@44kechi @ModuloHaine il a dit lui meme que le publique visé par ce livre c'était justement pas les utilisants visant la prépa, mais les curieux avec des difficultés x)
Karl Friedrich Gauss, le « prince des mathématiques », est mort il y a exactement 171 ans.
Il avait de surcroît la classe. Qu’on en juge.
Au début du XIXe siècle, la mathématicienne Sophie Germain dut utiliser un nom d’emprunt masculin, celui d’un certain Antoine-Auguste Le Blanc, pour faire connaître ses travaux. A l’époque, il était encore impensable qu’une femme fût authentiquement mathématicienne.
Sophie Germain entama sous son nom d’emprunt une correspondance avec Gauss, qui se déclara impressionné par ses travaux. Mais en octobre 1806, à la suite de la bataille d’Iéna, lorsque les troupes de Napoléon occupèrent Brunswick, la ville qu’habitait Gauss, Sophie Germain craignit pour la vie de son illustre correspondant. Aussi demanda-t-elle à un militaire français de veiller à la sécurité du mathématicien.
C’est ainsi que Gauss découvrit qu’Antoine-Auguste s’appelait Sophie.
Il lui écrivit alors une lettre dont les dernières lignes méritent d’être citées :
« Le goût pour les sciences abstraites en général et surtout pour les mystères des nombres est fort rare. On ne s’en étonne pas. Les charmes enchanteurs de cette sublime science ne se décèlent dans toute leur beauté qu’à ceux qui ont le courage de l’approfondir. Mais lorsqu’une personne de ce sexe qui, par nos mœurs et nos préjugés, doit rencontrer infiniment plus d’obstacles et de difficultés que les hommes à se familiariser avec ces recherches épineuses, sait néanmoins franchir ces entraves et pénétrer ce qu’elles ont de plus caché, il faut sans doute qu’elle ait le plus noble courage, des talents tout à fait extraordinaires, et un génie supérieur. »