Le comportement des États Unis à l’égard de l’Ukraine devrait convaincre les Européens de tout faire pour acquérir leur autonomie stratégique. L’Allemagne peut -elle comprendre que parfois l’indépendance nationale l’emporte sur l’intérêt industriel de court terme?
Overnight, the Russians used 39 ballistic missiles and more than 120 attack drones and loitering munitions against our energy and critical infrastructure in Kyiv, the Kyiv region, and Kharkiv. A targeted Russian ballistic missile strike specifically against energy infrastructure – the very infrastructure covered by the ceasefire announced by the American President. The strike was entirely deliberate and demonstrative in its scale – Russia has never before shown such ostentatious disrespect toward the United States. Russia does not consider the American President’s statements strong. Unfortunately, at least 600,000 people are now without power. Outages could become even more widespread. Unfortunately, there is significant damage to facilities and equipment – at 26 facilities of our power system and four facilities in the oil and gas sector. I am grateful to the repair crews, all Ukrainian energy workers, and the personnel of the State Emergency Service of Ukraine for all their efforts to address the aftermath of this Russian strike. Tragically, there have been fatalities and injuries.
We ask America and EVERYONE in the world who does not turn a blind eye to reality to respond – and to respond forcefully. Russia has squandered the opportunity for de-escalation and has clearly chosen to continue its insane war of annihilation. We ask President Trump to impose STRONG sanctions on Russia, especially since the Lindsey Graham bill, which was recently passed and signed into law, authorizes and regulates such measures. The American President has all the effective and necessary tools to bring peace closer through strength, justice, and pressure on the aggressor. We ask for additional packages of Patriot missile interceptors for Ukraine. It is entirely fair for us to tell the United States, Europe, and all our partners that no country in the world should be left alone to face such a deranged and pro-war actor as Russia. I am grateful to everyone who helps Ukraine! Peace can only come through strength, and we ask America to remember this principle of Reagan’s. Glory to Ukraine!
I don’t believe the volume of diesel Russia will export will affect the price. Moreover, we see that they can export from 300,000 to 500,000 tons a month today. Meanwhile, global consumption stands at 120 million tons a month. What kind of impact can that have? I don’t think it would have any. If some people think otherwise, so be it.
So I believe there are entirely different reasons behind these actions. If this is the approach, then why isn’t America making a “diesel deal” with Ukraine? Let Ukraine propose a “diesel deal.” We do have influence over whether these ships can sail or not, whether these refineries can operate or not. If that’s the case, then let’s do it.
Electricity is what matters to us. That’s clear. If we can be guaranteed protection for our power system, then we will not strike Russia’s diesel infrastructure in response. Electricity is first and foremost about helping people – keeping their lights on. It also means helping Europe. Everyone knows that we are connected to the European power grid. And if our energy infrastructure is not being destroyed, we can help some countries that are facing shortages by supplying them with cheaper electricity.
So, yes, let’s sign a corresponding “diesel deal” with the President of the United States.
From remarks at the Warsaw Security Forum. (1)
Cécile Kohler et Jacques Paris sont libres et en chemin vers le territoire français, après trois ans et demi de détention en Iran. C’est un soulagement pour nous tous et évidemment pour leurs familles.
Merci aux autorités omanaises pour leurs efforts de médiation, aux services de l’État et aux citoyens qui se sont mobilisés sans relâche et ont ainsi contribué à leur retour.
Ce qui fait une grosse part de la crédibilité de la dissuasion est la possibilité que l'autorité suprême - chez nous le Président de la République 🇫🇷 - soit prête à utiliser l'arme nucléaire, même si cela implique la fin de la nation française.
E. Macron a déjà montré qu'il était prêt à prendre des risques énormes mettant en jeu ses propres intérêts (dissolution de l'Assemblée Nationale).
Cela crée donc une incertitude chez l'adversaire, qui hésitera à pousser ses pions. Il est possible que ce paramètre ait joué dans le recul de Trump sur le Groenland. Sans nécessairement penser à la dissuasion, il était crédible que le PR engage des troupes françaises dans des actions cinétiques contre des forces états-uniennes d'invasion, rendant très incertain le résultat d'une telle action hostile.
C'est l'un des paramètres qu'il faudra prendre en compte lors des élections présidentielles de 2027: quel(le) candidat(e) sera vu(e) comme crédible par nos adversaires.
Photo: Fred Tanneau
Appeasement is always a sign of weakness. Europe cannot afford to be weak - neither against its enemies, nor ally. Appeasement means no results, only humiliation. European assertiveness and self-confidence have become the need of the moment.
Je rappelle que les actifs payent deja chaque année l’équivalent d’un mois de salaire net en plus en cotisations retraite que ne la fait la génération de 1950!
Un mois de salaire net.
La France est attachée à la souveraineté et à l’indépendance des Nations, en Europe comme ailleurs. Cela préside à nos choix. Cela fonde notre attachement aux Nations unies et à notre Charte.
C’est à ce titre que nous soutenons et continuerons de soutenir l’Ukraine, et que nous avons bâti une coalition des volontaires pour une paix robuste et durable, pour défendre ces principes et notre sécurité.
C’est à ce titre aussi que nous avons décidé de nous joindre à l’exercice décidé par le Danemark au Groenland. Nous l’assumons. Aussi car il en va de la sécurité en Arctique et aux confins de notre Europe.
Aucune intimidation ni menace ne saurait nous influencer, ni en Ukraine, ni au Groenland, ni ailleurs dans le monde lorsque nous sommes confrontés à de telles situations.
Les menaces tarifaires sont inacceptables et n’ont pas leur place dans ce contexte. Les Européens y répondront de façon unie et coordonnée si elles étaient confirmées. Nous saurons faire respecter la souveraineté européenne.
C’est dans cet esprit que je m’entretiendrai avec nos partenaires européens.
Il faut peut-être lire au delà des titres et s’intéresser aux dossiers @MLP_officiel .
Les achats d’armes financés par le prêt européen à l’Ukraine iront à l’industrie européenne et seulement en cas d’urgence et d’indisponibilité vers des acteurs non européens.
C’est d’ailleurs une avancée majeure grâce à l’action d’ @EmmanuelMacron : pour la première fois, la préférence européenne est inscrite dans tous les textes de défense: SAFE, EDIP. L’Europe réarme, nous renforçons notre industrie et notre sécurité sous l’impulsion de la France.
La doctrine Muselier : un moment gaullien pour résister à Trump au Groenland.
Une étude brillante signée @Raphael_llorca.
À lire absolument.
https://t.co/i3wDkT4JgX
Macron:
"Where Ukraine was overwhelmingly dependent on American intelligence capabilities a year ago, today two-thirds are provided by France. Two-thirds."
🇫🇷🇺🇦
"Ils ont brisé le plafond de verre" : avec sa levée de 200 millions d'euros pilotée par Dassault Aviation, Harmattan AI devient la première licorne de la défense française (1,4md$) https://t.co/c3clGBunAO
Donald Trump: "Nous serons toujours là pour l’OTAN, même si elle n’est pas là pour nous."
Les Etats-Unis sont le seul pays à avoir invoqué l'article 5 de l'Otan, suite aux attentats de septembre 2001. L'Otan avait alors estimé, par la voix de son secrétaire général : "S'il est établi que cette attaque est dirigée depuis l’étranger contre les États-Unis, elle sera assimilée à une action relevant de l'article 5 du traité de Washington."
Les Alliés l'avaient reconnu, à l'unanimité : l'attaque avait été menée par le groupe Al Qaeda et coordonnée depuis le territoire afghan.
De nombreux Alliés, ainsi que d'autres pays, ont participé à une mission de l'Otan (ISAF) pour soutenir les Etats-Unis dans leur guerre contre Al Qaeda et ses soutiens en Afghanistan.
Etaient présent lors de l'invasion initiale: France, UK, Canada, Allemagne, Italie, ainsi que, hors Otan, l'Australie et la Nouvelle Zélande.
Un tiers des pertes humaines de la coalition sont celles des alliés des Américains.
1159 hommes et femmes.
Sans compter les blessés, par milliers.
Ce sont 90 morts pour la France. Mais aussi 457 Britanniques, 62 Allemands ou encore 159 Canadiens.
On pourrait également citer l'invasion illégale de l'Irak, en 2003. Si plusieurs pays clefs de l'Otan s'y sont opposés, d'autres ont soutenu Washington dans cette guerre.
Etaient notamment présents: UK, Pologne, Italie, Pays-Bas, Espagne, Roumanie... ou encore le Danemark, aujourd'hui menacé par les Etats-Unis.
Et là encore, des centaines de morts : 179 Britanniques, 23 Polonais, 13 Hongrois...
Malgré les oppositions à cette guerre de la France et de l'Allemagne, l'Otan a déployé en Irak une mission de formation, en appui à l'opération américaine, pour tenter de contribuer à la stabilisation et à la reconstruction du pays. L'Allemagne a même mis en place une formation à destination des policiers irakiens.
L'Ukraine, méprisée par Donald Trump, a perdu 10 hommes en Afghanistan et 18 en Irak.
Dans le même post, le président américain reproche à la Norvège de lui avoir refusé "bêtement" le Prix Nobel de la Paix. Le Nobel est attribué par un comité indépendant, dont les membres sont nommés par le Parlement. Ce n'est pas une compétence de l'exécutif. Il est completés d'experts, des juristes, des chercheurs...
Sources: OTAN, presse, Donald Trump sur Truth Social.
🇫🇷🇺🇸Je ne suis absolument pas d'accord.
La France n'a jamais eu l'ambition, ni la capacité, d'avoir une puissance militaire de la taille de celle des États-Unis qui investissent au moins 900 milliards de dollars dans l'armée par an.
Même la Chine n'est pas à ce niveau donc reprocher à la France de ne pas pouvoir mobiliser 150 avions pour une opération, c'est juste ridicule. Seules la Russie et la Chine ont pour ambition d'en faire autant dans les mêmes proportions. Et attention je parle bien d'ambition, pas de capacité.
Parce que quand on parle de capacité maintenant, aucun pays au MONDE ne peut faire ce qu'ont fait les États-Unis au Venezuela. En Chine, ils ont une armée énorme sur le papier mais aucune expérience de combat, pas de forces spéciales dont le niveau et l'expérience s'approcheraient un tant soit peu des Delta Force américains.
La Russie a tenté une opération avec un objectif similaire en Ukraine en 2022 et 4 ans apr��s ils envoient maintenant des hommes à cheval dans les assauts. Aucun autre pays que les États-Unis n'a la quantité, la qualité, l'expérience et, in fine, la capacité de mener une opération comme celle qui a permis la capture de Maduro.
Alors oui, la France doit retrouver une puissance militaire plus importante, plus quantitative. Mais argumenter qu'on « rejoint le camp des faibles » parce qu'on est incapable de faire une opération comme celle de Trump, cela n'a aucun sens et ne fait que discréditer notre pays.
Vouloir taper sur le Président pour dire « moi j'avais vu juste depuis tout ce temps » c'est bien, mais ne le faites pas au détriment de l'image de la France 🇫🇷
«La guerre a déjà commencé.
Mais nous ne l’appelons pas encore ainsi.
Le véritable adversaire de la Russie est bien l’Europe et non l'Ukraine.
N'étant pas président, je peux dire que la guerre ne prendra fin que lorsque nous aurons défait l'Europe.»
https://t.co/PiYgkPonDZ
This is a seachange in U.S. policy, and a significant strategic mistake. If the United States sells AI chips to China that are 18 months behind the frontier, it negates the biggest U.S. advantage over China in AI. Here are four reasons that this new policy helps China much more than it helps the United States:
1️⃣No Chinese AI chip firm poses a strategic threat to Nvidia or any other U.S firm. China does not plan to make a chip better than the H200 until Q4 2027 at the earliest. It also is severely constrained in the number of lower-quality chips it can make. And China will continue to do everything in its power to reduce its dependency on US AI chips, even while it retains access to US chips.
2️⃣Because the U.S. lead over China in AI chips is rapidly increasing, a fixed 18 month delay will be even more beneficial to China in the coming months and years. It means the United States could start to sell Blackwell chips to China as soon as the middle of next year - despite the fact that no Chinese firm has plans to make a chip as good as the GB200 any time this decade. And Rubin chips - which are projected to be 28x (!) better than U.S. export control thresholds later in President Trump's term.
3️⃣ Exporting large numbers of AI chips to China will provide an enormous increase to China's aggregate AI compute capabilities; the quantity of chips that are approved will be key. Large quantity exports will also allow China to compete with U.S. firms in AI infrastructure construction globally - including with "good enough" AI data centers that use previous-generation technology but are subsidized by the Chinese government and cheaper than U.S. offerings. Right now China cannot offer any product that can compete globally with U.S. data centers. That is about to change.
4️⃣ We got nothing in exchange for this. This is a massive concession to China, reversing the most significant U.S. technology protection policy vis-a-vis China that has ever been implemented and China's second most significant criticism of U.S. policy, behind only U.S. support for Taiwan. But the way reporting frames it, this is a unilateral U.S. concession. If the tables were turned, China would not give the United States H200s - and if they did, they certainly wouldn't give it to us for free.
Without significant changes, “the multilateral system as it exists will crumble,” warns President of Finland @alexstubb. And “the alternatives are much worse: spheres of influence, chaos, and disorder.”
https://t.co/uk4u4NjmON
Ah, Hervé Morin. Là, on touche au chef-d’œuvre.
Le type a été ministre de la Défense de 2007 à 2010.
C’est pas si vieux.
L’un de ceux qui a méthodiquement participé à démonter une partie de notre outil de Défense, qui a accompagné sans broncher une LPM de rigueur, des fermetures de régiments, des coupes dans les effectifs et les stocks…
Et aujourd’hui, même personne, micro tendu, qui vient expliquer très sérieusement : "Il est temps qu’il y ait des commandes d’équipements." ou "On a un discours sur l’économie de guerre (…) et derrière, il ne se passe rien."
Non mais vraiment ?
L’un de ceux qui ont contribué à affaiblir l’outil militaire français vient pleurer qu’on n’a plus de profondeur industrielle.
Beaucoup de nerf, très peu de mémoire.
Que le @CEMA_FR, en responsabilité, parle de la nécessité d’"accepter de perdre ses enfants" dans un contexte de retour possible de la haute intensité, ça se discute, ça s’analyse, ça se questionne.
Mais qu’un ancien ministre, qui a accompagné la désindustrialisation de notre défense, se pose en grand lucide de "l’économie de guerre", là on franchit un cap.
Pendant des années, on a :
- désarmé en temps de paix,
- réduit les formats,
- gratté sur tout ce qui ne se voit pas en photo officielle : munitions, stocks, rechanges, MCO.
Et maintenant, ceux qui étaient aux manettes font mine de tomber des nues parce que les usines ne suivent plus.
Sans rire.
Audiard avait déjà tout résumé : -Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît."
On a les politiques qu’on mérite.
C’était sans doute la seule manière d’obtenir rapidement sa libération : via et vers un autre pays. Et loin du fracas, les autorités françaises ont agi comme il le fallait: dans la discrétion. Une épreuve de force ouverte et publique aurait sans doute garanti son maintien en détention.