Les gens les plus vivants que je connaisse sont dehors en train de créer, de s'amuser, de souffrir, de transformer, d’echouer, de recommencer, d’aimer, pendant que les nihilistes passent leur temps a surveiller la situation.
J'aime les gens bizarres. Les brebis galeuses, les originaux, les excentriques, les artistes, les solitaires. Ceux qui pensent par eux-mêmes, ceux dont les valeurs morales ne sont pas influencées par la pensée de groupe. Ce sont eux qui ont les plus belles âmes.
Il y a quelque chose d'inexplicablement fascinant dans ce type de photos et de scènes, lorsqu'elles sont vécu. C'est la matérialisation de notre propension à la violence et à la guerre, de la convergence de toutes les disciplines techniques et des humanités vers le déterminant de la survie de toute civilisation.
C'est l'esthétisme fonctionnel pur, associé à une expérience sensorielle radicale : les échanges indistincts des radios, les lumières trop vives ou volontairement atténuées, la communication par contact physique et regards plutôt que paroles, le bruit des moteurs, l'odeur du carburant. Elle s'associe dans le cerveau à un état de concentration radicale et de clarté, presque apaisant, malgré des enjeux parfois énormes. C'est une drogue métaphysique.