & les avantages & bienfaits de cette loi avec nos mots! 🙂
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Je vais vous raconter une histoire un peu plus personnelle. La question de la betterave sucrière est un sujet que je connais de façon intime. Il se trouve que j'ai grandi à Soissons, dans l'Aisne, où se trouve l'une des principales sucreries à base de betteraves de France.
Quiconque a vécu dans le soissonais connait par coeur cette usine. Il faut dire qu'elle ne passe pas inaperçue, située au bord d'une des principales déviations de la ville, elle nous a toujours toisonné avec ses silos. Mais surtout, c'est son odeur qui me reste en mémoire. Car avoir une sucrerie dans sa ville, c'est quelque part accepter d'avoir un voisin légérement encombrant. C'est en effet accepter qu'une fois par an, sa ville subisse ses odeurs si particulières, entre celles qu'auraient rejeté des égoûts et une station d'épuration.
Désagréable me direz vous ? Pas vraiment. Paradoxalement, je n'ai jamais été géné par ces odeurs, ni mes copains ou l'ensemble de mes proches.
Pourquoi ? Parce que chaque année où ces odeurs sont présentes dans notre ville nous rappelle que c'est une année de gagnée avant sa fermeture. Un événement que tout le territoire redoute et auquel nous sommes tous suspendus depuis de trop nombreuses années.
Qu'on le veuille où non, cette sucrerie est un peu l'emblême industriel de notre ville. Nous avons tous grandi avec, générations après générations, et si j'aurais certainement préféré ne pas avoir à subir les odeurs de cette usine, jamais je n'aurais pu souhaiter qu'elles disparaissent.
Il faut bien comprendre que la betterave sucrière dans l'Aisne c'est une affaire sérieuse depuis longtemps. Introduite en 1811 par un décret de Napoléon 1er, l'Aisne avait été désignée à l'époque comme le premier territoire de production de betteraves du pays à une période où Napoléon cherchait à contourner le blocus des vaisseaux britanniques sur l'arrivée des denrées d'Amérique, et notamment du sucre. Et oui, que voulez vous, que ce soit lors de la 1ère guerre mondiale, de la 2ème, ou des guerres napoléoniques, l'Aisne aura toujours fait sa part pour servir la France. C'est ainsi par chez nous, c'est notre petite fierté locale à nous.
Cela fait donc plus de 2 siècles que ma ville, Soissons, et mon territoire, l'Aisne, vivent au rythme des betteraves sucrières.
Certains de mes copains d'écoles y travaillent en tant qu'ouvriers, tandis que d'autres, agriculteurs, en sont ses fournisseurs depuis toujours.
Car avec ses 190 employés, et ses dizaines de sous-traitants/fournisseurs, cette usine tient notre petite ville à bouts de bras depuis plusieurs années. Il faut dire que Soissons est un territoire dévasté de la mondialisation. Nous avons en effet assisté, impuissants, comme tout le nord du pays, à la fermeture méthodique et silencieuse de nos usines, soit pour raisons économiques, soit pour délocalisations.
Autrefois petite ville bourgeoise et dynamique de province, Soissons, est aujourd'hui devenu une terre de désolation économique sur laquelle règnent sans maitres, le chômage, la pauvreté et le Rassemblement National. Avec 25% de chômage, 30% de pauvreté, l'avenir ici rime depuis longtemps avec angoisse. Au niveau de l'Aisne ce n'est pas mieux, avec 4 circonscriptions législatives sur 5 remportées au 1er tour en 2024 par le RN, l'Aisne a tous les stigmates d'un territoire ouvrier délabré.
Alors quand j'entends cette diatribe de bobos parisiens deconnectés sur France Inter nous expliquer que la betterave sucrière au fond ce n'est pas indispensable, que tout ceci peut être rayé de la carte sans ménagements, tout ça parce qu'il veut se rassurer sur ses peurs irrationelles d'un produit chimique que 26 agences européennes sur 27 ont qualifié de sans danger pour l'Homme, je lui dirais bien d'aller se faire voir et de venir le dire en face aux ouvriers soissonais et à leurs familles qui ne vivent que par la betterave sucrière depuis 1811.
Cela pourrait être amusant de voir ça. Par contre, je préfère vous prévenir, je ne suis pas certain qu'il sorte de là vivant. En même temps je vous l'ai dit, nous sommes des durs à cuire, nous avons survécu à toutes les guerres, et nous survivrons aussi à celle que nous mène cette folie écologiste.
@JulienDive@PascaleGruny02@CremontAlain@_lunion@avocatdeschamps@CNEWS@LaurenceFerrari
⚠️Pesticides : et si on élargissait un peu le regard ?
La ré autorisation limitée dans le temps et l’espace dans un soucis d’équité européenne de l’acétamipride a suscité une mobilisation rapide au nom de la protection des pollinisateurs et des risques hypothétiques sur la santé : des influenceurs en ont fait un enjeu personnel jusqu’à compter leur nombre de vues de leurs vidéos …. C’est compréhensible : une molécule, un usage bien défini, une cible symbolique (les abeilles)… C’est rassurant, confortable intellectuellement.
Mais est-ce vraiment là que réside l’enjeu principal sur les pesticides ? Pourquoi sommes nous nombreux à dénoncer l’aspect grotesque de la situation ?
Parce que cet effet de loupe qui a cristallisé toute l’attention des médias a simplifié à outrance toute perception des risques réels liés à notre environnement
Prenons un autre exemple : les fleurs coupées.
Peu de gens le savent, mais elles sont parmi les cultures les plus consommatrices de pesticides au monde.
Un bouquet peut contenir jusqu’à 46 résidus chimiques différents (UFC-Que Choisir, 2025).
PAN Europe a retrouvé 28 substances interdites dans l’UE sur des fleurs vendues en magasin.
Les tulipes représentent à elles seules 8 % des pesticides utilisés aux Pays-Bas !
Et aucune limite de résidus n’est imposée, car les fleurs ne se mangent pas.
Quel impact sur les abeilles 🐝 là bas ? En plus là on parle de fleurs !
🌍 Derrière ces chiffres, des impacts sanitaires sont beaucoup plus documentés :
👉Des cas de fausses couches et de malformations congénitales chez les ouvrières floricoles en Colombie (HRW, 2002)
👉Une fillette décédée d’une leucémie en France,reconnue comme liée à une exposition indirecte par sa mère, fleuriste, lors de sa grossesse
👉Des pollutions durables de nappes phréatiques dans des zones de production
Mais ce sujet ne fait pas débat.
Incroyable non ?
Non il n’y en a que pour un seul type de pesticides !
Peut-être parce qu’il est moins visible, moins « local », moins simple à raconter ?
❓Alors la question se pose :
Pourquoi concentrer autant d’attention sur un pesticide parmi des centaines, alors que d’autres usages, bien plus massifs et problématiques, restent sous les radars ?
🔍 Penser les pesticides, ce n’est pas simplement chercher le coupable idéal.
C’est accepter la complexité, comparer les ordres de grandeur, et se demander : où sont les vrais leviers d’action ?
Et malgré tout ça aller acheter un bouquet pour sa belle mère chez son fleuriste ne présente de manière quasi certaine aucun risque pour elle.
Pour les orticulteurs et les fleuristes ?
Sincèrement ?
Je ne sais pas
🙏🙏
Je crois vraiment que je vais pas me remettre de la séquence Loi Duplomb en fait. Je récapitule en gros. Là t’as 26 pays européens qui n’interdisent PAS un pesticide, genre chez eux il est toujours autorisé depuis.. bah depuis toujours. QUAND SOUDAIN UN VILLAGE GAULOIS….. la France est la SEULE à l’interdire.. Donc bon, mécaniquement il y a un moment t’as des politiques qui se disent euhhh on a détruit des filières, pour rien visiblement, en plus niveau santé ya pas vraiment de problème, donc autant le ré-autoriser, COMME LES VINGT SIX AUTRES PAYS D’EUROPE, JE RAPPELLE.
Et là t’as 2 millions de débiles qui signent une pétition car ils sont convaincus que si on ne maintient pas l’interdiction, on va tous mourir.. Donc que les 26 pays européens en question sont en train de tuer sciemment leurs populations … ? .. ?!? .. Enfin, je veux dire, c’est pas possible d’envisager que peut-être c’est la France qui est plus royaliste que le roi avec ses conneries qui finissent par tuer plus de filières agricoles que le pesticide ne tuait d’abeilles avant ?
Je suis aussi très inquiète que la plupart des gens ne comprennent pas le principe de la démarche scientifique, il suffit D’UN spécialiste de la sexualité des abeilles au Kazakhstan versus TOUTES LES AGENCES (santé etc) pour que Marie-Coquillette écologiste zadiste t’explique REGARDE COMMENT C’EST GRAAAAAAAVE.. Mais…. Tu comprends comment ça marche la science ou pas en fait ? Ton spécialiste, son job n’est pas d’apporter les réponses dont on a besoin pour prendre des décisions, donc forcément il va te donner des infos qui concernent sa spécialité, sans lien avec les autres spécialités ou les autres problématiques.. je veux dire… non mais c’est sérieux la science hein vous pouvez arrêter d’être des cons svp ? C’est très grave les amis. C’est pas un jeu hein.
Je suis passé sur @IaChaineM6 au 19h45 sur l’acetamipride
Pour expliquer qu’il n’y avait strictement rien sur le risque de cancer.
C’est simple y’a rien !
20 secondes sur 10 mn d’itw.
Pas grave: c’est le jeu.
Ce qui a été coupé faute de temps ? Qu’il est honteux d’instrumentaliser le cancer à des fins politiques, qu’on a perdu tout notion de bénéfice / risque, que certains feraient mieux de se préoccuper du taux de suicide des agriculteurs, de s’interroger sur la distorsion de concurrence si le produit en question est autorisé, que les gens qui ont signé ont peut être des bombes anti guêpe avec acetamipride ou des colliers pour chiens
Mais là où je suis scié c’est quand j’entends un représentant de la @laliguecancer se poser en expert … et parler de « certains signaux d’impact délétère notamment sur le neuro développement »
Mais ….
En quoi c’est dans le domaine de la ligue contre le cancer ?
Qui dirige le paquebot ?
A un moment ça suffit !
On ne peut pas laisser dire des âneries en toute impunité et sans véritable contradiction !
On marche sur la tête
Et on perd tout sens de la raison
@Rv1htx@hghepo@etpisquoiaussi exact c'est 8jours de vie dans le sol... donc la culture qui suit ne craint rien puisque l'acétamipride est enrobée autour de la graine et donc dégradé au début du cycle de la betterave
1/ 🔎 Loi Duplomb adoptée – ce que ça change concrètement pour l’agriculture française (thread)
Adoptée en juillet 2025, la PPL Duplomb modifie plusieurs dispositifs liés à l’utilisation de produits phytos, à l’élevage et à l’irrigation. Décryptage technique sans caricature. 👇
Ce qui est fascinant dans cette histoire de pétition anti loi Duplomb c’est que les abeilles 🐝 ne suffisant pas, certains ont cherché encore une fois à politiser le cancer.
Alors qu’il n’y a rien sur le sujet en rapport avec l’élargissement prévu par la loi.
Mais c’est pas grave !
La fin justifie les moyens !
Vous prendrez un petit peu de désinformation et de mensonges sous couvert de la « science » messieurs dames !
Sidérant.