فائدة متعلقة بهذه الرواية
وقد صحح إسنادها الهيثمي رحمه الله، لكن بعض أهل التحقيق المتأخرين تكلموا في بعض ألفاظها، وحكموا على هذه الرواية بالشذوذ، وأن المحفوظ في القصة غير ذلك.
قال في «الأحاديث الواردة في فضائل الصحابة» (8/215-216):
وأول الحديث مرسل؛ لأن النضر بن أنس لم يدرك زمن النبي - صَلَّى الله عَلَيهِ وَسَلَّم - (٥)، لكن الشاهد منه يشبه أن يكون موصولًا، لقوله في الحديث: (فوضعته على ذراعي ... )، والقائل هو أنس، فإن كان كذلك ففي متنه شذوذ من وجهين، الأول: قوله (اذهب يا أنس إلى أمك، فقل لها: إذا قطعت سرار ابنك فلا تذيقنه شيئًا حتى ترسلي به إليّ)، والمحفوظ: أن أم سليم هي إلى أمرت أنسًا أن يأخذه إلى النبي - صَلَّى الله عَلَيهِ وَسَلَّم - ليحنّكه - كما في حديث أنس بن سيرين عنه، وغيره -، وليس في شيء من ألفاظ الحديث المحفوظة أن النبي - صَلَّى الله عَلَيه وَسَلَّم - قال هذا الذي في حديث النضر بن أنس، أو أمر به. والآخر: قوله: (اذهب به إلى أبيك، فقل: بارك الله لك ... ) الحديث، والمحفوظ قوله - صَلَّى الله عَلَيه وَسَلَّم - لأبى طلحة - وقد أخبره بالقصة -: (اللهم بارك لهما)، وفي لفظ: (بارك الله لكما في عرسكما) (٦)، ولعل إضافة أبوة زيد لأنس باعتبار أنه كان ربيبًا له - والله أعلم -. والحديث ضعيف؛ لشذوذه، وفي المحفوظ ما يغني - والله تعالى أعلم -.
وتقدم في فضائله: حديث أنس بن مالك - رضى الله عنه - أن النبي - صَلَّى الله عَلَيهِ وَسَلَّم - قال: (اللهم بارك لهما في ليلتهما)، قاله لأبي طلحة - رضى الله عنه - لما ذكر له خبر وفاة ابنه، وصنيع أم سليم - رضي الله عنهم - ... وهو حديث متفق عليه. ونحوه حديث أم سليم - وتقدما - (٧).
[...]
والله أعلم
(٥) وهو تابعي ... انظر: ذكر أسماء التابعين للدارقطني (١/ ٣٧٥) ت/ ١١٥٤، وَ (٢/ ٢٦٠) ت/ ١٣٠٦، وعده ابن حجر في التقريب (ص / ١٠٠١) ت/ ٧١٨١ في الطبقة الثالثة، وهي الطبقة الوسطى من التابعين، انظره (ص/ ٨١).
(٦) انظر حديث أنس المتقدم، ورقمه/ ٧٤٠.
(٧) في فضائل جماعة من الصحابة، برقمي/ ٧٤٠، ٧٤١.
الدعاء لوالدي المولود
عَن أَنَس -رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم قال له لما ولد له أخ من أمه :"،اذْهَبْ إِلَى أُمِّك، فَقُلْ: بَارَكَ اللَّهُ لَكِ فِيهِ، وَجَعَلَهُ بَرًّا تَقِيًّا" رواه البزار برقم ٧٣١٠، قال الهيثمي في «مجمع الزوائد» (9/ 261):«رَوَاهُ الْبَزَّارُ، وَرِجَالُهُ رِجَالُ الصَّحِيحِ غَيْرَ أَحْمَدَ بْنِ مَنْصُورٍ الرَّمَادِيِّ، وَهُوَ ثِقَةٌ».
السلام عليكم
ينبغي التنبيه إلى أن حديث عثمان رضي الله عنه قد ردَّه جمهورُ المحدّثين.
فقد حكم عليه ابن الجوزي بعدم الصحة في «الموضوعات» (1/282-284)، والذهبي في «ترتيب الموضوعات» (رقم 40) و«ميزان الاعتدال» (4/465)، كما حكم عليه الألباني بالنكارة في «الضعيفة» (5983/5984).
وفوق ذلك، فقد نبَّه أهل العلم إلى أن متن الحديث نفسه مشكل؛ لمخالفته أصولًا شرعية ثابتة، إذ يُشعر بأن التقدّم في السن يوجب سقوط الذنوب أو التخفيف منها تلقائيًا، بينما النصوص الصحيحة وقواعد الشريعة تدل على أن المسؤولية تشتد ويعظم التكليف كلما تقدّم الإنسان في العمر، لانقطاع أعذار الغفلة والتهاون.
ويُراجع خصوصًا كلام الشيخ ابن باز رحمه الله هنا:
https://t.co/xOkB5dP0PH
وشرحه الصوتي هنا:
https://t.co/wBceILXxXq
‘Arafat, c’est aussi une occasion de rappeler aux négateurs d'attributs divins qu’en ce jour, Allah le Très-Haut descend au ciel de ce bas monde, d’une manière qui sied à Sa Majesté, pour notamment se rapprocher des pèlerins qui L’invoquent en abondance, se vanter d'eux devant les anges et étendre Sa miséricorde sur eux comme le confirme de nombreux Textes. Parmi ceux-ci :
🔹️D’après Ibn ‘Umar (qu'Allah les agrée) qui rapportent que deux hommes vinrent voir le Prophète – éloges et salut d'Allah sur lui – pour l’interroger sur quelques rites du pèlerinage et leurs récompenses. Le Prophète – éloges et salut d'Allah sur lui – dit alors :
« Lorsque vous sortez à destination de la Maison sacrée, chaque fois que votre monture avancera d’un pas, Allah vous inscrira une bonne action et vous effacera un péché. Quant à votre station à ‘Arafat, Allah, Puissant et Majestueux, descend en ce jour jusqu’au ciel de ce bas monde et se vante devant les anges en disant : “Voici Mes serviteurs, ils sont venus vers Moi ébouriffés et couverts de poussière par-delà les contrées, désirant Ma miséricorde et craignant Mon châtiment bien qu’ils ne Me voient pas. Et qu’en serait-il s’ils Me voyaient ?” Si vous aviez autant de péchés que le nombre de grains de sable, de jours de ce monde ou de gouttes de pluie, Allah vous les pardonnerait. Lorsque vous lapidez [les stèles], la récompense de cette œuvre est épargnée [auprès de votre Seigneur]. Lorsque vous vous rasez la tête, vous avez pour chaque cheveu la récompense d’une bonne action. Et lorsque vous faites les [dernières] circumambulations (al-'ifâda), vous êtes alors immaculés de tous péchés, tel le jour où votre mère vous a enfanté. »(¹)
🔹️ D'après Abû Sâlih, la mère des croyants Umm Salama (qu'Allah les agrée) dit(²) : « Quel bon jour [que celui] durant lequel Allah descend jusqu’au ciel de ce bas monde !
– [Ô mère des croyants], de quel jour s’agit-il ? demanda-t-on.
– Le jour de ‘Arafat », répondit Umm Salama.(³)
🔹️ D’après ‘Âisha (qu'Allah l'agrée), le Prophète – éloges et salut d'Allah sur lui – a dit : « II n’est pas un jour où Allah affranchit plus le serviteur de l’Enfer que le jour de ‘Arafat. Il se rapproche [des pèlerins] et se vante devant les anges en disant : “Que veulent ceux-ci ? [Soyez témoins, Mes anges, que Je leur ai pardonné].” »(⁴)
Qu'Allah, Glorifié et Exalté soit-Il, accepte nos rites et nos invocations.
_____________________
(¹) Rapporté par At-Tabarânî dans Al-kabîr n°13566 et authentifié par Al-Bayhaqî dans Dalâ’il an-nubuwwa 6/293 et Al-Albânî dans Sahîh al-jâmi’ n°1360 et Sahîh at-targhîb n°1131 en partie.
(²) Il s’agit ici d’une parole de Umm Salama (qu'Allah l'agrée) sans qu’elle ne soit directement attribuée au Prophète – éloges et salut d'Allah sur lui. Ce type de texte chez les savants du hadith est appelé “mawqûf marfû’ hukmân”, c’est-à-dire qu’il a le même jugement qu’une parole prophétique. Car en effet, les compagnons du Prophète – éloges et salut d'Allah sur lui – ne reçoivent aucune révélation d’Allah. Lorsqu’ils informent d’une chose relevant de l’invisible (al-ghayb), c’est qu’ils l’ont forcément entendu du Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui. [Ndt]
(³) Rapporté par Ad-Dâraqutnî dans An-nuzûl n°94/95 avec les ajouts entre crochets selon les versions et authentifié par Shaykh ‘Alî Nâsir Al-Faqîhî dans son tahqîq.
(⁴) Rapporté par Muslim n°1348 ; l'ajout entre crochets est authentifié par Al-Albânî dans Sahîh at-targhîb n°1154.
#Arafat #Arafah #Hajj #DhulHijja
قال الإمام البخاري رحمه الله في صحيحه: "بابُ مَنْ خَصَّ بِالْعِلْمِ قَوْمًا دُونَ قَوْمٍ كَرَاهِيَةَ أَنْ لَا يَفْهَمُوا" ثم ذكر فيه أثر علي بن أبي طالب رضي الله عنه: "حَدِّثُوا النَّاسَ بِمَا يَعْرِفُونَ، أَتُحِبُّونَ أَنْ يُكَذَّبَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ؟"
وقال عبد الله بن مسعود رضي الله عنه أيضًا: "مَا أَنْتَ بِمُحَدِّثٍ قَوْمًا حَدِيثًا لَا تَبْلُغُهُ عُقُولُهُمْ، إِلَّا كَانَ لِبَعْضِهِمْ فِتْنَةً" رواه مسلم في مقدمة صحيحه رقم ٥.
@ahmadbinhanbl ويروى أيضا عن النبي ﷺ أنه قال: "فمن ضن بالمال أن ينفقه وهاب العدو أن يجاهده والليل أن يكابده فليكثر من قول لا إله إلا الله والله أكبر والحمد لله وسبحان الله"
صححه الألباني في الصحيحة (٢٧١٤)
Shaykh Sâlih Al-'Usaymî : « Afficher publiquement des interdits sur les réseaux sociaux, en vue d’attirer un plus grand nombre de suiveurs, est un vaste projet d'accumulation de mauvaises actions et de port de péchés. Quelle transaction funeste que celle de celui qui choisit cela pour lui-même : {Qu'ils portent donc, au Jour de la Résurrection, l'intégralité des fardeaux de leurs péchés, ainsi qu'une partie des fardeaux de ceux qu'ils égarent sans savoir [le châtiment qu'ils encourent]. Combien est mauvais ce qu'ils porteront !} »
المجاهرة بالمحرَّمات في وسائل التَّواصل لجذب عددٍ أكبرَ من المتابعين، مشروعٌ ضخمٌ لجمع السَّيئات وحمل الآثام، فما أخسر صفقة من اختار هذا لنفسه: ﴿ليحملوا أوزارهم كاملةً يوم القیـٰمَة ومن أوزار الذين یُضلُّونهم بغير علمٍ ألا ساۤء ما يزِرون﴾.
« La bonté (al-birr) est une chose aisée : un visage souriant et une parole douce. »
Le athar est beau, mais sa chaîne de transmission est faible (da’îf).
Il a été rapporté par Ibn Qutaybah Al-Dînawarî dans ʿUyûn al-akhbâr (2/390), de manière suspendue (muʿallaq) ; par Ibn Abî Ad-Duniâ dans As-samt wa âdâb al-lisân p.180 (n°316), et dans Mudârât an-nâs p.95–96 (n°109) ; par Al-Kharâʾitî dans Makârim al-akhlâq (1/158, n°133) ; et par Ibn ʿAsâkir dans Târîkh Dimashq (31/176), tous par des voies remontant à Hammâd Ibn Salamah, selon cette formulation.
Il a également été rapporté par Abû Bakr Al-Dînawarî dans Al-mujâlasa wa jawâhir al-ʿilm (4/331–332, n°1495), et par son intermédiaire Ibn ʿAsâkir dans Târîkh Dimashq (31/176), avec omission de Humayd At-Tawîl, ce qui entraîne une rupture (inqitâʿ) entre Hammâd et Ibn ʿUmar, qu’Allah l’agrée.
Et il a effectivement été rapporté par Al-Bayhaqî dans Shuʿab al-îmân (6/255), et par son intermédiaire Ibn ʿAsâkir dans Târîkh Dimashq (31/176–177), par la voie de Bishr Ibn ʿUbayd, d’après ʿAbd Allâh Ibn Al-Mughîra, d’après Humayd At-Tawîl, selon cette même formulation.
Or, Humayd n’a pas explicitement déclaré avoir entendu directement cette parole (as-samâʿ) dans l’une de ces voies, et Al-Hâfidh l’a classé dans la troisième catégorie des rapporteurs mudallîs, comme mentionné dans Taʿrîf ahl al-taqdîs p.86 (n°71).
والله أعلم
⚠️ Encore un hadith inventé que je viens de croiser sur ces réseaux, faussement attribué au Sahih Muslim.
Il s'agit en réalité d'une parole d'Ibn Al-Qayyim, qu'Allah lui fasse miséricorde, qui dit dans Zâd al-ma'âd (4/376) – section des recommandations générales pour la préservation de la santé :
وأربعة أشياء تمرض الجسم: الكلام الكثير، والنَّوم الكثير، والأكل الكثير، والجماع الكثير.
Puis d'en développer les raisons par la suite.
Encore une fois, lorsque vous voyez un inconnu – ou quelqu'un qui n'est pas connu pour son intégrité méthodologique – rapporter des Textes sans référence, soupçonnez-les.
Et s'il y a des références, vérifiez-les. Car ces gens malades vont jusqu'a inventer des numéros pour authentifier leurs faussetés.
Puissions-nous être comme 'Alî Ibn Abî Tâlib, qu'Allah l'agrée, qui dit : « Lorsque je vous rapporte un hadith du Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui, par Allah, je préfèrerais tomber du haut du ciel plutôt que de vous rapporter une chose mensongère. »
(Rapporté par Al-Bukhârî n°6930 et Muslim n°1066)
والله المستعان
Shaykh Sulaymân Ar-Ruhaylî : « La nouvelle du décès du shaykh Azhar Sniqra m’est parvenue. Qu’Allah lui pardonne, lui fasse miséricorde, élargisse son entrée [dans la tombe], le comble de délices dans sa tombe et l’inscrive parmi les gens du Firdaws al-A'lâ.
Et qu’Il inscrive la récompense pour sa famille et pour ceux qui l’aiment.
Et qu’Il unifie la parole des salafis en Algérie et en tout lieu sur la guidée, la piété, le Tawhîd, la Sunna et les fondements des gens de la Sunna, et qu’Il réjouisse nos yeux par cela. »
بلغني نبأ وفاة الشيخ الأزهر سنيقرة غفر الله له ورحمه وأوسع مدخله وجعله منعما في قبره وكتبه من أهل الفردوس الأعلى ، وكتب أجر أهله ومحبيه
وجمع كلمة السلفيين في الجزائر وفي كل مكان على الهدى والتقى والتوحيد والسنة وأصول أهل السنة ، وأقر أعيننا بذلك
⚠️ Ceci fait également partie des propos faussement attribués au shaykh Ibn ‘Uthaymîn, qu’Allah lui fasse miséricorde.
À l’époque, lorsque cette parole a commencé à circuler sur les réseaux, elle n’était accompagnée d’aucune référence, si ce n’est la simple mention : Shaykh Al-‘Uthaymîn.
Puis vient celui qui, pour lui donner du poids et une apparence d’authenticité, va lui greffer une référence. Et cela est une véritable calamité. (Et je n'accuse pas notre frère ici)
Et le plus malheureux d'entre-eux est celui qui agit ainsi avec les hadiths prophétiques ; au summum des atteintes portées à l'amâna scientifique.
والله المستعان
Que faire lorsque l’Aïd coïncide avec le vendredi ?
Réponse des savants du Comité permanent pour la recherche scientifique et la fatwa :
🔹️ Louange à Allah seul, et que les éloges et le salut soient sur celui après qui il n’y a pas de prophète, ainsi que sur sa famille et ses compagnons. Ceci dit :
Les questions se sont multipliées concernant le cas où le jour de l’Aïd – que ce soit l’Aïd al-fitr ou l’Aïd al-adha – coïncide avec le vendredi, le jour de la célébration hebdomadaire (Aïd al-usbu’). La prière du vendredi est-elle toujours obligatoire pour celui qui a assisté à la prière de l’Aïd ? Ou la prière de l’Aïd suffit-elle, auquel cas il prierait la prière du dhuhr à la place de la prière du vendredi ? Doit-on faire l’adhan du dhuhr dans les mosquées ou non ? Face à ces interrogations, le Comité permanent pour la recherche scientifique et la fatwa a émis l’avis suivant :
Concernant la question soulevée, il existe des hadiths attribués (marfû’) [au Prophète] et des récits arrêtés (mawqûf) [aux compagnons], parmi lesquels :
1) Le hadith de Zayd Ibn Arqam : Mu’âwiya Ibn ‘Abî Sufyân, qu'Allah les agrée, lui demanda : « As-tu déjà assisté à deux Aïd(¹) un même jour avec le Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui ? » Il répondit : « Oui. » Mu’âwiya demanda : « Comment a-t-il agi ? » Il dit : « Il a prié l’Aïd, puis accorda une permission pour la prière du vendredi, en disant : “Celui qui veut faire la prière [du vendredi], qu’il la fasse.” » Rapporté par Ahmad, Abû Dâwûd, An-Nasâ’î, Ibn Mâjah, Ad-Dârimî et Al-Hâkim dans Al-mustadrak qui dit : “Ce hadith a une chaîne de transmission authentique, bien qu’ils (Al-Bukhârî et Muslim) ne l’aient pas rapporté, et il a un témoin qui répond aux conditions de Muslim.” Adh-Dhahabî a approuvé cela. An-Nawawî dit dans Al-majmû’ : “Sa chaîne de transmission est bonne.”(²)
2) Le témoin en question est le hadith d’Abû Hurayra, qu'Allah l'agrée, selon lequel le Messager d’Allah, éloges et salut d'Allah sur lui, a dit : « En ce jour (vendredi) se sont réunies deux Aïd. Celui qui veut peut se dispenser de la prière du vendredi. Quant à nous, nous allons l’accomplir. » Rapporté par Al-Hâkim comme précédemment, ainsi que par Abû Dâwûd, Ibn Mâjah, Ibn Al-Jârûd, Al-Bayhâqî et d’autres.(³)
3) Le hadith d’Ibn ’Umar, qu'Allah les agrée, qui dit : « Deux Aïd coïncidèrent à l’époque du Messager d’Allah, éloges et salut d'Allah sur lui. Il dirigea la prière des gens, puis dit : “Celui qui veut venir à la prière du vendredi, qu’il vienne, et celui qui veut s’en abstenir, qu’il s’en abstienne.” » Rapporté par Ibn Mâjah(⁴) et At-Tabarânî dans Al-mu’jam al-kabîr (n°13591) avec la formulation : « Deux Aïd coïncidèrent à l’époque du Messager d’Allah, éloges et salut d'Allah sur lui – un jour de [Aïd] al-fitr et un vendredi. Le Messager d’Allah, éloges et salut d'Allah sur lui, dirigea pour eux la prière de l’Aïd, puis se tourna vers eux et dit : “Ô gens ! Vous avez certes acquis un bien et une récompense, et nous allons accomplir la prière du vendredi. Celui qui veut se joindre à nous, qu’il le fasse, et celui qui veut rentrer chez lui, qu’il rentre.” »(⁵)
4) Le hadith d’Ibn ‘Abbâs, qu'Allah l'agrée : Le Messager d’Allah, éloges et salut d'Allah sur lui, a dit : « Deux Aïd se sont réunies en ce jour (vendredi). Celui qui veut peut se dispenser de la prière du vendredi. Quant à nous, nous allons l’accomplir in shâ Allah. » Rapporté par Ibn Mâjah. Al-Busayrî dit : “Sa chaîne de transmission est authentique et ses narrateurs sont dignes de confiance.”(⁶)
5) Le récit mursal(⁷) de Dhakwân Ibn Sâlih, qu'Allah lui fasse miséricorde : « Deux Aïd coïncidèrent à l’époque du Messager d’Allah, éloges et salut d'Allah sur lui – un vendredi et un jour d’Aïd [annuel]. Il dirigea la prière [de l’Aïd], puis se leva pour faire le sermon et dit aux gens : “Vous avez atteint un rappel (dhikr) et un bien, et nous allons accomplir la prière du vendredi. Celui qui veut rester – c’est-à-dire : chez lui – qu’il reste, et celui qui veut accomplir la prière du vendredi [avec nous], qu’il le fasse.” » Rapporté par Al-Bayhaqî dans As-sunan al-kubra.(⁸)
6) D’après ‘Atâ’ Ibn Abî Rabâh qui dit : « Ibn Az-Zubayr nous a dirigés pour la prière de l’Aïd un vendredi, au début du jour. Puis nous nous sommes rendus à la prière du vendredi mais il ne sortit pas, alors nous avons prié seuls. Ibn ‘Abbâs était à Tâ’if et lorsqu’il est revenu, nous lui avons mentionné cela. Il dit alors : “Il a agi conformément à la Sunna.” » Rapporté par Abû Dâwûd. Ibn Khuzayma le rapporte selon une autre formulation avec l’ajout : « Ibn Az-Zubayr dit : “J’ai vu ‘Umar Ibn Al-Khattâb faire de même lorsque deux Aïd coïncidaient.” »(⁹)
7) Dans le Sahîh Al-Bukhârî et le Muwatta’ de l’Imam Mâlik, qu'Allah leur fasse miséricorde : D’après Abû ‘Ubayd, l’affranchi d’Ibn Azhar, qui rapporte : « J’ai assisté à l’Aïd avec ‘Uthmân Ibn ‘Affân, et c’était un vendredi. Il pria avant le sermon, puis fit le sermon et dit : “Ô gens ! Aujourd’hui, deux fêtes se sont réunies. Celui des habitants d’al-’Awâlî(¹⁰) qui souhaite attendre la prière du vendredi, qu’il le fasse ; et celui qui veut rentrer chez lui, qu’il rentre. Je lui en ai donné la permission.” »(¹¹)
8) D’après ‘Alî Ibn Abî Tâlib, qu'Allah l'agrée : Lorsque deux Aïd coïncidèrent un jour, il dit : « Celui qui veut accomplir la prière du vendredi, qu’il le fasse, et celui qui veut rester [chez lui], qu’il reste. » Sufyân dit : « C’est-à-dire rester chez soi. » Rapporté par ‘Abd Ar-Razzâq dans Al-musannaf, ainsi qu’Ibn Abî Shayba dans un récit similaire.(¹²)
Sur la base de ces hadiths attribués au Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui, et de ces récits de compagnons, qu'Allah les agrée, ainsi de ce qu’a établi la majorité des savants dans leur fiqh, le Comité a exposé les règles suivantes :
1) Celui qui a assisté à la prière de l’Aïd est autorisé à ne pas assister à la prière du vendredi. Il priera à la place le dhuhr en son temps. Toutefois, s’il opte pour l’option la plus rigoureuse et accomplit la prière du vendredi avec les gens, cela est meilleur.
2) Celui qui n’a pas assisté à la prière de l’Aïd n’est pas concerné par cette permission. L’obligation de la prière du vendredi ne lui est donc pas levée et il doit se rendre à la mosquée pour l’accomplir. Si le nombre requis pour la tenue de la prière du vendredi n’est pas atteint, il priera le dhuhr.
3) L’imam de la mosquée où la prière du vendredi est habituellement accomplie doit établir la prière du vendredi ce jour-là, afin que ceux qui le souhaitent ou ceux qui n’ont pas prié l’Aïd puissent la faire. Ceci, à condition que le nombre requis pour la tenue de la prière du vendredi soit atteint. Sinon, elle sera remplacée par le dhuhr.
4) Celui qui a assisté à la prière de l’Aïd et profite de la permission de ne pas assister au vendredi devra prier le dhuhr à son heure.
5) Il n’est pas légiféré de faire l’adhan à ce moment, sauf dans les mosquées où la prière du vendredi est établie. Il n’est donc pas légiféré de faire l’adhan de la prière du dhuhr ce jour-là.
6) La parole selon laquelle celui qui a assisté à la prière de l’Aïd serait dispensé à la fois de la prière du vendredi et de la prière du dhuhr ce jour-là est incorrecte. Les savants l’ont rejetée et l’ont jugée erronée et étrange, car elle contredit la Sunna et annule une obligation parmi les obligations d’Allah sans preuve. Peut-être que celui qui a tenu ce propos n’a pas eu connaissance des hadiths (sunan) et des récits (âthâr) autorisant celui qui a assisté à la prière de l’Aïd de ne pas assister à la prière du vendredi, tout en maintenant la prière du dhuhr. Et Allah est plus savant.
Et c’est d’Allah que vient la réussite ; et que les éloges et le salut d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
(Fatwa du Comité Permanent pour la Recherche Scientifique et la Fatwa vol.7 p.117-120 n°21162)
Trad. et annotation : Abû ‘Abdillah
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(¹) C’est-à-dire un Aïd annuel (al-fitr ou al-adha) tombant le jour de l’Aïd hebdomadaire (al-usbû’) : le vendredi.
(²) Cf. Sahîh Abî Dâwûd n°1070, Sahîh An-Nasâ’î n°1591 et Sahîh Ibn Mâjah n°1310.
(³) Cf. Sahîh Abî Dâwûd n°1073 et Sahîh al-jâmi’ n°4365.
(⁴) Cf. Sahîh Ibn Mâjah n°1312.
(⁵) Cf. Al-badr al-munîr 5/103 d’Ibn Al-Mulaqqîn et Majmâ’ az-zawâ’îd 2/198 d’Al-Haythamî.
(⁶) Cf. Sahîh Ibn Mâjah n°1311 et Sahîh al-jâmi’ n°4365.
(⁷) Le mursal est un hadith dont la chaîne est interrompue et dans lequel un tâbi‘î élève le propos au Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui, sans nommer le Compagnon qui l’a transmis. [Ndt]
(⁸) Cf. As-sunan al-kubra n°6289 d’Al-Bayhaqî qui souligne sa faiblesse, ainsi qu’Adh-Dhahabî dans Al-muhaddhab fî ikhtisâr as-sunan al-kabîr n°5589 ; cf. aussi Al-musannaf n°5728 d’Abd Ar-Razzâq et Ahkâm al-’îdayn n°151 d’Al-Firyâbî.
(⁹) Cf. Sahîh Abî Dâwûd n°1071, Sahîh al-musnad n°629 et Sahîh Ibn Khuzayma n°1465 avec l’ajout.
(¹⁰) Pluriel de “al-’Âliya”, mentionné dans le Muwatta’ ; ce terme désigne des villages éloignés connus, situés en hauteur dans la banlieue nord-est de Médine. L’Imam Mâlik a dit : « Entre le plus éloigné d’entre eux et Médine, il y a huit milles (env. 13 km). » (Cf. Fath al-bârî 10/27 et Sharh al-Muwatta’ 1/615 d’Az-Zarqânî)
(¹¹) Cf. Sahîh Al-Bukhârî n°5572 et Al-muwatta’ n°435.
(¹²) Cf. Musannaf ‘Abd Ar-Razzâq n°5731, Musannaf Ibn Abî Shayba n°5838 et Al-awsat d’Ibn Al-Mundhîr n°218 ; la chaîne est faible à cause de ‘Abd Al-A’la Ibn ‘Âmir Ath-Tha’labî qui est faible. (Cf. Tahdhîb at-tahdhîb 2/464, Tahdhîb al-kamâl 16/352, Al-jarh wat-ta’dîl 6/25 et Al-kâmil fi du’afâ’ ar-rijâl 6/546)
إنا لله وإنا إليه راجعون
Certes l’œil pleure, le cœur s’attriste, mais nous ne disons que ce qui plaît à notre Seigneur.
Notre frère Saïd vient de perdre son fils Mouhammad, âgé de trois mois seulement.
C’est une lourde épreuve pour la famille. Nous demandons à Allah de leur accorder la patience, de raffermir leurs cœurs et de faire de cette épreuve une cause d’élévation pour eux. Multiplions les invocations pour eux.
Le Prophète ﷺ a dit :
« Aucun musulman à qui deux enfants meurent avant d’atteindre la puberté sans qu’Allah ne le fasse entrer au Paradis par Sa miséricorde envers eux. »
Et dans une autre version, les enfants devancent leurs parents au Paradis et intercèdent pour eux auprès d’Allah.
Qu’Allah fasse de ce petit une lumière pour ses parents, une intercession pour sa famille le Jour de la Résurrection, et qu’Il les réunisse tous dans les jardins du Firdaws.
اللهم أجرهم في مصيبتهم واخلف لهم خيرًا منها.
Veiller dans l'adoration les dix dernières nuits de Ramadan
🔹️ ‘Âisha, qu'Allah l'agrée, rapporte : « Lorsqu’arrivaient les dix dernières nuits [de Ramadan], le Messager d’Allah, éloges et salut d'Allah sur lui, passait la nuit en adoration, réveillait ses épouses, redoublait d’ardeur et serrait son pagne. »(¹)
🔹️ Dans un autre hadith : « Le Messager d’Allah, éloges et salut d'Allah sur lui, faisait des efforts dans l’adoration lors des dix dernières nuits plus qu’à tout autre moment. »(²)
• Shaykh 'Abd Al-'Azîz Ibn Bâz, qu'Allah lui fasse miséricorde, dit : « Ce noble mois est entièrement bien : entièrement miséricorde, entièrement multiplication [des récompenses], entièrement orientation vers le bien – tout cela fait partie des immenses bienfaits d’Allah.
Cependant, ses dix dernières [nuits] sont les meilleures ; elles en constituent la conclusion. C’est pour cela que le Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui, leur accordait une attention particulière : il les distinguait par l’iʿtikâf et par la recherche de la nuit d'al-Qadr.
Il leur accordait également une attention particulière en faisant vivre leurs nuits [par l’adoration] et en n’y dormant pas ; au contraire, il s’efforçait de les animer par l’adoration : par la lecture et la prière.
Tout cela indique que ces dix [nuits] possèdent un mérite particulier. C’est pour cette raison que, lorsqu’elles entraient, il serrait son pagne, veillait sa nuit et réveillait sa famille, que les éloges et le salut d'Allah soient sur lui.
Il est donc légiféré pour les croyants de prendre pour modèle leur Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui, et de conclure ce noble mois en accordant une attention particulière à ces dix [nuits], et en veillant à redoubler d’efforts durant celles-ci. »(³)
• Le shaykh dit aussi, qu'Allah lui fasse miséricorde : « La Sunna est de passer les dix nuits en adoration. Il n'y a pas de mal à ce que la personne veille les nuits impaires (la 21ᵉ, la 23ᵉ, la 25ᵉ, la 27ᵉ et la 29ᵉ) mais il est préférable de les veiller toutes. Et veiller les nuits impaires est plus important, car la nuit d'al-Qadr y est plus probable. Le Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui, a dit : “Cherchez-la dans les nuits impaires.” Dans d'autres versions : “Cherchez-la dans les dix dernières nuits.” Cependant, les nuits impaires sont les plus probables… Et les dix dernières nuits commencent à partir de la 21ᵉ. »(⁴)
(Fin de citation)
Et on demande à Allah de nous accorder tous le bien de ces nuits bénies.
Abû 'Abdillah
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(¹) Rapporté par Al-Bukhârî n°2024 et Muslim n°1174 ; cf. Riyâd as-sâlihîn n°99, 1193 et 1223.
(²) Rapporté par Muslim n°1175 ; cf. Riyâd as-sâlihîn n°1194 avec ajout.
(³) Sharh wadhâ'if Ramadân p.182.
(⁴) https://t.co/VRVMR4ZhaB (Avec synthèse)
As salam 'alaykum,
'Afwan akhi, aimerais-tu que l’on t’attribue des propos que tu n’as pas dits ?
Qu’en est-il alors du Messager du Seigneur de l'univers, éloges et salut sur lui, auquel l’ensemble des deux “charges” (hommes et djinns) doivent obéir, dont ils doivent prendre la religion et qu’ils doivent prendre pour modèle afin de tracer leur issue dans l’au-delà ?
Ici, personne n’appelle à délaisser l’évocation d’Allah, car cette affaire ne repose pas que sur un seul Texte. En réalité un hadith faible change beaucoup de choses dans le cheminement et les convictions du croyant – ce qui serait long à détailler. Mais ce qu’il y a de plus grave ici est de faire passer un hadith faible comme étant authentique, soit en délaissant les indications de son état ou de sa faiblesse, soit en mentant directement ou en authentifiant sans science ce qui ne l'est pas. Et ceci relève de la parole sur Allah et Sa religion sans science, comme les savants l'ont expliqué. Ce qui constitue l'un des plus grands péchés.
Le Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui, a ainsi dit : « Ne mentez pas à mon sujet, car celui qui ment à mon sujet entrera en Enfer. » (Al-Bukhârî n°106 et Muslim n°1)
Et dans un autre hadith : « Mentir à mon sujet n’est pas comme mentir à propos de quelqu’un d’autre. Que celui qui ment délibérément à mon sujet prépare sa place en Enfer. » (Al-Bukhârî n°1291 et Muslim n°4)
Cela compte donc parmi les péchés majeurs. Certains savants parlent même de mécréance dans certains détails.
Il n’y a donc absolument rien de futile dans la distinction entre le hadith faible et le hadith authentique. Au contraire, la connaissance du faible est une science à part entière, dont le but est de préserver la religion et la Sunna authentique.
De grands imams de cette communauté ont consacré leur vie à étudier et examiner les chaînes de transmission afin de ne pas attribuer au Prophète ﷺ ce qu’il n’a pas dit, et afin que ses paroles ne soient pas mélangées avec ce qui ne vient pas de lui.
Et ceci peut se résumer à la célèbre parole d'Abd Allah Ibn Al-Mubârak (m. 181 H), qu’Allah lui fasse miséricorde, qui a dit : « La chaîne de transmission (al-isnâd) fait partie de la religion ; sans la chaîne de transmission, n’importe qui dirait ce qu’il veut. » (Muslim son introduction et Al-Khâtib Al-Baghdâdî dans Sharaf ashâb al-hadith p.40)
Qualifier ce travail de “futilité” revient donc à annuler cet immense héritage scientifique dont le seul but est de préserver la religion.
L’imam Ad-Dâraqutnî, qu'Allah lui fasse miséricorde, dit dans “Ad-du‘afâ wal-matrûkîn” (p.9) : « Le Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui, a menacé de l’Enfer celui qui lui attribue des mensonges, alors même qu’il a ordonné de transmettre sa parole. Cela prouve qu’il a demandé que l’on transmette de sa part ce qui est authentique et non ce qui est faible, la vérité exempte du faux. »
Enfin, le hadith est une religion et une 'aqîda, car Allah le Très-Haut t’ordonne d’obéir à Son Messager, éloges et salut d'Allah sur lui, et de croire en lui. Si un hadith est faible, alors cette chose ne t’est pas imposée, car le faible est douteux. Et cela te protège également du grave danger (le kufr) que constitue le fait de renier un hadith authentique et de refuser de croire au Messager d’Allah, éloges et salut d'Allah sur lui.
Il convient donc de connaître l'état de ce qu'on attribue au Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui, de donner des indications lorsqu'on isole ses propos et les répand, et de les vérifier.
Tout cela est donc loin d’être futile, bien au contraire. La négligence de cela est l'une des grandes causes menant aux fausses croyances et aux innovations religieuses.
Wa Allahu A'lam.
⚠️ Parmi les hadiths faibles qui circulent beaucoup en ce moment :
Le Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui, fut interrogé : « Quels sont les jeûneurs qui ont la plus grande récompense ? » Il répondit : « Ceux qui évoquent (ou mentionnent) le plus Allah. »
Le hadith est tiré d'un récit plus détaillé, rapporté par Ahmad n°15614, At-Tabarânî dans Al-kabîr n°1887 et Ad-du’a n°407.
La chaîne de transmission est faible à cause trois narrateurs problématiques : Sahl Ibn Mu’âdh Ibn Anas qui est faible – en particulier lorsqu’il rapporte de son père ; Zabbân Ibn Fâ’id qui est faible et dont les hadiths comportent des narrations réprouvées (manâkir) ; et Ibn Lahî’a qui n’est pas digne de confiance (thiqa) selon la majorité des Imams du jarh wat-ta’dîl et dont le hadith n’est pas considéré en tant que preuve.
Déclarée faible par Ad-Damiyâtî dans “Al-mutajar ar-rabah” n°205, Al-Busayrî dans “Ithâf al-mahira” 6/383, Shu’ayb Al-Arnâ’ût dans son tahqîq du musnad et Al-Albânî dans “Da’îf at-targhîb” nº810 et 906.
Wa Allahu A'lam
✅ Il nous incombe de nous hâter vers le repentir, avant que sa porte ne nous soit fermée.
🎙L’éminent savant, le shaykh Muhammad bin Ṣāliḥ al-Utheymîn, qu'Allah lui fasse miséricorde
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RAPPEL : Nous venons de rentrer dans le mois de Sha’bân qui est un mois de jeûne et de lecture du Coran.
« Les savants ont dit : “le jeûne du mois de Sha’bân est au jeûne du mois de Ramadan ce que sont les prières surérogatoires (rawâtib) [liées] aux prières obligatoires.” »(¹)
🔹️ D’après Abû Salama, qu'Allah l'agrée, qui rapporte : j’ai interrogé ‘Âisha sur le jeûne du Messager d’Allah, éloges et salut d'Allah sur lui. Elle répondit : « Il jeûnait [plusieurs jours consécutifs] si bien que nous pensions qu’il ne romprait pas son jeûne ; et il rompait le jeûne [plusieurs jours consécutifs] si bien que nous pensions qu’il n’en jeûnerait rien. Je ne l’ai pas vu jeûner autant qu’il ne le faisait au cours du mois de Sha’bân. Il jeûnait intégralement le mois de Sha’bân ; et il jeûnait tout le mois de Sha’bân, à l’exception d’une petite partie. »(²)
🔹️ D’après ’Usâma Ibn Zayd, qu'Allah l'agrée, qui rapporte : j’ai dit au Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui : « Je ne t’ai jamais vu jeûner autant que durant le mois de Sha’bân ? » Le Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui, répondit : « C’est un mois que les gens négligent, entre Rajab et Ramadan. C’est pourtant le mois au cours duquel les œuvres [des hommes] sont élevées au Seigneur de l’univers ; et j’aime être en état de jeûne lorsque mes œuvres Lui sont élevées. »(³)
🔹️ D’après Umm Salama, qu'Allah l'agrée, qui rapporte : « Le Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui, ne jeûnait pas un mois entier dans l’année, si ce n’est Sha’bân, qu’il joignait à Ramadan. »(⁴)
🔹️ Dans une autre version : « Je n’ai pas vu le Messager d’Allah, éloges et salut d'Allah sur lui, jeûner deux mois consécutifs en dehors des mois de Sha’bân et Ramadan. »(⁵)
Shaykh 'Abd Al-'Azîz Ibn Bâz, qu'Allah lui fasse miséricorde, dit : « Le Prophète, éloges et salut d'Allah sur lui, jeûnait tout le mois de Sha’bân, et peut-être un peu moins parfois, comme le montrent les hadiths de ‘Âisha et de Umm Salama, qu'Allah les agrée. Quant au hadith qui mentionne l’interdiction de jeûner après la mi-Sha’bân(⁶), il est authentique, comme l’a mentionné le frère, l’érudit, le shaykh Nâsir Ad-Dîn Al-Albânî, qu'Allah lui fasse miséricorde. Ce qui est visé par cela est l’interdiction d’entamer (ibtidâ‘) le jeûne après la moitié du mois. Quant à celui qui a jeûné la majeure partie du mois, ou sa totalité, alors il est sur la Sunna. Et Allah est Celui qui accorde la réussite. »(⁷)
À savoir qu’il existe une divergence à ce sujet. Des savants, tels qu’Ibn Hajar et d’autres, ont expliqué que la mention de l’entièreté ne signifie pas qu’il – éloges et salut d'Allah sur lui – jeûnait le mois dans son intégralité au sens littéral, mais plutôt en majeure partie (mu’zam).
L’imam At-Tirmidhî, qu'Allah lui fasse miséricorde, mentionna, pour sa part, dans son Jâmi’ : « On rapporte qu’Ibn Al-Mubârak, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit, à propos du hadith [de ‘Âisha] : “Dans la langue arabe, il est permis de dire [qu’untel] a jeûné tout le mois, alors qu’il n’en a jeûné que la plus grande partie. De la même manière, on dit : “Il a prié toute la nuit”, alors qu’il a pu dîner ou se consacrer à certaines de ses affaires.” Il semble qu’Ibn Al-Mubârak ait considéré que les deux hadiths concordaient, et que le sens est qu’il jeûnait la plus grande partie du mois. »(⁸)
Les savants ont ainsi apporté plusieurs clarifications afin de concilier les hadiths relatifs au jeûne du mois de Sha’bân.
Al-Hâfidh Ibn Rajab (m.795H), qu'Allah lui fasse miséricore, dit : « Et il a été dit que le jeûne de Sha’bân recèle une autre sagesse : que ce jeûne soit comme une préparation au jeûne de Ramadan, afin de ne pas aborder ce dernier avec difficulté et peine, mais plutôt après s’y être exercé, s’y être habitué, et avoir goûté, par le jeûne de Sha’bân qui le précède, à la douceur et au plaisir du jeûne. Ainsi, on entame le jeûne de Ramadan avec force et ardeur.
Et puisque Sha’bân est comme une introduction au Ramadan, il a été légiféré d’y accomplir ce qui est légiféré durant Ramadan, comme le jeûne et la lecture du Coran, afin de se préparer à accueillir Ramadan et que les âmes s'exercent ainsi à l'obéissance au Miséricordieux. [...]
• Salama Ibn Kuhayl (m.121H), qu'Allah lui fasse miséricorde, dit : « On disait que le mois de Sha’bân est le mois des lecteurs du Coran. »
• Habîb Ibn Abî Thâbit (m.119H), qu'Allah lui fasse miséricorde, lorsqu’il entrait dans le mois de Sha’bân, disait : « Ceci est le mois des lecteurs du Coran. »
• De même, lorsque le mois de Sha’bân arrivait, ‘Amr Ibn Qays Al-Mulâ’î (m.146H), qu'Allah lui fasse miséricorde, fermait sa boutique et se consacrait entièrement à la lecture du Coran. »(⁹)
Il convient donc au croyant de ne pas négliger ce noble mois, et d’y multiplier le jeûne, la lecture du Coran et les œuvres d’obéissance, en préparation du mois de Ramadan. Wa Allahu A’lam.
Qu’Allah nous accorde à tous le bien de ce mois et nous permette d’atteindre le mois de Ramadan.
Abû ‘Abdillah
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(¹) Shaykh Al-’Uthaymîn dans Fatâwâ arkân al-islâm n°443.
(²) Rapporté par Muslim n°1156 ; cf. Riyâd as-sâlihîn n°1247.
(³) Rapporté par Ahmad n°21753, An-Nasâ’i n°2357 et authentifié par Al-Albânî dans son tahqîq, Sahîh at-targhîb n°1022, As-sahîha n°1898 et Al-’irwâ 4/103 en marge du hadith n°948.
(⁴) Rapporté par Ahmad n°26653, Abû Dâwûd n°2336, An-Nasâ’i n°2352 et authentifié par Al-Albânî dans son tahqîq et Sahîh at-targhîb n°1025.
(⁵) Rapporté par Ahmad n°26022, At-Tirmidhî n°736, Abû Dâwûd n°2336, An-Nasâ’i n°2175, Ibn Mâjah n°1648 et authentifié par Al-Albânî dans son tahqîq, Sahîh at-targhîb n°1025 et Al-mishkât n°1917.
(⁶) Cf. Sahîh At-Tirmidhî n°738, Sahîh Abî Dâwûd n°3237, Sahîh Ibn Mâjah n°1651 et Sahîh al-jâmi’ n°397 ; cf. Riyâd as-sâlihîn n°1226.
(⁷) Majmû’ al-fatâwâ 15/385.
(⁸) Cf. Jâmi’ At-Tirmidhî, livre du jeûne, chap.37 : « De ce qui est rapporté quant à réunir le jeûne de Sha’bân avec celui de Ramadan », en marge du hadith n°737.
(⁹) Latâ’if al-ma’ârif p.135.