🔴🇫🇷Clément, surveillant pénitentiaire :
« Vous touchez à mes enfants, vous êtes morts ! "
« Si y avait la peine de mort en France, y’aurait des économies et des places de prison en plus ! »
"J’ai tellement vomi que j’en ai perdu connaissance."
Après l’explosion de Tchernobyl, les autorités mobilisent des "liquidateurs" pour nettoyer les débris radioactifs. Parmi les premiers soldats à être déployés, Andriy raconte l’enfer vécu sur le toit de la centrale.
Aujourd'hui, j'ai plaidé devant la Cour d'assises spécialement composée de Paris, dans le cadre du procès en appel de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg.
Le 11 décembre 2018, Chérif Chekatt assassinait 5 personnes et en blessait 11 autres, armé d'un revolver d'ordonnance 1892 Lebel 8mm et d'un couteau.
Je représente les trois policiers de la BST de Strasbourg qui l'ont neutralisé deux jours plus tard, au terme de 48h de cavale.
Rue du Lazaret, le 13 décembre, l'équipage s'arrête devant un homme qui semble tenter de pénétrer un immeuble : "Bonsoir Monsieur, c'est la police."
Sans se retourner, le terroriste ouvre le feu en direction de l'un de mes clients, assis à l'arrière du véhicule, équipé d’un HK UMP 9. Il vise la tête. À quelques centimètres près.
Mes clients ripostent. 37 cartouches sont tirées. Chérif Chekatt est neutralisé.
Mais s’il avait mieux visé, si mes clients n’avaient pas réagi, dans un réflexe pavlovien, j’aurais plaidé pour les familles de ces policiers.
L'un de mes clients a déposé devant la Cour antiterroriste en visioconférence, sous son numéro RIO, visage dissimulé - anonymisation que j’ai obtenue. Il a eu cette phrase :
"Si vous avez le temps de réfléchir, vous êtes mort."
Ces mots résonnent avec toutes les affaires où des forces de l'ordre ont dû neutraliser un individu menaçant leur vie ou celle d'autrui. Elle dit quelque chose d'essentiel sur ce que signifie agir sous contrainte absolue.
Mes clients n'ont pas été mis en cause. Ils ont réchappé à une tentative d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste. Mais ce ne sont pas des parties civiles comme les autres : ce sont des fonctionnaires de police qui ont agi dans l'exercice de leurs fonctions, dans des conditions que peu d'entre nous imaginent.
Le terroriste est mort. Alors qui juge-t-on ?
L'homme qui lui a fourni l'arme du crime. Jugé depuis quatre semaines pour complicité d'assassinats et tentatives d'assassinats en lien avec une entreprise terroriste. Condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle, sous la qualification d’association de malfaiteurs terroriste.
Mes clients resteront anonymes. Mais je peux dire ceci, sans trahir leur identité :
L'un est un tireur d'exception doublé d’un musicien capable de s'émouvoir aux larmes sur un air d'opéra.
Un autre a depuis rejoint une unité d'élite; un rêve d'enfant, comme souvent chez ceux qui choisissent ce métier par vocation. Certains viennent de familles où l'engagement est un héritage. Tous ont en commun la passion du terrain : police secours, BAC, BST, avec des passages en région parisienne qui forgent autant qu'ils éprouvent.
L’un d’eux m’a dit un jour : "Quand on vient d'Alsace, ça fait bizarre le Val-de-Marne".
Chacun, où qu'il soit aujourd'hui, suit ce procès de plus près qu'il ne veut bien le dire.
Après les armes, voici venu le temps de la toge.
Le verdict sera rendu vendredi 17 avril.
🇨🇳🇮🇷🇷🇺🇰🇵Petit rappel :
➡️En Chine, un pédophile encourt la peine de mort
➡️En Iran, un pédophile encourt la peine de mort
➡️En Corée du Nord, un pédophile encourt la peine de mort
➡️En Russie, il encourt la prison à perpétuité
En Occident il circule librement : Le camp du bien