@MuffinsMyrtille@MoutonMatheux@popisdead La licence Pronote n’est pas si chère par rapport au service essentiel qu’elle fournit et aussi par rapport au budget d’un établissement. Après cela dépend aussi de la taille de l’établissement et de l’usage que l’on fait de Pronote.
@_Lord_Vador_@MariestellPech Sans compter les problèmes éthiques que cela pose : comment justifier une note qui n’est pas la nôtre ? L’ia est elle neutre ? Comment attendre des efforts de nos élèves si nous même renonçons à l’effort de corriger ?
Une camarade de 3eme vient d'expliquer à l'un de mes jumeaux que "mettre un point à la fin d'un texto, c'est froid et distant"...
Un ami lituanien me dit, de son côté, que les jeunes lui déconseillent fortement de mettre dans ses messages une majuscule en début de phrase, voire de ponctuer son texte. Car : "Quelqu'un qui écrit avec une syntaxe et une ponctuation soignées peut être perçu comme condescendant..."
Et quand j'interroge Grok, pour savoir si c'est une maladie très répandue, cette bestiole m'explique froidement :
- "Écrire tout en minuscules est devenu un marqueur stylistique de relâchement assumé. Cela signale : je ne fais pas d'effort rhétorique, je parle comme je pense ."
Bref, cela signale que je suis cool et sincère...
Génial.
Nous avons donc, en quelques années, régressé de mille deux cents ans. Au moins.
-Au départ, les Grecs et les Romains écrivaient tout en majuscule, sans séparation entre les mots, sans point en fin de phrase. Ce qui rend leurs textes extrêmement pénibles à déchiffrer.
- Ce n'est qu'au IVe siècle après Jésus-Christ que les scribes commencent à inventer les lettres minuscules.
- Au VIIe siècle, les moines irlandais copiant des textes latins commencent à introduire systématiquement des espaces entre les mots.
- Au VIIIe siècle, Charlemagne, lui, instaure la majuscule en début de phrase, le reste étant en minuscules (ce qui permettait de placer plus de texte dans une seule page, donc d'économiser du parchemin, ce matériau étant extrêmement cher)
- Au XIIe siècle, les Universités inventent ensuite le paragraphe, qui permet de donner un peu de respiration à un texte.
- Et ce n'est qu'à la fin du XVe siècle que le génial Alde Manuce, imprimeur et humaniste vénitien, invente la virgule et le point-virgule dans ses éditions des grands textes antiques (c'est aussi lui qui crée l'italique : trop fort🙂).
Bref, du Ve av. J.-C. au XVe siècle ap. J.-C. : il a fallu 20 siècles pour rendre nos textes lisibles.
Mais aujourd'hui, des zoulous de la "Gen. Z" ont décidé que tout ceci était "froid et condescendant".
Le raisonnement est délicieux : les points en fin de phrase, la majuscule en début... font perdre un peu de temps, quand on pianote sur un écran.
Certes, cela rend les messages bien plus lisibles, pour celui à qui le message s'adresse; mais cela demande à celui qui le rédige un petit effort supplémentaire.
Et ça, c'est pas cool.
Résultat : si je refuse de faire un effort pour les autres, et que je les oblige à en faire un... je ne suis pas une grosse feignasse égocentrique.
Non : je manifeste, tout au contraire, combien je suis cool et sympa.
Question de génération, surement.
Ok boomer, tout ça, tout ça...
Mais j'avoue, pour ma part, que je trouve ce genre de philosophie un zest paradoxal.
Voire un peu agaçant.🙂
@Visiteu25840912@_Lal_wen_de_ On peut toujours faire des moyennes (je ne sais pas si un tel chiffre existe d’ailleurs) mais ce n’est pas hyper évocateur ni significatif car cela dépend énormément des parcours, lieux, situations, exigences des uns et des autres.
@PhPrudent1@Tenno1er Et puis les élèves ont le droit d’être évalués par un humain qui porte une attention véritable à leur travail et à leurs progrès. L’ia-correction peut entraîner des contestations. On demande des efforts à nos élèves. Comment justifier que la correction n’en soit plus un ?
@Soly4n@cyclotoutoune C’est toujours un risque à peser. Est on prêt à devenir tzr pour obtenir une zone spéciale ou peut on encore attendre une année plus le poste fixe…? Quoi qu’il en soit c’est fait et bon courage.