L'anecdote raconte que Milton Friedman aurait dit quelque chose comme « si vous voulez créer des emplois, vous pouvez demander à des gens de creuser des trous et à d'autres de les reboucher. Vous aurez créé du travail, mais pas de la richesse. »
« mais où va notre argent ? »
422 milliards/an vont dans les retraites, soit plus d'1/4 de la dépense publique.
On siphonne la CAF (11 milliards) pour les retraites.
1/3 du budget de l'Education vont dans les retraites.
On s'endette/réduit les budgets pour les retraites.
Je ne m'attendais pas à une telle levée de boucliers pour avoir dit que le système de retraites n'est pas adapté au refus de faire famille. Les réactions ont été intenses. Je ne suis que le messager, pas l'architecte.
Notre assurance vieillesse est un transfert avec des gens qui prennent, des gens qui donnent et des gens qui donneront. Assez de personnes rompent cette chaîne historique en trois temps au prétexte du libre exercice de leur égoïsme, par ailleurs rhabillé en fausse vertu suicidaire ("c'est dans l'intérêt des enfants de ne pas naître"), et il ne reste plus rien de la solidarité en France. Plus rien. Banqueroute. Tout saute, des subventions aux services.
Ce n'est pas une perspective lointaine. Regardez les comptes publics. Nous avons déjà sacrifié les services au bénéfice de l'augmentation du temps de retraite.
Pour avoir dit l'incohérence des no kids pro retraite à 60 ans, j'ai lu des insultes assez folles, sorte d'interdictions des désaccords, "connard totalitaire", etc. Il faut être sacrément autocentré pour croire qu'on peut traverser la vie en n'étant entouré que de gens avec qui on est d'accord. Le totalitaire, c'est l'insultant. Qui vous contraint ? Pas moi. Je ne suis que des pixels sur un écran dans vos mains. La contrainte est dans le système. La punition est déjà dans la qualité de votre vie, avec une école moins belle si vous avez 20 ans que celle qu'ont connu ceux qui ont 50. Avec un tribunal qui met six ans pour traiter une affaire de viol, parce que le PS a préféré la prestation de pension pour la génération 1964 plutôt que la requalification de la Justice. Avec un hôpital surchargé. Si on veut s'occuper de beaucoup de vieux, il faut beaucoup de jeunes médecins. Il y a trop peu de gens qui donnent. C'est ainsi.
Le système de retraite a été pensé pour une société de forte croissance, avec plein de jeunes parents avec quatre enfants. Ce que je dis simplement est que si vous en désirez zéro, tout en proposant la fin de la croissance comme le font certains écolos et Piketty depuis peu, alors les règles ne peuvent pas être les mêmes. C'est une forme de grève anti solidarité accélerant la chute.
Il n'y a pas de sous-traitance de notre vie ensemble. C'est le vieux principe de Kant. Il faut se comporter d'une façon qui si elle était généralisée, le résultat en serait heureux pour la société. Évidemment que quand je dis qu'il faut conditionner la prestation, je cherche un électro-choc rhétorique. Je n'ai pas déposé de proposition de loi. Je dis qu'il faut choisir une position cohérente. Et si je devais écrire une règle, effectivement je renforcerais des dispositions à la faveur de ceux qui donnent leur temps et leur argent à des enfants.
Si la liberté de ne pas faire d'enfant (en laquelle je crois, pour moi ici c'est affaire de mentalité, pas de loi) l'emporte sur les autres libertés, alors il faut changer des solidarités faites pour un monde où la parentalité n'était pas si souvent optionnelle.
Je finirai là-dessus. Des comptes présentant les signes de la gauche politique (les drapeaux, les symboles) ont répété "les droits ne sont pas conditionnés à des devoirs". Les gars. C'est fake news. Ton droit à la securité, c'est l'obligation d'un policier de te protéger. Ton droit à l'université, c'est mon obligation de passer du temps à mettre à jour le contenu de mon cours. C'est ça une société. On interagit, on échange. Les droits sans les devoirs, c'est un rapport infantile à la réalité. La libre articulation des égoïsmes n'est pas toujours harmonieuse, il faut du droit et parfois il faut de la morale. Quelqu'un qui se ligature les trompes n'a pas à contraindre ma fille à s'occuper de moi et de lui à la fois. Ce que je dépense dans la crèche ne doit pas se répercuter jusqu'à sa consommation de cosmétiques dans league of legends. La liberté à disposer de son corps ne peut pas induire la servitude économique des enfants des autres. Nous n'avons pas de droit sur une génération dont nous ne prenons pas soin.
« Il y a un temps pour démolir, et un temps pour bâtir. »
L'Ecclésiaste a écrit cette phrase il y a deux mille trois cents ans.
La démolition a duré trois générations. J'ai passé des semaines à en raconter l'histoire : qui, quand, comment, pourquoi. Le dossier est clos. Voici maintenant le mode d'emploi de la reconstruction. Il tient en dix commandements, et chacun est à ta portée d��s ce soir.
Dis la vérité.
Pas l'héroïsme. Le refus. Soljenitsyne, le jour de son arrestation en 1974, a laissé une consigne d'une simplicité désarmante : tu n'as peut-être pas la force de proclamer le vrai, mais tu as toujours celle de ne pas répéter le faux. Ne signe pas ce que tu sais faux. Ne répète pas ce que tu sais faux. Le mensonge a besoin de ta voix pour vivre. Refuse-la-lui, et il meurt. Tout le reste tient sur ce pilier.
Note juste, recrute juste.
Le mérite n'est pas une opinion de droite. C'est la seule politesse qu'on doive aux compétents, et la seule espérance qu'on doive aux pauvres. Dans ton équipe, ta classe, ton jury : la meilleure copie gagne. Toujours.
Transmets.
Une civilisation n'est pas un territoire. C'est une mémoire qui passe de main en main, et il suffit d'une seule génération de silence pour tout perdre. Lis aux enfants ce qu'on t'a lu. Emmène-les devant une cathédrale et explique-leur qu'on l'a bâtie sans moteur. Celui qui ne transmet pas a déjà capitulé.
Fonde un foyer.
C'est l'acte le plus contre-révolutionnaire du siècle. Toutes les idéologies mortifères ont un point commun : elles détestent ce qui se passe autour d'une table de cuisine. Marie-toi. Aie des enfants. Reste.
Travaille comme un tailleur de pierre.
Le bâtisseur médiéval sculptait aussi la face que personne ne verrait jamais, parce que Dieu la verrait. Remplace Dieu par ta conscience si tu veux : le standard ne change pas. La qualité de ton œuvre est l'état de ton âme rendu visible.
Construis dans la matière.
Des centrales, des usines, des fusées, des maisons. Une civilisation qui a peur de l'atome a peur de l'avenir. Le bit a besoin du béton.
Fais beau.
La laideur est un aveu. Nos ancêtres étaient pauvres et construisaient des merveilles, nous sommes riches et nous construisons des boîtes. Ce que tu fais, fais-le beau. On ne discute pas avec une cathédrale.
Aime ta maison : des murs et une porte.
Une maison sans murs n'est pas généreuse, elle est en ruine. Une maison sans porte n'est pas sûre, elle est morte. Aime ton pays comme une maison : assez de murs pour tenir debout, une porte pour accueillir quiconque veut bâtir avec toi.
Sois courageux en public.
Le courage est exactement aussi contagieux que la peur. La seule différence, c'est que personne ne le sait tant que personne ne commence. Défends l'innocent à voix haute. Dis non en réunion. Tu découvriras que la moitié de la pièce attendait que quelqu'un le dise.
Sois dans la pièce où l'on écrit les machines.
Les neuf premiers commandements ont trois mille ans. Le dixième a dix ans. Nous sommes la génération qui écrit les valeurs des intelligences qui éduqueront nos petits-enfants. Apprends, code, investis, fonde, mais sois dans la pièce. Si les bâtisseurs désertent ce chantier-là, tous les autres tomberont.
On me dira : trop tard, trop gros, trop loin. Alors laissez-moi raconter une dernière histoire.
Il y a deux mille cinq cents ans, un échanson nommé Néhémie apprend que les murailles de Jérusalem sont en ruine depuis cent quarante ans. Il quitte le palais du roi et rentre organiser le chantier. Ses ennemis ricanent : « Même un renard ferait crouler leur muraille. » Puis ils menacent. Alors les bâtisseurs travaillent d'une main et tiennent l'épée de l'autre, et chaque famille relève le tronçon devant sa propre maison.
La muraille fut rebâtie en cinquante-deux jours.
Cent quarante ans de ruine. Cinquante-deux jours de chantier.
Voilà l'asymétrie que les démolisseurs ignorent : la destruction doit corrompre les esprits un par un, et c'est lent. La construction s'appuie sur le réel, et le réel n'a jamais cessé de nous attendre. La pierre porte encore. Les enfants naissent encore curieux. La vérité n'a pas pris une ride.
Tu n'as pas à sauver l'Occident. Relève le tronçon devant ta propre maison : ta famille, ton équipe, ton œuvre, ta parole. La démolition a commencé par une poignée d'hommes dans une salle de conférence à Baltimore. La reconstruction commencera pareil : par une poignée de gens qui s'y mettent.
Le temps de démolir est passé. Le temps de bâtir est venu.
Au travail.
Tout le monde pense que le monde libre a gagné en 1989, à la chute du mur de Berlin.
C'est faux.
Et c'est exactement pour ça que le monde est aujourd'hui en feu.
Ce qui est tombé le 9 novembre 1989, c'est un appareil.
Une économie planifiée, un empire militaire, un mur de béton. Ce qui n'est pas tombé, c'est l'idée. L'idée que le monde se divise en oppresseurs et en opprimés. L'idée qu'il existe une égalité finale à atteindre, par tous les moyens. L'idée que tout ce qui existe (la famille, la nation, le mérite, l'héritage) est une structure de domination à abattre.
Cette idée-là n'était plus dans le bâtiment quand le bâtiment s'est effondré.
Il faut reprendre la chronologie, parce que tout est dans la chronologie :
Le communisme économique avait un défaut fatal : il était réfutable. Il promettait l'abondance, il produisait des famines. Il promettait l'émancipation, il produisait des barbelés. Budapest 1956, Prague 1968, L'Archipel du Goulag publié à Paris en 1973, les boat people de 1979 : à chaque décennie, le réel envoyait sa réfutation. Les boat people étaient une réfutation flottante, visible depuis les plages.
Alors l'idéologie a fait ce que fait tout organisme menacé : elle a muté.
La mutation a un nom, et j'en ai raconté la généalogie ici : la French Theory.
Foucault a déplacé la guerre du terrain des faits, où le communisme perdait à chaque fois, vers le terrain du savoir lui-même.
S'il n'y a pas de vérité, s'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir, alors plus aucune famine, plus aucun mur, plus aucun goulag ne peut réfuter quoi que ce soit.
La French Theory n'a pas enterré le marxisme.
Elle l'a rendu irréfutable.
Et la mutation a des dates. Toutes antérieures à 1989.
1934 : l'École de Francfort, chassée d'Allemagne, s'installe à Columbia. La critique de l'économie devient critique de la culture.
1964-1965 : Marcuse, exilé allemand devenu professeur américain, remplace le prolétariat défaillant par un nouveau sujet révolutionnaire (les minorités, les étudiants, les marginaux) et écrit noir sur blanc que la tolérance doit être accordée aux mouvements de gauche et refusée à ceux de droite.
Octobre 1966 : le débarquement a une date précise. Université Johns Hopkins, Baltimore. Derrida, Barthes, Lacan présentent la pensée française aux campus américains.
1967 : Rudi Dutschke lance le mot d'ordre, la longue marche à travers les institutions.
1968 : les révolutions de rue échouent partout.
Qu'importe. La révolution ne passera plus par la rue, elle passera par la salle de classe.
1975-1985 : Yale, Berkeley, Columbia absorbent la théorie, qui devient le système d'exploitation des humanités.
1987 : Allan Bloom publie The Closing of the American Mind pour donner l'alerte. Un million d'exemplaires vendus.
L'université le traite de réactionnaire et passe à autre chose.
L'Amérique avait son Aron, elle en a fait la même chose que nous du nôtre.
Puis arrive le 9 novembre 1989.
Le Mur tombe. L'Occident célèbre. Fukuyama avait déclaré la fin de l'Histoire dès l'été, avant même la chute. On démantèle les missiles, on encaisse les dividendes de la paix, on déclare le match terminé.
Nous avons célébré notre victoire sur une adresse vide. L'idéologie avait déménagé vingt ans plus tôt. Nous avons gagné contre les chars et perdu contre les chaires.
Pendant ce temps, l'autre empire communiste faisait la lecture inverse. Pékin avait écrasé Tian'anmen dans le sang cinq mois avant Berlin. Sinistre, mais lucide sur un point : la Chine savait que la guerre était idéologique.
Elle a choisi : abandonner l'économie marxiste, garder le contrôle du récit. L'Occident a fait l'exact opposé : il a gardé le marché et absorbé l'idéologie. Trente-cinq ans plus tard, regardez qui construit des centrales et qui déboulonne ses statues.
Vous voulez la preuve que c'est le même logiciel ? Faites la table de correspondance.
La lutte des classes est devenue la lutte des identités.
Les koulaks sont devenus les privilégiés.
L'autocritique maoïste est devenue le privilege checking. Les commissaires politiques sont devenus les DEI officers.
Le samizdat est devenu le compte shadowbanné.
La nomenklatura a quitté Moscou pour Davos et Bruxelles.
Et le paradis ne s'appelle plus la société sans classes : il s'appelle l'équité, l'égalité des résultats.
Exactement ce que je décrivais ici il y a quelques semaines.
On me dira : il n'y a pas de Goulag.
C'est vrai. C'est même tout le génie de la version 2.0.
Le communisme dur devait briser les corps parce qu'il ne tenait pas les esprits.
Le communisme mou tient les esprits : il lui suffit de briser les carrières.
Pas de camps, des services RH.
Pas de procès de Moscou, des excuses publiques.
Pas de Sibérie, la mort sociale.
Demandez aux émigrés du bloc de l'Est installés en Occident ce qu'ils ressentent en traversant une université américaine en 2026.
Ils reconnaissent l'odeur.
Et voilà pourquoi le monde est en feu.
Une civilisation a passé trente-cinq ans à enseigner à ses propres enfants qu'elle était le problème. Résultat : elle ne sait plus défendre ses frontières, transmettre son héritage, ni même nommer ses ennemis.
Quand la présidente de Harvard, devant le Congrès, répond que condamner un appel au génocide « dépend du contexte », vous voyez le logiciel tourner en production.
Et les prédateurs du dehors lisent cette faiblesse comme un livre ouvert : Moscou teste, Pékin patiente, l'islamisme avance dans les rues de nos capitales.
Le feu extérieur n'est que la conséquence du désarmement intérieur. On ne brûle bien que les maisons qui se sont vidées de leurs défenseurs.
Le Mur n'est pas tombé. Il s'est déplacé. Il ne sépare plus l'Est de l'Ouest : il passe désormais à l'intérieur de chaque institution occidentale, entre ceux qui construisent et ceux qui déconstruisent.
La première guerre froide s'est gagnée avec des missiles et du PIB. La seconde se gagnera avec des écoles, des médias libres et des modèles d'IA. Celui qui écrit les valeurs dans les machines écrira le prochain 1989.
Cette fois, ne nous trompons pas de victoire. Au travail.
Il faut avoir l'honnêteté de reconnaître le coup de génie de la gauche, parce que c'en est un. Le plus grand hold-up rhétorique du siècle tient en un seul mot : raciste.
Voici le mécanisme.
Après 1945, après les droits civiques, l'Occident a fait du racisme le mal absolu. À juste titre : c'est une de ses plus grandes conquêtes morales. « Raciste » est devenu le mot le plus radioactif de la langue, l'excommunication moderne, la mort sociale instantanée.
Le coup de génie a été de détourner ce capital moral. Pas pour protéger des personnes : pour protéger une idéologie.
L'égalitarisme des résultats ne gagne jamais un débat sur les faits. Il produit l'inverse de ce qu'il promet, partout, à chaque fois. Alors plutôt que de gagner le débat, on a rendu le débat impayable. Tu questionnes les résultats de l'immigration sans assimilation ? Raciste. Tu défends le mérite ? Raciste. Les maths avancées ? Racistes. Les frontières ? Racistes. Le mot a cessé de décrire un comportement pour décrire une position sur l'échiquier.
Et regardez la beauté technique du dispositif. Pas besoin d'arguments : l'accusation suffit. Pas besoin de procès : la dénégation aggrave le cas (votre défensivité prouve votre culpabilité). Pas besoin de police : la peur fait le travail, chacun se surveille lui-même et surveille son voisin gratuitement. Il suffit d'exécuter publiquement quelques exemples par an pour tenir des millions de gens. Une idéologie irréfutable, protégée par un mot imprononçable. Les deux pare-feux du même système : la French Theory avait aboli la vérité, l'accusation a aboli le débat.
Est-ce qu'un comité s'est réuni pour concevoir ça ? Pas besoin. Les idées subissent une sélection darwinienne : celles qui survivent sont celles qui se défendent le mieux. Marcuse avait quand même déposé le brevet dès 1965, noir sur blanc : tolérance pour les mouvements de gauche, intolérance pour ceux de droite. Le reste a évolué tout seul. Il faut l'avouer : c'était génial.
Mais ce dispositif génial avait un coût, et le coût a un bilan. À Rotherham, le rapport officiel Jay a établi que des fonctionnaires britanniques ont laissé plus de 1 400 gamines se faire exploiter pendant seize ans, en partie par peur d'être traités de racistes s'ils nommaient les faits. Relisez cette phrase. Des enfants ont été sacrifiées à un mot. Voilà ce que veut dire idéologie mortifère : pas une métaphore, un bilan.
Et maintenant, regardez ce qui s'effondre sous nos yeux.
Une insulte ne fonctionne que si elle fait peur, et une monnaie ne fonctionne que si elle est rare. Ils ont imprimé le mot comme Weimar imprimait le mark. Quand tout est raciste, plus rien ne l'est. Résultat : des tweets qui commencent par « traitez-moi de raciste si vous voulez » récoltent des dizaines de milliers de likes et l'approbation de l'homme le plus riche du monde. Il y a dix ans, cette phrase était un suicide professionnel. Aujourd'hui, c'est un haussement d'épaules. L'hyperinflation a tué la monnaie.
Et voilà la vraie tragédie, que les faussaires devront porter : en imprimant le mot sans limite, ils l'ont brûlé pour tout le monde. Y compris pour nommer le vrai racisme quand il existe, car il existe. Les faux-monnayeurs ne détruisent pas que leur arme. Ils détruisent le mot dont une société honnête a besoin.
Privée de son mot magique, l'idéologie va maintenant devoir faire ce qu'elle n'a jamais su faire : gagner un débat sur les faits.
Elle ne le gagnera pas. Au travail.
🛑 Je m'appelle Jean-Jacques. Et je n'existe pas.
Pas pour l'État, en tout cas. Pour l'État, je suis juste un numéro fiscal avec des pieds.
Je ne suis pas assez pauvre pour avoir droit à quelque chose. Pas assez riche pour m'en foutre. Coincé dans cette zone grise qu'on appelle "la France qui travaille", ce no man's land où l'on cotise sans jamais toucher, où l'on paie sans jamais profiter, où l'on se tait parce qu'on nous a appris que se plaindre, c'est pour les autres.
Les autres. Oui. Eux, ils ont des dossiers. Des assistantes sociales. Des guichets dédiés. Des associations qui les défendent, des médias qui les soutiennent, des ministres qui les citent en exemple.
Moi, j'ai un avis d'imposition.
Chaque année, je lis les grandes annonces. Les plans de soutien. Les enveloppes de milliards. Les boucliers tarifaires, les primes exceptionnelles, les revalorisations historiques. Et chaque année, je cherche mon prénom dans la liste des bénéficiaires.
Spoiler : il n'y est pas.
Jean-Jacques, c'est celui qu'on appelle quand il faut renflouer la caisse. Celui qu'on oublie quand on distribue les cadeaux. La vache à lait qui n'a même pas droit à un "merci" poli.
Ma solitude à moi n'est pas dans le vide, elle est dans la transparence. Je suis visible juste assez pour qu'on me prélève. Invisible dès qu'il s'agit de m'aider.
Alors je continue. Je paye. Je me lève tôt. Je ferme ma gueule.
Et pendant ce temps, quelque part dans un bureau climatisé, quelqu'un conçoit un nouveau dispositif d'aide ciblée.
Pour tout le monde. Sauf moi.
Si toi aussi tu te reconnais dans ce fantôme fiscal, bienvenue dans le club. On n'a pas de carte de membre. On n'a pas de permanence. On a juste une fiche de paie. 🤚
👏👏👏👏👏 Magnifique intervention remplie d’intelligence…ET c’est tellement RARE qu’il faut féliciter CETTE DÉPUTÉE QUI A DES CACAHUÈTES D’OSER DIRE LES CHOSES ET QUI A DU BON SENS !!!! Qu’on soit de gauche ou, de droite et un minimum de neurones on ne peut pas dire qu’elle a tord même si c’est une #Renaissance !!!
Trop souvent, des juges profitent de leurs fonctions pour substituer leur interprétation partielle des lois à la volonté générale exprimée par les Français ! On peut corriger cela.
Un essai à se procurer et lire dès aujourd’hui :
https://t.co/586rYB21d2
@JLCdeB
🚨Conflit d’intérêts au Conseil constitutionnel !
Dans sa décision du 21 mai 2026 sur la loi de simplification de la vie économique, le Conseil constitutionnel a censuré la suppression des ZFE notamment via le recours au "cavalier législatif".
⚠️Or trois membres du Conseil ayant rendu cette décision avaient directement participé à l’adoption de la loi de 2021 qui a créé ces ZFE :
- Jacqueline Gourault : ministre signataire de la loi climat de 2021
- Philippe Bas : sénateur qui a voté pour le texte
- Laurence Vichnievsky : députée qui a également voté en faveur de cette loi
Ils étaient donc à la fois juges… et parties!
👉A lire et à partager ! L’analyse de @DrSaintGermain qui met en lumière un vrai problème démocratique : comment des membres ayant participé à la fabrication d’une loi peuvent-ils juger en toute impartialité de sa modification ?
Une décision qui interroge profondément sur l’indépendance réelle du Conseil et le rapport de force entre représentants élus et juges constitutionnels.
https://t.co/LFBfHzXpE0
Le dernier rapport de la Cour des Comptes valide enfin officiellement les thèses que j’ai défendu à l’@AssembleeNat depuis 2024.
🔴 On y trouve ces quatre révélations officielles qui constituent une véritable confession et confirment que la page Moscovici est tournée ⤵️
1- Le régime de retraite des fonctionnaires d’État repose sur une fiction comptable où les contributions « employeur » de l’État ne sont pas de véritables cotisations retraite, mais une convention budgétaire arbitraire
2- Le taux de cotisation de l’État (82%), plus de cinq fois supérieur à celui du secteur privé, présente un écart massif qui revient en réalité à masquer le déficit réel du système de retraites
3- Sur les 52 milliards d’euros de « contributions employeur » de l’État en 2024, seuls 11 Md€ correspondent à de véritables cotisations, les autres 41 Md€ n’étant réellement que des subventions d’équilibre qui permettent de payer les pensions de l’année en cours
4- Ces pensions sont payées directement sur le budget de l’État, et donc en partie par le déficit budgétaire et par l’accroissement de la dette publique
Voilà.
Ce que je dénonçais est donc désormais acté noir sur blanc par la Cour des Comptes.
La Cour continue son travail sur le sujet rendra un rapport complet en juillet 2026.
🔴 Ces révélations doivent sonner le glas de la grande arnaque comptable dont sont victimes depuis 20 ans les actifs, les contribuables, nos services publics, et les générations futures.
Le système actuel doit être modifié dès que possible. Les Français doivent prendre conscience de cette réalité, et réagir dès 2027.
Le GIEC vient de reconnaître que ses scénarios catastrophes sur lesquels étaient fondés parfois depuis des décennies les politiques publiques d'écologie punitive bousillant modes de vie, industrie et agriculture (juste appauvrissement généralisé et pertes de millions d'emplois) étaient non pertinents. Liste de ceux parmi les centaines de milliers d'influenceurs écolos qui traitaient quasiment de nazis ceux les critiquant et qui s'excusent aujourd'hui de s'être bien planté ;
⚠️‼️Beaucoup de fausses informations circulent depuis hier concernant le contenu de mon rapport dont la divulgation est strictement interdite jusqu'à sa publication.
La manœuvre de certains députés et médias complaisants est grossière : diffuser des fake news pour discréditer le rapport et justifier ainsi un vote défavorable lundi. Si le texte est censuré, plus personne ne pourra alors vérifier ce qu’il contenait réellement ni les révélations qu’il portait.
Que font @YaelBRAUNPIVET et le président macroniste de la commission pour dénoncer ces procédés et rappeler les députés à l'ordre ?
À tous ceux qui, avant même sa création, ont tout tenté pour discréditer les travaux de cette commission, au mépris même de la loi, une chose : les Français ne sont pas dupes.
😇 Ces trois fraudeurs ont donc créé une centaine de fausses identifiés pour toucher les aides sociales, donc ont obtenu des NIR sur ces fausses identités... Mais je croyais que je racontais des fake news quand je dénonçais cela, n’est-ce pas Mesdames & Messieurs les censeurs (dont au premier rang trois clowns « journalistes » de presse écrite qui se reconnaîtront) ?…
Agir vraiment contre la #FraudeSociale c’est s’attaquer au problème de l’immatriculation frauduleuse à la Sécurité sociale. Point.
Comme le dit ce tiktokeur, le Compte Personnel de Formation, c’est le chef-d’œuvre de la bureaucratie française.
Tous les mois, on te prélève de l’argent directement sur ton salaire, sans te demander ton avis. Résultat ? Au bout de quelques années, tu te retrouves avec 3000 euros bloqués sur ton compte CPF. Mais attention : tu ne peux les utiliser que pour les formations autorisées par l’administration. Du Excel basique ou de la sophrologie, par exemple.Le pire ? Il y a un plafond. Une fois atteint, tes cotisations continuent, mais l’argent disparaît. Tu paies, tu bosses, et tu n’accumules plus rien. Ton argent est purement et simplement confisqué.
En clair : obligation de cotiser, zéro liberté, formations souvent inutiles, et ton épargne forcée qui s’évapore. Le CPF n’est pas un droit. C’est une arnaque légale, une ponction déguisée en formation. Encore un outil pour garder les actifs sous contrôle.
Pour la première fois de son histoire, l’Assemblée nationale s’est penchée sur l’utilisation des 4 milliards d’euros alloués à l’audiovisuel public.
En 6 mois de travaux, 63 auditions et près de 250 personnes entendues, cette commission a permis de lever le voile sur le fonctionnement de ces entreprises financées à hauteur de la moitié du budget du ministère de la Culture. Surtout, elle a mis au jour de graves dérives : atteintes au pluralisme, conflits d’intérêts, externalisation massive avec près d’un milliard d’euros annuels de contrats accordés à des sociétés de production privées, situations de favoritisme, dépenses somptuaires et gestion défaillante des fonds publics.
Mais cette transparence a un prix : depuis le début de nos travaux, tous ceux qui bénéficient de ce système s’emploient à discréditer la commission, à contester ses révélations et à préserver le statu quo.
Ce travail est pourtant un impératif de salubrité publique. Chaque Français est, de fait, co-actionnaire de son audiovisuel public, s’acquitte d’un abonnement forcé et, à ce titre, a le droit de savoir à qui, pour quoi et comment son argent est dépensé.
Cette exigence de transparence devra demain s’étendre à l’ensemble des politiques publiques, notamment aux plus de 1 200 agences, comités, commissariats, hauts-conseils qui représentent chaque année près de cent milliards d’euros de dépenses publiques.
À l’heure où notre dette devient incontrôlable, le contrôle de l’argent public n’est plus une option : c’est une exigence démocratique.
Je vais prendre le temps de répondre sérieusement à "la croissance infinie dans un monde fini c'est impossible" parce que c'est la deuxième erreur la plus répandue dans le débat économique français, juste après la théorie de la valeur-travail. C'est un raisonnement qui a l'air évident, qui semble relever du bon sens, et qui est fondamentalement faux. Et comprendre pourquoi il est faux, c'est comprendre pourquoi on n'est même pas au début du potentiel humain.
L'argument repose sur une prémisse implicite : croissance = consommation de ressources physiques. Plus de PIB = plus de pétrole brûlé, plus de minerais extraits, plus de forêts rasées. Si c'était vrai, alors oui, on finirait par tout épuiser. Sauf que ce n'est pas ce que la croissance signifie. Et ça n'a jamais été ce que ça signifie.
La croissance c'est la création de valeur. Et la valeur c'est pas de la matière, c'est de l'utilité. Un smartphone contient moins de matériaux qu'un téléphone fixe des années 80 et il remplace un appareil photo, un GPS, une encyclopédie, un lecteur de musique, un fax, une calculatrice, un réveil, une lampe torche, un magnétophone, une boussole, un carnet d'adresses et des centaines d'autres objets. Plus de valeur, moins de matière. C'est ça la croissance moderne.
Entre 1970 et 2020, le PIB américain a été multiplié par 3. Pendant la même période, la consommation d'énergie par dollar de PIB a été divisée par 2. La consommation d'acier par dollar de PIB a chuté de 60%. Le poids moyen d'une canette d'aluminium est passé de 85 grammes à 13 grammes. On fait plus avec moins. Et cette tendance s'accélère, elle ralentit pas.
Et c'est là que les gens confondent deux choses radicalement différentes. La croissance extensive, c'est produire plus en consommant plus de ressources. C'est le modèle du 19e siècle. La croissance intensive, c'est produire plus de valeur avec moins de ressources. C'est le modèle vers lequel on tend de plus en plus. Et avec l'IA, on est sur le point de passer à la vitesse supérieure.
L'IA va permettre d'optimiser la consommation de ressources à un niveau qu'aucun humain ne pourrait atteindre. Les chaînes logistiques, l'agriculture de précision, la gestion énergétique des bâtiments, l'optimisation des réseaux électriques, la réduction des déchets industriels, tout ça va être optimisé par des agents IA qui trouvent des efficiences invisibles à l'oeil humain. C'est de la vraie croissance de PIB avec moins de ressources utilisées, pas plus.
Et surtout, les gens qui disent "ressources finies" raisonnent comme si on connaissait déjà toutes les ressources. On en connaît une fraction. Google DeepMind a développé GNoME, un outil d'IA qui a découvert 2.2 millions de nouveaux cristaux, dont 380 000 matériaux stables. C'est l'équivalent de 800 ans de découvertes en matériaux condensé en un seul projet. 52 000 nouveaux composés similaires au graphène. 528 nouveaux conducteurs lithium-ion, 25 fois plus que toutes les études précédentes combinées. Des matériaux pour des batteries plus efficaces, des semi-conducteurs plus performants, des supraconducteurs potentiels. Et ce n'est que le début.
L'idée que "les ressources sont finies" suppose qu'on sait ce que sont les ressources. Mais une ressource c'est pas un truc fixe dans la nature. Le pétrole n'était pas une ressource en 1700, c'était un liquide noir inutile. L'uranium n'était pas une ressource en 1900. Le silicium n'était pas une ressource en 1950, c'était du sable. Le lithium n'était pas une ressource en 2000. L'innovation transforme ce qui était inutile en ressource. Et l'IA accélère ce processus de manière exponentielle.
Et si on veut aller encore plus loin, il suffit de lever les yeux. Musk construit SpaceX pour coloniser Mars. Bezos construit Blue Origin avec une vision encore plus ambitieuse : déplacer l'industrie lourde dans l'espace pour préserver la Terre. Un seul astéroïde de type M contient plus de fer, de nickel et de platine que tout ce qui a jamais été extrait sur Terre. La ceinture d'astéroïdes contient des ressources estimées à des quintillions de dollars. On parle pas de "ressources finies", on parle de "ressources auxquelles on n'a pas encore accès". Et la différence est fondamentale.
La croissance n'est pas le problème. La croissance est la solution. C'est la croissance qui a permis de développer les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la dépollution. Chaque problème environnemental qu'on a résolu l'a été grâce à la technologie, financée par le capital, produite par la croissance. Pas par la décroissance. Pas par la sobriété imposée. Par l'innovation.
Les gens qui disent "il faut faire autrement" sans dire comment veulent en réalité une chose : que tu aies moins. Moins de confort, moins de mobilité, moins de choix, moins de liberté. Tout ça au nom d'un monde "fini" dont ils ne connaissent même pas 1% des possibilités. C'est du pessimisme déguisé en sagesse. C'est du malthusianisme réchauffé. Malthus prédisait la famine pour 1 milliard d'humains. On est 8 milliards et on n'a jamais aussi bien mangé.
On est à 0.001% du potentiel de croissance de l'humanité. On vit sur une seule planète alors qu'il y a des milliards de corps célestes. On utilise une fraction des matériaux disponibles. On vient à peine de découvrir l'IA. On commence à peine à comprendre la fusion nucléaire. Dire "le gâteau ne peut plus grandir" en 2026, c'est comme un paysan en 1800 qui regarde son champ et dit "on pourra jamais nourrir plus de gens que ça". Il avait pas tort sur son champ. Il avait tort sur l'imagination humaine.
Le gâteau ne va pas arrêter de grandir. Il va grandir d'une manière que tu ne peux même pas imaginer aujourd'hui. Et la seule chose qui pourrait l'empêcher, c'est exactement ce que les décroissants proposent : arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de chercher. C'est-à-dire tuer le seul moteur qui nous a sortis de la misère et qui résoudra les problèmes que la misère a créés.
Si vous ne regardez qu'une seule vidéo aujourd'hui, regardez celle-ci. 2 minutes 28. Antenne 2, 1984. Elle est anthologique.
Sur le sujet de l'échec et du rapport culturel à l'entrepreneuriat, regardez cette vidéo. C'est Steve Jobs. Sur Antenne 2. En 1984. Le mec qui a inventé l'objet qui vous permet de partager vos idées marxistes depuis votre iPhone.
Et qu'est-ce qu'il dit sur la France ? Deux choses.
Premièrement, l'échec. Il dit que le problème fondamental de l'Europe c'est le rapport culturel à l'échec. En Amérique, à Silicon Valley, "on passe son temps à échouer, quand on se casse la figure, on se relève et on recommence". En France, si tu loupes ton coup en sortant de l'université, "cela vous suit toute votre vie". En 1984 il posait le diagnostic. 42 ans plus tard, rien n'a changé.
Deuxièmement, et c'est là que ça devient magnifique, il dit texto : "Il faut des centaines de mini entreprises de logiciels" et surtout "les capitaux à risque sont plus efficaces entre les mains du secteur privé" et "le gouvernement ne doit pas tenter de mettre la main dessus, elles doivent appartenir à ceux qui prennent des risques".
Steve Jobs, 29 ans, sur la télévision française, est littéralement en train d'expliquer aux Français que le capital privé alloué par des gens qui prennent des risques produit plus de valeur que le capital public alloué par des bureaucrates. En 1984. Sur Antenne 2. Devant Mitterrand.
Le mec qui a construit la boîte la plus valorisée de l'histoire de l'humanité vous disait il y a 42 ans exactement ce qu'on vous dit aujourd'hui. Et on est toujours en train d'avoir le même débat.
Je vais prendre le temps de te répondre parce que c'est un sujet qui me tient à coeur.
Je bosse dans la tech. J'ai monté ma boîte, je sais que personnellement j'aurais probablement jamais besoin du système de retraite par répartition. Je pourrais être complètement égoïste là-dessus. Mais j'ai pas envie de regarder un mur arriver sans rien dire.
Alors posons les chiffres, calmement.
Le système de retraite français c'est 14% du PIB. 388 milliards d'euros par an. Un quart de toutes les dépenses publiques. Le poste budgétaire le plus lourd du pays, et de loin.
Ce système repose sur un principe simple : les actifs d'aujourd'hui paient les retraités d'aujourd'hui. Tu cotises pas pour toi. Tu paies la pension de quelqu'un d'autre, en espérant que la génération suivante fera pareil pour toi.
Sauf que le ratio s'effondre. Dans les années 60, 4 actifs pour 1 retraité. Aujourd'hui 1.7 pour 1. Et le taux de fécondité vient de tomber à 1.56 enfant par femme en 2025, le plus bas depuis 1917.
Un système qui repose sur le nombre d'actifs, dans un pays où le nombre d'actifs diminue structurellement. C'est pas une opinion politique. C'est de l'arithmétique.
Le COR projette 13 milliards de déficit en 2029. La Cour des comptes annonce 30 milliards en 2045. Et le COR dit lui-même que le système restera déficitaire jusqu'en 2070, même avec la réforme de 2023.
Un demi-siècle de déficit continu. Sur un quart des dépenses publiques d'un pays déjà endetté à 110% de son PIB.
Et maintenant la vraie question : pourquoi personne n'en parle ?
Parce que les retraités votent. Massivement. C'est la tranche démographique avec le taux de participation le plus élevé en France. Tout le monde le sait. Et tout politique qui touche aux retraites sait qu'il perd une élection.
Donc on a une situation absurde : le plus gros poste de dépense du pays, celui qui est structurellement en déficit, celui dont les projections sont catastrophiques sur 50 ans, est aussi celui dont aucun politique n'ose parler honnêtement. Parce que le calcul électoral l'interdit.
Et ça devrait te poser une question simple : quand quelqu'un te dit "je vais redresser la France", "je vais remettre les finances en ordre", et que cette personne évite soigneusement le sujet des retraites, qu'est-ce que ça te dit ?
Ça te dit qu'elle fait de la communication, pas de la politique. Parce que tu peux pas prétendre vouloir assainir les finances publiques en ignorant volontairement 25% des dépenses. C'est comme dire "je vais ranger la maison" en refusant d'ouvrir la pièce où tout le bordel est stocké.
La vérité c'est que refuser de réformer, c'est pas "protéger les acquis". C'est mathématiquement condamner la génération suivante à payer plus pour recevoir moins. Ou à financer le trou par de la dette, c'est-à-dire par les impôts de tes enfants.
Il y a que 3 leviers : reculer l'âge, baisser les pensions, ou augmenter les cotisations. Chaque levier fait mal. Mais ne rien toucher fait encore plus mal, plus tard, pour tout le monde.
Et pourquoi est-ce qu'on s'interdit de regarder les pays qui ont des systèmes mixtes (répartition + capitalisation) ? La Suède, les Pays-Bas, le Canada. Pas exactement des pays cruels. Ils ont compris qu'un pilier unique basé sur la démographie dans un contexte de vieillissement, c'est un pari contre la réalité.
Je dis pas ça pour casser le système. Je dis ça pour le sauver. Et j'attends qu'un seul politique ait le courage de dire la même chose devant un micro.
“IMMANQUABLE ! Charles Alloncle demande à Delphine Ernotte Cunci d’expliquer 30 millions d’euros !” — L’enquêteur indépendant Charles Alloncle a publiquement placé Delphine Ernotte Cunci sous le « microscope », l’interpellant avec des questions sur la manière dont sa fortune aurait prétendument augmenté de 30 millions d’euros en moins de deux ans, tout en dénonçant ses refus répétés d’audits financiers approfondis.
« Une telle somme n’apparaît pas simplement de nulle part », a souligné Alloncle dans sa dernière vidéo diffusée en ligne. Il affirme que la succession d’éléments — augmentation inexpliquée du patrimoine, silence au lieu de transparence, résistance à un examen indépendant — mérite une véritable enquête.
Ses partisans saluent sa démarche au nom de la transparence et de la responsabilité publique ; ses détracteurs parlent de « mise en scène politique ». Mais Alloncle ne recule pas : « Laissons la vérité parler. S’il n’y a rien, l’enquête le prouvera. S’il y a quelque chose, la France mérite de connaître la vérité. »