Soumia et Kévin ont 33 et 34 ans.
Ils vivent avec leurs deux enfants dans un 4 pièces, un logement social flambant neuf à Saint-Ouen, attribué il y a trois ans. Aucun des deux ne travaille. Ils perçoivent le RSA, les APL (le loyer est couvert à 90 %), les allocations familiales la prime de Noël, l’allocation de rentrée scolaire, des chèques énergie, des bons vacances de la mairie. Les enfants mangent à la cantine pour 1€ symbolique. L’électricité, c’est EDF solidarité. La mutuelle, c’est la complémentaire santé gratuite. Ils reçoivent une aide pour les fournitures scolaires. Leurs enfants partent en colonie grâce au CCAS. Ils ont eu une tablette numérique par le département. Le Pass Navigo est à tarif réduit. Ils n’ont jamais cotisé, mais bénéficient d’une couverture santé intégrale. Pendant ce temps, Nicolas, 30 ans, cadre à La Défense, vient de s’endetter sur 20 ans pour un deux-pièces à rafraîchir à Courbevoie. Il gagne 2 900 € par mois.
Trop, apparemment : le gouvernement envisage de plafonner ses remboursements de Sécu.