« Vous êtes en train de semer la haine et la violence au Moyen-Orient(...) vous récolterez, monsieur, la haine et la violence(...) vous prêchez la paix, mais vous n'arrêtez pas de bombarder et d'agresser vos voisins(..) »
Quand le général Bernard Norlain recadre R Jerusalmy, LCI
🟥 DOSSIER SOCIÉTAL : IL A PROTÉGÉ DES ENFANTS... ET A PERDU SON EMPLOI !
➡️ 🇫🇷 LE JOURNAL ACTU2 :
17 ans derrière un volant.
17 ans à transporter des enfants.
Et aujourd'hui, un chauffeur de bus scolaire se retrouve licencié pour faute grave.
Pourquoi ?
Parce qu'il avait pris l'habitude de déposer certains enfants un peu plus près de chez eux lorsque les conditions lui semblaient dangereuses.
Parmi eux, une jeune fille de 12 ans qui aurait dû parcourir plusieurs centaines de mètres seule, dans le noir, sur une route sans trottoir.
Son employeur lui avait demandé d'arrêter.
Le GPS du bus avait repéré ces arrêts non autorisés.
Le règlement était clair.
Les arrêts devaient rester les arrêts officiels.
Alors Damien a dû faire un choix.
Suivre la procédure.
Ou suivre sa conscience.
Il a choisi ce qu'il estimait être le plus sûr pour les enfants.
Résultat ?
Licenciement pour faute grave.
Et une condamnation à verser 500 euros à son entreprise.
Cette affaire pose une question toute simple :
À partir de quel moment le respect strict d'une règle prend-il le dessus sur le bon sens ?
Parce qu'au fond, beaucoup de parents se reconnaîtront dans cette situation.
Si c'était votre enfant qui devait marcher seul dans le noir sur une route dangereuse...
Qu'auriez-vous préféré que fasse le chauffeur ?
Parfois, ce n'est pas la désobéissance qui choque.
C'est ce qu'elle révèle.
Le fossé grandissant entre les procédures et la réalité du terrain.
Et vous, à sa place, qu'auriez-vous fait ?
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Midi Libre
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Comment Darmanin a éteint cette mère de famille en colère : analyse rhétorique.
Elle entre en matière avec des chiffres : 160 000 enfants victimes de violences sexuelles par an. 94 % des plaintes classées sans suite.
Il y a donc un vrai problème. Et si la responsabilité veut encore dire quelque chose, le ministre devrait rendre des comptes et passer un sale quart d'heure.
Pourtant, à la fin de la séquence, c'est bien la mère de famille qui est lessivée, désabusée, drainée.
Voilà ce qui s'est passé.
Darmanin ne la contredit jamais frontalement. Il ne dit pas "vous exagérez" ou "vous ne comprenez pas les contraintes juridiques". Ce serait une erreur de débutant. À la place, il va anesthésier sa contradictrice.
D'abord, il se met au même niveau. "Moi non plus je dors mal depuis plusieurs jours." Il n'est plus le ministre en face d'une citoyenne. Il est un humain comme elle, touché par la même chose.
Ensuite, quand elle l'attaque sur ses intérêts et ses protections, il reconstruit une identité : "Je suis le fils d'une femme de ménage. Mon père tenait un bistro. J'étais à l'école publique."
Puis il s'excuse. Au nom de l'institution, pas en son nom propre. Des excuses sans conséquence : ça ne coûte rien, ça ferme symboliquement le dossier, et ça vous met dans une position inconfortable si vous continuez à attaquer quelqu'un qui vient de s'excuser.
Enfin, il dilue. Le problème n'est plus lui, ni même son ministère. C'est le système, les collectivités, les médecins, les pharmaciens, l'éducation nationale. Et pour finir, le coup de grâce : il manque des moyens. Il vous revend de l'État.
Elle repart en doutant. "Peut-être qu'ils font leur travail. Peut-être qu'il y a une réalité que je ne comprends pas."
C'est exactement l'effet recherché.
Ce n'est pas de la politique. C'est de la rhétorique de call center.
Vous avez un problème avec un service que vous avez payé et qui n'a pas été rendu. Eux sont là pour que vous raccrochiez sans avoir demandé le remboursement. Pour que vous repartiez un peu moins en colère, un peu plus dans le doute, et surtout sans avoir obtenu de comptes réels.
La séquence va se multiplier à mesure qu'on approche de la présidentielle. Des citoyens légitimement en colère face à des professionnels du désamorçage.
Tant que vous ne savez pas nommer les techniques en temps réel, elles continueront de fonctionner.