COURS COMPLET CLAUDE CODE de 4 HEURES
C'est le guide Claude le plus complet que j'ai vu sur internet. ( J'ai transcrit en français )
Mets-le en Signet 🔖 avant de l'oublier.
4 heures. Construire des outils. Automatiser son travail.
Apprendre comment les gens créent des bots et des systèmes.
Claude → Outils → Automatisation → Produits → Argent
Master class
Negzzia, mannequin iranien réfugiée depuis 2017, victime du régime, fait une leçon d’humanité au sinistre Araud qui ne s’est visiblement pas remis de la mort de Khamenei
Matthias Inbar (@MatthiasInbar) affirme que la stratégie israélienne visant à "contenir" le Hamas par des concessions économiques était une erreur majeure #LaGrandeEdition
Deux hommes. Deux survivants. Une histoire qui ne devrait pas exister - et pourtant.
Aujourd’hui sort l’interview d’Alon Ahel et Eli Sharabi.
Deux noms que le pays a appris à connaître séparément, mais qu’on découvre ici inséparables.
Pendant un an et deux mois, dans l’obscurité des tunnels, leurs vies se sont nouées.
Eli est devenu un père pour Alon.
Alon est devenu un fils pour Eli.
Et ensemble, ils ont survécu à ce que personne ne devrait affronter.
Ce qu’on voit dans cette vidéo n’est pas un reportage.
C’est un choc de vérités nues :
le regard qui retrouve la lumière,
les codes secrets pour parler des ravisseurs,
le geste qui sauve l’autre d’un coup fatal,
la faim qui ronge,
et, malgré tout
cette phrase qui revient comme un serment :
Nous avons choisi la vie.
On entend aussi la tendresse.
La pudeur.
Ce rire qui ne devrait pas exister après un tel abîme - et qui pourtant revient, preuve que l’être humain est plus fort que la haine qui voulait l’éteindre.
Regardez-les.
Écoutez-les.
Cette rencontre-là, ils l’ont rêvée sans jamais être sûrs d’y arriver vivants.
C’est leur victoire.
C’est notre rappel à tous :
tant qu’ils ne sont pas tous revenus, rien n’est terminé.
Voici l’interview complète.
Un document à garder, à montrer, à ne pas oublier.
Sous-titre de @knaffeminist ❣️
🇫🇷 🇮🇱 6 décembre 1967, lettre de David Ben Gourion à de Gaulle suite à la conférence de presse du 27 novembre 1967 lors de laquelle, quelques mois après la guerre des six jours, le Général justifiait sa condamnation de la politique d'Israël. Ben Gourion lui répond longuement le 6 décembre :
« Monsieur le Président,
C'est la troisième fois que je me permets de m'adresser à vous de ma propre initiative, car vous aviez, au terme de notre deuxième entretien le 17 juin 1960, exprimé le désir de garder un contact direct avec moi, et m'aviez prié de vous écrire lorsque j'en éprouverais la nécessité. De plus, ayant quitté le gouvernement il y a quatre ans pour des raisons personnelles, je n'aurais pas osé vous déranger si nous ne nous étions revus cette année au cours des funérailles du Dr Adenauer dans la capitale de l'Allemagne de l'Ouest, et si nous n'avions eu, sur votre demande, un entretien amical et cordial, en dépit du fait que je ne suis plus aujourd'hui qu'un simple citoyen de l'État d'Israël.
Enfin, je prends la liberté de vous écrire, car j'ai été troublé par votre discours dans lequel vous avez accordé une place importante à l'État d'Israël, au sionisme et au peuple juif. Il y avait dans ce discours quelques propos attristants et inquiétants, et comme je suis de ceux qui vous estiment et vous respectent depuis fort longtemps – bien avant d'avoir eu l'honneur de vous rencontrer – non pas pour votre amitié et votre aide à Israël pendant de longues années, mais pour le grand acte historique que vous avez accompli pendant et après la Seconde Guerre mondiale, en sauvant l'honneur et la position de la France à qui notre peuple et toutes les nations sont redevables depuis la Révolution française pour son action en faveur du progrès social et culturel de l'humanité, j'ai décidé de vous faire part de quelques remarques.
Je me suis abstenu d'adhérer à la critique injuste formulée par de nombreuses personnes en France, en Israël et dans d'autres pays qui, je pense, n'ont pas examiné vos propos avec tout le sérieux requis. Je ne considère pas avoir le droit de discuter vos opinions sur la politique française à l'égard des autres pays – dont Israël – si vous n'en faites pas vous-même la demande. Mais je sais que d'innombrables personnes dans le monde chrétien ne connaissent ni ne comprennent l'essence même du judaïsme, unique et sans précédent dans l'histoire de l'humanité, depuis l'antiquité et jusqu'à nos jours. Par respect et estime pour vous, Monsieur le Président, je me vois dans l'obligation morale envers mon peuple, envers vous et le peuple français qui nous a tant aidés avant et depuis la renaissance de l'État juif, d'insister sur les intentions réelles et la voie choisie par l'État d'Israël. J'ai, pendant quinze ans depuis la création de l'État, été le Premier ministre et le ministre de la Défense, et ai pris une part active dans l'orientation de notre politique étrangère et de défense. Et, avant la création de l'État, j'ai, en tant que président du Comité directeur de l'Organisation sioniste à Jérusalem, agi pendant quinze ans de façon parfois décisive sur la politique sioniste en faveur de l'État.
Nous étions, dans l'Antiquité, le premier peuple monothéiste du monde, et cette foi en un seul Dieu, qui n'était ni comprise ni acceptée par tous les autres peuples à quelques exceptions près, nous a causé de grandes souffrances. Les Grecs disaient de nous que nous sommes un « peuple sans Dieu », puisque nous n'avions aucune idole dans nos villes et agglomérations. Les Romains nous accusaient d'être paresseux, car nous nous reposions un jour par semaine. Inutile de mentionner ici ce que dirent de nous de nombreux chrétiens lorsque le christianisme s'imposa dans l'empire romain, et que les Juifs refusèrent d'adhérer à cette religion née en Palestine, au sein même du peuple juif. Notre indépendance dans notre patrie fut anéantie à deux reprises. Jérusalem fut totalement détruite par le vainqueur romain, et son nom fut même effacé pendant longtemps. Mais nos ancêtres, captifs à Babylone il y a près de 2 500 ans, pleuraient sur les bords des fleuves en se souvenant de Sion (psaume 137), et s'étaient juré :
« Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite m'oublie ! Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma joie ». Et ils demeurèrent fidèles à leur serment. Tout ceci eut lieu bien avant l'existence de Paris, de Londres ou de Moscou. Vous savez aussi bien que moi que de nombreux peuples adoptèrent le christianisme – et ensuite l'islam – par contrainte. On essaya aussi de faire pression sur nous, et certains Juifs qui ne purent ou n'osèrent s'opposer, se soumirent. Mais notre peuple dans son ensemble résista, et vous savez certainement ce qui nous arriva en Espagne et pas là seulement – au XIe siècle.
Je ne connais aucun peuple qui fut chassé de son pays, dispersé parmi toutes les nations du monde, haï et persécuté, poursuivi et massacré – rien qu'au cours de notre génération six millions de Juifs furent assassinés par le régime nazi – et qui ne disparut pas de l'Histoire, ne désespéra pas ni ne s'assimila, mais bien au contraire, aspira sans discontinuer à retourner dans son pays, continua pendant deux mille ans à avoir foi en sa rédemption messianique, et retourna enfin de nos jours dans son pays pour y renouveler son indépendance. Aucun autre peuple dans ce pays – qui, dans notre langue, s'appela toujours, après Chanaan, Eretz Israël (pays d'Israël) – ne s'identifia totalement et toute sa vie durant à ce pays, bien que de nombreux peuples le conquirent (Egyptiens, Assyriens, Babyloniens, Perses, Grecs, Romains, Arabes, Seidjoukides, Croisés, Mamelouks, Ottomans, Britanniques et autres). Ce pays ne fut jamais la seule et unique patrie d'autres peuples que le peuple juif.
Je sais qu'il n'y a, dans l'histoire de l'humanité, aucun autre exemple d'un peuple qui revient dans son pays après 1800 ans ; c'est un fait unique en son genre, qui eut des répercussions tout au long de notre existence, car il n'existe aucune génération au cours de laquelle les Juifs n'essayèrent pas (bien qu'ils n'aient pas tous réussi) de retourner dans leur pays. Et le second fait est que le monde chrétien tout entier et la Société des Nations, formée presque entièrement de membres chrétiens, reconnurent le lien historique entre le peuple et le pays d'Israël et approuvèrent la déclaration de Balfour.
Nous avons le témoignage d'une Commission royale britannique, à la tête de laquelle se trouvait Lord Peel, et envoyée en 1936 voir ce qui se passe en Palestine. Elle vérifia les documents et trouva qu'« il est clair que par les mots « établissement d'un foyer national en Palestine », le gouvernement de Sa Majesté reconnut qu'un État juif pouvait être rétabli avec le temps, mais qu'il n'était pas en son pouvoir de dire quand cela arriverait.
Le nom de Palestine comprenait les terres à la fois à l'ouest et à l'est du Jourdain, car tel était le pays juif au temps de Josué. Ce n'est qu'en 1922 que Winston Churchill, alors ministre des Colonies, exclut la Transjordanie de la Palestine qui devait devenir un « Foyer national » pour le peuple juif.
Certains croient par erreur que c'est la tragédie du peuple juif au cours de la Seconde Guerre mondiale – le massacre des six millions de Juifs européens – qui amena le monde civilisé (y compris la Russie, car à la réunion de l'Assemblée des Nations Unies en mai 1947 au cours de laquelle cette question fut discutée, c'était le Russe Gromyko qui, le premier, exigea la création d'un État juif en Palestine) à demander l'établissement d'un État juif.
Il n'est pas de plus grande erreur que celle-ci. L'extermination des six millions de Juifs fut la plus grande et la plus terrible des catastrophes qui s'abattit sur l'État dont les débuts remontent à 1870 : « Mikveh Israël », la première école agricole juive, fut fondée par les Juifs français de l'Alliance israélite universelle sous la présidence de Crémieux, ministre de la Justice du gouvernement provisoire après l'échec de Napoléon III.
L'immigration et l'installation juives en Palestine, dont le but était de renouveler l'indépendance juive, débutèrent en 1870, lorsque les habitants juifs du pays et les immigrants de Russie, de Roumanie et d'autres pays d'Europe (et même d'Asie et d'Afrique fondèrent les premières agglomérations agricoles qui devaient faire fleurir les déserts et aider à la création d'un État juif. Tout cela s'effectua bien avant l'existence d'un gouvernement « sioniste » et avant la fondation de l'Organisation sioniste mondiale par le docteur Herzl, qui publia en 1896 son « État juif » et devint le dirigeant de ladite organisation. Le lien entre le peuple et le pays d'Israël était si fort que lorsque Herzl dut abandonner l'espoir d'obtenir du sultan turc une charte pour une installation juive massive dans le pays (en vue de la création d'un État juif), et que Joseph Chamberlain du gouvernement britannique lui proposa l'Ouganda en Afrique – proposition discutée au Congrès sioniste de 1904 – ce furent précisément les Juifs de Russie (bien que leurs droits fussent limités et que le gouvernement organisât lui-même des persécutions contre les Juifs) qui s'opposèrent à l'échange et ôtèrent ladite proposition de l'ordre du jour.
Quand à moi, originaire de la Pologne russe, je suis arrivé en Palestine en 1906 lorsque ce pays faisait partie de l'Empire ottoman, et je n'avais pas l'ombre d'un doute que l'on pouvait y installer des millions de Juifs sur les deux rives du Jourdain, sans déposséder les Arabes de leurs terres, car moins de 10 % de la superficie du pays étaient alors habités. J'ai travaillé moi- même dans les nouveaux villages qui n'étaient auparavant que déserts inhabités.
Lorsque la Société des nations ratifia la déclaration Balfour, je publiai, vers la fin de 1920, un mémoire dans lequel je mentionnais les frontières de la Palestine à l'ouest et à l'est du Jourdain, et que je fis parvenir au nom de Brit Poaléi Zion Haolami (Parti sioniste socialiste) au Parti travailliste britannique. Je disais que selon la déclaration de la Société des nations, il ne fallait résoudre le problème des frontières de la Palestine que pour faire du pays une entité économique et politique pour la création d'une communauté (Commonwealth) juive, et le Parti travailliste approuva cette position.
Et, jusqu'en 1922, tout le pays était inclus dans le mandat en faveur d'un Foyer national. Mais, comme habitant du pays, je savais qu'il existait un problème arabe, car les Arabes en Palestine avaient des droits qu'il fallait leur préserver. En 1933, immédiatement après ma nomination au Comité directeur sioniste, je pris contact avec les dirigeants arabes du pays, du Liban et de la Syrie, musulmans et chrétiens.
Deux principes fondamentaux guidèrent mes entretiens en 1934.
Les Arabes possèdent des pays en Afrique du Nord – de l'Egypte au Maroc – et au Moyen- Orient – Iraq, Syrie et Liban, jusqu'à l'Arabie Saoudite et au Yémen. La superficie des pays arabes en Afrique du Nord est de 8.195.964 kilomètres carrés, et au Moyen-Orient, elle est de 3607 929, soit au total 11 863 873 kilomètres carrés. La population de ces pays (qui ont également des minorités chrétienne, kurde et berbère) est de 94 587 000 (en 1963).
La superficie de la Palestine (Transjordanie comprise) est de 60 000 kilomètres carrés, et sa population (1963) est de 4 181 000 dont 2 356 000 en Israël et 1 825 000 en Jordanie.
Après certains éclaircissements, les deux principes énoncés furent approuvés par mes interlocuteurs : les Arabes ont d'énormes superficies en Asie orientale et en Afrique du Nord, dont la majorité sont encore sous domination étrangère, et habitées par des millions d'Arabes.
La superficie de la Palestine ne dépasse pas 0,50 % de celle des pays arabes. La population arabe en Palestine (sur les deux rives du Jourdain) forme 1,5 % de la totalité des Arabes en Asie orientale et en Afrique du Nord. Selon la conviction juive, enracinée dans l'histoire juive et dans la Bible, la Palestine (des deux rives du Jourdain) est le pays du peuple juif, mais ce pays n'est pas vide ; il est habité par des Arabes depuis la conquête arabe du VIe siècle, leur nombre s'élève maintenant à plus d'un million, soit un peu moins de 1,5 % de la population totale des pays arabes. Il est évident que ceux qui habitent la Palestine ont les mêmes droits que les habitants de tout pays démocratique, et l'État juif ne peut être qu'un pays démocratique.
Le premier dirigeant arabe avec lequel j'ai discuté était Aouni Abdoul Hadi, chef du parti « Istikial » (Indépendance) en Palestine. Je lui dis : « Nous aiderons tous les pays arabes à obtenir leur indépendance et à s'unir en une fédération arabe, si vous acceptez de nous donner la possibilité de transformer la Palestine des deux côtés du Jourdain en un État juif, qui adhérera en tant qu'État souverain à la fédération sémite (arabe et juive) ». Abdoul Hadi me demanda : « Combien de Juifs voulez-vous faire venir en Palestine ?». Je répondis : «En vingt ans (cela se passait en 1934)), nous pourrons faire venir quatre millions de Juifs ». Il se leva alors et me dit avec enthousiasme : « J'irai à Damas et à Bagdad et dirai à mes amis arabes : donnons- leur non pas quatre mais six millions, s'ils nous aident à obtenir l'indépendance et à nous unir ». Il se rassit et ajouta : « Mais vous, Juifs, êtes plus alertes et plus doués que nous. Si vous amenez le nombre de Juifs voulu, en une courte période, même en moins de vingt ans, quelle garantie nous donnerez-vous que les pays arabes se libéreront du joug étranger et pourront s'unir ? »
Avant ces entretiens, j'avais discuté avec le haut commissaire britannique, homme intègre, et lui avais dit que j'allais entreprendre des discussions avec les dirigeants arabes ; de plus, je lui avais demandé si le gouvernement de Sa Majesté allait approuver l'accord qui interviendrait entre Juifs et Arabes. Il m'avait répondu : « Je n'ai jamais soulevé le problème avec le gouvernement, et ne puis donc répondre en son nom, mais je connais sa mentalité et suis convaincu qu'il approuva l'accord ». Je dis donc à Abdoul Hadi : « Je vous apporterai la garantie du gouvernement britannique ». Il répondit alors avec dédain : «Vous voulez que je fasse confiance à ces imposteurs ? – J'apporterai la garantie de la Société des nations ». Il réfléchit et dit : « Tous les membres de la Société des nations sont chrétiens, je ne puis croire en leur parole ». Je répondis alors : « Cher Monsieur, Aouni, je ne peux pas vous donner la garantie d'Allah ! ». Ainsi prit fin l'entretien.
Des pourparlers principaux eurent lieu avec l'homme de confiance du moufti qui était considéré comme le dirigeant des Arabes de Palestine. Son nom – Moussa Alami. D. était l'avocat en chef du gouvernement du mandat, et connu dans le pays comme un homme intègre et loyal. Nos conversations se poursuivirent pendant quelques mois, car il devait rendre compte au moufti et m'apporter à son tour les questions et opinions de ce dernier. Je répondais et posais des questions, et il me rapportait les réponses de son chef. Nos entretiens se basèrent sur les mêmes idées : libération de tous les peuples arabes du joug étranger et leur unification, la transformation de toute la Palestine en État juif, avec des habitants arabes égaux en droits, et l'adhésion de ce nouvel État à la fédération arabe.
Après des explications qui durèrent quelques mois et des discussions menées dans le plus grand secret, nous arrivâmes à un accord basé sur ma proposition, mais le moufti exigea que je rencontre le Comité arabe, syrien-palestinien, qui siégeait alors à Genève auprès de la Société des nations. Dans le cas où le comité accepterait, les rois d'Arabie Saoudite, du Yémen et d'Iraq (l'Egypte ne faisant pas partie à l'époque des pays arabes) seraient conviés à signer un accord avec le Comité directeur sioniste («Agence juive») et l'affaire serait alors transmise au gouvernement britannique. D'autres entretiens eurent lieu avec Antonius, un Arabe syrien-chrétien, habitant de la Palestine et considéré comme le théoricien du mouvement national arabe, et avec Riad El- Solh, président du Liban, qui approuvèrent les principes que j'avais posés (Riad El-Solh fut assassiné par la suite par un fanatique arabe).
Je partis la même année pour l'Europe, afin d'y rencontrer le Comité arabe à Genève. Le moufti leur avait annoncé ma visite et le sujet des conversations. Le Comité comprenait un vieux Druse, Shéki Arsian, devenu extrémiste arabe, et le Syrien Ihsan Bey El Gabri, beau-père de Moussa Alami. Seul Arsian parla, car il était le président du Comité. Après une courte introduction, il me dit : « Vous voulez avoir une majorité juive en Palestine, et ensuite un État juif ; les Anglais ne vous permettront jamais d'être la majorité.
Comment donc voulez-vous que nous, arabes, l'acceptions ? ». Après une discussion autour de ce thème, je vis qu'il ne changerait pas son point de vue, et nous nous séparâmes. Le jeune membre du Comité m'accompagna à la gare. Lorsque je sortis de sa maison, Arsian me dit : « Ce n'est pas notre dernier mot, nous en reparlerons. ». Il exigea que toute conversation future fût secrète. En rentrant à Jérusalem après un séjour de quelques semaines en Europe, j'y trouvai « La Nation arabe », revue publiée en français par le Comité, dans laquelle était rapportée notre conversation avec quelques distorsions. Moussa Alami, qui était, et est encore, un homme intègre, fut confus en me revoyant, bien que je lui expliquais que je comprenais fort bien que son beau-père n'était pas mêlé à cette publication.
Entre temps, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement britannique changea sa politique, et après des entretiens à Londres avec les Arabes et les Juifs en 1939, il publia le « Livre Blanc », dont le contenu était en fait l'annulation des engagements du mandat, l'interruption de l'immigration juive et la promesse d'établir dix ans plus tard un État indépendant en Palestine. Dix ans ne s'écoulèrent pas car la guerre survint – qui vit l'extermination de ces six millions de Juifs qui avaient, plus que tout le monde, besoin d'un pays juif, et qui pouvaient et désiraient le construire.
Malgré la publication du Livre Blanc, Winston Churchill demeura un ami du peuple juif, fidèle à la déclaration Balfour, mais il ne fut pas réélu après la guerre. Le Parti travailliste obtint pour la première fois une majorité absolue et forma le gouvernement.
Ce parti était, on le savait, en faveur d'un État juif, et, à la fin de 1944, il décida qu'immédiatement après la guerre, cet État serait fondé des deux côtés du Jourdain et que tous les Arabes de Palestine seraient transférés dans les pays arabes, lesquels recevraient eux aussi une indépendance totale. Cette demande de transfert des Arabes de Palestine ne fut jamais mentionnée par le mouvement sioniste.
Ce qui arriva après la guerre est connu : Bevin et Attlee refusèrent de mettre à exécution la décision de leur parti, et soumirent le problème de la Palestine à l'Organisation des Nations Unies. En mai 1947, l'O.N.U. en discuta et l'Assemblée fut surprise par les propos de Gromyko, représentant de l'U.R.S.S., qui exigea la création d'un État juif en Palestine, le peuple juif ayant le droit d'avoir une patrie, dans son pays historique.
Une Commission, élue pour examiner le problème, soumit deux propositions : toute la Commission proposa d'abolir le mandat britannique le plus rapidement possible. Une minorité des membres demanda ensuite la création d'un État fédéral juif-arabe, et la majorité suggéra un partage et la création de deux États en Palestine occidentale :
Un État juif comprenant le Néguev, et un État arabe à l'ouest du Jourdain économiquement lié à l'État juif. Quant à Jérusalem, elle serait un Corpus Separatus internationalisé, les Juifs de la ville demeurant citoyens de l'État juif, et les Arabes, de l'État arabe. Nous acceptâmes à une grande majorité la décision de la Commission, bien que l'exclusion de Jérusalem nous ait causé beaucoup de peine. Si les Arabes eux, avaient accepté la décision de l'Assemblée de l'O.N.U., où 33 États (soit plus des deux tiers) – dont la Russie, les États-Unis d'Amérique et la France, l'Angleterre s'étant abstenue – votèrent en faveur de la proposition, le problème serait résolu et nous aurions eu la paix au Moyen- Orient. Mais ils annoncèrent qu'ils n'approuvaient pas la décision et qu'ils s'y opposeraient même par la force. Le lendemain du 29 novembre 1947, les attaques arabes contre les Juifs de Palestine commencèrent et se multiplièrent rapidement, car les Syriens et les Iraquiens (et quelques Egyptiens, membres de l'Association des frères musulmans) se joignirent aux bandes palestiniennes.
Quelque cent mille soldats anglais se trouvaient alors dans le pays et il leur était facile de maintenir le calme, mais le Parti travailliste – avec son Premier ministre, Clément Attlee, et son ministre des Affaires étrangères, Ernest Bevin – s'opposa de toutes ses forces à l'État juif, ne défendit ni l'ordre ni la tranquillité dans le pays, et n'empêcha pas les troubles des Arabes. La population juive se défendit avec l'aide de l'organisation de la « Haganah », mouvement clandestin qui, dans l'ensemble, maîtrisa les bandes arabes, jusqu'au moment où la Légion arabe (armée jordanienne) se joignit ouvertement à ces bandes ; quatre villages juifs près de Hébron furent détruits et la plupart des habitants furent assassinés. Partout ailleurs, la Haganah avait le dessus et, après ses victoires à Haïfa, Tibériade, Safed et dans la nouvelle ville de Jérusalem, elle annonça aux arabes que s'ils lui rendaient les armes, ils pourraient rester à leurs places et jouir de tous les droits comme les Juifs. La majorité des comités arabes acceptèrent, mais d'autres proposèrent de s'en référer au Comité suprême arabe qui n'était pas dans le pays (car ses membres avaient fui après le meurtre d'un haut fonctionnaire britannique).
Le Comité, dont la personnalité dominante était le moufti de Jérusalem, leur conseilla de ne pas rendre les armes, mais de quitter temporairement le pays, car, après le départ des troupes britanniques au pays dans les deux ou trois semaines suivantes, cinq pays arabes – Egypte, Syrie, Jordanie, Liban et Iraq – envahiraient Israël, y extermineraient les Juifs en dix à quatorze jours, et tous les Arabes reviendraient non seulement dans leurs foyers, mais encore, s'ils le désiraient, dans les maisons juives. Les Arabes quittèrent tous Safed, Beth- Shéan, Tibériade ; une partie resta à Jaffa et quatre mille demeurèrent à Haïfa.
Et j'en arrive ainsi à ce que l'on appelle le problème des réfugiés. Après la création de l'État d'Israël, le 14 mai 1948, aucun arabe n'a été expulsé, seuls quelques individus partirent pour l'Amérique. Ceux que l'on dénomme « réfugiés » quittèrent le pays à l'époque du mandat britannique. Ils commencèrent à partir deux jours après la décision de l'O.N.U., le 29 novembre 1947. De nombreux arabes passèrent dans les pays arabes :Les riches au Liban et en Syrie. Lorsque la lutte s'aggrava dans les villes, les Arabes furent priés par leurs voisins juifs et la Haganah de rester, mais ils se conformèrent aux ordres du moufti d'Egypte, et presque tous quittèrent. Le nouvel État juif ouvrit ses portes aux immigrants juifs, et, en quatre ans, 700 000 Juifs arrivèrent, dont 500 000 venant des pays arabes (Iraq, Yémen, Maroc, Libye, Egypte, Tunisie, Syrie et Liban), et s'installèrent dans l'ensemble dans les villages, les quartiers et villes abandonnés – Jaffa, Haïfa, Tibériade, Beth-Shéan, Safed., Au cours des attaques arabes qui suivirent la décision de l'O.N.U., des centaines de Juifs furent assassinés, mais aucun Juif ne s'enfuit. Seuls les 400 000 Arabes partirent. Les réfugiés juifs venus des pays arabes furent tous spoliés dans leurs pays d'origine, et jusqu'à ce jour, leurs biens sont confisqués ou distribués aux arabes. L'État d'Israël, né le 14 mai 1948, n'est absolument pas responsable pour la fuite des Arabes, et malgré ceci, nous avons reçu près de 40 000 réfugiés qui s'étaient enfuis, pas à cause de nous, dans le cadre de l'opération de la réunion des familles. Nous avons accueilli un plus grand nombre encore de réfugiés juifs, forcés de laisser tous leurs biens dans les pays arabes. Nous n'avions pas de logements, de nourriture, de travail à leur offrir, et nous avons fait des efforts surhumains pour les intégrer dans la vie du pays. Nous avons même été obligés d'imposer un régime d'austérité sévère au cours des dix premières années de l'État, tandis que les pays arabes ne voulurent faire aucun effort pour aider leurs frères venus se réfugier chez eux lors du mandat britannique en Palestine. Les dirigeants arabes apprirent à exploiter ces réfugiés comme arme contre le peuple en Israël.
🔥 MUST WATCH: AN AMAZING UNPACKED EPISODE SHEDDING LIGHT ON THE SHADOWS WHERE THE MOSSAD HIDES
They don’t seek fame.
They don’t make noise.
They move in silence, and the world only hears the echo.
This amazing Unpacked episode pulls back the curtain on the Mossad’s patience, precision, and quiet power, revealing why Israel’s enemies are never truly at ease.
🎥 Wanted to introduce you all to their Youtube channel. They produce great content. Check the comments.
Stay connected, follow @MOSSADil.
⚠️🔞𝐈𝐌𝐀𝐆𝐄𝐒 𝐓𝐑𝐄𝐒 𝐃𝐈𝐅𝐅𝐈𝐂𝐈𝐋𝐄𝐒 𝐀 𝐑𝐄𝐆𝐀𝐑𝐃𝐄𝐑🔞⚠️
Si vous ne supportez pas de voir la barbarie des ennemis d'Israël, ne cliquez pas sur la vidéo ☝🏻
Deux ans après le jour le plus sombre de l'histoire de l’État d'Israël.
Nous n'oublierons 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀.
Nous ne pardonnerons 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀.
⚠️🔞🔴𝐈𝐌𝐀𝐆𝐄𝐒 𝐓𝐑𝐄𝐒 𝐃𝐈𝐅𝐅𝐈𝐂𝐈𝐋𝐄𝐒 𝐀 𝐑𝐄𝐆𝐀𝐑𝐃𝐄𝐑🔴🔞⚠️
Si vous ne supportez pas de voir la barbarie des ennemis d'Israël, ne cliquez pas sur la vidéo ☝🏻
Deux ans après le jour le plus sombre de l'histoire de l’État d'Israël...
Nous n'oublierons jamais.
Nous ne pardonnerons jamais.
Ils nous disent que l’heure est grave à Gaza, étant donné qu’il y a en ce moment une « famine » et un « génocide », mais ils dansent quand même en souriant…
Toute l’hypocrisie de l’extrême gauche envers la cause palestinienne résumée en 5 secondes.
Pathétique.